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HOMMAGE SPÉCIAL thom BREsh PARTITIONS + TABLATURES Picking - Blues - Chanson - Jazz manouche - Classique tRImEstRIEL – 20 AOÛT - 20 NOVEMBRE — GA80

HOMMAGE

SPÉCIAL thom BREsh PARTITIONS + TABLATURES Picking - Blues - Chanson - Jazz manouche - Classique tRImEstRIEL – 20 AOÛT - 20 NOVEMBRE 2022 EvEnEmEnt ! thomas raconte la tournée en rires et chansons IntERvIEws Geoffrey Le Goaziou tchavolo schmitt David Gastine Jakob Dylan avi Kaplan ExcLusIf ! aL DI mEoLa san fRancIsco :La fIèvRE Du samEDI soIR Dans les coulissesdu 2e live de légende ! DossIER spécIaLExcLusIf ! taKamInE édition limitée 2021 amplis électro nomadesmatos tRIButE to tc ELEctRonIc plethorax3BREEDLovE Rainforest thom BREsh aLD modèle Little swing Semaine sainte ÉDITO 5 décembre 1980, Warfield Théâtre, San Francisco. Al di Meola, John McLaughlinet Paco de Lucía donnent un concert qui va marquer l’histoire de la musique. SOMMAIRE Les trois plumes croisent le fer de leurs guitares, érigent un pont entre des mondesmusicaux aux antipodes les uns des autres. Brûlent les temples et les chapelles. News 4 de chaque membre du trio et deux reprises (Chick Corea et Egberto Gismonti).Un vendredi d’orgie, les enfants du Bon Dieu repasseront pour le jeûne.L’album de ce moment d’anthologie comprendra cinq morceaux : une composition Zep 8 comme à une source de jouvence, regrettant qu’il n’y ait aucune trace du concertOn pensait devoir se contenter de ces cinq fresques, s’y abreuver régulièrement Dutronc & DutroncC’est l’événement de cet été. Thomas nous raconte les 10 qui ne se doutaient pas de leur chance . Un évangile apocryphe. Plus de quarante ansdu lendemain. Ce fameux show de San Francisco réservé à quelques initiés, coulisses de cette tournée en rires et en chansons. après ce week-end mémorable, où il ne fallait pas se tromper de théâtre nide messe, miracle! Le concert "perdu" du samedi soir a été exhumé par Al di Meola,qui a retrouvé et restauré les bandes seize pistes, pour en sortir huit titres inédits. Saturay Night in San FranciscoExclusif ! Al di Meola livre les secrets de la performance 14 pour beaucoup d’entre nous, un nouveau cantique.Allelujah! Dans un entretien exclusif, Al di Meola revient sur la genèse de ce qui sera, du trio le 6 décembre 1980, au Warfield Théâtre. & Dutronc, une virée père-fils au son des cordes, des rires et des chansons à cigare quiThomas Dutronc, lui, nous raconte les coulisses de la tournée événement Dutronc Tchavolo SchmittConfidences de la plume manouche, à l’occasion de la sortie 22 ont bercé notre jeunesse. de son nouvel album, Miri Chterna. hommage à l’ami de la rédaction, nous vous proposons une masterclass exceptionnelleà Thom Bresh, qui nous a malheureusement quittés le 23 mai. Lundi noir. Pour rendre A l’heure de sortir les tongs et la guitare de voyage, on ne peut s’empêcher de penser et un score complet du génial picker. Jakob DylanRencontre avec un fils qui accepte aujourd’hui 26 La rédaction de parler de sa star de père. David Gastine En raison de difficultés de fabrication dûes à la pénurie

AVIS À NOS ABONNÉS

On le sait, le jazz manouche et la chanson font bon ménage.Explication de texte avec l’artiste parisien. 28 de matières premières, nous ne sommes pas en possibilitéde fournir à nos abonnés, le CD qu’ils reçoivent Geoffrey Le GoaziouEntretien en cordes sesnibles avec la nouvelle pépite 30 habituellement avec leur magazine.Nous les prions de bien vouloir nous en excuser. des ballades folk. Révélation Guitarist Acoustic 2022 ! Avi KaplanInterview avec un orfèvre de l’americana. 34 Af in de faciliter votre accès aux vidéos pédagogiques,ESPACE PEDAGO Tribute to Thom BreshExtrait d’un entretien d’anthologie avec le maître picker. 36 toutes nos leçons sont désormais en accès libre su Youtube.Youtube Guitarist Acoustic Magazine en suivant ce lienRendez6vous tout simplement sur notre chaîne Carnet de notesAccompagnées de vidéos en ligne, 25 pages de pédagogie 40 www.youtube.com/channel/UCg0du_G2"MNZkBIF6pNV5Zwet le tour est joué. Bonne musique ! avecBresh une étude de style sur le fingerstyle du regretté Thom et les rubriques habituelles. Directeur de la publication :Directrice de la rédaction : Abonnement 67 Coordination éditoriale :Création et réalisation maquette : Benoît Merlin V Jean-Jacques Voisinalérie Duchâteau (06 03 62 36 76) Conception cahier pédagogique Questions de lutherieLes astuces d’Eric Darmagnac. 68 Guitarist Acoustic/Unplugged est une publication trimestrielle éditée par la SARL La RosaceChef de publicité :Photographe : Romain Bouet - : Guillaume LajarigeValérie Duchâteau et Max Robin au capital de 1000 euros. RCS Bobigny Sophie Folgoas - sophie.folgoas@guitarpartmag.com – 06 62 32 75 01 Photo couverture : Yann Orhan. Dossier amplis électro nomades 72 Tél. 06 03 62 36 76 (acoustic@editions-dv.com) GérantAbonnements : : Jean-Jacques Voisin - AboMarque - CS 60003, 31242 L Siège social : : 83064379700038 - ISSN-1957-8229 / N°80, août 2022 9, rue Fransisco Ferrer, 93100 Montreuil-sous-Bois Bancs d’essaiTests de guitares de luthier et de série. 80 leurs auteurs. Les documents ne sont pas rendus et leur envoi indique l’accord de leurs auteurs pour leur libreNuméro Vert : 0 800 34 84 20 Email : editionslarosace@abomarque.fr La rédaction n’est pas responsable des textes, dessins et photographies qui n’engagent que la seule responsabilité deVentes et réassorts (dépositaires uniquement) : Mercuri Presse – 9 et 11, rue Léopold-Bellan, 75002 Paris. 'Union Cedex, Tél. : + 33 (0)5 34 56 35 60 (de 10h à 12h et 14h à 17h), CDL’essentiel des sorties de ces derniers mois. 92 Taux de fibre recyclé utilisé : 0%. Certification des papier : PEFC. Indicateurs environnementaux P(tot) : 0,016 kg/t.Impression :Commission paritaire 0921K 86315. (Printed in France) Origine papier principal de la revue : Allemagne.publication. © 2022 byDistribution : ROTIMPRES C/ Pla de l’Estany sn Pol.Ind. Casa Nova 17181 Aiguaviva Girona (Espagne)MLP La Rosace. Courriers des lecteurs 96 Toute reproduction des pages et du contenu pédagogique Club lecteurs60 lots à gagner ! 98 La Rosace, est interdite et susceptible de poursuites judiciaires.du magazine, sans autorisation préalable des éditions

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NEWS

BREVES

 Tommy Emmanuel sortira, le 23 septembre LES GUITARES IMPROVISIBLES prochain, un nouvel EP cinq La lettre à Dadi titres, en duo avec Mike Daws, et intitulé Accomplice Les fans de Marcel et les fondus de guitare sans frontières Series Vol. 3. Leur sautillante ni œillères vont se régaler ! Le duo composé de Valérie reprise de Smells Like Teen Duchâteau et d’Antoine Tatich sortira début septembre Spirit de Nirvana est d’ores et son 2e déjà disponible sur le Net. album, spécialement dédié à leur ami Marcel. A Letter for Marcel Dadi revisite l’œuvre du super picker à  Un moulage en plâtre du travers ses plus grands titres. Entre les thèmes magnifi- pénis en érection de Jimi Hendrix est exposé depuis quement déroulés par la concertiste tout sauf classique, mi-juin au Musée national sur lesquels digresse et improvise le génial guitariste des phallus de Reykjavik. corse, la guitare à Dadi en voit de toutes les couleurs ! Son auteur : Cynthia Albritton, alias "Cynthia www.valerieduchateau.com la faiseuse de plâtre", qui a "moulé" près de 50 phallus de personnalités du rock. TENACIOUS D  Mi-juillet, Jeff Beck et Vive les Who ! Johnny Depp ont sorti En juin dernier, le duo rock humoristique, composé leur premier album en duo, intitulé 18 et composé en de Jack Black et Kyle Gass, a sorti un medley en majeure partie de reprises hommage aux célèbres rockeurs anglais, compre- des Beach Boys, Marvin Gaye, nant les classiques "Pinball Wizard", "There’s a Velvet Underground et John Lennon, entre autres. Doctor,” et "Go to the Mirror !". "Qui peut livrer un meilleur hommage au plus grand opéra rock de  Fin mai, Bruce tous les temps ? Qui ? Le D, voilà qui ! Cela fait Springsteen a annoncé une tournée européenne vingt ans que nous travaillons sur ce medley. Il est en mai 2023, avec deux dates enfin prêt à être livré. Allez-y, il est incroyable", s’est parisiennes : les 13 et 15 mai enthousiasmé le duo. A noter que l’ensemble des 2023 à La Défense Arena. bénéfices liés à sa vente seront reversés à Everytown  Pete Doherty, le bad boys for Gun Safety, une organisation ayant pour but du rock anglais, semble avoir de lutter contre la violence armée aux États-Unis. été touché par la grâce : début juin, il a donné un © Michael-Elins/Sonyhttps://www.everytown.org/ concert caritatif pour sauver l’église Notre-Dame d’ Étretat, DJANGO REINHARDT où il réside désormais. The Genius of Django L’année 2023 marquera les 70 ans de la disparition de Django Reinhardt. A cette occasion, Label Ouest rassemble la totalité de ses publications, assorties de deux CD inédits en coffret, soit 21 CD au total, entièrement remastérisés et remis au diapason, afin d’offrir « le meilleur de Django avec le meilleur son ». Un livret de 100 pages accompagne cet ensemble, détaillant l’intégralité des séances et retraçant l’histoire du célèbre Manouche et de sa musique. Une oc- casion rêvée de découvrir ou redécouvrir – avec un confort d’écoute inégalé – la musique de Django qui, du Front po- pulaire au Saint-Germain-des-Prés des années 50, en passant par la période trouble de l’Occupation, s’est imposée comme la "bande-son" d’une époque, et continue de séduire, génération après génération. A noter, à l’attention des amateurs, une version "collector" en clef USB (en forme de guitare Selmer !), en vente uniquement sur les festivals. Coffret disponible le 24 août.

CHICO CESAR

Des fleurs au bout du fusil © Ana Lefaux "L’amour est un acte révolutionnaire. Nous sommes tous un peu comme des tournesols, on essaie de se tourner vers la lumière quand on se trouve dans des moments d’obscurité. " Confession de Chico Cesar dans une interview accordée au Monde mi-juin. Dans son 10e album, Vestido de Amor (Zamora Productions), le guitariste-compositeur, ancien journaliste et secrétaire à la culture brésilien, raconte les beautés d’un monde métis et appelle à la fraternité en ces temps troublés. L’auteur du tube planétaire "Mama Africa" (1996) propose une fresque colorée, naviguant du forro nordestin à la rumba congolaise, du reggae au calypso, sans oublier les fièvres rock.

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S T A G E

© Jean-Bernard Fourmy / en.michelgentils.com

STAGE 6-CORDES

de Michel Gentils Gagner en confiance en soi, mieux se découvrir et rendre son instrument magique. Telle est la promesse du stage dédié à la 6-cordes, animé par le magicien Michel Gentils du 25 au 28 août, à la Calade 26410 Menglon. Ce stage s’adresse à tout guitariste non débutant, quel que soit son style, lecteur ou pas, désireux d’expérimenter sa créativité à travers un travail sur le son, le toucher, la musicalité, la technique du picking, l’improvisation. Selon l’orientation désirée par les participants, pourront également être abordés une approche du style de jeu de Michel Gentils, le bottle- neck, le e.bow, les capos partiels, la notion de mode en musique traditionnelle, etc. En tout, trois jours de stage, 5 à 6h/jour, avec ateliers en groupe et cours individuels, et soirées libres. Tarifs : 385 euros pour les frais pédagogiques et en pension complète sur place, ou 270 euros pour les frais pédagogiques, le repas de midi et les en-cas. Inscriptions : michelgentils26@gmail.com - www.michelgentils.com, onglet "Stage", ou par téléphone au 06 11 02 49 30.

ECOLE DE GUITARE UTOPIA

Saison 2022-2023 A partir du 11 septembre 2022, Chris Lancry prendra en charge les cours de guitare du di- manche. Il y aura deux cours séparés : • Guitare acoustique (les dimanches à 13h30) Les cours sont basés sur les techniques de guitare © DRacoustique employées pour jouer dans les styles folk, blues et country, les jeux aux doigts (fingerpicking) et au médiator (flatpicking), l’open tuning, etc. Il y aura quelques mor- ceaux instrumentaux pour apprendre à maîtriser ces techniques, mais aussi des chansons et des harmonies vocales propres à ces styles de musique. • Guitare électrique blues (les dimanches de 15h30 à 17h) Les cours sont axés sur de grands standards du blues électrique, depuis leur version originale jusqu’à leur interprétation par les guitaristes actuels : - "Boom Boom", John Lee Hooker/Bruce Springsteen - "Bright Lights Big City, " Jimmy Reed/John Mayer - "Hideaway" ,Freddie King/Joe Bonnamassa - "Hoochie Coochie Man", Muddy Waters/Eric Clapton - "Little Red Rooster", Howlin’ Wolf/The Rolling Stones - "Help Me", Sonny Boy Williamson/The Yardbirds • Inscriptions et renseignements : chrislancry1@gmail.com

NEWS

S A V E T H E D A T E

FESTIVAL GUITARE D’ISSOUDUN

Les 28, 29 & 30 octobre 2022 C’est reparti en guitare et en fanfare! Après deux années tronquées par la saleté du pangolin, la fine équipe d’Issoudun a mitonné une 34e édition de haute volée. Comme d’habitude, il y aura de la guitare à gogo, dans tous les styles et sous toutes les formes (concerts, stages, masterclass, scènes ouvertes, marché de la guitare d’occasion et son fameux salon de la lutherie, le plus important de France avec plus de 50 exposants !). A l’affiche : Yarol Poupaud, Jean-Luc Thiévent, So Long, Rag Mama Rag, Steve Louvat, Les Croque-Notes, Choron and Co, Folk Roads, Harkan, Eric Sauviat, Michaal Benjelloun, Christian Laborde, Richard Manetti et Guillaume Muschalle, Antoine Boyer et Samuelito... Sans oublier la Révélation Guitarist Acoustic 2022, Geoffrey Le Goaziou, une pépite folk à ne pas manquer le 28 octobre ! https://issoudun-guitare.com

INTERNATIONALES DE LA GUITARE

Du 16 septembre au 19 octobre 2022 à Toulouse et Montpellier Pour sa 27e édition, le festival des Internationales de la Guitare poursuit son travail de défrichage de la scène guitare, sous toutes ses coutures, avec des concerts organisés dans diverses villes d’Occitanie. Au programme des concerts : Biréli Lagrène qui fêtera ses 40 ans de carrière, Axel Bauer, Otis Taylor, Roberto Aussel, Jean-Louis Murat, Rover, Amélie-les-Crayons et Les Doigts de l’Homme, Nina Attal, Manu Lanvin Trio, Loco Cello, etc. A noter que les fameuses 24H Démentes auront lieu le…. et le 25e Salon international de Lutherie aura lieu les 17 et 18 septembre à La Cité, Toulouse. www.les-ig.com

MEYREUIL BLUES ROOTS FESTIVAL

Du 8 au 10 septembre 2022 A Meyreuil, dans les Bouches-du-Rhône, on ne jure que par la note bleue et on n’a que le blues, pas la déprime. A la rentrée, les organisateurs feront monter le mercure au domaine communal de Valbrillant avec une programmation riche de toutes les composantes du blues : gospel, soul, rock, jazz, folk, rhythm and blues et country. A l’affiche, quelques plumes et gâchettes du genre, dont Big Dez, Natalia M King, Kaz Hawkins, Ana Popovic, Michel Zenino, Grainne Duffy Ban et Joanna Connor. Une 4e édition roots à souhait ! https://festival.ville-meyreuil.fr

FESTIVAL DE BOOGIE WOOGIE

DE LAROQUEBROU

Du 10 au 14 août 2022 Le plus grand festival de boogie du monde ! Depuis 22 ans, le village de La Roquebrou (Cantal) vit à l’heure américaine pour quelques soirées en- diablées. Cinq jours de festivités yipeeyahhh ! avec notamment Rhoda Scott, Philippe Cresté Boogie Big Band, Ladyva, Le Swing Glamour, les Jazz Collectors, Paris New Orleans Brass Band, etc. Sans oublier son grand bal swing et son défilé de voitures anciennes. www.boogie-laroquebrou.com

FESTIVAL GUITARE

DE PUTEAUX

Du 7 au 9 octobre 2022 4e édition de cet événement francilien qui s’est imposé comme u rendez-vous incontournable rendez-vous de toutes les guitares. Trois jours au son de toutes les six-cprdes avec une affiche éclectique et quelques pointures ! Au programme : Sanseverino, Antoine Boyer et Yeore Kim en formule quartet, Bireli Lagrène et Sylvain Luc, Jessie Lee and The Alchemists, Patrick Rondat ou encore Yamandu Costa ! D’autres guitaristes sont attendus pour enrichir cette nouvelle édition ! Sans oublier les nombreuses masterclass et le Salon des luthiers, qui re- groupera une quarantaine d’exposants. www.culture.puteaux.fr

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PLAYLIST

DES CASES ET DES CAISSES

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D e s s i n a t e ur d e B D à s uccè s d e p ui s p l us d e t re n t e a n s ave c l e s ave n t ure s d e T i t e uf , a d ol e s ce n t t urb ul e n t à l a mèche jaune reconnaissable, cet aficionado de Led Zeppelin est également un passionné de guitares. A l’occasion d e l a s or t i e d e s on n ouve a u roma n g ra p h i que , Ce q u e n o u s s o m m e s ( Ed i t i on s R ue d e Sèvre s ), un re ma rqua b l e t h ri l l e r d ’a n t i ci p a t i on é col og i que , Ze p n ous a re çu s d a n s un b e l a p p a r t e me n t d u ce n t re d e Pa ri s p our p a rl e r s i x - cord e s . Texte : Philippe Langlest - Photos : Valérie Martinez Sur quelle guitare acoustique avez-vous commencé à jouer vos premiers un fan de Bob Brozman : le personnage n’était pas très communicant, accords ? mais sur scène, le bonhomme était époustouflant. Et, évidemment, C’était une guitare classique, j’étais très déçu, car je rêvais d’avoir une Paul Simon, dont toutes les mélodies me semblent éternelles. guitare électrique. A 12 ans, j’avais vidé ma tirelire et convaincu mes parents de m’accompagner chez un luthier de Genève afin de m’acheter Vous êtes à la fois un passionné et un collectionneur de guitares. Quels une guitare électrique. Malheureusement, le luthier, peu porté sur les sont parmi vos modèles ceux qui ont le plus de valeur à vos yeux ? électriques, avait réussi à convaincre mes parents de m’acheter une J’ai une bonne trentaine de bonnes guitares dans mon studio, comme guitare classique, pour ne pas "saborder" les étapes de mon appren- une Gibson Super 400 de 1934 qui, pour son âge, a toujours une tissage. Je suis ressorti de là avec une guitare classique espagnole, j’étais lutherie impeccable et sur laquelle toutes les pièces sont d’origine. En mortifié ! Heureusement, quelques années plus tard, je suis tombé électrique, je possède une très belle Epiphone Emperor de 56, qui est dingue du son d’une guitare folk Ibanez qu’un copain m’avait prêtée. fantastique. Sans oublier une Takamine que m’a offerte Jean-Jacques Durant deux ans, j’ai tout appris dessus, de Dylan à Paul Simon, en Goldman suite à des dessins que je lui avais faits pour l’illustration passant par James Taylor. Ensuite, je me suis payé une Ovation qui, du livret de son dernier album, Chansons pour les Pieds, sorti en 2001. au milieu des années 80, était considérée comme "la guitare acoustique incontournable" et, qui aujourd’hui, est complètement tombée en Dans votre nouveau roman graphique, vous évoquez deux marqueurs disgrâce. Pourtant, je trouve qu’elle sonne plutôt bien ; pour jouer en de la culture rock : Jimi Hendrix et le LSD… picking, c’est l’idéal ! Ce qui est toujours sympa quand on fait un roman graphique qui se passe dans un futur proche, c’est la liberté de choisir ce qui sera là Quels sont les cinq guitaristes qui vous ont donné envie de jouer de la dans cent ans, et ça, c’est très marrant à faire. Il y a aussi d’autres cur- guitare ? seurs, ceux sur Aragon ou l’écrivain Herman Melville. Ce que je sais J’adore le jeu de Ben Harper, surtout quand il joue ses Weissenborn. aujourd’hui, c’est qu’Hendrix comme Mozart traverseront l’histoire. L’élégance lumineuse d’un Eric Clapton en acoustique me séduit tou- Concernant le LSD, ce produit incarne une jeunesse dorée qui, dans jours, il dégage un truc magnétique. Francis Cabrel est aussi un super les années 70, a vécu ses expériences qui n’étaient pas virtuelles. C’était guitariste ; il possède, lui aussi, entre autres, une Gibson Super 400. J’ai un trip qui n’était pas contrôlé par des machines. Dans le bouquin, toujours apprécié James Taylor pour son toucher ; ce n’est pas un virtuose, j’émets l’idée que se reconnecter aux vivants est quelque chose dont mais il a une patte très personnelle. J’aime aussi le côté volcanique d’un a besoin. On voit bien qu’on est en train de pousser la planète vers le John Butler avec sa 12 cordes en feu, il est bluffant ! J’ai toujours été chaos. Il faut faire quelque chose…

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A L’AFFICHE

"Parfois, on a joué un Peu ensemble, mon Père et moi. on faisait le bœuf, genre son disto, en jouant « n’imPorte quoi ». il aPPelait ça « la guitare à Plume »…"

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THOMAS

DUTRONC

OU

COMMENT

"MODERNISER

Lesété dans les festivals. Sinon, on retrouvera le père et le fils àl ’ a u t o m n eL chanceux’INTEMPOREL p o u r pourront " concerts, Thomas nous livre les secrets de la saga familiale. u n e t o u r n é e applaudir Texte : Max Robin - Photos : Yann Orhan d e s "Dutronc Z é n i t h s . et Dutronc"E n t r e d e u x cet Quid de ton rapport "familial" à la guitare, même si tu racontes souventque ton père en jouait très peu à la maison ?Il y avait une ou deux guitares exposées dans une pièce, et des étuis qui chose qui m’attirait. (…) A un moment, je me suis rendu compte queavec la poussière, les odeurs… Parfois, on ouvrait. Il y avait un vieux traînaient dans un vieux couloir, derrière une espèce de salle de cinéma, j’aimais énormément la guitare, qu’il y avait une attirance presque "gé-Et il y avait la forme aussi. Mon père a encore une photo, en Corse,nétique", peut-être parce que je voulais me rapprocher de mon père…saxo aussi. Ça représentait tout un passé mystérieux. Il y avait quelque ce que ça a joué sur mon intention, déjà pervers polymorphe ! (Cette forme de la guitare, plus le côté nomade, "hippie", parce quequand j’ai commencé à en jouer, j’étais pas bien dans mes études… Etrément en forme de femme ! Elle était vaguement jouable ! (d’une guitare fabriquée pour une séance photo, en bakélite rose, car-RiresRires) Est-) un peu "jazz". C’est peut-être pour ça que j’ai aimé le swing. Je pensepuis, tous les morceaux de mon père aussi, où il y a du swing, ce côtéque ça m’a beaucoup marqué.

