guitare-classique · GC1100
THE PRIVATE ROOMTHE PRIVATE ROOMTHE PRIVATE ROOM LA SCENE COMMENCECOMMENCE BRIDESUITE-CE & EXOTICSUITECEBRIDESUITE-CE & EXOTICSUITECE www.ort — GC1100
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B I E N V E N U E - - -
Marc Rouvé
ÉDITO
Adiós Roberto… ai eu l'occasion de croiser le chemin de Roberto à guitariste m'avait indiqué qu'il donnait une master-J plusieurs reprises. La première fois, c'était vers lemilieu des années 80 (eh oui, ça date !). Un ami class dans une petite salle à Paris. De mémoire, c'étaitdans le sud de la capitale, 13 vivace du froid mordant qui régnait en ce dimanche matin d'hiver. Je m'y rendais donce ou 14e arrondissement. En revanche, je conserve un souvenir
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en "auditeur libre". La gentillesse, les remarques à la fois exigeantes et bienveillantes deRoberto m'avaient marqué. Tout comme sa musicalité, alors qu'il esquissait quelques VOUS d'un banc d'essai pour le magazine « Le Monde de la Musique », pour lequel j'écrivais Guitare Classique notes à la guitare, en guise d'exemples. Je l'ai revu une dizaine d'années plus tard, lors Recevez ! alors. J'avais retrouvé cette même intériorité lumineuse, perceptible du seul fait de saprésence dans la pièce, et, encore une fois, lorsqu'il « mettait en ondes » la guitare. directement chez vous Puis, en 2014, à l'occasion du festival Cordefactum (Belgique), j'ai pu l'entendre Réalisez(rendez-vous page 47) 50 % d’économie de mai. La musique s'échappait de sa guitare avec une grande sérénité. L'énergiedans un cadre intimiste, un mini-récital dans un lieu très agréable, à la fin du mois « crier » pour dire des choses puissantes. Enfin, nous nous étions parlé l'été dernier,artificiel. D'une certaine manière, il nous montrait qu'il n'était pas nécessaire deétait bien là, les moments de tension également, mais rien n'était jamais forcé ou dans le cadre de notre dossier consacré aux cordes. Un bel échange durant lequel léger au premier abord. Fidèle à lui-même, il s'était peu étendu sur sa maladie, toutj'avais pu mesurer la profondeur de sa pensée, même sur un sujet qui pouvait paraîtreen l'évoquant sans détour. Je lui avais dit que je pourrais passer le voir au printemps suivant, à Nantes où il résidait, pour faire un sujet de fond sur sa vie de musicien.Le destin en a décidé autrement. exemple d'humanité.Merci à Bénédicte pour avoir été sa voix. Et merci, Roberto, pour ta musique et ton Guitare Classique Magazine www.youtube.com/c/guitareclassiquemagazine
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morgan@bleupetrol.com VALENTINE LE PORT Siret : 793 508 375 00052 - RCS PARIS - NAF : 7311Z (Bleu Petrol Presta) ASSISTANTE DE DIRECTION - www.bleupetrol.com DIRECTRICE DE CLIENTÈLESOPHIE FOLGOAS TVA intracommunautaire : FR 25 793 508 375Commission paritaire : n° 0129 K 78770
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ISSN : 1957-8229 - Dépôt légal : à parution.La rédaction décline toute responsabilité concernant les documents, textes MÉLANIE BORIEmelanie@bleupetrol.com CAHIER PÉDAGOGIQUECONCEPTION sophie@bleupetrol.comÉDITEUR et photos non commandés.© 2026 by Bleu Petrol.Ventes et réassorts (dépositaires uniquement) : RÉDACTIONDIRECTEUR DE LA RÉDACTION ET GRAVURE MUSICALEMR PROD Guitare Classique est un trimestrielédité par Raykeea, société à Mercuri Presse – 9 et 11, rue Léopold-Bellan, 75002Paris. Numéro Vert : 0 800 34 84 20. BERTRAND LE PORTbertrand@bleupetrol.com Avec la participation de Cassie Martinet Florent Aillaud Imprimé en Communauté Européenne responsabilité limitée au capital de2 000 euros / N°110, avril 2026
COORDINATEUR ÉDITORIALMARC ROUVÉ ONT COLLABORÉ À CE NUMÉROFRÉDÉRIC DUROY, ANDRÉ FRONOS, MORGAN CAYRE
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ROBERTO AUSSEL RALPH TOWNER
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JEAN"MARIE 35 CHRONIQUES ---
FOUILLEUL KATZUHITO YAMASHITA 42
CD ET PARTITIONS
PORTRAIT --- NOUS Y ETIONS ---
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TAKASHI IWAGAMI GUITARES À DIJON CAHIER PÉDAGOGIQUE ---
37
ENTRETIENS --- PARIS GUITAR FESTIVAL 82
22 LE MOT DE LA FIN ---
CASSIE MARTIN LIBERTÉ
INSTRUMENTS ---
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DEUX LIVRES
GAËLLE SOLAL SUR LA LUTHERIE
© Marc Rouvé, Tore Sætre/Wikimedia ! Des guitares d’exception Créer une guitare d’exception, c’est s’astreindre à une exigence de créativité, d’attention et de précision hors de l’ordinaire tout au long de sa fabrication. Cela concourt à la naissance d’un objet unique proche de l’œuvre d’art.unique proche de l’œuvre d’art. richard-feret.frrichard-feret.fr Toutes les fiches techniques et les prix en
CLASSIQUE, FLAMENCA, ACOUSTIQUE
!