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A L’AFFICHE

Le premier concert de ton père dont tu te souviennes ? Comment ça se déroule l’histoire ? Il y a ton répertoire et celui de ton père… C’était au Casino de Paris, j’avais 18-19 ans. Je ne l’avais jamais vu sur Je rajoute aussi un peu de guitare. Je fais des petits moments de solo, scène. Et c’était Khalil Chahine qui jouait la guitare. Dans les loges, plutôt à la Strato. Je ne joue plus du tout jazz ou manouche pour le Khalil répétait les Suites pour violon de Bach, pour travailler les doigts. moment. A la fin de "On nous cache tout, on nous dit rien", je prends Ouah, comment c’est beau ! J’avais commencé la guitare en Corse avec la Strato avec la Rat, à donf, genre Hendrix à Woodstock ! (Rires) des copains qui connaissaient trois-quatre chansons, un peu de picking, des trucs de Brassens ou de Bob Marley… Mais là, quand je l’ai vu lui, On te sent assez à l’aise là-dedans aussi ! ça m’a attiré. C’est lui aussi qui m’a parlé la première fois de Sylvain C’est vrai qu’on a vite le son ! Contrairement à la guitare manouche, Luc, que je suis allé voir après au Baiser Salé. (…) Grâce à Romane, où parfois on n’a pas le son, on ne s’entend pas… J’ai fait mille fois le avec qui je prenais des cours, et qui venait passer des vacances chez chemin ! Au début, dans les cafés, guitare acoustique avec un piézo, nous en Corse, on jouait un peu. J’avais du mal ! On avait amené puis le son est horrible, donc finalement tu mets un Stimer. Après, tu chez mon père Dorado et Tchavolo, qui jouaient à Patrimonio (fes- prends une guitare électrique, parce qu’une Gibson, c’est le Stimer en tival Les Nuits de la Guitare, N.D.L.R.). On a passé des moments mieux ! Mais le son Django te manque quand même, donc tu repars formidables. Mon père a même essayé de jouer. Ma mère l’a dis- en acoustique… Ce sont les éternels allers-retours ! Je garde quand suadé : "Mais enfin, arrête, tu fais n’importe quoi !" (Rires) même la manouche pour faire la rythmique, avec un double système, piézo et micro-cravate. J’ai fait trouer la caisse pour avoir les deux sorties Quel regard portait-il sur ta passion pour la guitare ? (le micro-cravate est inséré dedans), avec du coup un câble double, Quand je réfléchis, je l’ai vu un tout petit peu jouer quand j’avais assez pratique pour jouer debout et bouger. Et Rocky la prend pour 20 ans, parce qu’il a composé à la guitare un morceau qui s’appelle faire "Gentleman Cambrioleur". Là, il joue vraiment manouche, il fait "Thomas", qui est le premier truc que j’ai enregistré. A l’époque, une intro et tout… trop belle ! La dernière fois, le concert commençait le seul conseil qu’il m’avait donné, c’était : "Il faut écouter la radio et vraiment à tourner. C’était la première fois où on a fait un sans-faute. faire pareil." Puis il m’avait dit : "C’est les anatoles…" Moi, j’aurais On tâtonnait encore un peu parfois sur la fin, on s’embrouillait parfois bien voulu qu’il me montre des plans ! Mais il ne m’en montrait sur "Les Cactus"… Là, ça y est, on a toutes les structures. Dans ce pas trop, il fallait que je me démerde… Je me rappelle quand même concert-là, Rocky a fait "Gentleman Cambrioleur" avec la bonne durée, l’avoir vu jouer "Misty" et "Nuages", un petit bout, je ne sais et j’étais vraiment super ému de voir la beauté de cette guitare après plus quand… Une fois aussi – il savait que j’étais passionné de tout le rock and roll d’avant. D’un seul coup, on se pose. Il fait des Django –, il avait trouvé le film Mohamed Bertrand Duval, avec accords magnifiques ! Serge Krief, qui joue la mort là-dedans. Et à ce moment-là, mon père m’a dit : "Ils jouent trop bien ces mecs-là ! Il y en a trop qui jouent Comment ça se passe entre Rocky et Jacques ? trop bien, il ne faut peut-être pas rester là-dedans…" Mais je n’ai pas Rocky a vraiment un feeling génial, un instinct sûr et un caractère en écouté son conseil ! (Rires) or. Même quand il y a eu des tensions au début entre mon père et moi, que c’était un peu "compliqué" (mon père s’inquiétait de plein de Il vous arrivait de jouer parfois ensemble ? trucs), Rocky a toujours été serein et tranquille : "C’est cool de jouer avec J’avais découvert que dans ses disques, c’est lui qui jouait sur "A le Dinosaure !" C’est vrai que ce sont des moments qui donnent le Tout Berzingue", "Le Responsable", les guitares électriques (cf. vertige. Mon père a bientôt 80 ans, et il a une voix de fou ! Quand on aussi "L’Augmentation", ou le thème de "L’Aventurier", N.D.L.R.). a enregistré, il sortait de la sieste en fumant le cigare, et ce n’était pas Après en tournée, quand j’ai traîné un peu avec lui, il avait pris la évident. On a dû bien gratter les pistes, si tu vois ce que je veux dire ! guitare électrique. Parfois, on a joué un peu ensemble. On faisait (Rires) Le résultat, ça va, mais là par contre, sur scène, il fait une inha- le bœuf, genre son disto, en jouant "n’importe quoi". Il appelait ça lation pour s’ouvrir la gorge, et il a une voix d’enfer ! Il chante terrible, "la guitare à plume"… Il a énormément écouté Tal Farlow, Barney vraiment. Kessel… Il était fou de Barney. Il a plein de disques, tous les Pol Winners, "Carmen"… J’ai beaucoup écouté Barney Kessel moi du Il prend un peu la guitare sur scène ? coup aussi, au début. Non, pas du tout. On a beaucoup insisté au début, j’avais envie qu’on fasse un moment. Peut-être après, dans les Zéniths, parce qu’il se dé- Venons-en à cette tournée. Comment est née l’idée ? brouille encore… Pour le thème de "Thomas", par exemple. En atten- On avait enregistré pour le projet Frenchy. Une fois, on faisait une dant, je lui ai piqué pas mal de guitares, notamment ses guitares bré- interview (mon père avait accepté !), et l’intervieweur demande : siliennes, qui datent des années 60, des Di Giorgio. La brésilienne, ça "Alors, vous avez enregistré ensemble, vous chantez ensemble, pourquoi correspond plus à la musicalité que je cherche… Elles ont 60 ans et pas une tournée ?" Et mon père répond : "Ouais, pourquoi pas !" Donc elles sonnent de la mort ! là, du coup, Gilbert Coullier nous a lancés. Et puis, le truc s’est monté petit à petit. On n’est plus avec Coullier, mais c’est lui qui a lancé Pour toi, ça doit être très particulier de te retrouver avec ton père sur scène… l’envie et les tractations. Pour le choix des musiciens, mon père voulait Ça me fout le vertige ! C’est très émouvant. Il y a aussi des petits mo- son guitariste, Fred Chapellier (qui est trop bon !). Dans ce cas, c’était ments hors de scène, certaines attitudes, qui me rappellent mon grand- bien que Rocky soit avec moi. J’avais envie aussi de jouer un peu de père, ou moi étant gosse, ou lui étant gosse… Des jeux, comme ça, avec guitare avec mon père. Donc voilà, ça s’est monté comme ça. Axé des gadgets, où il s’amuse… C’était également le but de partager des guitare, mais avec des couleurs vraiment très différentes, très marquées. moments autres que le déjeuner du dimanche. J’ai vraiment tellement Sur "La Fille du Père Noël", Rocky joue une espèce de Gibson, un de chance d’avoir un père aussi extraordinaire que lui. Là où il est génial truc pas jazz, mais quand même un peu "caisse", accordé en Ré (parce aussi, c’est que, même si parfois ce n’est pas toujours facile, il ne ressemble qu’on a baissé certains titres pour la voix). On lui met un crunch, à personne d’autre. Il est vraiment unique en son genre. Et ce qui est avec de gros tirants pour qu’il puisse faire les plans. C’est carrément incroyable avec ses titres, c’est qu’ils n’ont pas pris une ride, ça c’est fou. AC/DC ! Le son crado… Il a vraiment chopé le truc ! Ce sont des bombes atomiques ! C’est la folie ! Côté son, on essaie de moderniser l’intemporel, tout en restant dans l’énergie.

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"LA TOURNÉE S’EST MONTÉE COMME ÇA, AXÉE GUITARE, MAIS

AVEC DES COULEURS VRAIMENT TRÈS DIFFÉRENTES, TRÈS MARQUÉES. "
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A L’AFFICHE

LA FIÈVRE DU

SAMEDI SOIR

S a t u rd ay f orma n ced ’Ald i M e ol a d i M e ol a , J oh n n ousNigh t e x p l i que in S a n d u t ri o l e M cL a ug h l i n Fra n c is c o s oi r comme n t ,s ui va n t , e t e s t l e Pa co d e ave c l e 6 d é ce mb re s on comp a g n on Lucí a , i n t i t ul é Texte : Romain Decoret - Photos : Alexander-Mertsch é qui p e 1 9 8 0 , t e ch n i que , l on g t e mp s a u Wa r fi e l d T h é â t re ,Fr id ay Nigh t in S a n Fra n c is c o i l acon s i d é ré re s t a uré comme p e rd u p oure t re ma s t e ri s é e n t i re r. D e p ui s d e l ’ i con i que h ui t l e s t i t re s b a n d e s s a ma i s on e n re g i s t re me n t i n é d i t s . s e i ze d e p i s t e s N e w J e rs ey d e l a pl Ldaires, comme une masterclass de virtuosité et d’interaction entre troisguitare acoustique. L’enregistrement et le show sont devenus légen-trio et reste l’album le plus influent de tous les disques live deangulaire et le point culminant des collaborations répétées due disque original, Friday Night in San Francisco, fut la pierre exceptionnel pour un disque instrumental. Le fait qu’Al di Meola aitréussi à sauvegarder ces bandes du second show, âgées de quarante ans,pour en tirer huit titres totalement différents de ceux présents surdes meilleurs guitaristes acoustiques, toutes tendances confondues.Plus de sept millions de copies ont été vendues à ce jour, ce qui est 14 • AC© Jacques Aubert / Espace Georges Brassens #80 lantique ouverte avec le New Jersey.l’album original, est également une performance en soi. Ligne transat- l i ve y, Al p e r -

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A L’AFFICHE

Saturday Night in San Francisco est la suite inespérée du légen- recte entre nous trois, un autre langage. Aucun autre de nos daire album Friday Night avec John McLaughlin, Paco de Lucía disques ne s’est autant vendu, il est resté un sommet pour chacun et vous-même. En tant que producteur de ce disque, comment avez- de nous. Nous avons enregistré deux autres disques en trio avec vous retrouvé ces bandes de la soirée suivante ? Paco et John : Passion, Grace and Fire et The Guitar Trio. Pour Pendant quarante ans, j’avais en possession les bandes de ce toutes ces raisons, il fallait une suite, et en tant que producteur, concert suivant, que personne ne connaissait, sauf les spectateurs j’avais les bandes. qui étaient venus au Warfield Theater de San Francisco. Même John ne se souvenait plus que nous avions joué une seconde Dans quel état étaient les bandes contenues dans cette boîte métal- soirée ! Je les écoutais de temps en temps au début, puis elles ont lique ? été mises dans une boîte métallique et je dois avouer que je les On parle de bandes seize pistes analogiques qui avaient été avais oubliées… Avec le temps qui passe, l’album original du conservées depuis plus de quarante ans, sans aucun moyen digital Friday Night au Warfield avait grandi en réputation et était décrit de sauvegarde. J’ai dû les faire restaurer avec un soin tout comme le plus influent de tous les particulier : elles ont été passées albums live de guitare acoustique. dans une étuve spéciale pour éviter L’interaction entre nous trois était "NOTRE MUSIQUE ÉTAIT toute déperdition magnétique. Puis exceptionnelle. Je sortais d’une pé- j’ai tout transféré en digital, piste riode où j’avais joué avec Chick COMME UNE MÉDITATION, par piste originale. La musique est Corea au sein de Return To Forever, UNE COMMUNICATION phénoménale et nous jouons des John avait été avec le Mahavishnu pièces totalement différentes de la Orchestra et Paco de Lucía était au DIRECTE ENTRE nuit précédente. Il y a aussi trois ti- sommet de son jeu acoustique. tres totalement solo, un pour chacun Notre musique était comme une NOUS TROIS, d’entre nous. Le seul point commun méditation, une communication di- UN AUTRE LANGAGE." est que sur le premier disque, il y

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avait ma composition "Mediterranean Sundance" centres musicaux et des influences diverses, Michael Brecker, jouée en trio ; sur le nouveau, c’est devenu "Splendide Gil Evans, Miles Davis, Astor Piazzolla… Sundance". J’ai conservé la séparation des canaux en stéréo pour chacun de nous : je suis à gauche, John "Meeting of the Spirits" est le trio ultime et semble suggérer une au centre et Paco à droite, comme si l’auditeur était méditation musicale. Dans quel état d’esprit étiez-vous quand vous assis devant la scène du Warfield. Mais il n’y a pas de vous réunissiez juste avant un concert ? Vous méditiez en rempla- redite, ce n’est pas du tout le même répertoire. Je suis çant les mantras par la musique ? impatient d’entendre les réactions des gens qui vont Il n’y a pas besoin de parler, le langage est la musique. Certaines l’écouter. choses devenaient évidentes sans qu’elles soient discutées ; on pouvait lire les pensées de chacun et on tendait tous trois vers le Personnellement, j’ai le souffle coupé par votre intro même but. Qu’importe si j’avais des cordes métalliques et Paco jouée en staccato dans “Trilogy Suite”. C’est rapide des cordes nylon, on savait comment l’autre allait sonner au mo- somme l’éclair et cela va plus loin que le staccato clas- ment où l’on passait le foulard. Savoir lire l’esprit de l’autre, c’est sique, avec une technique qui inclut les résonances har- la clé du trio. moniques, ce qui n’était pas courant en 1980. Comment l’avez-vous écrit ? Cela fait donc quatre titres en trio. Quels sont les titres solo ? En pensant au staccato des violonistes et aussi aux John joue son "One Word", qui se réfère à l’Ohm bouddhiste, et guitaristes de flamenco. Mais l’aspect harmonique Paco "Monasterio de Sal". Deux religions différentes en appa- vient de guitaristes que j’avais rencontrés dans les rence, mais la même philosophie. J’ai joué ma "Trilogy Suite" années 70, comme Harvey Mandel sur son album avec l’intro en staccato harmonique que tu apprécies. The Snake et Randy "Rare" Resnick qui jouait avec Dewey Martin, le partenaire du violoniste Don Avez-vous beaucoup utilisé l’EQ sur ce nouvel album ? "Sugarcane" Harris. Ils faisaient sonner les harmo- Il a fallu tout rééqualiser, mais j’ai gardé le plan de séparer en niques bien avant qu’Eddie Van Halen ne bâtisse sa stéréo la gauche, le centre et la droite. D’une manière générale, réputation sur cette technique. Avec les cordes mé- j’ai porté une grande attention au volume de la guitare à cordes talliques que j’utilisais en acoustique, c’était évident nylon de Paco, afin qu’il ne soit jamais noyé. Je dois dire que les de mélanger le staccato et les harmoniques résonantes. trois ingénieurs du son originaux (Tim et Tom Pinch, Rex Olsen) Pour la rapidité, c’est une question de toucher : plus l’avait bien pris en compte parce qu’ils nous connaissaient. Par le toucher est léger, plus le jeu est rapide. exemple, ils savaient que je faisais la balance, mais que je montais Qui a choisi de jouer en trio “Orfeu Negro” de Luiz Bonfa ? C’est moi qui l’ai suggéré à Paco et John, plutôt que les autres chansons du film jouées par Jobim ou Roberto Menescal. J’ai toujours considéré Luiz Bonfa comme un instrumentiste classique et le film de Marcel Carné sur les amours d’Orphée et Eurydice m’a tou- jours passionné. La musique de Bonfa ressemble plus à une batucada qu’à de la bossa nova. A l’origine, c’était une pièce de théâtre de Vinicius de Moraes, se déroulant à Conceiçao, la colline de Rio, où s’installa la première favela, et où les gens jouaient la batucada. La bossa nova n’existait pas encore. Sur "Splendido Sundance" où vous jouez tous les trois, il semble que le début du morceau soit le même que celui de "Mediterranean Sun- dance" du jour précédent. C’est aussi votre composition ? En tant que producteur, je voulais qu’il y ait un point commun entre les deux disques, et c’est cette relativement courte intro qui les relie. Le premier mouvement de ce premier morceau vient du vendredi soir, tout le reste est purement du samedi soir. Avez-vous été obligé d’accélérer un peu la bande pour ce collage ? Il a fallu pitcher un peu la vitesse parce que l’accordage n’était pas tout à fait le même, mais on parle d’une différence très minime, de 99 à 101 bpm, juste pour raccorder la tonalité. C’est le seul exemple où un extrait du vendredi est présent dans le show du samedi. Autre pièce jouée à trois, "El Panuelo". Quelle en est la signif ication ? Le foulard que l’on porte au cou ou sur la tête. C’est un symbole de l’interaction entre nous : on se passe le foulard et chacun le porte comme il le veut : flamenco ou jazz ! Nous avions plusieurs

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A L’AFFICHE

© Jon Sievert-Getty Images ensuite le son subrepticement dès le début du concert. Le samedi J’ai un amplificateur acoustique AER et un système Roland avec était le concert final, c’était excitant parce que l’audience était un préamplificateur que je peux brancher simplement dans un re- vraiment avec nous, ne manquant aucune note, nous étions to- tour de scène. talement pris dans cet univers. C’était vraiment exceptionnel ! Pouvez-vous vous décrire votre style de main droite ? Vous avez gardé la présentation de Bill Graham. Vous aviez un lien J’ai un fingerpicking assez spécial que j’appelle le "Two o’clock", fort avec lui ? qui consiste à jouer principalement avec l’auriculaire, dans la po- C’est Bill qui nous avait dit : "Tous les vieux et splendides théâtres sition 8h avec le pouce, 10h avec l’index, 11h et 12h avec les de San Francisco ont disparu en même temps, le Fillmore, l’Avalon autres doigts, mais la base reste les positions "One o’clock" et Ballroom, mais il reste le Warfield Theater." C’était réellement un "Two o’clock". Je travaille tous les jours, certains passages sont endroit chargé de vibrations spéciales. Charlie Chaplin s’y était encore difficiles pour moi, ce sont de vrais exercices et c’est produit, Satchmo (Louis Armstrong) aussi. Bob Dylan l’avait toujours un défi. J’essaye d’être plus propre et de jouer plus vite, choisi plutôt qu’une autre salle. Je suis sûr que le Warfield a pas pour la vitesse, mais j’augmente le tempo s’il le faut, car c’est contribué au succès de Friday Night in San Francisco. là que la technique devient importante : si tu arrives à entendre ce que tu joues avant, en toi-même, tu dois être capable de le Quelles guitares acoustiques avez-vous aujourd’hui ? jouer. L’émotion et la dextérité doivent aller de pair. J’ai appris Je suis un ami personnel du luthier Conde qui m’a fabriqué trois cela de musiciens qui ont une grande technique d’articulation, Conde Hermanos, alors que d’autres guitaristes attendent encore pas forcément des guitaristes, mais quelqu’un comme Chick d’en recevoir une ! J’ai une Conde Signature avec une échancrure Corea par exemple. C’est l’école d’où je viens. et cordes nylon, bien entendu. Une Full body sans échancrure à cordes nylon, et le trésor : une Conde Hermanos 12-cordes nylon. Vous avez commencé dans le New Jersey avec les influences de la plu- Pour les cordes acier, j’utilise une Martin D-18 de 1948 et une part d’entre nous dans cette génération de boomers : Ventures, Guild 12-cordes. Beatles, Page, Clapton… Comment avez-vous changé votre style musical en partant de là ? Comment vous amplif iez-vous en acoustique ? C’est le jazz qui m’a ouvert les yeux et les oreilles. Mon père était

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"L’INTITULÉ DE LA PIÈCE "EL PANUELO" SIGNIFIE "LE FOULARD" QUE

L’ON PORTE AU COU OU SUR LA TÊTE. C’EST UN SYMBOLE DE

L’INTERACTION ENTRE NOUS : ON SE PASSE LE FOULARD ET CHACUN

LE PORTE COMME IL LE VEUT : FLAMENCO OU JAZZ !"

un grand fan de jazz et m’a initié à cette musique. Mais, tu sais quettes, louez du matériel supplémentaire, une console un peu ce que c’est : quand j’ai commencé à tourner avec des groupes, plus élaborée et apprenez à produire, le ProTool peut trans- la seule chose qui comptait était de jouer comme Clapton. Ça a former votre chambre en studio d’enregistrement, ensuite c’est duré quelque temps avant que je ne réalise que je devais voir plus à vous d’harmoniser les différentes prises. Cela changera votre loin, Miles Davis, le flamenco, la musique brésilienne, Weather façon de penser et vous ne le regretterez pas. Pour le jeu en Report… Cela m’a beaucoup aidé à évoluer au-delà des attitudes groupe, apprenez à lire l’esprit des musiciens avec lesquels vous rigides que l’on peut parfois se construire et qui ne peuvent que jouez, vous serez étonnés des progrès que l’on peut faire ainsi déformer le jeu personnel d’un musicien. ensemble, recherchez les points de blocage et guérissez-les. Votre batteur n’aime pas la batucada ? Montrez-lui la différence Jazz, fusion, world music, disque dédié à Astor Piazzola, deux entre le 4/4 et le 12/8 en jouant un standard du blues. De cette albums consacrés aux Beatles, en acoustique et à l’électrique… Vous manière, il comprendra. avez tout revisité. Que vous reste-t-il à explorer ? Il y a du nouveau chaque jour, c’est la force de la musique. Il suffit Vos projets ? de regarder le manche d’une guitare : 6 cordes et 24 cases et pour- J’attends de voir ce que pense le public de ce nouveau Saturday tant il y aura toujours quelque chose de neuf qui en sortira. Il Night in San Francisco. Paco de Lucía est malheureusement décédé suffit de le rechercher. en 2014, mais John et moi sommes toujours en activité, bien que notre but ne soit pas de nous servir d’une notoriété qui appartient Avez-vous un conseil pour les lecteurs de Guitarist Acoustic ? aussi à Paco. Il n’est pas question de former un autre trio, mais Soyez entreprenants. Pour commencer, produisez vos ma- un duo, qui sait ?

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DÉCRYPTAGE

En re g i s t réFr id ay concer t de la veille, aussi bien par son réper toire (aucun morceau en commun) que par les formules Nigh t … , a u T h é â t re l e p rog ra mme Wa r f i e l d d e d e ce Sa n S a t u rd ay Fra n ci s co Nigh t … l e 6 of f red é ce mb re un é cl a i ra g e 1 9 8 0 , s oi t s e n s i b l e me n t l e l e n d e ma i n d i f fé re n t d u cé l è b re d u p rop os é e s ( t roi s t i t re s e n s ol o e t qua t re e n t ri o) . I l s ’a g i t d on c d ’ un e p i è ce d e ch oi x à ve rs e r a u d os - s urde la guitare acoustique, en imposant un nouveau "standard" technique aussi bien qu’en propulsants i e r l e sD i M e ol a / M cL a ug h l i n / D ed eva n t s d e l a s cè n e i n t e rn a t i on a l e Lucí a , f a me ux un e t ri o qui a l l a i t ma rq ue r d ’ un e p i e rre b l a n ch e l ’ h i s toi re Texte : Max Robin n ouve l l e é toi l e d e l ’ i n s t rume n t : Pa co d e Lucí a . ’équilibre entre les trois partenaires est ici scrupuleuse- L ment respecté, puisque chacun joue en solo une pièce de John, est une composition tirée du second album du "One Word", la seconde plage, jouée en solo par Mahavishnu Orchestra, reprise du thème du filmen trio, à quoi s’ajoute, en guise de rappel, un "standard" (la sa composition, et apporte un titre original interprété La version originale, très électrique, marquée par des Birds of Fire, paru en 1973. qu’outre le style instrumental évidemment propre à chacun, lechoix d’une technique et d’un type de guitare spécifique permet Orfeu Negro). Rappelons par ailleurs Goodman représente un genre de challenge que JohnMoog de Jan Hammer et le violon électrifié de Jerryéchanges musclés entre la guitare de John, le clavier de Lucía, guitare cordes nylon et technique de médiator pourfaire valoir son identité : guitare flamenca, bien sûr, pour Pacoaux trois personnalités d’afficher clairement la couleur et de aime bien relever, s’adonnant ici à une relecture ensolo acoustique de ce morceau. N’oublions pas non McLaughlin, médiator et cordes acier pour Di Meola. plus qu’il joue en terre américaine, et que la dimen-sion "bluesy" de son jeu n’est jamais totalement ab- DANSES DU SOLEILEn écho au célèbre "Mediterranean Sundance" qui ouvrait le sente. Elle s’épanouit bientôt en progressions d’ac-cords, traits de virtuosité et travail de la matière sonore(cordes nylon attaquées au plectre), sollicitant l’en- "Splendido Sundance" publié par Al la même année (1980) dansavec Paco sur l’albumFriday Night… (préalablement enregistré par Di Meola en duo Elegant Gypsy en 1977), l’on trouve ici un d’autre part la rigueur rythmique de son approche,semble de la tessiture de l’instrument. Il faut souligner son double albumtares. Il sonne comme une espèce de "manifeste" de la conception Splendido Hotel, mais adapté ici pour trois gui- jeu virtuose en single notes.alternant séquences d’accords à la "sauce modale" et de l’écriture guitaristique propre au trio, notamment pour la pré-sentation des thèmes, soutenus par un mélange d’arpèges, de On enchaîne avec "Trilogy Suite", la pièce solo de viennent notamment de l’esthétique du flamenco, mais aussi delignes, de traits et de ponctuations rythmiques en accords, qui redoutable, aussi bien pour un travail en cordes étouf- Al, qui met en valeur son jeu perlé, d’une précision la musique de Chick Corea. John ouvre le feu ensuite, avant de fées que dans le scintillement du registre aigu. Lacouleur phrygienne propre au flamenco s’impose ici donc à tour de rôle, avant une accélération du tempo qui conduitlaisser la parole à Paco, puis à Al. Les trois solistes s’expriment (plutôt que celle du blues), avant de laisser place à un qui progressent en tourbillon jusqu’à une sorte de feu d’artificeà une succession d’échanges ( John, Paco, Al), gerbes de notes passage plus classique, presque baroque ou "élisabé-thain". Applaudissements suivis d’un redémarrage, © Jacques Aubert / Espace Georges Brassensguitaristique, avant le motif de conclusion. nière impro et au final.après un clin d’œil "à la Bach", conduisant à une der- © Christian Rose-Fastimage

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D’UN MONDE À L’AUTRE UN AUTRE GENRE DE "SPORT"

La pièce solo choisie par Paco est une de ses compositions em- Le troisième titre interprété par le trio, "Meeting of the Spirits", blématiques, "Monasterio de Sal", figurant sur Castro Marin, reprend un grand classique de l’univers de John, apparu sur le enregistré en 1980 (album sur lequel étaient invités McLaughlin premier album du Mahavishnu Orchestra, The Inner Mounting et Larry Coryell), ainsi que sur Solo Quiero Caminar (1981). Flame (1971). Ce sera à la fois la pièce la plus développée de cet Paco y développe son langage propre, celui qu’il a inventé à album et celle qui laisse la part la plus grande à l’improvisation. partir de sa culture flamenca, mobilisant une virtuosité dépouil- Après le déroulé d’arpèges devenu une des "signatures" de lée de ses aspects décoratifs, complètement intégrée au propos McLaughlin, ce thème fera entendre plusieurs impros de chacun, musical, qui fait sa grande force. Servie par une technique de alternant avec des reprises du motif initial, avant de s’achever par guitare polyphonique, l’originalité mélodique et harmonique une sorte d’impro collective. Nous sommes ici dans une esthétique séduit d’emblée, apportant un incontestable renouveau dans le résolument "ouverte", où chacun des solistes improvise à son gré, paysage guitaristique. en exploitant successivement la richesse des dissonances et des On reste dans la même inspiration avec la pièce suivante, "El couleurs. On note, dans cette pratique très nouvelle pour lui, à Pañuelo", que Paco enregistrera dans un de ses albums phares, quel point Paco tire remarquablement son épingle du jeu face à Siroco (1987), interprétée ici en trio. Après une ouverture ryth- ses deux acolytes, plus familiers de ce genre de "sport". mique collective, la mélodie est jouée par John, puis Al, avec des Après les longs développements de "Meeting of the Spirits", impros successives des trois ( John, Paco et Al), suivies d’une série la dernière plage de l’album sonne comme un "rappel", obéissant d’échanges où John cherche le trait inédit, étonnant, les variations cette fois aux impératifs de la forme courte. Tandis que John et autour du thème (Al, John) aboutissant à un jeu de questions/ré- Paco se partagent l’exposé du thème de cet "Orpheo Negro", ponses (Paco, Al), avec cadences improvisées des trois en alter- John illustre ensuite par son solo sa profonde maîtrise du langage nance, puis télescopages et passage rythmique avant la reprise harmonique, alors que Al la joue franchement plus "latin" dans du thème. le sien. Paco reprend l’initiative pour la coda, couronnée par un très beau point d’orgue final. Comme quoi quelques accords de guitare bien placés suffisent parfois à réenchanter le monde !

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INTERVIEW

© Franck Benedetto

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TCHAVOLO

SCHMITT

MIRI CHTERNAP e uFon t a i n e b l e a u, Tch avol o Sch mi t t n ous a a ccord é ce t e n t re t i e n , à l ’occa s i on d e l a s o r t i eD i s t ri b ut i on ) . a v a n t d e s o ns o n Ave c p a s s a g en o u v e lTch avol o, a l b u m ,s u r l a g ra n d eM i r i C h t e r n a s c è n e d u( M a m b o fe s t i v a l P r o d u c t i o n s / L’A u t r eD j a n g o R e i n h a r d t d e © Guillaume Saixmus i que qui re s urg i t , i n t a ct e , d ec’e s t l ’a ub e tout e d e s un e a n n é e s é p oque 7 0 àe t a uj ourd ’ h ui . un e mé moi reTexte : Max Robin d e ce t t e public, ont été diff iciles pour toi…Ça a été dur ! Très dur. J’avais normalement une tournée aux Etats-On imagine que les périodes de conf inement, sans possibilité de jouer en des-Prés – ça s’appelait Au fond du bistrot. Après, on était à la Portede Montreuil ensemble. la guitare, ça ne me disait rien du tout. Et puis d’un coup, je me suisdit : "Non, je me laisse trop aller. Ça ne va plus !" Et je suis sorti quandUnis et au Canada, avec des festivals (Montréal, Toronto…). Tout aété annulé.même un peu… Je suis resté presque "enfermé". Je n’avais pas envie de prendre Tu as connu également Babik, le second f ils de Django ?J’avais douze-treize ans, je jouais aux Puces dans un stand d’armureriebistrot en train de jouer avec mon défunt frère). Il y avait une foule qui(pour un monsieur qui adorait Django, qui m’avait découvert dans un Du coup est arrivé ce projet d’album. Comment ça s’est présenté ?Avec du bonheur, c’est sûr ! J’avais quelques dates à Paris, avec EdouardPennes ( "Est-ce que tu peux venir avec moi ?"était là ! Un homme passe, s’arrête, et me dit, d’une voix très grave :pris ma guitare et je suis allé avec lui. Il y avait la Guigne aussi, qui était aussi Sébastien Vidal, qui m’a ouvert des portes. Edouard m’a proposéd’enregistrer. Comme ça ! Je devais repartir le lendemain. Le matin, ilcontrebasse, ndr) et Julien Cattiaux (guitare, ndr). Et il y avait là encore.tout honteux… Je commence à faire quelques accords. Et puis voilà "Tu peux jouer un morceau pour ma mère ?" C’était le fils de Django, Babik ! J’ai me téléphone :tout. Le disque s’est fait en six heures de temps, avec neuf ou dix mor- brasse, la Guigne aussi… Mama et la Guigne étaient des cousines. J’aiqu’il y a des larmes qui versent… Et moi, je pleure aussi ! Babik m’em- J’ai pris la guitare, ceaux. Et puis voilà ! "Alors ? – Bah je suis d’accord !" J’étais heureux comme c’est les oiseaux… C’est tout !toujours baigné dans ce bain-là, parfumé d’accords, de bonnes choses,de tristesse, de bonté et de joie. C’est la terre et le ciel. C’est la nature, cordes… de bonnes choses… Quand on entend ça, on pense tout de suite auAvec un quatuor comme ça, c’est d’une beauté, d’une merveille… C’est Parle-moi un peu de "J’attendrai", que tu as enregistré avec le quatuor à beau, c’est doux, c’est vrai ! Il y a plein de chaleur, plein de bonté, pleinmaître, à notre maître, au père spirituel, Django Reinhardt ! Ça fait penser à des choses comme ça. C’est vraiment enregistré à l’ancienne.Ça a été merveilleux. On connaît ton attachement à l’art du maître. Qu’est-ce qui te touche dans dans mon âme, dans mon cœur. Il venait chez mon défunt père, voirles mélodies de cette période (celle des années 30-40) ? seize ans, j’ai joué avec Lousson,donc beaucoup de choses comme ça me sont restées… Et à l’âge detariste, harpiste, pianiste…), c’était toujours "la joie dans le cœur". Et après sa disparition. Comme mon père était musicien (violoniste, gui-la famille, chez mama, qui m’a expliqué… Je suis né en 1954, un an C’est comme si j’étais né avec ces mélodies-là ! Django a toujours été le premier fils de Django, à St-Germain- © Franck Benedetto

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INTERVIEW

Dans ton jeu, il y a toujours une grande vivacité rythmique. C’est un Non pas que ce ne soit pas possible qu’ils jouent la musique de Django, des "caractères" de ta musique. bien sûr que oui. Mais tu te demandes : "Mais c’est quoi ?" Et puis, de Parfois, je m’en rends compte, parfois je ne m’en rends pas compte… toute façon, c’est vrai que Django a voyagé partout ; sa musique est uni- (Rires) Mais comme je sais qu’il faut que la mesure soit là, il ne verselle, jouée dans le monde entier. Je suis allé jouer à Maracaibo, dans faut pas que ça descende, il ne faut pas que ça monte, donc il faut une petite île. Même là, Django est connu ! Les gens, ça les touche. faire quelque chose pour ça ! (Rires) Je suis toujours "dans le swing", Quand je jouais, ils pleuraient… Et moi, je versais des larmes aussi. on va dire. Tout le temps ! Quelle guitare joues-tu en ce moment ? C’est ton côté "danseur" ! "Je SuiS Une guitare faite par Joachim Robert, qui est à Quand tu écoutes la musique de Django, c’est- Nantes. Une très très belle guitare, tout conforme à à-dire le Quintette du Hot Club de France, qui allé Jouer la Selmer. Il m’en a fabriqué deux ! Des petites ne danserait pas là-dessus ?! Quand tu vas à un à Maracaibo, bouches, avec des bois très vieux. Ça sonne comme baptême ou un anniversaire, chez les Manouches, danS une petite un piano, je suis très content. Il travaille entièrement si la musique de Django passe, tout le monde à la main. Le luthier à l’ancienne ! Quand j’avais 12- danse ! île. MêMe là, 13 ans, j’allais chez Castelluccia, porte de Montreuil, dJanGo eSt du matin au soir. J’avais ma petit chaise, je m’asseyais, Dans cet album, il y a un peu de clarinette… Que j’adore bien sûr ! Ça me rappelle nos an- connu !" et mama me ramenait mon manger ! Et je mangeais avec eux. Eux dans les gamelles, chauffées au bain- nées ! Surtout quand Django jouait avec Hubert Rostaing. C’est marie, et moi dans un saladier, à l’ancienne, avec la moitié d’un pain. merveilleux tout ça. Donc tu replonges dedans… J’adore ! Je me régalais ! Alors, quand ils faisaient des guitares, ils m’en donnaient une : "Tiens, tu vas l’essayer !". "Comment elle sonne ? – Ah, terrible, bien !". Il y a aussi un peu de piano. Jusqu’alors, tu n’en avais pas mis souvent Ils la prenaient, et hop, ils la mettaient en jambon. Il y en avait plein dans tes albums ! de jambons ! Et j’en ai vendus à la Porte de Montreuil, vers les C’est vrai, mais j’ai joué avec des pianistes. Et là, on m’a présenté Manouches, qui venaient me voir. Ils venaient, et ils achetaient ! Et qui un garçon très gentil. J’aime bien son style. Il joue bien, vraiment a gardé ce tabouret, cette chaise ? C’est le fils, Jean-Baptiste ! A chaque dans le style que j’aime. On s’est entendu tout de suite, et boum, fois qu’il me voit, il m’en parle ! ça l’a fait ! Que signif ie Miri Chterna, le titre de ton album ? Tu es toujours demandé au Japon ? Chez nous, ça veut dire "Mon étoile". Bien sûr, j’ai pensé à Django. Je Oui ! Je suis allé sept ou huit fois là-bas. La première fois, je me pense toujours à lui, c’est sûr ! A ma petite famille d’amour que j’aime. suis dit : "Dis donc, c’est pas possible ! Je suis au fin fond du monde…" Et je veux remercier aussi Sébastien Vidal et Edouard Pennes, grâce à qui j’ai pu faire ce disque. © Guillaume Saix

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INTERVIEW

"MON PÈRE N’A JAMAIS MANQUÉ UN DE MES MATCHS

DE BASEBALL ET COLLECTIONNAIT TOUTES LES BALLES

AVEC LESQUELLES J’AVAIS RÉUSSI UN HOME-RUN."

JAKOB

AU NOM DU PAIR

Le fils de Bob Dylan - titre difficile à por ter, parlez-en à Julian Lennon ou Dhani Harrison - est de retour avec son groupe à géométrie variable, The Wallflowers. Son dernier album, Exit Wounds, traite de l’après-Covid avec une per- ception bien spéciale. Rencontre avec un fils qui accepte aujourd’ hui de parler de son père. Texte : Romain Decoret - Photo : Andrew Slater Jake, pourquoi avoir attendu dix ans avant de revenir avec les Wallflo- Le nom de Wallflowers est aussi le titre d’une chan- wers via la sortie de ce nouvel album ? son de votre père. Pourquoi l’aviez-vous choisi ? Honnêtement, je n’avais pas réalisé que dix ans s’étaient écoulés. Je suis Le terme "wallflower" désigne ces gens timides sorti de cette routine qui consiste à enregistrer un album aussi souvent qui ne dansent pas dans une fête et ne tiennent que possible, c’est ce que pensent les jeunes groupes. Aujourd’hui j’ai jamais le haut du pavé dans la rue. Ce qui corres- 52 ans, je suis marié, j’ai des enfants, et je sais que l’on ne devrait en- pond bien aux musiciens, qui sont rarement de registrer que lorsque l’on est vraiment inspiré. bons danseurs.

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pas impressionné lorsque vous êtes assis à côté de Brian Wilson, c’est que quelque chose ne va pas chez vous ! Bon, je rappelle que nous avons quand même vendu quatre millions de copies de notre album Bringing Down the Horse… Quel est le f il rouge d’Exit Wound ? Nous commençons tout juste à sortir de la pandémie, alors il est temps d’examiner ce que nous avons appris et ce que nous avons perdu. C’est l’idée de la blessure que laisse une balle qui a traversé un corps. C’est un peu ce qui est arrivé à chacun d’entre nous… Il y a eu beaucoup d’anxiété, je le constate partout ; c’est le chaos complet et la plupart des gens ne l’ont pas résolu, ils se sont contentés de se distraire ou de re- chercher un bonheur artificiel. Pour moi, c’était le bon moment d’écrire des chansons à ce sujet. Je ne décris pas ces choses photographiquement, mais je les utilise comme métaphores, car elles m’ont affecté aussi. Ce sont des histoires qui aident à m’éclaircir l’esprit. Comment travaillez-vous en tant que songwriter ? Quand j’écris, je suis consumé entièrement, je ne crois pas qu’il soit plaisant d’être autour de moi. Je suis obsédé ! Je suis distrait, jusqu’à ce que j’aie terminé. Donc pendant ces quelques mois, j’ai une excuse et une raison d’être déplaisant. Comment s’est passé l’enregistrement d’Exit Wounds ? Dans les studios Ruby Red à Los Angeles. C’était vraiment plaisant de faire ce disque, plus que tous les autres. On parle souvent de cette attitude que l’on vend aux jeunes musiciens : il faudrait être dans le combat ou malheureux pour créer quelque chose de valable… Personnellement, je ne crois pas que cette méthode conflictuelle aide à enregistrer de meilleurs albums, il y a de la place pour la joie. Nous l’avons ressenti en enregistrant live en studio, comme nous le faisons toujours. Votre père apprécie-t-il ce que vous jouez, avec ou sans les Wallflowers ? Oui, il aime ce que je fais. Il m’a emmené dans ses concerts depuis mon plus jeune âge ; j’ai partagé tant de choses avec lui, beaucoup sont bonnes, d’autres moins, mais nous les avons affrontées ensemble. Par exemple, quand AJ Webberman a fouillé dans nos poubelles, c’était MES couches-culottes qu’il examinait ! Concernant les bons souvenirs, je me souviens de Tom Waits attendant backstage pour parler à mon père. Etant un grand fan de cet artiste, j’étais très impressionné ; je suis allé le voir et j’ai découvert qu’il était aussi nerveux que moi. Comment était-ce de grandir avec Bob Dylan ? Bob Dylan ? C’est le nom que lui donnaient les gens. Pour moi et mes trois frères et sœurs, c’était "Dad". Il nous aimait beaucoup, il n’a jamais manqué un de mes matchs de baseball et collectionnait toutes les balles avec lesquelles j’avais réussi un home-run. Pendant longtemps, j’ai refusé de parler de lui dans les interviews, ce que les gens ont interprété Saviez-vous que la mélodie de "Wallflower", la chanson de votre père, pro- comme des signes de tension entre nous, mais c’était par respect pour vient du titre "Rye Whiskey" de Tex Ritter, sorti en 1936 ? son image publique. Et puis un jour, il m’a dit que ça ne le dérangeait C’est une vieille mélodie des Appalaches, encore plus ancienne que la pas que je le cite en interview. chanson de Tex Ritter, j’ai eu l’occasion de l’entendre par Fiddling John Carson (1925), depuis mon plus jeune âge. Patti Smith l’a également Que pensez-vous de sa musique ? enregistrée. Il est le meilleur dans le métier que j’ai choisi. Je ne me pose pas la question de savoir si je peux l’égaler, car je sais que la réponse est évidente, Est-ce votre participation au documentaire Echo in the Canyon (2018) je n’y pense même pas ! Parfois, on me demande pourquoi je n’ai pas qui a contribué à la reformation des Wallflowers ? choisi un pseudonyme pour éviter toute comparaison. Cela me paraissait Pas vraiment, car nous avons toujours eu un parcours relativement inutile de prétendre ne pas être qui je suis parce qu’un autre incident chaotique : on se sépare, puis on se retrouve. Mais dans un certain sens pouvait se produire. La vérité est que je suis très fier de mon héritage, oui, parce que j’ai réalisé que nous avions un certain charisme, on m’en ce n’est pas quelque chose que je veux cacher. La seule chose que je de- a parlé dans Echo in the Canyon, aussi bien Brian Wilson que Ringo mande est d’être jugé pour mes actes, ni plus, ni moins. Je crois que c’est Starr. Et qu’importe ce que vous avez fait ou qui vous êtes : si vous n’êtes désormais le cas.

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INTERVIEW

DAVID

DES DEUX CÔTÉS DE LA LÉGENDE

Sur From Either Side, son troisième album sur Label Ouest et le premier en leader, le guitariste chanteur David Gastine réunit le meilleur de ses deux mondes personnels, entre jazz manouche et chanson countr y. Conversation en forme de road movie à la première personne. Texte : Jean-Philippe Doret - Photo : Sébastien Chatenet e définissant comme un « guitariste d’accompagnement », David EtapE 1 : FROM EITHER SIDE ou l’histoirE Gastine est ainsi devenu un expert de la pompe, tout en déve- d’un rEtour aux sourcEs s loppant en parallèle un riche univers vocal. Mais ce From « Pour moi, il y a Django et Johnny Cash. C’est pourquoi l’idée de cet Either Side, dans lequel il est « un peu retourné à ses premières amours », album était de réunir les deux univers. J’ai vu beaucoup d’images de est bel et bien appelé à devenir une pierre angulaire de sa discographie. Johnny Cash et, dans le cadre d’un travail à la télévision, j’ai regardé Ainsi, les différentes étapes de cet entretien ne cesseront de croiser ses une saison complète de la série Dr Quinn Femme Médecin, dans laquelle deux grandes sources d’inspiration, Django Reinhardt et Johnny Cash, Johnny Cash faisait une apparition, et le personnage m’avait beaucoup entre pionnier du jazz français et légende américaine. impressionné. Un peu plus tard, j’ai vu Walk the Line, le biopic où Johnny

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appelé Max et, m’ayant déjà vu jouer avec Vincent, il m’a plutôt orienté vers la rencontre entre jazz manouche et univers country, avec la caution de Samy pour le côté manouche. Ce projet est donc une manière de retour au point de départ. A l’adolescence, mon frère et moi avions un ami musicien qui vivait à la maison, un excellent guitariste qui nous a donné l’envie de nous mettre à la musique. Mon frère s’est mis à la basse et j’ai commencé à apprendre la guitare via le fingerpicking. Je n’étais pas encore tout à fait dans l’univers country, mais plutôt dans celui de la chanson folk. Ma première guitare a d’ailleurs été une guitare folk. » EtapE 2 : Django, country… Et chant « Quand j’ai entendu le jazz manouche, j’ai tout de suite eu envie de chanter dessus. C’est à ce moment que j’ai découvert Jean Sablon et l’histoire de la chanson française moderne, que Sablon a révolutionnée en étant le premier à chanter devant un microphone. Ce qui explique qu’il se soit très bien entendu avec Django, qui avait été de son côté le premier à utiliser des micros pour guitare. C’est pour ça que j’ai tout de suite eu envie de reprendre Sablon, mais aussi Trenet et toute la pé- riode 1948-1955, cet immédiat après-guerre que j’aime beaucoup et qui se marie très bien avec le jazz manouche. Côté registre vocal, je suis baryton-basse, c’est-à-dire exactement dans la même tessiture que Johnny Cash. Donc, je fais vraiment un parallèle entre la pompe du jazz manouche et la country, on est sur des rythmes qui se ressemblent beaucoup. Les manouches voient que j’ai la technique avec la main dé- collée, et j’ai adapté à la country ce que j’ai appris en faisant du jazz manouche quand je fais des rythmiques au médiator. C’est quelque chose qui s’est fait de manière totalement naturelle, que ce soit à la guitare ou à la voix. » EtapE 3 : trois chansons EmblématiquEs DE From EithEr siDE « Sur I Walk the Line et Folsom Prison Blues de Johnny Cash, et sur Green Green Grass of Home, un autre grand standard country, nous sommes véritablement à la rencontre des deux univers. Ce sont des arrangements de Samy Daussat, auxquels j’ai participé. Sur I Walk the Line, c’est de la pompe, l’harmonica ajoute le côté blues et country. Nous avons res-

"LES AMÉRICAINS ONT BEAUCOUP

pecté toutes les progressions harmoniques et les modulations d’origine MIEUX COMPRIS LE JAZZ FRANÇAIS de la chanson, mais totalement changé l’esprit de la rythmique et les

QUE LES FRANÇAIS N’ONT COMPRIS

interventions de guitare. Folsom Prison Blues, je la faisais à l’origine sur guitare manouche, nous en avons fait un 6/8 de jazz que je joue au- LA MUSIQUE COUNTRY." jourd’hui à la guitare folk. Pour Green Green Grass of Home, c’est une ballade country que nous avons traitée en ballade médium jazz. » EtapE 4 : jazz manouchE Et country, rEgarD croisé Franco-américain « Les Américains ont beaucoup mieux compris le jazz français (ou ma- Cash était interprété par Joaquin Phoenix. Là, j’ai commencé à écouter nouche, selon la terminologie d’ici) que les Français n’ont compris la et à reprendre des morceaux. J’ai donc monté un répertoire et, depuis musique country. En France, le jazz manouche, c’est plutôt une niche une dizaine d’années, je me produis au Comptoir, une salle associative pour un public un peu spécialisé, alors qu’aux Etats-Unis, ils savent de Fontenay-sous-Bois, qui est tenue par ma demi-sœur, Sophie. Elle que c’est de la musique française et il y a un public fantastique et un a eu l’idée de monter des brunchs musicaux le dimanche pour lesquels accueil formidable. J’ai joué là-bas Take Me Home Country Roads de elle m’a proposé de jouer, et ça a très bien marché, avec des concerts de John Denver sur une guitare manouche et ça a fabuleusement bien jazz manouche, où mon frère et moi invitions des musiciens différents marché. Je l’avais notamment jouée au Carnegie Hall et tout le monde à chaque fois. J’ai eu notamment Boulou Ferré, à qui j’ai fait jouer des chantait. J’ai fait là-bas des ateliers de guitare d’accompagnement dans chansons country, car il avait eu une aventure avec Joan Baez ! Ce ré- le cadre de Django in June ou Django A Gogo pour expliquer cette pertoire a attiré l’attention de Sophie, qui s’est mise à écouter Johnny approche de la guitare rythmique… En fait, c’est la pompe qui fait cette Cash et m’a présenté l’harmoniciste Vincent Bucher, dans l’optique musique, sans la pompe, il n’y a pas de jazz manouche. Au final, le jazz d’organiser un brunch dédié à l’americana, qui s’est très bien passé. Pour manouche est un peu notre country à nous ! C’est pour ça que j’aime ce qui est de l’album, mon ami de toujours, Samy Daussat, a parlé du bien le titre de l’album From Either Side, trouvé par mon épouse et son répertoire country à Max Robin chez Label Ouest, alors que je pensais amie artiste Bérengère Valognes alors qu’elles travaillaient sur la pochette plutôt à un projet entre jazz manouche et chanson française. J’ai donc du disque en écoutant les mises à plat. »