N E W S - - -
LES SOIRÉES
PARISIENNES
DE LA GUITARE
UN BELANNIVERSAIRE ont choisi un lieu insolite pour la 2près le théâtre de l’île Saint-Louis, les étudiants du CNSM de Parisnet d’ostéopathie de Florian Mandrillon, situé dans le Xe édition de leur festivale arrondisse- : le cabi- Aélaborés avec soin, se sont déroulés de la façon suivante. Le premier, «ment de la capitale. Les 3 concerts thématiques (20, 21 et 22 février), Amanuel Chabrier de Clermont-Ferrandla fin du mois d’avril, le Conserva-toire à Rayonnement Régional Em- mages et Créations », a mis à l’honneur des œuvres de Dowland, Britten et des Hom- création de la classe de guitare (1976-(63) fêtera le 50e anniversaire de la tions Populaires », a proposé, entres autres, des œuvres de Piazzolla. Ascencio,créations de Gorelova, Albert, Watanabe et Brotons. Le deuxième, « Inspira- 2026). Pour cet évènement (4de Guitare Antoine de Lhoyer), les fes-e Festival tivités promettent d’être réjouissantes, comme la fameuse dernier concert, « De Leipzig à Vienne », a présenté des pages célèbres de Bach,Ourkouzounov ou encore Bartok avec les fameuses Danses Roumaines. Enfin, le avec, au menu : Schumman et des Lieder Ohne Worte Chacone, et aussi, des arrangements des de Mendelssohn. Dans cette ambiance in- Kinderszenen de timiste, idéale pour la guitare, le public a été séduit autant par le talent incon- française à l’Âge d’Or du luth - duo Mat-thias Collet, guitare & Florian Huyge-- Jeudi 23 avril : Ad Fontes, musique testable des musiciens que par la convivialité de l’évènement. Une bien belleadresse pour la guitare à Paris. Alexandre Luquet baert, percussions. Avec des œuvresde Rippe, Leroy, Mézangeau, Mouton, - - - Campion. Altamira Lille Guitar Festival 2026 au CRR de Clermont-Ferrand : portraits- Vendredi 24 avril : 50 ans de guitare récital dans le magnifique auditorium du conservatoire de Lille. Ces deux artistesDe Vitis et le directeur artistique du festival, Gabriel Bianco, se produiront en Pour cette première édition (14 au 16 mai 2026), le guitariste italien Andrea musicauxConservatoire Chabrier : Kevin Seddiki, de guitaristes formés au internationaux seront précédés par Erika Otani, Vasco Graos et Eliot Girardon, Patrick Brun, Alicia Rigaud, Jo Porta-lier... et hommage à Jean-Pierre Billet, jeunes guitaristes à la carrière prometteuse. Les guitaresdu salon de lutherie seront mises à l’honneur par Cristina fondateur de la classe de guitare. Galietto, jeune guitariste italienne qui a remporté cette concert symphonique avec l’Orchestre- Samedi 25 avril : Concierto Andaluz, année le 1er prix du Concours International du FestivalGuitar Studio » de Fort Worth (Texas, USA). Pour le concert « The du CRR et divers guitaristes, avec leConcierto Andaluz de J. Rodrigo et la de gala, un orchestre de guitares, spécialement créé pourl’occasion, rassemblera 50 guitaristes issus de toute lamétropole lilloise ainsi que des régions du Nord et du Pas- Suite Retratos de R. Gnatalli. de-Calais. Les jeunes guitaristes de l’ESMD se produirontégalement dans des groupes de musique de chambre. © Antonia Dassé Fabre, Dr ! --- Stage au château de Ligoure Un stage de guitare dans un cadre somptueux : le chateau de Ligoure (87) entouré d’un parc de 3 ha au bord d’une forêt de 80 ha, traversée par une rivière, la Ligoure et un ruisseau, le Gabi. L’enseignement sera assuré par cinq professeurs de guitare : Clotilde Bernard, Tania Chagnot, Johan Fostier, Cassie Martin et Jean-Marc Roulet. Stage ouvert à tous les niveaux et tous les âges. Du 25 juillet au 2 août.