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INTERVIEW

GEOFFREY

FÉÉRIE FOLK

Hypnotique et bluffant ! Dans son premier album, Somewhere Quiet, qui por te bien son nom, le jeune compositeur nantais érige un pont entre les open tunings aériens de Nick Drake et les dentelles indie-folk de The Tallest Man on the Ear th et Bon Iver. Le Goaziou n’a que 27 ans, mais déjà un talent et une trempe mélodiques à faire pâlir les or fè- vres d’arpèges acoustiques. Ballades atmosphériques, slow tempo, fingerpicking tout en finesse, à contre-courant des productions actuelles qui abusent des bidouilles électro pour cacher la misère mélodique, Geoffrey Le Goaziou, dont la voix rappelle celle de Jeff Buckley, s’impose d’emblée comme la révélation de l’année. Texte : Ben - Photos : Célia Le Goaziou Quelle était ton idée de départ pour ce premier album ? C’est vrai qu’à l’époque, j’en avais un peu marre de la ville, des bruits in- Il s’est dessiné, naturellement, autour de la première chanson que j’ai cessants, du bouillon permanent… Du coup, j’ai passé quelques mois composée, "Somewhere Quiet", autour des notions d’apaisement, de dans les Pyrénées, à Gavarny, et dans la vallée de l’Asse, à la recherche sérénité… J’ai composé ces titres en janvier-février 2020, juste avant d’un peu de silence. A Gavarny, je devais faire la saison d’hiver à vendre la pandémie. Ensuite, avec les temps morts liés aux confinements, j’ai des crêpes et des bières en bas des pistes, mais ça ne s’est pas fait au dernier eu temps de peaufiner les arrangements et l’enregistrement. moment. Je suis resté sur place, dans l’appartement dévolu aux employés, type chambres avec lits superposés et espaces communs, et en ai profité En effet, cet album est très apaisant avec ses ballades folk et ses orchestra- pour enregistrer toutes les voix, en plaçant des couvertures partout où je tions de violoncelle. Besoin de silence ? le pouvais. Bref, je me suis constitué ma propre cabine de voix. (rires)

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INTERVIEW

Si ta musique s’inscrit dans la folk épurée des Nick Drake et l’indie- Tu aurais enregistré certaines prises de voix en montagne, dans une église folk des Bon Iver et Kings of Convenience, tu prends le contre-pied et dans un parking souterrain. Pourquoi ça ? des musiques actuelles, qui versent dans le tout électro… Pour bénéficier des révèrbes naturelles de ces lieux. Par exemple, j’ai Quand j’ai commencé à composer ces chansons, j’avais juste un enregistré "This Boy" dans un parking souterrain près de chez ma sœur. micro devant moi, car je cherchais essentiellement de la proximité. Un jour, j’étais dans ce parking et en claquant la porte de ma voiture, Lors de la phase d’enregistrement, j’ai voulu garder cet esprit mi- j’entends une énorme réverbe, très équilibrée, pas trop de basse ; je me nimaliste, juste de la guitare et de la voix, pour rester dans le registre suis dit que je n’allais pas m’embêter à trouver un autre spot. Je suis des émotions. Mon idée était de faire vivre des chansons sans ar- revenu la nuit avec des micros et j’ai enregistré le titre en une à deux tifices, de ne pas tomber dans la surenchère en rajoutant de la bat- heures. Il y a eu quelques galères, comme le bruit des néons automatiques, terie, de la basse, des nappes électroniques… Au niveau des arran- qui font des "clacs" dès qu’ils s’allument. Du coup, j’avais calculé le laps gements, il n’y a que le violoncelle de Cécile de temps disponible entre deux clacs ! (rire) Il y a aussi Lacharme et quelques touches de vieux un type de l’immeuble qui a débarqué en vélo en pleine synthés jouées par mon ami Quentin Le "MON IDÉE ÉTAIT nuit et a failli se prendre les micros… Voilà, c’est mon Gorrec, car je voulais que la guitare reste DE FAIRE VIVRE live dans un parking, enregistré one shot ! centrale et aller à l’essentiel. Bref, tomber DES CHANSONS dans le rien du tout ! Qu’est-ce qui t’a inspiré le personnage de "Bili", qui décrit SANS ARTIFICES, la sensation "de se sentir bloqué, de ne pas trouver le chemin A l’image du titre "Courtesy Life, qui évoque DE NE PAS ou de se sentir impuissant", comme le résume ton commu- Nick Drake… niqué de presse ? Oui, cette chanson est basée sur l’open tu-

TOMBER DANS

En 2019/20, je sortais des études, j’étais au conservatoire ning de son morceau "Pink Moon". C’est LA SURENCHÈRE en classe de chant, je donnais quelques concerts avec mon un titre que j’ai voulu reprendre il y a EN RAJOUTANT groupe, Amelast, mais tout cela restait flou… J’ai décidé quelque temps, mais comme je n’aime pas de me consacrer entièrement à la musique, mais je ne savais trop faire des reprises, je suis juste parti sur DE LA BATTERIE, pas comment professionnaliser mon projet. Et puis, il y a son open (Do-Sol-Do-Fa-Do-Mi), qui DE LA BASSE, eu le Covid-19. Tu te dédies à la musique, mais tu passes m’a énormément inspiré. Désormais, quand

DES NAPPES

des journées à la maison à tourner en rond, en attendant je compose, je commence par désaccorder qu’on te donne une opportunité. C’est un cercle vicieux. entièrement ma guitare pour tester d’autres ÉLECTRONIQUES…" Voilà ce que raconte cette chanson. open et voir dans quel monde j’arrive. Je dois avouer que j’ai découvert Nick Drake il y a seulement un an : Tu as un projet de tournée dans les chapelles l’an prochain. De quoi s’agit-il ? au début, quand je l’écoutais, je n’étais pas spécialement sensible à C’est un projet pour 2023, avec l’idée de jouer non amplifié, d’être tou- sa musique, mais, petit à petit, je l’ai trouvée géniale. A vrai dire, jours plus dans l’acoustique : juste l’atmosphère de la salle, le son de la je suis venu à la guitare acoustique avec The Tallest Man on Earth, guitare et de la voix. Mais avant, début août, je fais une tournée des re- Bon Iver, mais aussi Jeff Buckley pour la voix. Je suis également fuges dans le massif des Ecrins, c’est une sorte de trek de cinq jours fan de toute la scène indie-folk, notamment des artistes du label avec un concert à chaque escale. Je n’aurai qu’une guitare Taylor GS -Anti, mais aussi Kings of Convenience et la scène nordique. mini. Un ami va me suivre pour réaliser un documentaire.

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INTERVIEW

AVI

LA VOIX FOLK

Ex-bassiste-chanteur du groupe texan Pentatonix, Avi Kaplan s’émancipe avec un premier opus solo magistral et solaire, dans lequel ses chansons respirent les ballades folk à la patine americana boisée. Réalisé par le producteur sudiste Shooter Jennings (le fils de Waylon), Floating on a Dream est un diamant brut, rappelant souvent la grâce aérienne des mélodies du groupe Fleet Foxes ("On My Way ") ou l’élégance lumineuse d’un Richard Hawley ("First Place I Go "). De passage à Paris, Avi Kaplan s’est confié à Guitarist Acoustic. Texte Philippe Langlest - Photos : Breanna Fish Comment a été conçu ce premier album ? travail quand mon grain de voix a retrouvé des couleurs. Je suis parti Nous sommes restés deux semaines à Los Angeles pour construire l’as- ensuite me retrouver avec moi-même, j’ai pris le chemin du désert pour pect rythmique de l’album puis nous sommes partis dans le Tennessee entamer un road trip post-Covid : j’ai tracé depuis l’Utah jusqu’en pour nous consacrer essentiellement aux harmonies vocales. Entre- Arizona en voiture, en m’arrêtant quelques jours au Monument Valley temps, j’ai contracté le Covid-19, ce qui a enrayé notre processus de dans le plateau du Colorado. Ce fut un moment inoubliable, je me suis travail, ma voix commençant à faiblir. Nous nous sommes remis au complètement imprégné du lieu, de l’ambiance très inspirante digne

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déroule son menu. La collaboration a été très fructueuse. Sur le disque, vous avez privilégié le son de la Breedlove AD25. Qu’est- ce qui la distingue des autres ? La Breedlove , c’est ma guitare ! C’est une guitare américaine qui a été assemblée aux Etats-Unis dans l’Oregon, elle est très légère, avec des "LE CHANT A TOUT DE SUITE sonorités chaleureuses très authentiques. Elle a une grande diversité

ÉTÉ MA BOUSSOLE, LA GUITARE

d’essences de bois et surtout la balance entre les basses et les médiums est parfaite. J’ai eu une Gibson J-45 et une Taylor, mais le grain cha- LE REFLET DE MON ÂME. " leureux de la Breedlove est incomparable. Quelles sont les grandes voix qui vous ont inspiré ? J’ai débuté en chantant à la chorale de Visalia, en Californie. C’est là que tout a commencé ; le chant a tout de suite été ma boussole, la guitare le reflet de mon âme. Avant d’être chanteur au sein du groupe Pentatonix, j’ai passé beaucoup de longs moments à écouter les albums de Chris Stapleton et surtout ceux de John Prine, qui est certainement l’un des meilleurs storyteller que je connaisse. J’ai toujours été obsédé par les harmonies vocales, qu’elles soient à la tierce ou très haut perchées, j’adore ça ! Du coup, j’ai grandi en écoutant religieusement les chansons de Simon and Garfunkel, toutes épatantes de justesse et de pureté. Crosby, Stills, Nash & Young et James Taylor sont également des mo- dèles pour moi, des maestros de l’orfèvrerie vocale, tout particulièrement David Crosby. Dans un tout autre registre, il y a aussi le timbre soul de Bill Withers, le chanteur-guitariste anglais Terry Reid, sans oublier l’ambiance séduisante qui règne dans certains morceaux du groupe Tinariwen. A propos de voix, vous possédez une tessiture vocale impressionnante, qui se balade dans les graves. Comment l’entretenez-vous? J’en prends soin. En tournée comme en studio, ma voix doit être au top. Du coup, je me fais très régulièrement plusieurs séances d’exercices vocaux. J’ai un coach à Nashville qui prend le temps de me suivre vo- calement. J’ai toujours essayé de tirer le maximum de ma voix que j’en- tretiens avec une certaine méticulosité. d’un décor de western de John Ford. Je voulais que ce disque soit le plus honnête possible, que ces nouvelles chansons soient le reflet de mon âme. Comment s’est déroulée votre collaboration avec Shooter Jennings ? Shooter est un producteur extraordinaire, très spontané, qui fourmille d’idées et de conseils. Nous nous sommes rencontrés à Los Angeles avant de partir à Nashville, où je vis désormais. Quand il a entendu les premières démos de Floating on a Dream, il m’a dit : "On va faire quelque chose de très organique, on va enregistrer cet album comme au début des années 70, le tout en analogique avec les voix et les guitares acoustiques dans la même pièce, à la manière de Crosby, Stills Nash & Young". Il m’a présenté les différentes étapes de l’enregistrement comme un chef cuisinier

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HOMMAGE SPÉCIAL

ils naturel de Merle Travis (qui ne le reconnaîtra jamais offi- F ciellement), Thomas Charles Bresh naît à Hollywood, Hollywood. Il découvre les Beatles et joue aussi dans ce style, tout en Dans les années 60, Thom fonde plusieurs groupes éphémères à contact, d’abord épisodiquement (1948 est le moment où sa carrièreCalifornie, le 23 février 1948. Cependant, Merle restera en continuant à perfectionner son fingerpicking. En 1964, Hank Penny plupart des westerns de l’époque. Dès l’âge de trois ans, le jeune garçonvaille à Corriganville, un village-décor de cinéma, où sont tournés la atteint son apogée), puis plus régulièrement. La mère de Thom tra- année 40, si son fils pourrait faire l'affaire pour un engagement à LasVegas. C’est donc Thom qui va remplacer Roy Clark ! Il alterne ensuitedemande à Merle Travis, qui fut le guitariste de son groupe dans les dans les salles des fifties. Parallèlement, il apprend la guitare. Le jeuneparticipe ensuite à la trilogie decommence à faire de la figuration dans la série Billy the Kid, un succès monumental The Lone Ranger. Il Gordon Lightfoot ou Chet Atkins. Il est tour à tour rock’n’roller aveccadeur. Indépendant et fantasque, il partage l’affiche avec Bob Hope, les engagements avec divers groupes et sa carrière de figurant et cas- saloon et prend des leçons avec Tex Ritter, Lefty Frizzell, HankThom, tout en étant figurant, en joue pour la troupe d’acteurs dans le album solo, The Crescents, puis photographe et restaurateur. En 1976, son premier Thompson ou son père, lorsqu’ils sont de passage sur un tournage. les deux singles qui en sont tirés atteignent le Top 20. A partir de 1980,il se rapproche de plus en plus de son père, joue avec lui et produit ses Homemade Love, se classe n°30 dans les charts country et

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THOM

DÉCÉDÉ LE MAY 23

Guitariste, acteur, présentateur de T V et producteur de films et DVD, Thom Bresh nous a quittés le 23 mai dernier. Ce génial touche-à-tout a toujours cherché à se démarquer de l'image omniprésente de son père, Merle Travis. Même s’il lui rend hommage, il a su déve- l o p p e r s o n p r o p r e s t y l e . N o u s l ’a v i o n s i n t e r v i e w é d a n s G u i t a r i s t A c o u s t i c n ° 1 6 . V o i c i quelques extraits de cet entretien. Texte : Romain Decoret

"JE REMERCIERAI

TOUJOURS MON PÈRE

DU TACT QU’IL A
MONTRÉ DANS MON

ÉDUCATION MUSICALE." © Archives Thom Bresh

PRODUCTION DE DISQUES

• Homemade Love (1976) albums. Parallèlement, il est l’invité du très populaire Merv Griffin • Kicked Back (1977) Show et crée sa propre émission TV, Nashville Swing. Thom se lance • Portrait (1978) alors dans la production de clips et documentaires, filmant Lyle Lovett, • Next Generation • "When It Comes To Love" (single en duo avec Lane Brody, 1982) Brookes & Dunn, Tanya Tucker, Jerry Reed et Hank Thompson. Après • « I’d Love You To Want Me" (single, 1983) une rencontre à Nashville, Marcel Dadi l'invitera à venir jouer en France, • "Somebody Like you" (single, 1983) Thom enregistrera alors "La Marcellaise". • "Over You" (Thème du film Tender Mercies, avec Robert Duvall) • Son of a Guitar Pickin’Man (1993) Vous avez passé vos premières années dans un "movie-ranch", à Corri- • "When America Was Rocked" (Thème du film éponyme, 2006) ganville. Qu’y faisiez-vous ? • Guts & Steel - Groovemasters vol.5 (avec Buster B. Jones, 2001) J’étais figurant, puis je suis devenu cascadeur. Quand j’ai commencé à • Live & Pickin’ (2012) jouer de la guitare, la direction me faisait jouer dans des spectacles mu- • The Northwest Collection (2022) Je jouais devant un public nombreux et l’expérience de la scène que j’ensicaux qui avaient lieu le week-end, pour les touristes et les visiteurs.

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HOMMAGE SPÉCIAL

ai retirée a été primordiale dans mon apprentissage de guitariste. Le PRODUCTION DE DISQUES reste du temps, j’étais ce que l’on appelle un "Hollywood Jungle Stunt • Merle Travis, Travis Pickin’(1980) Man", le quatrième "gunfighter" au fond du saloon, qui reçoit une balle • Jerry Reed et tombe derrière le bar… • Valérie Duchâteau, America (1995) Votre père, Merle Travis, vous a-t-il donné des leçons de guitare à cette période ? ans, et mon jeu personnel. Je le remercierai toujours du tact qu’il a Il m’a montré les accords de base tout au début. Puis quand j’ai eu sept montré dans mon éducation musicale. ans, il a vu que je commençais à utiliser correctement le pouce de ma main droite et il m’a donné quelques conseils génériques. A l'âge de Quels sont vos réels débuts en tant que musicien ? dix ans, je pouvais trouver par moi-même les riffs et les mélodies, je J’avais quinze ans et demi et j’ai joué à Las Vegas avec le groupe de jouais des morceaux de Chet Atkins, et je lui ai demandé de me montrer Hank Penny. Le guitariste Roy Clark ne pouvait pas venir. Mon père son "Travis Picking". Je n’oublierai jamais sa réponse : "Non, tu t’en sors et Hank étaient des amis de longue date, ils avaient joué ensemble à très bien, continue comme ça, tu n’as pas besoin que je t’impose quoi que ce Hollywood. Hank a dit à mon père qu’il m’avait vu jouer à Corriganville soit, tu vas trouver ton propre style…" Des années plus tard, il m’a avoué et qu’il pensait m’engager. Je me suis retrouvé à Las Vegas avec l’un des qu’il ne voulait surtout pas déformer mon jeu pour que je devienne plus célèbres groupes de western-swing. Ce furent mes vrais débuts. une copie carbone de Merle Travis ! Il m’avait vu passer à travers plu- sieurs phases, Chet Atkins, les Beatles, puis Jerry Reed, et il savait que Votre picking est différent du Travis picking... ce seraient des influences moins contraignantes pour moi. Ce n’est que J’utilise le pouce et trois doigts, alors que mon père n’utilisait que le beaucoup plus tard, alors que nous devions jouer ensemble, qu'il m’a pouce et l’index. Je me demande encore comment il faisait ! Sur "Blue dit : "Ok, puisque tu vas jouer avec moi, je vais te montrer les harmonies Smoke", par exemple, il y a un triolet de notes qui semble impossible que j’utilise, pour que tu puisses suivre correctement." J’avais déjà trente à jouer avec juste l’index, mais je l’ai vu souvent jouer ce morceau avec deux doigts seulement. Merle est étonnant dans le sens où quand je lui jouais le même triolet à ma manière, avec le pouce et trois doigts, il me disait : "Je ne sais pas comment tu peux faire ça !" J’ai commencé à FILMOGRAPHIE jouer comme mon père, pouce et index, mais très vite, j’ai joué comme • Merle Travis, Rare Performances 1946-1981 Chet Atkins, pouce et deux doigts. Puis j’ai rencontré Buster B. Jones, (1981, deux duos avec Thom Bresh) qui m’a dit : "Pourquoi n'utilises-tu pas ce troisième doigt de ta main • The Real Merle Travis Guitar : like father, like son (1994) droite ?" Je joue ainsi depuis trente ans... • Thom Bresh in concert (DVD, 1998) • Great Guitar Lessons - Blues and Country Fingerpicking (DVD) D’autres influences ? • Buster B. Jones on concert (DVD, 2000) • The Killing of Uncle Billy Tilman Jerry Reed m’a enseigné une autre technique, avec l’index, mais le majeur • The Killing of Ed Masterson et l’annulaire sont comme soudés ensemble, ce qui donne plus de puis- • Gunfight at OK Corral sance aux notes de la mélodie. J’utilise cette technique sur "Sidewalks • Vidéo-films, DVD et clips pour Jerry Reed, Hank Thompson, of Bordeaux". Je joue la syncope avec l’index, mais le majeur et l'annulaire Lyle Lovett, Brooks & Dunn, George Jones, Tanya Tucker. soudés jouent la mélodie. Je n’utilise jamais mon petit doigt, j’ai sûrement • Lenny Breau (DVD, 2018) encore des progrès à faire... © Jim McGuire

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SOMMAIRE PÉDAGO

RETROUVER VOTRE LECON sur notre chaîne Youtube Guitarist Acoustic Magazine en suivant ce lien www.youtube.com/channel/UCg0du_G2-MNZkBIF6pNV5Zw Hommage 42 Sidewalks of Bordeaux Par Thom Bresh Picking 50 Thom Bresh Musette Picking Par François Sciortino Jazz manouche 53 Improvisation Djangology Chris Lancry François Sciortino Par Gwen Cahue Blues Story 56 Posidonie Par Chris Lancry Jimi Drouillard Gwen Cahue Acoustic Blues 58 12/8 de Marenne Par Jimi Drouillard Les chefs-d’œuvre classiques 62 Quatre sevillanas Valérie Duchâteau Par Valérie Duchâteau Gravure musicale : Jean-Philippe Watremez Gravure musicale : Jean-Philippe Watreme

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ETUDE DE STYLE

PAR THOM BRESH

“Sidewalks of Bordeaux” [Part 1] © DR Nous sommes heureux de recevoir Thom Bresh, le fils de Merle Travis, pour trois leçons consécutives. Tout au long de cette leçon,vous retrouverez en intégralité la traduction des conseils que Thom Bresh vous prodigue pendant son cours. une chanson que j’ai écrite dans un endroit dont je suis quasiment tombé amoureux : la ville deBienvenue dans mon studio ! Aujourd’hui, je vais vous apprendre l’une de mes chansons. C’estBordeaux. J’adore le vin que font les Bordelais, ainsi que leur culture. J’ai donc écrit une chanson de La mineur. Je vais vous montrer ses trois parties.qui s’appelle "Les trottoirs de Bordeaux". Je vais vous l’expliquer. Cette chanson est dans la tonalité INTRODUCTIONOn commence par un accord de Mi 7 qu’on ne fait qu’avec 2 doigts de la main gauche, l’index et le majeur. Ensuite, on avance cette Cette "tournerie" (pouce, index, majeur) est très importante dans le morceau. Après, on résout en retournant en Mi.position d’une case, tout en continuant à jouer les basses alternées avec le pouce de la main droite, en les étouffant légèrement. REFRAINEnsuite, arrive le refrain de la chanson. Je continue à jouer les basses alternées, en faisant un barré sur les 4 premières cordes à la 5e case (accord de La mineur). Je vous montre d’abord la mélodie, jouée avec l’auriculaire, qui est très simple. Ma main droite continuede faire les basses alternées, dans lesquelles j’incorpore mon index sur la corde de Sol, à contretemps. Cela produit un rythme qui corde. Je vous montre le picking que ça fait, avec tous les doigts ensemble.rappelle un peu le mouvement d’un train en marche. Mon majeur et mon annulaire jouent ensemble la mélodie sur la 1re et la 2e

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BARRÉ AVEC LE POUCE À LA MANIÈRE DE MERLE TRAVIS

J’enchaîne par un accord de Sol 7. Je le fais en utilisant un doigté particulier, à 3 doigts, qui fait passer mon pouce par dessus le manche (3e case, corde de Mi), sans faire de grand barré sur les 6 cordes, car ça m’empêcherait de jouer avec mon index dans les 3 premières cases. Vous me verrez rarement faire des barrés complets. Mon père avait l’habitude de jouer de cette façon, et je l’ai imité. Je rajoute sur le Sol 7 deux cordes jouées ensemble, Sol et Mi, puis je fais un Sol augmenté. J’enchaîne par un Do majeur, en gardant mon pouce en 3e case sur la corde de La, et en rajoutant un petit barré avec mon annulaire, en 5e case (cordes de Ré, Sol et Si). Mais vous pouvez aussi faire l’accord de Do de façon classique, dans les 3 premières cases. C’est comme vous voulez. Après le Do, je reviens en Mi 7, en faisant un hammer sur la corde de Sol.

PETIT AIR CHINOIS

Ensuite, je fais un barré partiel que je glisse de la 1re à la 5e case (slide), et je joue une sorte de petit air chinois (gamme pentatonique), en jouant ensemble les deux premières cordes (Mi et Si) à la main droite. Puis je reviens à la "tournerie" de base, celle qui ressemble à un train qui roule, et je finis en Do majeur. Je fais un hammer suivi d'un pull-off sur la corde de Si (4e et 5e cases), suivi de la corde de Sol à vide. Voilà, c’est le refrain de cette chanson.