GUITARE EN FRANCE "#"$ FUSIÓN, NOUVEAU PROJET DE
uitare en France, un des événements les plus im- BENJAMIN VALETTE Gportants dans le domaine de la guitare classique, célèbre cette année son 20e près une dizaine d’enregistrements, avec le Quatuor anniversaire. Il se dérou- AÉclisses, en duo (avec Juliette Salmona, Mélodie Ruvio) lera du samedi 18 juillet au samedi 25 juillet 2026 au et un solo en 2013 avec « Bach, Telemann, Weiss », Benja- Château de Celon (Argenton-sur-Creuse, 36). Cet en- min Valette se lance dans une nouvelle aventure qui lui tient droit exceptionnel, avec son environnement paisible particulièrement à cœur : un programme pour guitare solo au cœur d’une nature silencieuse, fait du château un autour des Cuatro Estaciones Porteñas d’Astor Piazzolla, ar- endroit idéal pour ce stage intensif et convivial. Pour rangés par Roland Dyens. « Dix ans après sa disparition, cette cette édition anniversaire c’est une équipe de choc qui musique universelle mérite d’être mise en lumière, et en son entourera Eleftheria Kotzia (photo) : Gérard Abiton, nom ! », proclame-t-il. Ajoutons qu’Antoine Boyer compose Virgile Barthe et Philippe Villa (guitare romantique). actuellement une pièce pour éclairer ce voyage avec sa mo- Le programme s’annonce copieux avec des cours indi- dernité créative. L’enregistrement est programmé en mai viduels, master-class, plusieurs formations de musique 2026 au Regard du Cygne à Paris, et sera capté par Aurélien d’ensemble, ateliers de technique, ainsi que le soir les Bourgois qui assurera également la direction artistique, le concerts ‘Nuits de la guitare’ à l’église de Celon. Enfin, mixage, ainsi que le mastering. La sortie officielle de l’album le luthier Nicolas Lamoureux donnera une conférence est attendue pour fin 2026. et exposera ses instruments. Ajoutons, la possibilité de www.benjaminvalette.com faire du yoga et trois concerts présentés par les sta- giaires. Trois bourses d’études sont prévues. Contact : el.kotzia@gmail.com Renseignements : www.guitarenfrance.org Facebook : guitarenfrance !! N E W S - - - liste (non exhaustive) des événements et--- Événements à venir stages autour de notre bel instrumentpour les mois à venir.Avis à tous les passionnés, voici une Du 13 au 16 mai 2026 - Concours,concerts de Quianzheng Wang, Duoin Uno, Jérémy Jouve, Antoine Boyer/Festival A’Nîmes ta guitare Yeore Kim, Guitares&co, etc. FABIO ZONTINI Dimanche 24 mai- Concours, Festival de guitare et Concours masterclass et concert avec EricTakashi Iwagami (XX e édition) Franceries et Vera Danilina. " PAPIER$MÂCHÉ % &'&(, Festival du Cap Ferret D’APRÈS LA TORRES FE)( Du 4 au 11 juillet - Antoine Guerreropour la partie guitare.Guitare en Bordelais n 1862, Torres a 45 ans quand il fa-brique cette guitare, à Séville (La sayée en 2006 par Valérie Duchâteau, ndlrde la Galerie des luthiers date de 2024. Maurice). Celle Du 6 au 10 juillet - Cours avec FrançoisCherdel, Myriam Testavin, FabienDominguez, etc. Eprobablement montrer que c’est la table quiLeona date de 56, celle de Llobet de59 et celle de Tarrega de 64). Il veut aspect. La prise en main est extrêmementFreton nous fait remarquer que la marqueterieest simple mais précise ; le luthier a vieilli son Académie internationale de création fait le son, et que la caisse est secondaire, d’où facile et elle a le charme des instruments an- musicale (Dijon)Du 5 au 11 juillet - Olivier Pelmoine pour table fine et un golpeador en bois. Sans êtrejamais vendue, elle est passée entre les mainsl’utilisation du papier mâché ! L’originale a une ciens, avec un timbre rond, chantant et ex-pressif (d’autant que ce sont des cordes en la guitare et le théorbe.Six cordes au fil de l’Allier (Chanteuges) de Tarrega, de Llobet, puis de ses héritiers,avant d’être léguée au Musée de la Musique boyaux). Le papier mâché, qui semble être unobstacle à première vue, a une élasticité spé- (XDu 15 au 18 juillet/Hommage à Rolande de Barcelone. Fabio Zontini, qui a beaucoup cifique. Maurice ajoute qu’il y a une vraie clarté Dyens. Raphaël Feuillâtre, Duo Canopée, édition) étudiéà cette guitare depuis 2005. Il a mené des re- les instruments anciens, s’intéresse polyphonique. Bref c’est un instrument originalet très attachant, qui témoigne d’un épisode de Lydie Fuerte, Tommy Emmanuel (etconférence de Laura Dyens). cherches acoustiques, a travaillé avec StefanoGrondona, et a analysé l’instrument en 2008. Il l’histoire de la lutherie à lui seulRenseignements sur les sites de Fabio Zontini et de ! Eté musical de La Vajol (Espagne) en a fait plusieurs copies (l’une d’elles a été es- la Galerie des Luthiers (ou sur leur chaîne Youtube,jouée par Federica Artuso). Du 18 au 26 juillet - Avec Cécile Grizard-Cueto au violoncelle et Michel Grizardà la guitare. BALAD’UN ÂNE, LE LIVRE Le Temps des guitares (Luzech)Du 28 juillet au 1er août (10e édition)(Olivier Bensa) - Avec Yamandu Costa, Avec Balad’un âne, le guitariste Cyprien N’Tsai prolonge Sotiris Athanasiou, le duo Daniyah, etc. commune, qu’il avait partagée dans ces pages (Guitare Clas-sique #106). L’ouvrage, illustré par Jean-Claude Vermeulen (danssous forme de livre une aventure artistique et humaine peu Musicalp (Tignes)Du 31 juillet au 11 août (1ère session) un dessin assez expressionniste), raconte la genèse de ce qui estdevenu un projet de vie pour le guitariste. Fini le plan de carrière Académie avec de nombreuxinstruments, dont Natalia Lipnitskaya et les rêves de gloire qui laissent place à la prise de consciencede l’importance de la nature et d’un autre rapport au temps et Judicaël Perroy pour la guitare.Académie internationale de Lozère à l’oreille l’apparition de l’étrange indien). Tout cela est bien loin(« l’homme qui marche ne court pas après le temps », lui souffle (cours multi-instruments)Du 13 au 25 juillet à Mende : Antoine de notre époque, où la haute technicité et l’hyper connectivitésemblent régir nos vies. Un chemin singulier et courageux qui Fougeray - Du 27 juillet au 8 août àMende : Marco Antonio San Nicolas - peut nous inspirer, ou au moins, nous amener à nous interroger.Cyprien N’Tsai animera un stage itinérant Balad’un âne, mêlant Du 20 juillet au 1er août à LaCanourgue : Antonin Vercellino. © Dr, La Galerie des Luthiersthéâtre et musique, dans les Alpes de Haute Provence, du sa-medi 11 juillet au dimanche 19 juillet 2026. Festival international de LuchonDu 15 au 27 juillet - Avec le duo Thémis,Cyprien Barale, Sangitananda, etc. !
LA DAILY
ROUTINE DE…
Guadalupe Martin Pino
CHAQUE JOUR
En réalité, je n’ai pas de routine fixe ! Cela dépend du temps que j’ai, des projets en cours, des pièces que je travaille… En général, j’aime commencer par une routine technique, afin de renforcer ce que pour moi sont les basses essentielles : précision, qualité de pulsation, coor- dination, vitesse, détente et économie de mouvements. On porte ainsi son attention sur des choses parfois laissées de côté. J’évite de travailler la technique uniquement dans les du programme. J’essaie de visualiser les mouvements morceaux : on isole un point spécifique pour le travailler des doigts de la main gauche surtout, de façon plus ou plus en profondeur. Une chose capitale : le travail doit être moins précise en fonction du temps que j’ai : ça demande précis et conscient ! L’ensemble me prend une petite heure. beaucoup de concentration ! Le jour du concert, on n’est pas dans les mêmes dispositions mentales. Dans un travail UN JOUR DE CONCERT d’introspection, j’essaie d’observer mes sensations, mon La veille d’un concert, j’aime jouer beaucoup, pour lâcher état de fatigue et mon état d’esprit, pour déterminer le prise le jour même. J’ai besoin également de sentir que type de préparation dont j’ai besoin pour me sentir à c’est solide dans ma tête : je fais toujours un test de mé- l’aise. De manière générale, la préparation ne doit pas être © Dr moire, avec ou sans partition, pour chacune des pièces rigide, car chaque concert est différent ! !
S H O P - - -
Par Marc Rouvé
JEAN-MARIE
FOUILLEUL
Arche « Isabel »
CE MODÈLE EST UN CLIN D’ŒIL À ISABELGOMEZ, L’ÂME DE LA GUITARRERIA (DISPARUE
IL Y A 8 ANS) QUE JEAN-MARIE A CONNUE ENTANT QUE JEUNE LUTHIER, AU TOUT DÉBUT DES
ANNÉES 80. UNE GUITARE CHALEUREUSE ETPLEINE DE CHARME.