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INTRO

MELODIE
PETIT AIR CHINOIS
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© DR

“Sidewalks of Bordeaux” [Part 2] Voici la seconde partie de la leçon de Thom Bresh qui nous détaille ici le couplet de sa composition "SideWalks Of Bordeaux". Vous retrouverez en intégralité la traduction des conseils que le guitariste nashvillien, fils de Merle Travis, vous prodigue pendant son cours. Je vais vous montrer maintenant la seconde partie de "Sidewalks Of Bordeaux", qui est en fait le couplet. Nous venons juste determiner la première partie en jouant la résolution du refrain, que voici…

TRIOLET

5 diminué, c'est juste un Do 7 avec le pouce placé en Fa dièse, sur la seconde frette de la corde de Mi grave.Puis vient un Fa 7 majeur, joué en alternant le pouce et l'index de la main droite, qui correspondent à la mélodie et à l'harmonie.Je commence par un accord de Do 7 sur lequel je joue un triolet avec les doigts de la main droite. J'enchaîne avec un accord de Do GLISSANDO ET BASSES ALJe monte ensuite en glissando à la 7e frette, sur la 5e et la 3e corde, en alternant simultanément les basses, comme ceci.TERNÉES Maintenant, je reviens au Do 5 diminué, avec le pouce en Fa dièse sur la 2e frette de la corde de Mi. Ensuite un Fa 7 majeur. PuisJ'enchaîne avec un accord de La mineur, avec la note de Ré et en jouant la corde de Sol. Je le rejoue pour vous.un Mi 7, mais avec l'auriculaire glissant sur un Sol, joué à la 3e case de la corde Mi aigu, puis l'index et enfin la corde à vide. PULL-OFF EN LA 7Nous allons ensuite jouer un petit riff sur un accord de La 7, avec deux pull-off sur la corde de Si, de l'auriculaire en Ré sur la 3e case, à l'index en Do sur la première case. Je vous le rejoue en motion rapide.J'enchaîne avec un accord de Ré 7 joué avec deux doigts seulement. Le pouce est en Fa Dièse sur la seconde frette de la corde de Mi grave et va jouer une descente de basse Fa dièse, Fa, Mi. Ensuite, résolution avec retour au pull-off du début. RIFF SIGNATURE THOM BRESHVient maintenant un riff que j'utilise souvent et qui est ma signature, je le place partout où c'est possible. Il est très simple, mais concentrons-nous d'abord sur les notes. D'abord, les deux cordes de Mi, aiguë et grave, jouées à vide, puis le Mi bémol joué sur lacorde de Si, votre 3e doigt de la main droite sur la corde de Sol. Puis laissez sonner la corde de Si ouverte, comme ceci. terminant avec la corde à vide. Puis Fa dièse, Sol ouvert à nouveau et Mi. Laissez bien résonner les cordes.Pour la deuxième partie de ce riff, jouez à la 2e frette de la corde de Sol et faites un pull-off de La en Sol, en couplet de "Sidewalks Of Bordeaux".J'enchaîne les deux parties de ce riff pour vous. Maintenant, je rejoue le couplet en entier. Voilà, vous avez tout ce qui compose le

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© DR

“Sidewalks of Bordeaux” [Part 3] Voici la troisième et dernière partie de la leçon de picking de Thom Bresh qui nous enseigne ici le pont et la fin de sa composition "Sidewalks Of Bordeaux". Comme il le dit lui-même, "vous pouvez désormais ajouter toutes les fioritures que vous suggère votre imagination". Merci encore au guitariste nashvillien, fils de Merle Travis, pour les conseils qu'ils nous a prodigués pendant trois numéros de Guitarist Acoustic. du morceau.Nous venons juste de terminer la seconde partie, avec le couplet de "Sidewalks Of Bordeaux". Voici maintenant le refrain et la fin

REFRAIN

main du manche au moment de laisser résonner le Mi grave et la corde de Si. Pendant que votre main est libre, glissez-la à la hauteurde la 5C'est un bon vieil accord de La mineur. Comme ceci. Pendant que vous jouez la partie de basses alternées, retirez entièrement votree doigts.Voici l'enchaînement, regardez bien ma main droite…case pour enchaîner sur deux cordes un accord de La mineur... sauf que vous ne jouez pas de barré et n'utilisez que deux

DESCENTE

puis un Mi mineur 7e. Je vous rejoue le tout.comme ceci, avec un Mi en corde grave et enfin un Mi7e. A nouveau, un autre diminué,Ensuite, il y a une descente qui se termine sur la corde grave de Mi, en Fa dièse, avec un accord de Ré 7e. Puis un Ré diminué, RIFF À LA THOM BRESHVoici maintenant un riff impressionnant qui vous vaudra des applaudissements, et il est relativement simple à jouer. Frappez à la 12e case de la corde de Mi aiguë, que je vousnote de Mi Bémol. Cette note est très importante, elle est le pivot de ce riff et l'on y revient souvent. Puis une descente commençantsimultanément les 2 cordes de Mi, grave et aiguë, et jouez un "pull-up" Mi/Fa/Mi sur la corde de Mi aiguë. Ensuite, passez sur une détaille en la jouant lentement.

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CODA

J'enchaîne avec un retour sur le thème principal, qui est comme le début Mi 7, avec un petit triolet. Enfin, voici la descente finale, la coda, que je vous montre au ralenti. Elle commence en Do à la 8e case de la corde de Mi et se termine par ce petit riff de basse que je vous montre. Voilà, vous connaissez maintenant les secrets de "Sidewalks Of Bordeaux". Cela fut un plaisir de vous l'enseigner, j'espère vous retrouver quand mon amie guitariste Valérie Duchâteau reviendra à Nashville enregistrer d'autres leçons pour ses lecteurs !

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LE COIN DU PICKING

PAR FRANÇOIS SCIORTINO

Musette Picking Les harmonies joyeuses du musette ont toujours fait bon ménage avec le picking !On retrouve cette particularité dans le premier album de Marcel Dadi. © Pierre Thouvenot RETROUVER VOTRE LECON sur notre chaîne Youtube www.youtube.com/channel/UCg0du_G2-MNZkBIF6pNV5ZwGuitarist Acoustic Magazine en suivant ce lien N’hésitez pas à appuyer vos basses et à accentuer les 2donne une liberté pour jouer des phrases proches du jazz manouche. Mélange subtil de swing et de jazz, cette étude en open de Sol 6 e et 4e temps, c'est là qu'est la pulsation et le swing !

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LE COIN DU PICKING

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JAZZ MANOUCHE

PAR GWEN CAHUE

Improviser sur la grille de © DR "Djangology" RETROUVER VOTRE LECON sur notre chaîne Youtube d’un classique de Django Reinhardt, avec sa composition "Djangology".Bonjour à tous ! Pour cette nouvelle leçon, petit tour d'horizon www.youtube.com/channel/UCg0du_G2-MNZkBIF6pNV5ZwGuitarist Acoustic Magazine en suivant ce lien Ici, la mélodie du thème laisse la place à une grille pas si simple à appréhender.C’est pourquoi j’ai choisi d’aborder ce morceau que l’on entend dans toutes les jam sessions. Bonne leçon !

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JAZZ MANOUCHE

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BLUES STORY

Par Chris LanCry Posidonie Ce mois-ci un morceau en Drop D, dédié à l’algue de la Méditerranée.salut à tous !

© DR

RETROUVER VOTRE LECON sur notre chaîne Youtube www.youtube.com/channel/UCg0du_G2-MNZkBIF6pNV5ZwGuitarist Acoustic Magazine en suivant ce lien Seule la position de l’accord de Sol change, car la basse est maintenant à la 5Il y a les 3 accords principaux d’un blues en Ré (Ré, Sol, La), plus un accord de Fa.comme sur les mesures 9 et 17, ou à la 2e case sur la 5e corde (mesures 21 et 25).e case sur la 6e corde,

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BLUES STORY

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ACOUSTIC BLUES

PAR JIMI DROUILLARD

12/8 de Marennes Bonjour à tous dans cette nouvelle rubrique Acoustic Blues. © Romain Bouet c’est pour ça que j’ai appelé ce morceau "12/8 de Marennes".J’ai une passion pour les fruits de mer, RETROUVER VOTRE LECON sur notre chaîne Youtube www.youtube.com/channel/UCg0du_G2-MNZkBIF6pNV5ZwGuitarist Acoustic Magazine en suivant ce lien C’est un riff ternaire, en A7. Il faut bien respecter les allers-retours ternaires, qui bien sûr s’inversent tous lestemps. Le riff fait 4 mesures et se développe sur l’intro et le A. En fait, G est un accord de 7Le B est constitué d’une suite d’accords majeurs, et d’accords avec la tierce à la basse : G/B, qui va sur C. to Heaven", etc. : C, G/B, Am).classique, on le voit souvent dans la musique classique, la pop et le rock (cf. "No Woman No Cry", "Stairway e (mais on n’entend pas cette 7e), avec la tierce Si à la basse. C’est un schéma Il vaut mieux consommer les huîtres avec un coup de blanc sec et beurre/pain de seigle.Enfin, vous faites comme vous voulez… mais avec du plaisir ! Bien à vous. N’hésitez pas, pour plus d'infos : jimid@free.frJimi D.

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ACOUSTIC BLUES

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LES CHEFSD’ŒUVRE CLASSIQUES

PAR VALÉRIE DUCHÂTEAU

Quatre sevillanes Il les jouait lors de ses concerts et m’avait initiée, alors que je n’étais qu’une enfant, à cet art du rythmeque m’avait transmise mon illustre professeur Angel Iglesias alors que j’étais âgée de dix ans..Je suis heureuse et émue de vous faire partager un ensemble de sevillanas et du rasgueado. Ces sevillanas sont festives et sauront vous ravir tout autant que votre auditoire. © Romain BouetGarder la pulsation, imaginez les palmas flamencas afin de donner l’envie au partage de la danse.A bientôt le plaisir de vous retrouver,C’est un cadeau pour un été festif. www.valerieduchateau.com

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LES CHEFSD’ŒUVRE CLASSIQUES

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LES CHEFSD’ŒUVRE CLASSIQUES

3 ème sevillane

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LES CHEFSD’ŒUVRE CLASSIQUES

4 ème sevillane

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TRACKLIST PÉDAGO

Hommage : Hommage : Sidewalks of Bordeaux Sidewalks of Bordeaux Par Thom Bresh Par Thom Bresh

1. Part 1 1. Part 1

2. Part 2 (couplet) 2. Part 2 (couplet)
3. Part 3 3. Part 3 (riff et fin)

Picking Picking Par François Sciortino Par François Sciortino

4. Musette Picking 4. Musette Picking
5. Explication 1 : accordage et harmonie 5. Explication 1 : accordage et harmonie
6. Explication 2 : Thème 1 6. Explication 2 : Thème 1
7. Explication 3 : Thème 2 7. Explication 3 : Thème 2

Jazz manouche Jazz manouche Par Gwen Cahue Par Gwen Cahue

8. Improvisation Djangology 8. Improvisation Djangology
9. Explication 1 : la grille 9. Explication 1 : la grille

10. Explication 2 : arpèges et note commune 10. Explication 2 : arpèges et note commune

11. Explication 3 : pont et coda 11. Explication 3 : pont et coda
12. Play-back

Blues Story Par Chris Lancry Blues Story

12. Posidonie Par Chris Lancry
13. Explication 13. Posidonie
14. Explication

Acoustic Blues Par Jimi Drouillard Acoustic Blues

14. 12/8 de Marenne Par Jimi Drouillard
15. Explication 15. 12/8 de Marenne
16. Explication
17. Play-back

Les chefs-d’œuvre classiques Par Valérie Duchâteau

18. Quatre sévillanas
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QUESTIONS DE LUTHERIE

RÉUNIFICATION

CORPS/MANCHE

PRÉPARATION

AU VERNISSAGE

www.darmagnacguitares.com Dans les deux derniers numéros, j’avaisdétaillé les différentes étapes concernant la réalisation de la caisse de résonance. gnement, le collage, la construction et lenification" du manche avec le corps, l’ali-Cette fois-ci, nous allons préparer la "réu- fameux vernissage...étapes nécessaires avant d’aborder lefaçonnage du chevalet, ainsi que toutes les www.darmagnacguitares.comEric Darmagnac

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1 5 A la ponceuse à bande, je façonne les deux ailes du chevalet. Je trace d’abord, le contour de mon chevalet dans un bloc en palissandre de Madagascar à l’aide de mon gabarit. 6 2 Je place ensuite mon gabarit pour marquer les six emplacements qui viendront recevoir les chevilles. 7 Avec ma scie à ruban, je déligne le contour de mon futur chevalet. 3 Avec ma perceuse à colonne et un foret de 5 mm, je perce les six trous. 8 Je ponce ensuite délicatement la forme finale. 4 9 La table d’harmonie étant légèrement voûtée (radius de 28"), j’utilise Je m’attelle maintenant à creuser le sillon qui viendra recevoir le sillet un dôme en MDF du même radius recouvert de papier de verre et je en os. Pour ce faire, j’utilise un gabarit fabriqué sur mesure, qui ponce manuellement le dessous de mon chevalet de façon à ce qu'il couplé avec ma défonceuse et une fraise de 3 mm, me permettra de épouse parfaitement le galbe de la table. réaliser, en plusieurs passes, un travail propre et net.

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10 14 J’ébavure ensuite les six trous avec ma perceuse à colonne et l’outil Je façonne ensuite à la ponceuse oscillante la fin de ma touche adapté. suivant le design recherché. 11 15 Une fois poncé, mon chevalet sera alors prêt. Je place ensuite du papier de verre collant à l'endroit où se trouve ma mortaise et je ponce en faisant glisser mon manche de haut en bas pour lui donner l’arrondi final. 12 16 Je ponce entièrement le corps et le manche de la guitare de façon à éliminer toutes les aspérités ou autres traces de colle qui pourraient A l'aide d’une bande de papier de verre découpée que je glisse subsister aux grains 80, 120, 180 et 240. entre le manche et le corps, je m’assure qu’il n’y ait aucun vide et que la jonction soit parfaite. 13 17 A la jonction corps/manche, la caisse étant légèrement arrondie, je creuse au ciseau à bois de chaque côté de mon tenon pour préparer Je vérifie avec une règle que le manche soit parfaitement aligné avec la courbure nécessaire. le corps.

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18 22 Maintenant que tout est ok, je me prépare à réunifier les deux parties. Avec mon pistolet, j'applique en une passe, ma teinte (shellac + alcool + colorants) et je laisse sécher deux heures. 19 23 J’encolle avec de la "hide glue", je maintiens l’ensemble avec une sangle bien serrée et je place 4 serre-joints pour sécuriser mon collage. Je démasque ensuite délicatement mes filets ainsi que ma rosace. 20 24 Je nettoie ensuite, à l’aide de coton-tige, le surplus de colle. 25 21 Ensuite, toujours avec mon pistolet, je projette une première couche de "fondur PU" très diluée (50%) de manière à "bloquer" la teinte de la table ainsi que le reste de la guitare et faire ressortir tous les pores du bois. La guitare commence enfin à prendre sa forme finale ! Dans le prochain numéro, je détaillerai toutes les étapes de la finition Après une nuit de séchage, je prépare ma table d’harmonie pour sa avec bouche-porage, fondurage et vernissage ainsi que les heures de mise en teinte de façon à réchauffer la couleur naturelle assez pâle de l’épicéa. Pour ne pas que mes filets de caisse ainsi que ma rosace ponçage qui vont avec, afin d’obtenir un vernis avec effet miroir ne soient teintés, je les masque avec du scotch adapté. ultra-fin qui puisse laisser respirer la table d’harmonie au maximum. En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous, un très bon été !

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DOSSIER SPÉCIAL AMPLIS ÉLECTRO NOMADES

EN PLEINE

AUTONOMIE !

de cette catégorie d’amplis spécifiques. Soit des heures d’essai en studio et dans le cadre de nos prestationsC’est l’outil tendance de ces derniers mois. Mais cela fait plusieurs années que nous suivons le développement modèles en cette année 2022, le moment est venu de faire un point complet.musicales personnelles. Mauvaises et bonnes, nous avons connu de vraies surprises. Avec l’arrivée de nouveaux Olivier Rouquier Jouons Mo-bile !Avec une offre aujourd’hui très agréable et en constant développement, Multi-usages besoins. Si la puissance va souvent être l’élément primordial du choix,il y a de quoi trouver LE modèle qui conviendra parfaitement à ses Utilisés par les guitaristes de rue, les amplis "mobiles" sont aussi trèsprisés des chanteurs-guitaristes. Il convient dans ce cas de choisir un il ne faut pas oublier que cette dernière sera au détriment de l’autonomie XLR est intégrée, pour s’épargner l’inévitable adaptateur XMR/jack.modèle pourvu de deux canaux, et c’est encore mieux si une entrée se vide rapidement, et comme les fabricants ne communiquent pastémoigné du même précepte : plus le volume est élevé, plus la batterie énergétique de l’appareil. D’ailleurs, nos nombreux essais ont tous Une réverbe ne sera pas superflue pour donner un peu d’air à la voix,un delay/écho pourra aussi faire l’affaire à condition d’être très soins. La température extérieure peut aussi modifier sensiblement àles temps moyens de recharge, il convient de cerner au mieux ses be- finement ajusté. Enfin, et ce n’est pas le moindre des critères à consi-dérer : si on compte se déplacer beaucoup et souvent, notamment à la baisse l’autonomie des batteries rechargeables et des piles. Plus ilfait froid, moins la charge électrique accumulée préalablement va comme l’encombrement. Une sangle est parfois fournie, solution àpied ou en vélo, le poids sera à apprécier à sa juste importance, tout tenir dans la durée. la fois indispensable et idéale pour assurer une parfaite mobilitédurant sa pratique.

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Des questions Dans la salle ? JOYO On choisira le modèle en privilégiant donc ses propres critères, parmi MA-10A les plus pertinents : le gabarit, la puissance, l’autonomie, le nombre Dans le genre mini, le MA-10A est exemplaire ! S’il est chichement de canaux, la présence d’effets, le ou les types d’usages envisagés, peu doté et ne possède qu’un seul canal, il amplifie la guitare électro de modèles affichant en effet une polyvalence d’utilisation totalement avec un certain talent. Dommage que la large sangle de portage idéale. Il sera bon de ne pas oublier les fonctions annexes diverses et ne soit pas incluse et nécessite l’achat en option. L’ensemble est variées qu’on aura grand intérêt à hiérarchiser selon ses besoins ou alors des plus séduisants sur le plan esthétique, mais aussi sur le ses envies. Malgré une justesse souvent imprécise, il est toujours nomadisme total du MA-10A : on se balade guitare et ampli en pratique d’avoir un accordeur intégré, tandis qu’un looper peut s’avérer bandoulière en égrainant ses notes au gré de son vagabondage. un compagnon sympa pour envisager quelques solos ou des parties Il n’y a pas de quoi attraper de migraine pour trouver sa sonorité de rythmes et autres percussions réalisées directement sur la caisse favorite : les options de recherche sont très limitées, il faut donc de la guitare. Le Bluetooth sera un "plus" pour qui aime à jouer sur toujours se contenter du minimum. Un petit ampli pas cher et des playbacks ou tout simplement utiliser également l’ampli comme sympa, quoi ! station musicale pour de la diffusion. L’USB ? Indispensable si l’ampli Prix : 39 euros tourne sous un logiciel interne, et qui demandera sans doute des Puissance : 10 watts mises à jour. L’USB peut aussi transformer l’ampli en interface pour Poids :Format : 1,3 kg 240 x 150 x 170 se raccorder à un ordinateur. Des sorties directes ou enregistrements Type d’alimentation : 6 piles AA ou adaptateur secteur (inclus) sont intéressantes si vous envisagez d’utiliser l’ampli sur scène ou en Autonomie annoncée :HP : 5’’ 3 heures (home) studio. Il jouera alors le rôle de préampli et de retour, par Entrées : jack, auxiliaire mini jack exemple. Et enfin, on a gardé pour la fin ce qui peut constituer le Sorties : casque premier critère à prendre en compte : quel budget êtes-vous prêt à Nombre de canaux :Effets : non 1 investir ? De quelques dizaines d’euros à plusieurs milliers, il y en a Bluetooth : non pour tous les comptes en banque ! USB :Divers : non volume, tonalité, gain, sélecteur normal/bright Pédalier : non l’heure Du choix Les + : le format mini, le look Nous vous présentons vingt modèles au sein de ce guide d’achat estival spécial exceptionnel, soit quasiment l’ensemble des amplis électro mobiles présents en cet été 2022 sur le marché ! Ces références sont en vente dans la plupart des boutiques habituelles, qu’elles soient physiques ou virtuelles. On ne saurait trop vous conseiller de procéder à un essai avant achat, chaque marque a en effet sa "couleur" sonore acoustique. Bien évidemment, il paraît compliqué de pouvoir comparer "oreilles en main" tous les modèles que vous aurez notés sur votre short-list. Bon choix, bon été et bonne musique ! Tous les prix sont publics constatés FLIGHT Tiny 6 Spécial Ukulélé ! Cet ampli est un petit ovni du genre. Son format réduit totalement unique a été imaginé pour permettre de glisser l’appareil dans la housse d’un ukulélé ; c’est dire ! S’il donne l’effet d’un joli gadget, le Tiny 6 n’en demeure pas moins un "vrai" ampli. On pourra aussi y brancher une guitare électro, mais on entend vite que les deux micro haut-parleurs intégrés n’ont pas été conçus pour ça. Ça fonctionne en revanche fort bien pour un ukulélé, qu’il soit électro ou équipé d’un système externe ponctuel (pastille, mini capteur). Proposé en finition érable ou noyer, à ce prix, il n’y a pas lieu de s’en priver ! Prix : 49 euros Puissance : 2x3 watts Poids : 300 g Format : 212 x 65 x 38 Type d’alimentation : batterie rechargeable par USB Autonomie annoncée : jusqu’à 5 heures HP : 2x2’’ Entrées : 1 jack Sorties : non Nombre de canaux : 1 Bluetooth : oui USB : oui Divers : disponible en finition "maple" et "walnut" Pédalier : non Les + : le format

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DOSSIER SPÉCIAL AMPLIS ÉLECTRO NOMADES

KUSTOM KUA-10

Spécial Ukulélé ! Dédié au ukulélé, ce petit combo de 10 watts saura aussi donner plus d’ampleur à la sonorité de votre électro d’aventurier en goguette. Et si votre uké n’est pas électro, pas de panique : Kustom accompagne son ampli d’une pastille à placer sur le corps de votre instrument pour en capter le son et l’envoyer à l’appareil ! Il faudra être patient et attentif pour trouver le meilleur emplacement possible, et jouir alors d’un joli brin de son. Voilà en tout cas un "lot" qui peut facilement faire de vous la star de la plage, ou l’ennemi juré du camping ! Prix : 139 euros Puissance : 10 watts BLACKSTAR Poids : 2,8 kg Format : 247x250x133 FLY 3 ACOUSTIC Type d’alimentation : 6 piles AA et adaptateur secteur (inclus) Autonomie annoncée : plus de 6 heures En version single ou pack avec sa mini enceinte addi- HP : 6’’ tionnelle (129 euros), le Fly Acoustic est craquant ! Sa Entrées : 1 jack, 1 mini jack, auxiliaire mini jack ; petite égalisation à deux bandes fait preuve d’une bonne Sorties : casque Nombre de canaux : 2 efficacité, et l’écho, dont on peut ajuster la durée, apporte Effets : non le petit plus qui donne de la vie à la sonorité. Pas d’entrée Bluetooth : non micro, ici, l’amplification de trois watts petits est entière- USB : non Divers : livré avec sangle ment dédiée à l’instrument. Avec une autonomie de plu- et micro "pastille" sieurs jours, le Fly Acoustic promet de belles heures de Pédalier : non Les + : le capteur fourni, musique ! L’enceinte complémentaire Fly 103 Acoustic la taille du HP peut être acquise en achetant directement le pack com- plet ou en option. Elle permet un chouette effet stéréo ! Prix : 85 euros Puissance : 3 watts Poids : 0.9 kg Format : 170x128x102 Type d’alimentation : 6 piles AA et adaptateur secteur (non fourni) Autonomie annoncée : 55 heures

HP : 3’’

Entrées : jack, auxiliaire mini jack Sorties : casque/line out mini jack Nombre de canaux : 1 Effets : écho Bluetooth : non USB : non Divers : contrôles Volume, Bass, Treble, Shape, Echo Level, Echo Time, pseudo stéréo avec l’enceinte additionnelle Fly 103 Pédalier : non Les + : le format, craquant !