L’avis de la Guitarreria Entre Jean-Marie Fouilleul et La Guitarreria, c’est Isabel. Pour rendre hommage à cette personnalitément qu’est née l’idée de cette guitare «une (très) longue histoire. C’est donc naturelle- Tribute » à unique et attachante, il fallait une guitare qui offredes qualités similaires. Il s’agit d’une variation du modèleRappelons que ce modèle a été conçu comme un Arche, notamment au niveau du barrage. compromis entre la guitare traditionnelle, riche entimbre, mais souvent limitée en dynamique, et les modèlessants mais par fois pauvres en couleurs sonores. Sa à barrage lattice ou double table, puis- conception repose sur une table libérée sur le pour-tour et stabilisée au centre par des barrages com- ment très sensible, puissant et facile à jouer, avecpoids/rigidité. L’amortissement réduit rend l’instru- posites bois-carbone, garantissant un excellent ratio une grande variété de timbres selon l’attaque. Fredet José (La Guitarreria) ne tarissent pas d’éloge sur la belle : «superbe guitare. Le manche est un régal et l’équilibre on ne se lasse pas de prendre en main cette par fait des registres fait qu’on a envie d’explorer toutesles parties du manche. Les aigus sont lumineux et ex- pressifs, par faitement soutenus par des médiums cha-leureux et des graves bien structurés, sans jamais que plaisir renouveléle son ne devienne pâteux. Chaque session de jeu est un ». © Marc Rouvéwww.laguitarreriadeparis.com 10 ‘Guitare en France’ 20ème Festival et Masterclass Du samedi 18 juillet au 25 juillet 2026 Rubrique en partenariat avec
5 RUE D’ÉDIMBOURG - 75008 PARIS
Au Château de Celon Un lieu idyllique, idéal pour un stage intensif en toute convivialité. hg Stage intensif avec Professeurs : GERARD ABITON www.facebook.com/gerard.abiton ELEFTHERIA KOTZIA www.eleftheria.info VIRGILE BARTHE https://www.facebook.com/virgile.barthe Concerts : Les Nuits de la Guitare 2026 Eglise de Celon Gerard Abiton - Eleftheria Kotzia - Virgile Barthe - Philippe Villa Concert Young Artists - Concert des élèves du stage de Guitare en France - Fiche Technique Table : épicéa Fond et éclisses : Pau Ferro Touche : ébène Avec le soutien de Savarez Mécaniques : Alessi sans frot tement (montées sur bague téflon) Une rencontre autour de la guitare : enseignement individuel, Livrée en étui master-class, orchestre, musique d’ensemble, technique, Prix indicatif : à partir de 6500€ (selon essences de bois…) ateliers-conférences, lutherie. Gerard Abiton Eleftheria Kotzia Philippe Villa Virgile Barthe Les grands noms d’aujourd’hui jouent les cordes SAVAREZ Prix du stage : enseignement, hébergement en pension complète, concerts : 670-740€ Renseignements & Bulletin d’inscription en ligne sur www.guitarenfrance.org Renseignements : el.kotzia@gmail.com 11 Page sur Facebook : Stage de Guitare/Guitar course - Château de Celon De gauche à droite : Takashi Iwagami,Alain Romagnoli, Jean-Marc Eyraud. Par Olivier Renaud
TAKASHI IWAGAMI
Simplicité inspirée APRÈS S’ÊTRE FORMÉ AUPRÈS DE TOSHIAKIKONDO, MAIS AUSSI DE PUJOL ET DEREGINO SAINZ DE LA MAZA, AINSI QUE roque, classique, romantique… Mais pour moi, il n’y D’ALBERTO PONCE À L’ÉCOLE NORMALE,TAKASHI IWAGAMI A POURSUIVI UNECARRIÈRE LONGUE ET FRUCTUEUSE, MAIS a pas de frontières entre tout cela. Le plus importantc’est d’aimer et d’être touché. AUSSI SINGULIÈRE, QUI TRANSPARAÎTNOTAMMENT DANS SES COMPOSITIONS. positions pour les jeunes guitaristes, qui m’ont permis deleur faire découvrir des horizons nouveaux tout en ayantTu as semblé garder toute ta vie un lien intime entrecomposition et pédagogie.On retrouve justement mon univers musical dans mes com- ommençons par parler de ton universmusical, qui est un peu à la croisée avait un manque de compositions pour la fin du 1un espoirverse, comme «une sorte d’unité dans l’inspiration. Cela peut aller depièces d’inspiration vraiment classique (comme « ») à d’autres qui empruntent des chemins de tra- et le début du 2 eLittle Blues. J’ai pu aborder une formule rythmique, le ». De fait, il me semblait qu’il y Caresser des chemins… C Bien sûr, la musique japonaise a ber- trale, etc. De manière générale, je reste attaché à lachoses. Mais je suis très sensible à toutes les musiques céelle est dans mes gênes avec d’autres mon enfance et mon adolescence, genre de la valse, un travail sur les carrures, les tonalitéscourantes à la guitare… En principe, quand je compose,je destine les pièces soit aux étudiants soit aux amateurs.er cycle © Dr musique occidentale dans toutes ses périodespopulaires : sud-américaine, espagnole, d’Europe cen- : ba- Concernant les étudiants, naturellement, je me demandesi c’est bénéfique pour leur niveau. Mon inspiration restebeaucoup centrée autour des musiques du monde. 12
COLLECTION —
I N T E RV I E W - - - ROBERTO AUSSEL
J’ai édité 6 recueils chez Van de Velde, et 2 recueils chezd’Oz. En outre, j’ai publié moi-même plusieurs cahiers deTu as d’ailleurs composé énormément ! pièces pour guitare seule (Conte bleu, Douce-amère…).Sur ma chaîne Youtube, j’ai aussi organisé deux sé- -20% teursamateursries de vidéos ». C’est une somme qui reflète ma réflexion sur le », et « : « Mon répertoire pour étudiants et ama- Mes compositions pour étudiants et répertoire pour guitare solo et qui s’adresse à un largepublic, pas uniquement des élèves de conservatoires, mais aussi les amateurs mélomanes ! Tu as écrit notamment pour ensemble de guitares.Oui, j’ai beaucoup écrit et arrangé à la fois. J’ai d’ail- est composé d’1 flûte à bec, percussion et guitare. Pourleurs 2 groupes de musique d’ensemble. « Merienda » Alain Romagnoli (un répertoire. Bien sûr, c’était pour mes élèves, mais « Tafalla, »nous sommes 3 guitare et une basse, avec lon, ndlrformé un ensemble, les Takacroches – le nom était une) m’a beaucoup sollicité. Nous avons mêmeprofesseur au conservatoire de Tou- boutade au départnous avons enregistré un CD près de Bayonne en 2009. ! Alain est venu avec ses élèves, et C’est un souvenir formidable, car il y a eu une vraiesymbiose entre nous tous, d’autant que le concours Andreola • Casares • Cosentino existait déjà depuis quelques années. Duflot • Falu • Gaquere • Guyun Justement, tu as souhaité donner la parole à AlainRomagnoli pour évoquer le Festival de guitare et Jewsbury • Keller • Kleynjans Concours Takashi Iwagami…J’ai créé le concours avec Jean-Marc Eyraud et Takashi il Maldonado • Moyano • Nobre y a déjà 20 ans, pour honorer son travail pédagogique, Peralta-Beher • Ramos • Sanchez les jeunes guitaristes, afin qu’ils apprennent au mieuxavant d’être rejoints par Joël Jégard. Il a vocation à aiderl’expérience de la scène en représentations publiques Vasquez • ... – chose parfois délicate et pour laquelle les occasions vation des élèves en proposant ses arrangements demusiques de films et autres… ainsi que par ses compo-manquent ! Takashi a beaucoup travaillé sur la moti- sitions très éclectiques. Et puis nous avons toujours été -20% SUR TOUTES LES 20soutenus par la Guitarreria et Savareze édition se déroulera à la CCAS du Brusc, à Six-Fours- ! Cette année ; la
PIÈCES DE LA COLLECTION
les-Plages, le dimanche 24 mai 2026. Pour le concert de ROBERTO AUSSEL lina, bien connue de vos lecteurs depuis sa victoire l’an-née dernière à Montrougeclôture et les masterclass, nous avons invité Vera Dani- ! CODE PROMO = AUSSEL -20% Renseignements pour le concoursGuitare, 06 62 62 48 53/ 06 2 4 40 37 86 : association Couleurs → henry-lemoine.com/156-collection-roberto-aussel Vouspédagogique de ce numéro. trouverez une pièce de Takashi dans le cahier 13
ROBERTO AUSSEL (1954-2026)
!"