ROLAND

Mobile AC C’est un nomade typique, totalement taillé pour la pratique de la musique en itinérance. Poids ultra léger, sangle de transport, autonomie record… Les contrôles sont réduits au strict minimum, mais, au moins, les néophytes seront tout de suite à l’aise avec l’appareil. Une embase permet de le fixer sur un stand standard. On ne va pas s’étendre sur le Mobile AC, juste ajouter que c’est l’outil nomade et totalement mobile absolument typique pour une autonomie absolue. Il est cra- quant et déclenche généralement une vague de sympathie directe du public envers son utilisateur, nous en témoignons ! Et on se laisse à rêver du jour où Roland proposera d’autres coloris. Prix : 209 euros Puissance : 2x2,5 watts Poids : 2,5 kg Format : 280 x 108 x 177 Type d’alimentation : 6 piles AA et adaptateur secteur (non fourni) Autonomie annoncée : 15 heures HP : 2x4’’ Entrées : 2 jacks, auxiliaire mini jack, auxiliaire RCA Sorties : casque (mini jack) Nombre de canaux : Effets : réverbe, chorus Bluetooth : non USB : non Divers : livré avec une sangle de portage Pédalier : non Les + : le rapport format/prix/poids

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NUX

AC-25

Le Nux AC-25 est un ampli sur batterie proposant deux canaux, optimisés pour la guitare électro-acoustique et pour un micro dynamique pour voix, parfait pour chanter en s’accompagnant avec son instrument donc. Sa puis- sance de 25 watts et son haut-parleur de 6,5 pouces permettent un rendu sonore suffisant pour les répétitions et petites représentations. Grâce à ses deux modélisations de préampli et les réverbes intégrées, le son est réaliste et très musical. Côté connexions, une sortie casque et line out permet de sortir le signal vers une sono ou un casque pour jouer en silence. Une entrée auxiliaire permet de diffuser musiques et backing tracks externe par câble analogique, mais il y a aussi le Bluetooth pour diffuser toute source sonore externe. Grâce à l’application dédiée, la section boîte à rythmes de l’application LANEY propose un métronome et des boucles de divers styles musicaux. Avec ses nombreux atouts bien pensés, l’ampli AC-25 est donc nomade, pratique et Audiohub complet ! AH-Freestyle Prix : 219 euros On va à l’essentiel. Pas de Bluetooth ni d’USB, on retrouve la Puissance : 25 watts philosophie habituelle de la maison anglaise. A moins de 300 Poids :Format : 5 kg 280 x 218 x 220 euros, voilà une solution d’amplification plus tournée vers un Type d’alimentation : batterie rechargeable et adaptateur secteur esprit "sono" qu’ampli pour instruments électro. A ce prix, on (fourni) pourrait même choisir d’en prendre deux pour ouvrir la diffusion, Autonomie annoncée :HP : 6,5’’ la puissance modeste ne permettant pas une explosion de la Entrées : 1 double XLR/jack, 1 jack, auxiliaire mini jack projection sonore, à volume sonore très élevé ; la qualité du Sorties : casque, line out son s’en ressent. Il convient de considérer l’Audiohub AH- Nombre de canaux :Effets : réverbes 2 Freestyle comme une plateforme d’amplification multi-ins- Bluetooth : oui trument/voix. Telle une mini sono totalement mobile, il est en USB :Divers : non accordeur, boîte à rythmes, pied rétractable, gig-gab fourni effet capable de traiter facilement n'importe quelle source : Pédalier : non claviers, batterie électronique, voix, instruments à cordes, play- Les + : le prix, les fonctions supplémentaires proposées via l’application backs. Pratique, il peut grandement dépanner, mais pas que ! Prix : 269 euros Puissance : 5 watts Poids : 7 kg Format : 314 x 360 x 278 mm Type d’alimentation : 6 piles AA et adaptateur secteur (fourni) Autonomie annoncée :

HP : 8’’

Entrées : 1 double XLR/jack, 3 jacks, 1 auxiliaire mini jack Sorties : casque/line out Nombre de canaux : 3 Effets : delay Bluetooth : non USB : non Divers : Master Volume, format "wedge" Pédalier : non Les + : 3 canaux

ORANGE

Crush Acoustic 30 Les égalisations sont excellentes, avec des médiums semi-paramétriques, bravo ! L’autonomie variera quasiment du simple au triple selon le niveau sonore engagé, et nous ne saurions trop conseiller l’utilisation de piles rechargeables pour faire face à la consommation engagée par les dix piles nécessaires ! L’expertise d’Orange en matière d’amplification n’est plus à démontrer, et la maison anglaise de développer toute une gamme d’outils à destination de la guitare électro. Effets, préamplis, ampli, il y a désormais tout chez Orange. Le Crush Acoustic est une machine aussi solide que sérieuse. Dans tous les sens des 2 termes ! Prix : 359 euros Puissance : 30 watts Poids : 6 kg Format : 28 x 32 x 23 cm Type d’alimentation : 10 piles AA et adaptateur Autonomie annoncée : de 3 à 8 heures selon le volume

HP : 8’’

Entrées : 1 double XLR/jack, 1 jack, 1 auxiliaire mini jack Sorties : jack line out, XLR Post EQ Nombre de canaux : 2 Effets : réverbe, chorus Bluetooth : non USB : non Divers : notch filter, anti-feedback, boucle d’effets, alimentation fantôme, couleur orange ou noire Pédalier : non Les + : la simplicité d’usage, pour une efficacité sonore indiscutable

AC #80 • 75

DOSSIER SPÉCIAL AMPLIS ÉLECTRO NOMADES

JOYO

BSK 60

Une belle machine deux canaux, dont un canal guitare richement doté, et un canal "micro" pourvu d’un certain charme lui aussi. Le looper intégré, commandable aux pieds grâce au judicieux pédalier multifonctions, nous a frustrés : ses trente secondes d’enregistrement sont un peu chiche, à la limite de l’erreur fatale. On réservera donc l’usage à la création de boucles rythmiques par exemple, ou de séquences de per- cussions également jouées sur l’instrument. La sonorité des guitares y est précise, on boostera éventuellement les graves selon le type de guitares raccordées pour éviter un son trop étriqué. Mais les deux canaux ne déméritent jamais, que ce soit dans l’usage instrumental ou microphonique avec une voix. Le rapport qualité/prix est très intéressant. Prix : 389 euros Puissance : 65 watts Poids : 14 kg Format : 50x29x37.5 cm Type d’alimentation : batterie au lithium rechargeable et adaptateur secteur Autonomie annoncée : plus de 8 heures ROLAND HP : 10’’ + tweeter 3’’ Entrées : 1 double XLR/jack, 1 jack AC-33 Sorties : line out 1, line out 2, DI, casque, C’est un classique du genre, présent dans le catalogue Nombre de canaux : 2 Effets : réverbe, chorus, delay Roland depuis près de quinze ans. Ce précurseur n’em- Bluetooth : oui barque pas les fonctions les plus modernes comme USB : non l’USB ou le Bluetooth, mais sa force réside dans les grains Divers : looper, tap- tempo, anti- sonores qu’il délivre, remarquables pour une petite ma- feedback boucle chine sur le papier modestement pourvue, mais qui d’effets, gig-bag en option, embase étonne toujours autant par sa pertinence sonore. pour fixation sur La stéréo est flatteuse et ouvre très favorablement la stand standard projection sonore, malgré la puissance réduite en usage Pédalier : multifonctions, nomade. Après de longues minutes d’utilisation à volume fourni élevé, un limiteur vient parfois baisser les niveaux, c’est Les + : le rapport très agaçant, mais c’est une protection des circuits in- format/puissance, le pédalier ternes. Le poids est un autre atout qui fait favorablement pencher la balance en faveur de l’AC-33, disponible en finition standard et en finition rosewood. Prix : 549 euros Puissance : 2x15 watts sur secteur, 2x10w sur piles Poids : 4,7 kg Format : 318mm x 223mm x 243mm Type d’alimentation : 8 piles AA ou adaptateur secteur (fourni) Autonomie annoncée : entre 8 et 9 heures selon le NUX HP :type de piles/batterie 5’’x2 Stageman2 AC-80 Entrées :Sorties : line out stéréo, casque, 2 jacks, 1 XLR, auxiliaire mini jack et RCA C’est une nouveauté, ça se voit et ça s’entend ! Nux a effet intégré les dernières tech- Nombre de canaux : 2 nologies et fonctionnalités en date dans le domaine pour faire de son nouvel ampli Effets :Bluetooth : réverbe, chorus on Stageman un sacré joujou. "Effets + IRs + boîte à rythme + looper + Bluetooth", le flip- USB : non flap qui recouvre le panneau de commandes de l’ampli lors du grand déballage de Divers : looper, anti-feedback l’appareil donne la mesure de l’expérience qui nous attend, et on n’a pas été déçu Pédalier :en option commutateur au pied Boss FS-5U ou FS-6 du voyage. Si la puissance est divisée par deux lors de l’utilisation en mode batterie, Les + : la connectique riche et bien conçue il reste cependant quarante watts sous le pied, ce qui constitue une réserve encore très acceptable pour répondre favorablement à bon nombre de situations. Voilà un copain idéal pour tout guitariste se sentant un peu seul. Prix : 449 euros Puissance : 80 watts/40 watts sur batterie Poids : 9,9 kg Format : 310 x 280 x 328 Type d’alimentation : batterie rechargeable Lithium et adaptateur secteur (fourni) Autonomie annoncée : jusqu’à 4 heures 30 HP : 6,5’’ + tweeter Entrées : 1 double XLR/jack, 1 jack, auxiliaire mini jack Sorties : line out jack, DI Nombre de canaux : 2 Effets : DSP 12 effets Bluetooth : oui USB : oui Divers : looper 60 secondes, 8 IRS guitares acoustiques, boucle d’effets, compatible application Stageman II Pédalier : oui Les + : c’est un "tout-en-un" ultra complet !

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FISHMAN

Loudbox Mini Charge Référence mondiale et indiscutable de l’amplification électro, Fishman a mis il y a quatre ans son savoir-faire en la matière pour proposer un combo nomade très attractif. Le challenge n’était pas mince, la marque ne pouvant se permettre de ternir sa réputation par une qualité de son qui ne fut pas à la hauteur des attentes. Le résultat est à la hauteur des espérances. L’autonomie varie grandement selon le volume recherché : 4 heures au niveau maximal, 12 heures à volume moyen, et plus de 18 heures à faible volume. Aucune fonction annexe, si ce n’est le Bluetooth, Fishman reste ici, comme ailleurs, entièrement centré sur la qualité sonore et le professionnalisme de ses produits. Le Loudbox Mini Charge est à ce titre hautement re- commandé. Prix : 489 euros Puissance : 60 watts Poids : 9,6 kg Format : 305x349x247 Type d’alimentation : batterie rechargeable et adaptateur secteur Autonomie annoncée : jusqu’à 18 heures HP : 6,5’’ + tweeter Entrées : 1 jack, 1 XLR Sorties : DI Nombre de canaux : 2 Effets : réverbe, chorus Bluetooth : oui USB : non Divers : phase, niveau de LANEY réverbe, niveau dechorus, A-Fresco 2 Pédalier : non Une puissance confortable, une autonomie Les + :l’ensemble le sérieux de record, le A-Fresco 2 se pose en sérieux champion du genre. Appareil polyvalent sans fioriture ni même de fonctions annexes stan- dards, le Fesco 2 est une machine à sons, et c’est tout. C’est tout, mais c’est très bien pour qui n’a que faire d’un potentiel très étendu qu’il n’utilisera pas. Autant privilégier la qualité de la préamplification, ici excellente, et de l’amplification, généreuse et racée. Ce Laney est efficace dans tous les domaines dévolus au genre, tant en termes de dynamique, de puissance, que de réalisme sonore. Avec ces trois qualités, on a de quoi se faire très plaisir ! Un outil très "musical" ! FENDER Prix : 555 euros Puissance : 60 watts Acoustic Junior GO Poids : 7,8 kg Malgré la très généreuse puissance, l’autonomie est confortable, et Fender n’a pas lésiné pour Format : 350x265x245 mm donner le maximum d’attraits à son Acoustic Junior Go, apparu l’an dernier sur le marché à la Type d’alimentation : batterie rechargeable Li-Ion surprise générale. Les deux canaux sont très bien pourvus et sauront apporter tout ce qu’il faut Autonomie annoncée : jusqu’à 24 heures aux instruments branchés comme aux micros voix. Le looper est bien conçu, et sa durée

HP : 8’’

Entrées : 2 double XLR/jack, auxiliaire mini pouvant aller jusqu’à 90 secondes commence à être réellement utile pour faire des boucles à jack, la volée. L’usage du pédalier, vendu en option, s’avère alors indispensable. La section "effets" a Sorties : casque, DI été soignée, elle propose un large éventail de traitements optimisés pour la guitare et la voix. Nombre de canaux : 2 Effets : réverbe, chorus Avec sa grosse puissance, son alimentation universelle, son autonomie sur batterie très Bluetooth : non généreuse, l’Acoustic Junior Go est l’un des Best Of du moment. USB : non Divers : alimentation fantôme, shape, Prix : 569 euros anti-feedback, phase, boucle d’effets Puissance : 100 watts Pédalier : en option Poids : 7,7 kg Les + : l’architecture des 2 canaux, la Format : 400 x 240 x 310 mm puissance, l’autonomie Type d’alimentation : batterie Lithium-ion rechargeable Autonomie annoncée : jusqu’à 12 heures

HP : 8’’

Entrées : 2 doubles XLR/jack, auxiliaire mini jack Sorties : casque, Line out stéréo Nombre de canaux : 2 Effets : DPS Bluetooth : oui USB : oui Divers : looper, pied d’inclinaison Pédalier : MGT-4 fonctions en option Les + : une vraie richesse, à tous points de vue

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DOSSIER SPÉCIAL AMPLIS ÉLECTRO NOMADES

ACUS OneForStreet-8 L'Acus OneForStreet 8 est le milieu de gamme de la série OneForStreet, dédiée aux usages nomades. On dispose ici d’une puissance de 90 watts grâce à son boomer de 8”, il dispose de trois canaux séparés (avec Gain/Volume, égaliseur trois bandes et d'un départ d'effet), une entrée instrument, deux entrées instrument + microphone équipées d'une alimentation fantôme toujours active et une entrée AUX. On dispose donc du nécessaire, et même un peu plus. Avec 90 watts sous le capot, il y a de quoi faire, sans toutefois oublier que l’autonomie sera, comme toujours, dépendante du volume général. Prix : 939 euros Puissance : 90 watts Poids : 9,5 kg Format : 348x263x310 Type d’alimentation : 2 batteries (non fournies) et adaptateur secteur (fourni) Autonomie annoncée : environ 7 heures selon la capacité des batteries HP : 8’’ + tweeter à compression Entrées : 3 jacks, 2 XLR, auxiliaire ACUS Sorties :mini jack DI OneForStreet-5 Nombre de canaux : 3 Voilà un ampli deux canaux totalement axé sur la qualité Effets :Bluetooth : réverbe numérique oui musicale. Le Bluethoot vient augmenter un peu le po- USB : non tentiel de cet outil italien, et ouvrir la porte à une extension Divers :auxiliaire, alimentation fantôme EQ 3 bandes, volume des usages avec la présente d’un câble Acus Artesia permanente, câble Acus Artesia LS1 fourni pour faire du "live-streaming" ainsi qu’un adap- LS1, adaptateur Bluetooth Acus tateur Bluetooth Acus Artesia BT-1. Le prix peut paraître Artesia BT-1, gig-bag en option,housse de protection anti-pluie en élevé, mais il s’avère justifié vu la qualité générale, griffée option, disponible en finition "Made in Italia". La réverbe présente un bon côté naturel. « bois » ou standard noir C’est un ampli très sérieux qu’on pourra placer sur un Pédalier :Les + : trois canaux, une autonomie non "mat" grâce à l’embase intégrée, afin d’assurer une ef- confortable eut égard à la puissance ficace diffusion. Prix : 699 euros Puissance : 40 watts Poids : 7,4 kg YAMAHA THR30 II Format : 253 x 280 x 305 Type d’alimentation : batterie (non fournie) et Acoustic Wireles adaptateur secteur (fourni) Autonomie annoncée : environ 7 heures selon C’est la dernière nouveauté en date de Yamaha, et au-delà du ca- capacité de la batterie talogue de la marque aux trois diapasons, l’une des dernières livrées HP : 5’’ de la catégorie nomades électro-acoustiques. Avec ce nouveau Entrées : 2 jacks, 1 XLR, auxiliaire mini jack Sorties : DI THR, spécialement dédié à la guitare électro, Yamaha fait très fort. Nombre de canaux : 2 canaux La maison nous met dans les oreilles un outil absolument remar- Effets : réverbe numérique Bluetooth : oui quable. Outre de très bons modèles de préamplis intégrés, le THR30 USB : non II Acoustic Wireless embarque des mémoires pour stocker ses so- Divers : EQ 3 bandes, volume auxiliaire, alimentation norités personnelles, une plateforme de lecture hi-fi pour sources fantôme permanente, gig-bag en option, housse de protection anti-pluie en option, disponible en externes, ou encore un récepteur sans fil Line 6, auquel il suffira finition "bois" ou standard noir d’associer l’émetteur vendu en option. La puissance n’est pas en Pédalier : non reste, les 30 watts sont à l’usage très, très généreux ! Les logiciels et Les + : le rapport poids/puissance/autonomie applications dédiés ajoutent encore à l’excellence de cet ampli. L’un de nos favoris ! Prix : 649 euros Puissance : 30 watts Poids : 4,4 kg Format : 420 x 155 x 195 Type d’alimentation : batterie rechargeable et adaptateur secteur Autonomie annoncée : 5 heures HP : 2x3,5’’ Entrées : 1 double jack/XLR, 1 jack, auxiliaire mini jack, Sorties : stéréo (2 jacks), casque Nombre de canaux : 2 Effets : réverbes, chorus, delay Bluetooth : oui USB : oui Divers : 5 mémoires, accordeur, récepteur sans fil Line 6 intégré, tap-Tempo, Cubase Al et Cubasis LE pour iPad inclus, sac de transport en option Pédalier : non Les + : cet ampli intègre un préampli de belle qualité

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ACUS OneForStreet 10 On se branche ici sur le plus puissant des OneForStreet de la maison italienne. La puissance est exceptionnelle pour un appareil pouvant fonctionner sur batterie. Certes, plus le volume général sera élevé, moins l’autonomie sera longue. Mais cela force tout de même l’admiration. Par ailleurs, il propose trois canaux totalement polyvalents, complétés d’une gamme de contrôles remarques pour la gestion des effets, le canal 1 bénéficiant pour sa part d’un switch pour choisir au mieux le type d’égalisation parmi 3 options (flat, bass, jazz). Une sacrée machine, et on rêve au chaînage de deux unités pour une stéréo nomade des plus séduisante. Prix : 1199 euros Puissance : 120 watts Poids : 11 kg Format : 425x302x310 Type d’alimentation : 2 batteries (non fournies) et adaptateur secteur (fourni) Autonomie annoncée : jusqu’à 7 heures selon la capacité des batteries HP : 10’’ + tweeter à compression Entrées : 3 jacks, 2 XLR, auxiliaire mini jack Sorties : DI Nombre de canaux : 3 Effets : 2 réverbe, chorus, delay, compression Bluetooth : oui USB : non Divers : EQ 3 bandes, volume auxiliaire, alimentation fantôme permanente, ELITE ACOUSTICS câble Acus Artesia LS1, adaptateur Bluetooth Acus Artesia BT-1, gig-bag en option, housse de protection anti-pluie en option, disponible en finition "bois » EAE D6-58 ou standard noir disponible en finition « bois » ou noir Elite a fait de l’amplification nomade sa spécialité. Pas Pédalier : non étonnant alors que l’expertise de la marque soit à ce Les + :la qualité des effets la puissance, point aboutie. Un aboutissement que la maison vend au prix fort, mais on en a pour son argent. L’EAE D6-58 est une superbe machine, totalement pro, qui surpasse bon nombre de modèles non nomades. 120 watts, 6 canaux : ces deux chiffres donnent à eux seuls une certaine idée du phénomène. L’écran de contrôle est très ergonomique et donne accès à une multitude de réglages, très intuitifs. Un outil professionnel qui va faire parler de lui ! Prix : 1589 euros Puissance : 120 watts, Class D Poids : 13,6 kg Format : 389 x 249 x 333 Type d’alimentation : batterie rechargeable ithium iron phosphate et secteur Autonomie annoncée : jusqu’à 6 heures HP : 8’’ + 5,4’’ mid + tweeter Entrées : 4 XLR, 6 jacks, auxiliaire mini jack Sorties : stéréo XLR, jacks, Nombre de canaux : 6 Effets : DSP Bluetooth : oui USB : non Divers : mixeur numérique intégré, mémoires utilisateur, alimentation fantôme, DSP 32 bits avec compresseur, gate, égaliseur avec balayage des médiums, filtre passe-haut, filtre coupe-bande, Midi, disponible en finition "bois" et standard noir AER Compact Mobile 2 Pédalier : Ce n’est pas le plus léger du genre, mais son poids est à l’image de sa sonorité : Les + : la puissance, dans tous les sens du terme c’est du massif ! Le Compact Mobile 2 reprend peu ou prou tout ce qui a fait le succès et la réputation de la maison. Et le Mobile 2 de présenter la même efficacité que son homologue standard dans sa version XL. Et s’il gagne quelques kilos dans l’histoire (notamment sous l’effet de la puissante batterie rechargeable), il ne perd rien en revanche qui saurait manquer tout utilisateur AER ; il sera ici à la maison et… en pleine forêt ! Si ce n’est le prix et dans une moindre mesure son poids, ce combo électro-acoustique n’affiche que des qualités. Prix : 1599 euros Puissance : 60 watts Poids : 13 kg Format : 330 x 330 x 285 mm Type d’alimentation : batterie rechargeable et secteur Autonomie annoncée : jusqu’à 5 heures

HP : 8’’

Entrées : 1 double XLR/jack, 1 jack, auxiliaire in RCA Sorties : ligne, DI, casque, accordeur Nombre de canaux : 2 Effets : 2 réverbes, chorus, dely Bluetooth : non USB : non Divers : alimentation fantôme, boucle d’effets, livré en gig-bag matelassé Pédalier : en option Les + : la dynamique légendaire AER, la qualité du préampli

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https://aldguitares.com ALD GUITARESModèle Little Swing

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DEUX REGISTRES DANS UNE GUITARE

Connus pour le sérieux de leur production et leur collaboration avec des musiciens de la trempe d’Angelo Debarre, Gérald Alonso et Fabian Le Dosseur, réunis sous l’étiquette ALD, proposent cette "Little Swing" (clin d’œil à Jimi Hendrix ?), modèle jazz décliné en plusieurs versions, selon le choix des bois et le gabarit. La présence sur leur stand, au festival Django Reinhardt de Fontainebleau, d’une déclinaison "hybride" au diapason 670 (sorte de mix entre guitare américaine et guitare française), ne manquait pas d’attirer les regards. Bonne raison pour en savoir plus ! Texte : Max Robin - Photos : ALD DANS LE GRAND BAIN "vintage" (type années 50) ou moderne (style LES GOÛTS Déclinée à l’origine en deux versions (érable Gibson, avec filtrage des aigus). La voilà parée ET LES COULEURS et manche sapelli ou tout en sapelli), la Little pour plonger dans le grand bain de la musique ! Qu’il s’agisse du modèle standard ou de la Swing s’ajuste initialement sur un diapason Mais "en coulisses", on peut déjà s’amuser à version "custom", on se sent immédiatement de 640 mm, dans la lignée des modèles jazz titiller cette Little Swing en usage purement à l’aise quand on prend en main la Little américains. Légèrement plus petite qu’une acoustique. On ne le regrettera pas ! Swing. Précision, justesse, fiabilité, confort : 16 pouces (sa dimension exacte étant de 15,8 c’est un sans-faute pour ce qui est de la joua- pouces), la belle a fière allure et se révèle très REMODELÉE  CUSTOM  bilité. L’instrument fait preuve de beaucoup confortable lors de la prise en main. Signalons, Comme on le sait, nos amis luthiers sont à de souplesse et sonne bien "groupé". Aucune sur ce type d’instrument, le travail spécifique l’écoute de nos moindres demandes, c’est sensation de "désunion" entre les cordes, des voûtes, nettement prononcées, pour une tout l’intérêt de se faire construire une guitare mais bien au contraire un sentiment de plé- réussite esthétique incontestable, dont parti- en la voyant littéralement "façonnée" entre nitude et de douceur. Ce caractère doux et cipent également la pureté du dessin et la leurs mains. Un de leurs clients a eu la très moelleux du son, on le retrouve lorsqu’on qualité de la facture. Parmi les choses "moins bonne idée de leur commander cette décli- travaille à l’ampli, comme un des éléments visibles" (mais non moins sensibles !), la tech- naison "custom" de la Little Swing, avec tête de la palette qui, suivant les attaques et la nique de frettage (effectué au banc, en position ajourée et cordier type Selmer (coloré en position main droite et les réglages (très ef- de jeu) permet une grande précision et une noir). Pour le côté "puriste" (ou ne pas chan- ficaces !) de volume et de tonalité, permet remarquable justesse d’intonation, associée ger de format lorsque l’on change d’instru- de déployer une large capacité d’expression, ici au chevalet Tune-o-matic (base ébène) et ment, si l’on veut passer par exemple de du moelleux jusqu’au plus agressif, selon que aux mécaniques à bain d’huile Kluson. A cette l’acoustique à l’électrique sans modifier ses l’on penche « côté américain » ou qu’on aille série d’atouts, s’ajoute le micro Benedetti repères), le diapason est ici de 670 mm, fouiller la matière en sollicitant plutôt le "Aldtone", mini-humbucker développé avec conformément au gabarit Selmer (mais toute versant "Stimer" de l’affaire, qui ne demande Angelo Debarre, relayé par une électronique autre option est naturellement envisageable). que ça ! Dans tous les cas, les sensations de (réglage volume/tonalité) avec condensateur En ce qui concerne les bois, le choix du mu- jeu demeurent excellentes, avec une qualité chimique, dotée d’un câblage maison au choix, sicien s’est en l’occurrence porté sur des es- de rendu qui donne entière satisfaction. sences "traditionnelles" : table multiplis en épicéa, dos et éclisses multiplis en palissandre, manche en érable flammé. Les mécaniques Schertler noires à boutons ébène et la finition brillante (distincte de la finition satinée du modèle standard) complètent le tableau. Avec cette version "custom", inutile de dire qu’ALD a frappé un grand coup, aussi bien en termes d’identité (on est là à l’exact croi- sement de la facture américaine et de la fac- ture française, en présence d’une proposition complètement originale), que de réussite in- trinsèque de l’instrument (c’est une "bom- be" !). Il est temps de se brancher ! Disponible à partir de 2380 euros pour le modèle standard (en comptant jusqu’à 3500 euros environ pour une version "custom"), la Little Swing d’ALD emporte franchement l’adhésion. Site : https://aldguitares.com