H O M M AG E - - -
Par Marc Rouvé
ADIÓS
« IL ESTIMAIT QUE LA VÉRITABLERECHERCHE RESTAIT CELLE DU ROBERTO
D’UNSON ET DE LA PERSONNALITÉ. ILDISAIT SOUVENT QUECELLE DE L’IDENTITÉ. » MUSICIEN DEVAIT LA QUÊTE ÊTRE ÉPOUSE, ÉLÈVE ET TÉMOIN PRIVILÉGIÉE DEPLUS DE TRENTE ANNÉES DE CRÉATION,BÉNÉDICTE FRÉTAUD RACONTE L’EXIGENCE, LA LIBERTÉ ET LA QUÊTE SONORE DEROBERTO AUSSEL . DE L’ARGENTINE ÀCOLOGNE, DU RÉCITAL À L’ENSEIGNEMENT,
PORTRAIT D’UN MUSICIEN POUR QUI LATECHNIQUE N’ÉTAIT QU’UN MOYEN AUSERVICE D’UNE VOIX PROFONDÉMENT
PERSONNELLE.ous êtes vous-même guitariste et en- seignante. Comment avez-vous ren-contré Roberto ? élève au conservatoire de Nantes et mon professeur,chelV Grizard, m’avaitJ’ai rencontré Roberto pour la premièrefois au Séminaire international de gui-tare de Bordeaux, en 1986. J’étais alors vivement conseillée d’aller Mi- dont RobertoCaussanel, qui rassemblait toute l’école sud-américaine,un stage avec lui. C’était un stage organisé par Michel faire médiatement marquée par sa personnalité et sa manièred’aborder la musique. Par la suite, j’ai participé à denombreux stages avec lui, avant d’étudier régulièrement faisait partie. Je me souviens avoir été im- à ses côtés à Paris. Son enseignement était extraordi-naire. Nous avons partagé beaucoup de choses autourde la musique, et même joué quelques fois en duo. © Collection R. Aussel !"
H O M M AG E - - -
TéMOIGNAGE Goran Krivokapic son attention au moindre détail, il nous apprenait à chercher le sens Roberto Aussel laisse un vide de chaque phrase, la direction de immense dans le monde de la la musique et la qualité du son. Son guitare, mais son enseignement enseignement allait bien au-delà et son exemple continueront de de la technique : il nous invitait à nous guider. J’ai eu le privilège penser et à ressentir la musique avec d’étudier avec lui, et ces années profondeur. Son jeu possédait une ont profondément marqué mon noblesse rare, héritée de la grande rapport à la musique. Il parlait peu, tradition sud-américaine, qu’il a mais chaque remarque était d’une transmise à plusieurs générations précision remarquable. Derrière de musiciens. Sa disparition laisse cette exigence, se cachait un sens de un grand vide, mais son art et son l’humour fin et discret, qui apportait exemple continueront de résonner à souvent une légèreté bienvenue. Par travers ses élèves. Vous avez vécu ensemble plus de 35 ans. Com- ment travaillait-il au quotidien ? Roberto travaillait énormément. Il était d’une exigence constante, même après des dé- cennies de carrière. Chaque matin, il commençait par une heure de tech- nique : gammes, arpèges, études. C’était immuable. Il ne pouvait pas commencer le répertoire sans avoir « mis les doigts en place ». Roberto avait été formé en Ar- gentine par Jorge Martínez Zárate, son principal profes- seur ; il avait aussi découvert la technique d’Abel Carlevaro au Brésil lors de stages, sans jamais s’enfermer dans une seule école. D’ailleurs, son jeu a toujours été nourri de toutes ses rencontres. Il évoquait avec émotion ses cours avec Maria Luisa Anido. Plus tard, il s’était aussi passionné pour la musique ancienne, notamment auprès d’Antoine Geoffroy-Dechaume. Avec le temps, il disait qu’il était plus efficace de passer trois heures à tra- vailler de manière constructive que huit heures à répéter sans direction . Mais il n’a jamais cessé de travailler. Même après ses journées de cours à Cologne, il restait souvent jouer jusqu’à la fermeture de l’école. !"
ROBERTO
AUSSEL
Comment construisait-il ses programmes de concert ? Il jouait toujours de mémoire ? Il prenait énormément de temps. Un programme de- Presque toujours. Il tenait à cette liberté. Il disait vait être cohérent, structuré, pensé comme un par - qu’avec la partition, il ne pouvait pas s’exprimer tota- cours musical. Il tournait longuement autour des lement. Quelques œuvres contemporaines, très com- œuvres qu’il avait « dans les doigts » avant d’arrê- plexes, étaient jouées avec la partition, mais c’était ter ses choix. Ce qui n’était pas sans créer quelques rare. Il renouvelait constamment son répertoire. épisodes de stress chez les organisateurs, qui de- Même si le public lui demandait souvent Piazzolla, mandaient souvent le programme à l’avance ! En qu’il rejouait avec plaisir, il introduisait toujours de général, son programme commençait par la Renais- nouvelles pièces. sance ou le Baroque — Scarlatti notamment — puis, en seconde par tie, s’ouvrait sur l’Amérique du Sud. Justement, quelle place occupait le réper toire La musique contemporaine occupait aussi une place sud-américain ? essentielle dans son réper toire : il a collaboré avec Une place croissante. Plus les années passaient, plus de nombreux compositeurs, et beaucoup d’entre eux il revenait vers le folklore argentin, notamment Ata- ont écrit pour lui. hualpa Yupanqui. Au départ, il était très inscrit dans