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www.takamine.com

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TAKAMINEédition limitée 2021 nous avons décidé de partager notre point de vue sur cette Takamine totalement inédite et dramatiquementFace à une production ultra limitée et de sévères restrictions dans la distribution du modèle eu égard à sa rareté,

UNE EXPÉRIENCE TOTALEMENT INOUBLIABLE

séduisante, que nous avons pu avoir à disposition dix jours durant. Retour d’expérience. Olivier Rouquier I entrelaprésentationdel’éditionlimitéelyatoujoursuneannéededécalage sadisponibilitédanslesmagasins.Lecru2021nedérogepasàlarègle,bienaudel’annéeparlamarquejaponaiseet contraire :lapandémieasacrémentchamboulélafabrication,puisparvoie deconséquence,l’exportation,pouraufinalunearrivéedesplustardives dansnoscontréesoccidentales.Maislapatiencevaêtrep retour !LaTakamineéditionli-mitée2021feraeneffetdate ayéede dansl’histoiredelamaison.C’esttoutsimplementl’undesplus Takaminedepuisprèsde25ans !nonleplusbeau,proposépar beauxmillésimesdugenre,si-

DÉCADENCESPLENDEUR, SANS

finitionbleuedégradéeconfèreuneformatdreadnought,pancoupé.LaCettemerveilleestélaboréesurun esthétiqueabsolumentsublime.Ce"CharcoalBlueG radtion"estlaplus esttrèsdifficilederendrejusticeàlabeauté joliefinitionsurlaquellenosyeux,pourtantaguerris,sesontposésde- del’esthétiqueautraversdephotos,fussent-lumière,etmêmeplusencore,jouedelaellesdequalité.Lesteintesjouentavecla puisdesannées.Lesincrustationsd’abaloneajoutentencoreàlasu- mièrepourconférerunemultitudede lu- perbeesthétiquedumodèle,mo-dèlevraimentd’exception.Il nuancesetdecouleursàlatable.C’estassu-rémentlafinitionlaplussomptueuseetétonnantequ’ilnousaitétédonnédevoir ! C’EST DE L’ARTLemanchetémoigned’unsavoir-faireim- demment,letravaild’incrustation,excep-pressionnant.Lepremierconcerne,bienévi- japonaise,lesmotifsjouentdesformesettionnel.Puisésdanslapluspuretradition letermeleplusapproprié,lagrandeurdesissante.Siladiscrétionn’estassurémentpas desc ouleurs,pouruneœuvrepicturalesai- l’esthétiqueesttellequ’elleprocureunen- lefaçonnageproprementdelapiècedebois,artistique.Lesecondsavoir-faireconcerne sembletotalementcohérentethautement quiluipermetdetomberparfaitementdanslecreuxdelamain.Sesdimensionsaffichent courirpourimmédiatementressentirsondesmesurestrè sréduites.Iln’yaqu’àlepar-

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Lutherie : 10 ON AIME : tout, Confort de jeu : 10 absolument tout Son acoustique : 9 ON REGRETTE : Son électro : 10 sa rareté Rapport qualité/prix : 10 étroitesse, par exemple. Le manche présentant un galbe étroit et fin, cela peut obliger à revoir ses habitudes de jeu, le placement des les fines barrettes de parvenir à concilier le doigts pouvant s’avérer un peu délicat dans confort des extrémités digitales, la facilité les premières cases si on n’y prend pas garde, des liaisons et la qualité de l’intonation. notamment pour le placement d’accords complexes. Une fois cette éventuelle adap- TOUT EN HARMONIE les plus hautes sont en effet magnifiées par tation réalisée, il n’y a plus qu’à laisser couler Le format dreadnought donne ici la pleine la structure même de l’acoustique. Remar- son jeu ; il peut y être déroulé avec souplesse mesure de son imposante taille. Mais l’équi- quable et rare, ce trait de caractère reste aussi et facilité. Le radius favorise les barrés, et libre général de la guitare s’avère excellent, prégnant que les cordes soient jouées aux tant sur le plan esthétique, physique, que so- doigts ou au médiator, en arpèges comme nore ! Le phénomène acoustique engendré en strumming. C’est suffisamment rare pour Prix : 2990 euros, prix public conseillé convainc immédiatement. Takamine démon- être salué avec vigueur. Style : dreadnought, pan coupé, électro Table : épicéa de sitka massif tre pleinement ici sa maîtrise totale des pro- Fond et éclisses : sapelé massif/sapelé cessus acoustiques engendrés par les cordes, ELLE EST BRANCHÉE Manche : acajou Touche : ébène marbré le sillet, et la table d’harmonie. Si les basses En usage électro, le dernier préampli en date Largeur au sillet de tête : 42,5 mm sont conformes aux attentes vis-à-vis de ce développé par les ingénieurs de maison ja- Largeur à la 12e case : 52,8 mm Mécaniques : Gotoh à bain d’huile, nickel format de caisse, leur réponse ne se fait pas ponaise permet un travail précis de l’égalisa- brossé au détriment des autres fréquences. Ce re- tion, et plus particulièrement autour des mé- Préampli : Takamine CT4-DX. Volume, EQ 3 gistre grave est en effet présent et riche, mais diums, fréquences qui exaltent une sonorité bandes avec médiums semi- paramétriques, Notch 1, Notch 2, il n’altère en rien l’influence des bas-médiums, ou l’anéantissent totalement selon les réglages accordeur, calibrage de l’accordeur, mix et assure un beau tapis pour l’explosion des visant à hausser ou atténuer ce registre, ou avec système optionnel Etui/housse : étui aiguës. Une "explosion" au sens noble du certaines fréquences de ce registre, et l’in- Version gaucher : non terme, entendons-nous bien. Les fréquences tensité de leur influence sur le rendu global. Production : Japon Site : www.takamine.com

MIGNONNE,
ALLONS VOIR SI LA ROSE…

Pratiquer cette Takamine Blue Rose fut une délicieuse et inoubliable expérience. Les yeux, les mains, les oreilles, nos sens en conservent des souvenirs émus, ne regrettant que d’avoir dû la restituer au fabricant. Comme nous l’écrivions en début d’article, ce cru 2021 va faire date dans l’histoire de cette traditionnelle série limitée, qui marque de son modèle unique chaque nouvelle année. Il marquera également, et tout aussi puissamment, la belle épopée de la marque japonaise, comme il a marqué notre propre histoire sur l’instrument.

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BREEDLOVERainforest S Concert MB-CE Elle est très séduisante cette guitare, certes, mais nous savons pertinent qu’une belle esthétique n’a jamaisfait une bonne guitare. Alors, cette Breedlove, est-elle autre chose qu’une beauté ?TOUT EN DOUCEUR Jacques Balmat un obstacle pour jouer les cordes. Et côté veloppement de ses gammes.lentement, mais sûrement, le dé- on an mal an, Breedlove poursuit une pendule suisse, la maison de l’OregonB Telle jeu, c’est tout aussi plaisant. La fabrication"tout acajou" produit une sonorité spécifique sait y faire pour nous mettre régulièrementdans les mains une nouveauté quelconque. moelleuse. Point d’aigus lyriques ou de bassesbaveuses, les registres font montre d’une MB-CE qui sonne à la porte du studio…En cet été, c’est une Rainforest S Concert grande homogénéité. Certes, cette tempé- en la matière, cette guitare n’est en effet pasrance est au détriment de la personnalité ; MIDNIGHT BLUELes photos minimisent grandement la ma- pourvue d’un caractère marqué. Equipéepas du plus abouti des préamplis, mais onpour être branchée, la Rainforest ne dispose tion brillante protège une teinte noire auxgnifique robe qui habille le modèle. La fini- samment sérieux pour répondre à notre ap-un système Fishman tout de même suffi-fera contre mauvaise fortune bon cœur avec effet. C’est absolument splendide et gageonsfines lignes structurées bleues du plus bel ce tableau pour y ajouter une touche de sé-que les spotlights d’une scène sauront exalter L’unique égalisation embarquée sous la forme pétence pour les musiques branchées. duction supplémentaire. Fidèle à sa pratique,Breedlove a sélectionné son format de caisse d’un "Contour" est efficiente et sait cerneravec à-propos les fréquences cibles qui peu- favori, véritable signature de la maison, j’ainommé le Concert. Intimement liée à l’his- vent heurter les oreilles. Auditorium peut l’être à Taylor, cette caissetoire de la marque, comme le Grand

TOP MOUMOUTE

par nous attacher durablement. Outre soncette Breedlove à laquelle nous avons fini Nous avons passé d’excellents moments avec sait répondre aux demandes de sonorités fication et des forts volumes sur scène. MaisElle sait aussi déjouer les pièges de l’ampli- acoustiques équilibrées, puissantes et racées. esthétique qui ne laissera personne indifférent, sensations de jeu, et les sonorités qu’elle pro-en bien ou en mal, elle procure de très bonnes faire donner de la voix plus durablement.prenons-la d’abord en main, avant de lui vient tapisser les oreilles de moumoute.pose feront généralement consensus : elle

C’EST UNE GUITARE"ROSÉSOUSLA

lui-ci est dans les stéréotypes recherchés parManche des plus modernes s’il en est, ce- TONNELLE" moins exemplaire : la finition noire mate manche délicieux ON AIME : son esthétique savoureuse, sonON REGRETTE : l’absence de housse tout guitariste refusant de devoir se battre de doigts… Autant dire qu’après une minutemet superbement en valeur la moindre trace Lutherie : 9 sensations de jeu tranquilles,avec sa main gauche. Le galbe procure des de jeu, le dos du manche donne à observerautant d’empreintes digitales que le registre Confort de jeu : 10 estivale", le guitariste-testeur s’imaginant façon "ambiance Son acoustique : 8Son électro : 9 journée d’automne. Douces et précises à ma-dédié du 36 Quai des Orfèvres par une pâle Rapport qualité/prix : 10 vençal en mode post-sieste, sous la douceursur un hamac à l’ombre d’un platane pro-d’une langoureuse tramontane annonçant nipuler, les mécaniques bain d’huile à petits Prix : Prix : 949 euros, prix public conseillé une délicieuse fin d’après-midi en chanson timal, le confort d’entretien sera nettementet en rosé. Si le confort de jeu se révèle op- sans cheville typique Breedlove. Quel bon-boutons sont associées au fameux chevalet Style : concert, pan coupé, électro Table : acajou massif de la République du heur ! Changements de cordes aisés, stabilité Fond et éclisses : acajou de la RépubliqueCongo du phénomène de transmission vibratoire,rapidement assurée, sans aucune altération Manche : acajou de la République du Touche : ovangkol du Gabodu Congo n’en déplaise à certains grincheux. Largeur au sillet de tête : 43 mm Largeur à la 12e case : 52,8 mmCongo NO SPORT !La taille de caisse favorise une prise en bras Etui/housse : non Mécaniques : bain d’huile Breedlove Préampli : Fishman Presy I. Volume,Contour, Phase, AccordeurPremium chromées droit tout en souplesse et en décontraction.Les petits gabarits n’auront nullement la Version gaucher : non désagréable sensation de devoir enjamber Production : Chine Site : www.breedlovemusic.com

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KEELEYHalo Sans a priori et sans attente particulière vis-à-vis de cette pédale à l’ouverture de la boîte, notre état d’esprit futtotalement modifié au moment de remettre le couvercle…UN DELAY À ACQUÉRIR SANS PLUS ATTENDRE Jacques Balmat collaborationTimmons. Peu connu du grand public, ceCette magnifique pédale a été conçue en avec le guitariste Andy dès qu’on sort des programmes plus conven-tionnels, qu’elle génère d’ailleurs de manière classe et de musicalité, sans débauche de fi-musicien a su imposer son style plein de rythmiques opératoires, elle n’aura de limites tout aussi remarquable. Avec différents modes que celles engendrées par l’esprit et l’imagi- prouesses digitales. Associée à son immensegures techniques acrobatiques ni autrestalent, son appétence pour le matériel l’a tro-nylon et une 12-cordes, nous avons dé-nation de l’utilisateur. Avec une Taylor élec- tout naturellement conduit à être sollicitépar de nombreuses marques. Répondant au couvert des horizons sonores qui nous étaient compte-gouttes, lorsque son nom est engagé avec un looper, cette Keeley est une arme jusqu’alors inconnus ! Utilisée conjointement dans l’aventure, Andy Timmons s’engage to- redoutable pour le guitariste se produisant passant ainsi la simple notion "d’endorse-talement dès la conception du produit, dé- mettent de sauvegarder ses programmes per- seul. Les huit emplacements mémoires per- ment”. Après cet indispensable préambule deux footswitchs, dont l’usage alterne faci-sonnels, facilement accessibles grâce aux gnataire, venons-en à la pédale.pour bien appréhender la philosophie du si- lement entre de multiples fonctions.

AH BON, C’EST NOUVEAU ? SUR LA LISTE

traitements à base de delays modulés. ElleLa Halo est une pédale proposant différents élevé. Mais il faut considérer cet outil comme Le prix d’une telle machine est élevé, très résulte de l’expérimentation de nombreusesannées passées par le guitariste à empiler divers effets en la matière pour parvenir aux potentiel créatif développe l’imagination de on aurait vraiment tort de se priver tant sonun instrument en soi. Voilà une pédale dont sons imaginés, mais qu’aucune machine nepouvait jusqu’alors lui offrir en une simple incroyable, pour des traitements de grande au distributeur français de la marque qu’avecson utilisateur. Nous avons pris un très grandplaisir à la tester et nous ne l’avons renvoyée de retards, de modulations et de saturationslisant différents procédés de réverbération, unité, qui plus est au format pédale. En uti- Nous sommes ici à cent lieues de certainsqualité sonore, qui savent rester musicaux. grand regret, l’inscrivant sans attendre sur harmoniques, la Halo présente une puissance totalement inexploitables par n’importe quelproduits qui séduisent lors de démos, mais notre "wish list" ! de la… musique !guitariste souhaitant les utiliser pour faire

SUR UNE AUTRE PLANÈTE

côté "naturel" ou, au contraire, synthétique.une belle texture sonore, qui peut avoir un La dernière création Keeley en date propose Il en résulte une grande diversité d’ambiances plexes. Si elle a été conçue avant tout pourpossibles, des plus éthérées aux plus com- a toute sa place dans l’univers électro. Avecl’usage au sein d’un système électrique, elle tous les usages habituels et ouvrir le champson très large potentiel sonore, elle va couvrir Effets : Dual Echo, delay stéréo 5 modes univers sonores accessiblesTraitements sonores : 10Rapport qualité/prix : 9Les + : la puissance de traitements, les créatives. La plupart des contrôles possèdentà d’autres possibilités bien plus inédites etune double fonction, accessibles par appui Prix : 404 euros, prix pubkic constaté Technologie : numérique Footswitch : True Bypass et Buffered Trails d’éditions des sonorités.sur le bouton FDBK, étendant les possibilités Divers : Tap-tempo, 5 modes de rythmes,stéréo, 8 emplacements mémoires ELLE NOUS EXPRIMELe Halo permet une multitude d’expressions Alimentation : par adaptateur secteurutilisateur (4 banques/2presets), entréepour pédale d’expression sonores. Infinite Hold, Freezing, effets ré-tro… Cette pédale est complètement dingue Production : USA Site : www.robertkeeley.comuniquement (non fourni) 9 volts-160mAminimum

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TC ELECTRONICPlethoraX3 réduit. Quoi de neuf alors sous le capot de cet objet totalement craquant ?Dérivé du Plethora 5, le PX3 reprend en grande partie l’architecture de son aîné, sous un format délicieusementPLÉTHORE DE BONS EFFETS Jacques Balmat ment préservée ; le grain original n’est en 814ce, résonateur Johnson, le caractère desguitares utilisées pour les tests est resté intact.effet nullement trahi. Yamaha NEX, Taylor Grâce aux systèmes de "Boards", il est pos- tions différentes, voilà qui laisse voir venirl’avenir avec sérénité. Au chapitre des pointssible de sauvegarder jusqu’à 127 configura- de conserver la stéréo totale, entrées et sorties,au détriment de la boucle d’effets et de lafaibles par rapport au PX5, TC a fait le choix prise pour raccorder une pédale d’expressionen direct, qui passent à la trappe, nouvelles dimensions du boîtier obligent. Il n’y a plusde places pour tout le monde ! ON A CRAQUÉLes propriétaires de PX5 seront, ici, comme www.tcelectronic.com duplex à un trois-pièces, mais en conservantà la maison, avec la sensation de passer d’un et Boss d’avoir opéré la même démarche matière de Plethora (soit tout de même la même vue sur l’océan. Pour les novices en our ceux qui auraient manqué l’épi- l’écrasante majorité des guitaristes), c’est une Ptialement dans le PlethoraX5. Le pédaliersode initial, listons quelques-unesdes très bonnes idées intégrées ini- IL PEUT VOUS ENVOYERavec son GT-1000Core. de TC dans le domaine des traitements so-bonne occasion de bénéficier du savoir-faire la gamme de pédales du créateur danois. Lesmises à jour proposées du système ajoutentregroupe en en grande partie l’ensemble de La taille compacte de ce petit pédalier luiDANS LE COSMOS nores, en se mettant sous le pied de formi- par la technologie numérique. Il est ensuiterégulièrement de nouveaux effets, permis une place discrète directement aux pieds du confère une excellente ergonomie pour trouver maison danoise possède une maîtrise remar-envoûtants, autant de traitements dont la dables réverbes, delays sublimes et chorus et ses besoins, chaque bouton pédestre pou-aisé de configurer la machine selon ses envies chausse-pied, sur le plus étriqué des pedal- musicien, ou encore se glisser, fût-ce au aucune hésitation : pour le prix de quelquesquable depuis son légendaire "2290". Si onajoute à cela tout le reste, il n’y a vraiment vant se voir affecté de n’importe quel effet, appui. Le PX5 intègre des mémoires, trèset leur ordre pouvant être modifié d’un simple sur la base des quinze effets les plus plébiscités dans la poche du gig-bag de la guitare ! Etablieboards. Il se glissera avec la même aisance craquerie !pédales unitaires, le PX3 propose tellementplus et souvent tellement mieux. Une vraie facilement accessibles, y compris en situationde jeu. Un accordeur est embarqué, ainsi que du PX5, la bibliothèque de la version minicouvre tous les besoins habituels des instru-mentistes électro-acoustiques tout en offrant le centre névralgique du système d’amplifi-cation électro et électrique.divers autres outils pour faire de cet appareil des sonorités nettement plus "cosmiques".Traitements spatiaux, modulations, com-de quoi exploser les routines, en permettant AU RÉGIME On y ajoutera 75 emplacements "TonePrint"presseurs, filtres… La liste est très longue !par effet (!), perd deux footswitches dans l’affaire, c’estcompte l’ensemble de ces éléments, et s’il Le Plethora X3 reprend, grosso modo, à son en temps réel étonnants. Un looper, un ac- le circuit Mash pour des contrôles Type : pédalier multi-effets évidemment pour gagner en compacité. Le cordeur et une application dédiée très puis- Dimensions : 41,0 x 17,0 x 10,0 cm PX5 n’était déjà pas très encombrant, le PX3 sante complètent la machine, la liste pourrait Poids : 1,4 kg Alimentation : uniquement par devient mini ! Rien de très surprenant à être poursuivie et remplir le reste de la page. USB : oui (mini-B) Bluetooth : oui adaptateur secteur 9V DC 600mA (fourni) a déjà bien longtemps aux mêmes plaisirscela : Line 6 et Headrush se sont livrés il y QUEL INTÉRÊT POUR LE Divers : 127 programmes, TonePrint, du régime amincissant pour leurs machines GUITARISTE ÉLECTRO ? système Mash, simulations de HP, phares afin d’en proposer des versions light, La transparence du signal est grande, la so- Production : Chine accordeur, looper, potentiomètres norité de la guitare branchée remarquable- Site : www.tcelectronic.comparamétrables, midi,

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CHRONIQUES

BEN HARPER GRAHAM NASH

bloodliNe MaiNteNaNce live - soNgs (Chrysalis Records) for begiNNers/ Auréolé de trois Grammy Awards, Ben Harper nous Wild tales présente son nouvel opus. Porté par une grappe (Proper Records/Bertus) de guitares aux sonorités funky ("We Need to Talk Epitaphe inamicale pour About"), le chanteur guitariste revient sur les bles- CSN&Y : Crosby déteste Nash, sures de l’esclavage, présentes dans une Amérique tous abhorrent Steve Stills, et divisée plus que jamais et sur l’influence d’un père charismatique dans sa vie Neil Young les a radiés de ses d’homme. Aux commandes de ce dix-septième album, Ben virevolte, comme à tablettes depuis longtemps. Pourtant, ils continuent à jouer son habitude, entre plusieurs instruments, naviguant avec aisance des nappes chacun de son côté, sauf Stills qui semble être en retraite. Graham de lap-steel à la basse, en passant par les percussions. Côté son, le grain des Nash, intronisé deux fois au Songwriters Hall of Fame, révise en guitares, porté par la griffe sonore roots d’un ampli Dumble, apporte un mélange live ses deux albums classiques, Songs for Beginners et Wild Tales. de raffinement et d’épaisseur à son nouveau répertoire. Dans un idéal mélange Accompagné sur scène par un groupe de sept musiciens dirigés de blues-soul et de funk ("Below Sea Level"), Ben Harper nous offre en onze par ses collaborateurs de longue date Shane Fontayne (guitare) chansons un arc-en-ciel de bonheur à partager sans modération.Philippe Langlest et Todd Caldwell (claviers), Graham Nash s’attache à remodeler "Military Madness", "Chicago", "We Can Change the World", "Wild Tales" et "Simple Man". Ses vocaux ont toujours été éthériques MATTHIS PASCAUD et l’âge n’a pas changé ses cordes vocales, bien que l’on puisse & HUGH COLTMAN soupçonner Todd Caldwell et Shane Fontayne de le doubler Night trippiN’ - parfois. Ces chansons de l’ex-leader des Hollies ont été prophé- tribute to dr JohN tiques, annonçant le conditionnement et la tyrannie des ordi- (Sony Masterworks) nateurs qui érodent l’humanité - vous n’existez pas si vous n’êtes Trois ans après le départ de Dr John, comment re- pas dans le computer. Mais Nash évoque une conscience supé- prendre le flambeau ? Hugh Coltman, ex-The Hoax, rieure, exprimée par l’art ancien et primal des chansons, art qui et Matthis Pascaud l’ont fait en ouvrant la porte pourrait bien un jour redevenir l’égal des machines. des bayous avec la poudre magique, les sortilèges voodoo et les invocations à Romain Decoret Congo Square, Marie Laveau et Mac Rebennack lui-même. On croise le bottleneck de "Mojo Boogie" par Ry Cooder, mais aussi d’une génération à l’autre, les flammes de PJ Harvey et The Kills. Les titres vont de "Walk on Gilded Splinters" à "Babylon" NEAL BLACK et "Gris-Gris", actes fondateurs de la légende de Dr John Creaux, The Night Tripper & THE HEALERS ou Mac Rebennack. Un disque chargé de son New Orleans, en attendant l’album Wherever posthume de Dr John, qui sortira cet hiver. R.D. the road takes Me (DixieFrog) Neal Black est né à Takoma, dans l'État ORIANE LACAILLE de Washington, mais sa famille s’est ins- hear My voice tallée au Texas, à San Antone, alors qu’il (Beating Drum) n’était encore qu’un bébé. Inspiré par le blues-rock de Johnny Winter, Cet EP de quatre titres est une somme. Quels que il a fait les premières parties de Stevie Ray Vaughan et des Fabulous soient ses projets (Titi Zaro, La Tribu des Femmes, Thunderbirds avant de partir pour New York, où il rencontra Popa Bonbon Vodou, etc.), Oriane l’amazone questionne Chubby. Installé dans le Sud de la France durant les années 90, avec de sa double culture et rappelle la beauté des métis- fréquentes tournées au Mexique, Allemagne, Belgique et Hollande, sages. Dans ces quatre ballades au creux de l’épaule Neal Black a joué, jammé ou accompagné les meilleurs bluesmen. Pour et des douces transes, au gré des cordes sensibles (ukulélé, takamba, une variation fêter les trente années de carrière, il a compilé des titres enregistrés réunionnaise du n’goni à trois cordes, guitare, guembri), des polyrythmies et des avec Robben Ford, Larry Garner, Mason Casey, Gib Wharton, Popa percussions caressées, Oriane Lacaille fait entendre sa voix, sa poésie, plutôt que Chubby, mais aussi avzc Johnnie Johnson (pianiste de Chuck Berry), de lever le poing. Hear my voice. Une somptueuse fresque créole, tissée avec le Fred Chapellier, Nico Wayne Toussaint, Alain Leadfoot Rivet et Jimmy concours de Piers Faccini, chantre de la sobriété mélodieuse, pour des dialogues Vivino. En bonus, un second CD live a été enregistré lors des tournées en Réunion, à l’unisson, au son d’un maloya vagabond. Ben françaises et allemandes. Une œuvre magistrale d’une personnalité ja- mais flashy, mais efficace, au point d’être le parolier et producteur de nombreux artistes de blues. R.D.

THE WATERBOYS

all souls hills (Cooking Vinyl) En 1985, The Waterboys décroche la timbale avec un troisième album parfait (This is the Sea), sertie de mélodies en or massif, entre pop flamboyante et rock aux accents celtiques (The Whoole of the Moon), toutes signées par un Mike Scott en état de grâce, touché par le Graal du songwriting (Van Morrison). Pour le quinzième opus du groupe, Mike a collaboré avec le mancunien Simon Dine, qui a coécrit six des neuf titres que contient l’album. En forme, le barde écossais nous offre de bien belles surprises, avec notamment "One We Were Brothers", une chanson composée par Robbie Robertson, ainsi qu’une version magistrale de "Passing Through", un standard country folk de 1948 composé par Dick Blakeslee, puis repris en 1973 par Leonard Cohen. Sur de nombreux titres ("The Southern Moon", "Here We Go Again"), on retrouve dans l’interprétation du leader des Waterboys la même profondeur, la même fêlure qui l’animait voilà plus de 35 ans. Pour les adeptes de la version Deluxe, Scott et sa tribu nous ont concocté, en bonus, une version volcanique de "Jumpin’ Jack Flash" des Stones. Strictement imbattable. P.L.

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AMERICANA

(ECM / Universal)JOHN SCOFIELD fois de sa carrière joue la carte" solo". Le réper-cet album John Scofield, qui pour la première C’est à un "exercice intime" auquel se livre avec CORNER toire balaie allègrement le très large domained’intervention de l’ex-partenaire de Miles Davis, BORROWED TIMEDANA FUCHS Away") ou la country ("You Win Again") font en effet partie du décor, côtoyantsions et autres points d’ancrage : le blues ("Junco Partner"), le rock ("Not Fade signalant au passage quelques-unes de ses pas- (Ruf Records)Née au milieu des années 70 dans le New dont "Danny Boy", ballade irlandaise promue au rang de tube universel. Si Johnles thèmes originaux (signés John Scofield ou Keith Jarret) et les standards, Jersey, Dana Fuchs s’exile rapidementdans le sud des États-Unis. A douze ans, ne renonce pas à faire chanter sa six-cordes dans le plus simple appareil ("MyOld Flame" ou "You Will Again", joués guitare seule), la plupart du temps, il First Baptiste Gospel Choir en Floride, où elle peaufine sa techniquevocalement très douée, elle intègre le et la constance de l’inspiration sont telles qu’il parvient à captiver l’auditeurdialogue avec lui-même, via deux pistes superposées. La variété des protocoles vocale. En 2002, elle se fait repérer sur scène à New York , lors d’un opus en tant qu’autrice/compositrice/interprète. Produit par Bobbysicale concert. On lui confie alors le rôle de Janis Joplin dans la comédie mu- de bout en bout, sans jamais sacrifier à la redite ni à la vanité de l’autocom- Love Janis. Vingt ans plus tard, Dana Fuchs signe son sixième le grand John offre tout simplement un de ses meilleurs opus !plaisance. Dans la splendeur de cet espace très épuré (cf. "Mrs. Scofield’s Waltz"), Max Robin Accompagnée à la guitare par Jon Diamond, Dana tient le micro en pa-d’un southern rock solide et vibrant ("Not Another Second On You").Harlow (The Detroit Cobras), l’album butine sur les champs labourés

EKHZIBITION 104KHALIL CHAHINE

tronne, ou d’une Beth Hart.chauffé à blanc, rappelant les grands moments d’une Lucinda Williams Down on Wrong" ou sur le très sudiste "Hard Road" et son refrain n’hésitant pas à s’arracher les cordes vocales sur "Double (Continuo Jazz / UVM Distribution) au voyage. On embarque ici, à travers le ba-La musique de Khalil Chahine invite souvent Philippe. Langlest lancement des rythmes (le 5 temps de "Vers leSymorgh", le 7 temps de "Ekzhibition 104"…), la SONGS FORSIMON JOYNER l’eau", "Mescaline") ou la fluidité imparable des développements, en quoi Khalilpoésie des alliages sonores ("Ecrire avec de A STOLEN GUITAR(BB Island Records) s’impose une nouvelle fois comme un compositeur accompli. Superbemententouré par des soufflants inspirés (Stéphane Chausse, Claude Egea), servi Admiré par Beck depuis le début de sacarrière au début des années 90, Simon par le subtil drumming de Mathieu Chazarenc ou les textures d’un quatuor àcordes (au sein duquel on repère sa fille Analuna), le leader n’hésite pas à dé- d’une bonne quinzaine d’albums, tous délicieusement tissés à la guitarePrivilégiant une écriture folk intime et lumineuse, Joyner est l’auteurJoyner est un songwriter "à l’ancienne". bébé") ou plus éthérées, toujours au service du propos. Moment de grâce decocher lui-même quelques flèches bien senties, en lignes sinueuses ("Profession sons vous embarquent dès le premier tour de piste, rappelant parfoissans oublier sa ville natale d’Omaha, Nebraska, où il a grandi, ses chan- cet album, "Tranquila Moça" (plage 8), dont le lyrisme, magnifié par l’intervention Californie. Imprégnées à la fois par les plaines et les vallées du Midwest,acoustique. Son nouvel opus a été enregistré ente le Colorado et la chantée de Salvador Sobra, vaut à lui seul le détour. M.R. ("Don’t Tell Bobby I’m Through Singing These Blues", "Morning Light"),Gillian Welch, mais surtout le Bob Dylan folk, époque Greenwich Village MUSIC FOR THE FILM“LOVING HIGHSMITH”NOËL AKCHOTÉ comme un sublime moment d’égarement entre mélancolie poétiqueet americana au son folk boisé. P.L. Featuring Mary Halvorson & Bill Frisell(Ayler Records / Orkhêstra International) WELCOME 2 CLUB XIIIDRIVE BY-TRUCKERS Sa profonde connaissance de la musique engénéral, et du jazz en particulier, fait de Noël (ATO Records) l’entendre, sur scène ou sur disque, aux côtés de personnalités comme JacquesAkchoté un guitariste "inclassable". Si on a pu Guidé depuis 37 ans par la doublette ma- (guitare/chant),le quintette d’Athens, engique Patterson Hood et Mike Cooley, guitaristes "chercheurs", tels Derek Bailey, Fred Frith, Eugene Chadbournedes avant-gardes l’ont également conduit à dialoguer avec d’autres confrères Thollot, Sam Rivers, Henri Texier ou Louis Sclavis, sa curiosité et son goût titre est un hommage au honky-tonk de Muscle Shoals situé au cœurGéorgie, publie son quatorzième opus. Le qui reste un repère important de sa discographie) – rencontres pour lesquellesou Marc Ribot (pour l’album Lust Corners, paru en 1997 chez Winter & Winter, plus organique que le bouillonnantpatrons de DBT ont affûté leurs premières armes. Moins politisé et de l’Alabama. Un endroit incontournable du Deep South, où les deux Patricia Highsmith, publiée ici sous la forme d’un double album, Akchoté aNoël avoue une prédilection. Pour la musique de ce film consacré à la romancière By-Truckers enchante le cœur et les oreilles avec une flopée de ballades The Unraveling, le nouveau Drive qu’à Bill Frisell (CD 2), figure majeure de l’instrument. L’inspiration évoluefait appel à l’une de ses partenaires régulières, Mary Halvorson (CD 1), ainsi laisse chavirer par les chœurs de la chanteuse Margo Price. L’influence ourlées de cordes acoustiques, comme sur "Wilder Days", où l’on se n’étant jamais très loin, même lorsque les guitares sont électrifiées. Egrenantcontemplative (les duos avec Bill), le caractère acoustique du rendu sonore joyeusement du ludique (les échanges avec Mary) à une dimension plus Disclosure", soutenu par le chant de Mike Mills (ex-bassiste de R.E.M).de Neil Young époque Crazy Horse nous transporte sur "Maria’s Awful standards ou thèmes originaux signés Akchoté ou Hildegard von Bingen, le pas sur ce nouvel album, flirtant sur "Forged in Heaven and Hell" avecComme sur ses prédécesseurs, le tempo du groupe américain ne faiblit bonus en solo clôturant le deuxième volet n’est pas la moindre source deplaisirs de ce bel ensemble. M.R. d’un GMC Trucks lancé sur la freeway.le classic-rock, la country et une patte americana définitivement en-sorcelante. En résumé : un disque solide et robuste comme le moteur P.L.

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CHRONIQUES

BOOK Corner eLizabeth thomsonUNE ICÔNE REBELLEJOAN BAEZ (Castor Music)Au-delà de la célébrité, les guitaristes sont toujours étonnés par la complexité du jeu en fingerpicking de "Baby, I’m Gonna Leave you" (qui intéressa Jimmy PageJoan Baez sur ses disques originaux. Des pièces comme La BD débuts. Fille d’un chercheur du Massachusetts Instituteniquement difficiles et inspirées. Ce livre chronique ses et Robert Plant), "Lowlands" ou "Siver Dagger" sont tech- du of Technologie, elle suit les différentes affectations de son père et entre avec sa mère avant Bob Dylan. Même sa sœur Mimi la suit en devenant l’égérie du légendairedans l’activisme politique, au point d’être arrêtée avec elle. Joan Baez devient célèbremusicien et écrivain Richard Farina. Puis c’est la période Bob Dylan, où elle devient moment !MALCOM sa renaissance musicale avec l’albumretours comme la Rolling Thunder Revue et le mythique filmla pasionaria de l’underground, lui inspirant "Vision of Johanna" avec de nombreux Diamond and Rust. L’autrice Elizabeth Thomson Renaldo & Clara. Jusqu’à LdésastreMCLAREN’art du l’histoire.des photos vintage recherchées. L’œuvre de Joan Baez et son influence ont marqué- adroitement traduite par Emmanuelle Guilcher - a ajouté des entretiens inédits et Romain Decoret (Futuropolis)Dédié à la mémoire du punk et à Malcomdes grandes heures GiLLes CormeLL’ÂME DE CANNED HEAT

ALAN WILSON

(Le Mot et Le Reste) contournable du tsu- lier, personnage in-McLaren en particu- Si Bob "The Bear" Hite était le puissant moteur du boogie déboula en Perfide Albion, ce un roman graphique épatantnami Sex Pistols qui Wilson en était incontestablement l’âme. Derrière seslunettes à triple foyer, le hibou aveugle était l’un desdu groupe de blues de Los Angeles, Alan "Blind Owl" de passionnés composé de Manu Leduc, Marie Eynardnous plonge au cœur des années 70. Conçus par un trio plus éclairés connaisseurs du blues. Avant la formation aux textes et l’excellent Lionel Chouin qui signe avecbrio les dessins. Ce dernier témoigne : participant aux redécouvertes de Mississippi John Hurt, Bukka White, Skip James,de Canned Heat, il avait déjà voyagé dans le Mississippi, un grand fan de punk, et pour moi, les Sex Pistols et surtout "J’ai toujours été l’image de Johnny Rotten avec son charisme et ses provo- venait de Skip James, c’est particulièrement remarquable dans "On the Road Again"inspiré par Little Walter (cf. l’albumRobert Pete Williams et Son House. Avec Canned Heat, son jeu d’harmonica était Hooker’n’Heat), alors que sa voix à haute tonalité cations, m’ont beaucoup marqué. Du coup, l’opportunité de Floyd Jones, "Going Up the Country", un remake du "Bull Doze Blues" d’Henri tout de suite emballé. Je me suis beaucoup inspiré des récits de pouvoir raconter l’histoire des Sex Pistols en dessin m’a de John Savage, il a été un peu ma boussole." Wilson était mal préparé pour les turpitudes de ce monde, le cœur brisé par uneThomas, ou "An Owl Song" composée par Wilson lui-même. Passionné et fragile, Alan à Topanga Canyon le 2 septembre 1970. Il avait 27 ans. Ce livre très documenté estgroupie, il fut retrouvé mort d’une overdose de barbituriques dans son sac de couchage De case en case, on suit sa trajectoire : de son enfance parcouru par ce génie du marketing qu’était McLaren.L’ouvrage raconte en 200 pages, l’histoire et le chemin un hommage remarquable. R.D. londonienne dans les années 50 à ses premiers émoisartistiques, en passant par son statut légendaire de ma- STRANGLER IN THE LIGHTJEAN-JACQUES BURNEL On le retrouve aux Etats-Unis, en 1975, gérant la carrière nager, au goût sûr et à la science marketing inimitable. anthony boLLe(Le Mot et Le Reste) des New York Dolls puis, quelques mois plus tard, sentant Ce livre est une longue conversation - en plusieurs fois dans ses bagages, sa poule aux œufs d’or : The Sex Pistols. la flambée punk imminente, de retour à Londres avec Hill, de parents français normands, J.J. Burnel grandit- entre l’auteur et le bassiste des Stranglers. Né à Notting Pistols vont, avec leur première torpille ( Personnages clés de l’histoire punk, les membres des John pour éviter les moqueries antifrançaises. Il écoutedans le Middlesex, puis à Guildford, se faisant appeler dessin, tout est juste, le trait de Chouin est sûr et bien Bollocks) marquer l’histoire du punk-rock anglais. CôtéNever Mind the Free, Peter Green, les Who, les Kinks, les Yardbirds puis plus vrai que nature avec : un Johnny Rotten vert deen place, dans les couleurs comme dans l’attitude. Enspécialiste, les trois auteurs présentent le quatuor punk à l’écart par la Génération X. J.J. Burnel développera ensuite ses talents de compositeurStranglers. Identifié totalement au punk-rock, le groupe sera pourtant toujours tenu Can et Kraftwerk. Il entre par hasard dans le groupe Johnny Sox, qui deviendra les et deviendra un producteur éclairé pour Laurent Sinclair, Purple Helmets ou le bassiste rouleaux, un Paul Cook qui drive le beat et le pauvre Sid rage au micro, un Steve Jones qui mouline du riff en l’art martial Shidokan. Une vie aventureuse et surprenante d’un musicien qui saitde Jacques Dutronc sur l’album CQFD. Il est également initié et gradé au Japon dans nous a quittés, mais l’empreinte des Sex Pistols reste Vicious qui pédale dans le vide. 45 ans plus tard, McLaren toujours se renouveler. R.D. aujourd’hui encore gravée dans l’histoire du rock an-glais. Philippe Langlest

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3 Q U E S T I O N S À

J E S P E R L I N D E L L

A l’écoute de son nouvel opus, TWILIGHTS, l’AmericAnA à lA sAuce suédoise de Jesper lindell suinte dAvAntAge les plAines des AppAlAches que les vents tempétueux de lA mer bAltique. trouver une lumière d’espoir dans mes chansons. Ce fut une pé- riode compliquée à vivre, mais le répertoire de Twilights témoigne qu’il ne faut jamais lâcher, et aller jusqu’au bout de ses rêves. Vous êtes un fan inconditionnel de The Band. D’ailleurs, Amy Helm, la f ille de Levon Helm, batteur légendaire de The Band, vous accompagne sur le titre "Twilight ". Comment l’avez-vous rencontrée ? Avec mon manager, qui est également un fan de The Band, on a décidé de l’inviter à jouer du piano et à chanter sur cette chanson, "Twilight". On l’a appelée et elle a tout de suite accepté. Je n’en revenais pas, la fille de Levon Helm est présente sur mon album ! Sur le disque, j’ai fait appel à deux autres invités : le français Theo Lawrence sur "Dance" et Klara Söderberg de First and Kit sur "Christmas Card". Qu’est-ce qui vous attirait chez The Band ? A 14 ans, j’étais promu à une carrière de footballeur professionnel avant d’être stoppé dans mon élan par une fracture à la jambe. C’est pendant ma rééducation que j’ai découvert le répertoire de nez Robbie Robertson et The Band. J’ai commencé à être accroc à leur musique avec l’album Music From Big Pink. Chez The Band, il y a comme un lien sacré qui unit chaque membre du © emilia bergmark-Jimé groupe. Chaque gars est à sa place, tout s’emboîte à mer- Dans quelles conditions avez-vous écrit ce second album ? veille. Ils ont réussi à faire J’ai écrit toutes les chansons de l’album en l’espace de quatre se- rentrer toutes les pièces du maines, en pleine période de confinement, entre mon home puzzle, c’est une formation studio et ma chambre d’hôpital, où j’ai été greffé d’un rein donné unique, essentielle ! par mon père. Ce genre de conditions d’écriture n’est pas simple à vivre, mais le processus hospitalier qui m’entourait m’a donné Propos recueillis un coup de fouet, comme une force spirituelle afin que je puisse par Philippe Langest nez © emilia bergmark-Jimé

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COURRIER DES LECTEURS

Coups de cœur ou coups de gueule, cette rubrique est la vôtre ! Alors, n’ hésitez pas à nous con tacter à l’adresse suivante : acoustic@editions-dv.com

SO LONG, J.J. ! ÇA VA GRATTER & COGNER

Un tout petit article sur le décès du Bonjour à toute la rédaction Grand J.J. Rébillard… Il mériterait Fidèle abonné du magazine, j’ai été interpellé par votre dossier sur une double page ou un numéro spécial les protest songs. Il est rare que la revue propose ce types de sujets avec rééditions des tablatures. Nous « société ». J’ai trouvé le tout très intéressant, même s’il manque avions Marcel Dadi, et nous avons eu

© DR

beaucoup d’artistes engagés, en France comme à l’international. A J.J. Rébillard. Un cœur en or, un super l’avenir peut-être pourriez-vous gonfler ce type d’enquête. artiste à l’écoute de tous. Il me manque comme nos longues discus- Louis, Besançon sions sur la musique, la guitare, le oud… Et que dire de ses albums Cher Louis et ses méthodes très complètes ! Au revoir l’ami et merci pour tout. En effet, avec seulement onze pages dédiées aux protest songs, comment Christine ne pas faire des impasses ? Cette enquête aurait mérité des dizaines de Chère Christine pages, voire un hors-série, mais nous avons choisi de ne pas être exhaustifs Vous n’avez pas tort, J.J., notre frère de la guitare, aurait mérité tellement (est-ce seulement possible ?) pour nous concentrer sur quelques artistes plus de pages. Mais il n’est pas simple de jongler avec toutes les actualités incontournables, tout en variant les formes d’engagement. Ainsi, Bob et de leur consacrer toute la place qu’elles méritent. A la rédaction, cet Dylan et Colette Magny ne menaient pas les mêmes combats et luttaient artiste et pédagogue hors pair nous accompagne chaque jour, notamment chacun à sa manière. Ne désespérez pas, à la rédaction, l’idée de ce hors- à l’écoute de son dernier album, Oriental Blues. Un disque à la croisée série est dans un coin de nos têtes. des musiques orientale, africaine et du blues, du Nil et du Mississippi. Un album à son image de pionnier. A noter que nos confrères de Guitar Part lui ont consacré un bel hommage.

PAUSE GUITARE ?

Bonjour la team Abonnée depuis environ deux ans, j’habite Albi et suis une incon- ditionnelle du festival Pause Guitare, dont vous ne parlez quasiment LES LUTHIERS SONT SYMPAS jamais. Pourquoi ça ? Bonjour à tous Lucie, Albi Guitariste amateur depuis quelques décennies, j’ai toujours voulu Chère Lucie m’initier à la lutherie. Je peux enfin m’y plonger depuis que je suis à Cela fait des années que nous contactons les organisateurs… sans réponse la retraite. A ce sujet la rubrique d’Eric Darmagnac est géniale ! Il de leur part. Nous avons déjà évoqué ce festival, notamment dans nos nous accompagne pas à pas, en photo, avec beaucoup de pédagogie News, mais cela remonte à quelques années lorsque Pause Guitare portait et simplicité, c’est un régal de s’initier de la sorte. Je suis en train de bien son nom. Depuis près de dix ans, l’esthétique guitare a quelque peu finaliser ma première "création". Peut-être finira-t-elle dans vos disparu, le festival désirant s’ouvrir au grand public. En quoi, la guitare colonnes, qui sait ? l’empêchait-elle ? ! Pour étayer nos propos, voici l’affiche de la 26e édition, Hubert, Saint-Chamond qui s’est déroulée du 6 au 10 juillet derniers. Mis à part Gojira (groupe Cher Hubert de métal qui a régulièrement été mis à l’honneur dans nos magazines Nous transmettrons ce message à Eric qui sera certainement très touché. Guitarist & Bass magazine et Guitar Part), la six-cordes n’était pas Sa rubrique lutherie est à l’image de ses créations, d’une précision et d’une très représentée chez Angèle, Ayo, Bob Sinclar & Pedro Winter, Clara efficacité redoutables ! N’hésitez pas à nous envoyer des photos légendées Luciani, Julien Doré, Mika, Ninho, Orelsan, Polo & Pan, Roméo Elvis, de votre premier modèle, nous le mettrons à l’honneur dans nos colonnes. Sofiane Pamart…

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CLUB

LECTEURS

Voici quelques pépites bouillonnantes à écouter pour passer l’été en beauté.Désormais pour participer, il vous suffit de vous rendre sur sur la page www.guitaristmag.fr/jeuxconcoursIndiquez bien sûr le titre de l’album que vous souhaitez recevoir. Au nom de la loi, et de remplir le formulaire. du club « Guitarist Acoustic », les premiers arrivés seront les premiers servis. VerycordsSN IN SF vous fait gagner 5 exem- X 10 Franciscoplaires de ORIANE LACAILLE Al di Meola, John McLaughlin et , le live du trio magique Saturday Night in San Paco de Lucía, enregistré le 6 dé- 10 exemplaires du nouvel EP deBeating DrumX 10 vous fait gagner Collector !cembre 1980 au Warfield Théâtre. soit quatre ballades au gré des cor-l’amazone Lacaille, Hear my Voice, à la rédaction remporteront un lot. Les 5 premiers mails arrivés des sensibles (ukulélé, takamba, à trois cordes, guitare, guembri).une variation réunionnaise du n’goniLes 10 premiers mails arrivés à la rédaction remporteront un lot. res du double album de Neal BlackDixieFrogNEAL BLACK vous offre 10 exemplai- X 10 Takes Me& The Healers, ghan et Johnny Winter.dans les traces de Stevie Ray Vau- , une plongée blues-rock Wherever the Road New West Recordsexemplaires du nouvel album deJAKOB DYLAN vous offre 10 X 10 Jakob Dylan, à la rédaction remporteront un lot. Les 10 premiers mails arrivés pite du fils de Bob. Exit Wounds, la pé- à la rédaction remporteront un lot.Les 10 premiers mails arrivés exemplaires du double album deProper Records GRAHAM NASH vous offre 5 X 5 Graham Nah,ginners/Wild Tales Live - Songs for Be- plongée dans les incontournables, une fabuleuse Fantasy Records10 exemplaires deAVI KAPLAN X 10 vous fait gagner folk songs de Nash, deux fois in- Dream Hall of Fame. tronisé deux fois au Songwriters à la patine americana boisée., un recueil de ballades folk Floating on a Les 10 premiers mails arrivés à la à la rédaction remporteront un lot. Les 5 premiers mails arrivés rédaction remporteront un lot.

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