TéMOIGNAGE pour lui, la parole était d’argent et le conséquence. Fais confiance à la musique. » silence d’or. Loin des certitudes et des Cette approche, presque mystique, discours cartésiens, il cherchait à faire permet d’aborder des répertoires sourdre de chacun l’expressivité, la vérité lointains dans le temps ou l’espace de interprétative, le chant, le son profond, la manière instinctive et personnelle, et conscience personnelle. de dépasser les conventions pour aller Il avait forgé une palette sonore unique, beaucoup plus loin dans l’interprétation, fusion des écoles classique espagnole vers une réelle expressivité et un héritée de Maria-Luisa Anido et de celle dialogue entre l’œuvre et l’interprète. moderne et latino-américaine d’Abel J’évoquerai pour conclure quelques lignes Carlevaro, qu’il transmettait sous forme directrices pour le travail interprétatif d’outils techniques très concrets. que Roberto Aussel utilisait de manière À titre d’exemple : récurrente, comme autant de chemins - une gamme de sonorités, de la pulpe à vers l’Art : l’ongle, du velouté à la clarté, par le biais - la recherche obsessionnelle du chant, d’inclinaisons variées des doigts de la main « l’âme de l’Argentine », dans le sens du droite (en ouvrant ou fermant la main). bel canto, de la définition du contour - l’extraction des harmoniques à partir des phrases musicales, servies par un d’un son fondamental, par le contrôle de toucher et des nuances vues de manière la fixation des différentes articulations très picturales. des doigts de la main droite. - l’interrogation permanente de - une main gauche au service de l’articulation, de l’accentuation, de ses la transmission du poids du bras, possibilités si variées, héritée de son Matthias Collet permettant une variété d’intensités, expérience scénique avec Piazzola et du son neutre et léger aux appuis plus l’univers du tango. Elève de Roberto Aussel à la pesants, pour aboutir à différentes - la nécessaire permanence de la Musikhochshule de Cologne de 2000 vitesses de vibrato. pulsation, vue comme un cœur battant. à 2005, son enseignement m’a façonné Dans cette optique, le travail du rubato comme guitariste, mais aussi comme Sur un plan interprétatif, Roberto Aussel consistait plus à planer au-dessus d’une homme. Reconnu comme l’un des plus considérait que la recherche du style et pulsation qu’à s’en affranchir. grands guitaristes de son temps, Roberto des esthétiques étaient secondaires : - l’écoute physique du son, des vibrations Aussel n’était pourtant pas compris « Tout est déjà dans la partition, par de la guitare, comme matière première de tous en tant que pédagogue. Car l’écoute : tu ressentiras le style comme une vivante de l’interprétation. © Sébastien Cambon !"
H O M M AG E - - -
« LA CLARTÉ DE LA POLYPHONIE, LA FINESSE DU CONTREPOINT ÉTAIENT ESSENTIELLES
POUR LUI. ROBERTO PENSAIT LA GUITARE COMME UN PETIT QUATUOR À CORDES. »
La clarté de la polyphonie, la finesse du contrepoint étaient essentielles pour lui. Roberto pensait la gui- tare comme un petit quatuor à cordes. Quelle était sa vision de l’enseignement ? Il donnait beaucoup de liberté à ses élèves. Il ne cher- chait pas à les façonner à son image. Au contraire, il voulait révéler la personnalité de chacun. Même les doigtés pouvaient varier d’un élève à l’autre. Il était exigeant, mais très ouvert. Il estimait qu’il fallait du temps pour mûrir. Les concours n’étaient pas une fina- lité. En tant que professeur, on peut par fois être tenté de pousser les élèves dans cette direction, mais Rober- to pensait qu’il fallait d’abord construire un musicien, l’aider à trouver sa propre voix. Ses élèves lui sont res- tés profondément attachés, artistiquement et humai- nement. Beaucoup parlent d’un tournant décisif dans leur parcours après avoir suivi son enseignement. Comment vivait-il les concer ts ? Les jours de concert, il entrait dans une concentration totale. Il parlait très peu. Il avait le trac, et il disait même qu’il augmentait avec l’âge, car le sentiment de Un palmarès sud-américain pour le 17e Concours responsabilité devenait plus fort. Il arrivait toujours la International de Guitare de Radio-France, en 1975. De veille sur le lieu du concert. Le jour même, il retravail- gauche à droite : Roberto Aussel (Premier Prix), Miguel A. lait son programme, déjeunait tard, faisait une sieste, Girolet (lui aussi Argentin), Robert J. Vidal (Producteur), et puis prenait un thé au citron avant de jouer. C’était les Uruguayens, Eduardo Fernandez et Baltazar Benitez. un rituel précis. Il ne mangeait jamais avant de jouer. le monde de la guitare classique. Mais avec le temps, il s’est rapproché d’une musique plus populaire, au sens TéMOIGNAGE noble du terme. Roberto s’intéressait aussi à la jeune gé- nération de musiciens folkloriques argentins, redécou- vrait des répertoires, éditait certaines pièces. Il utilisait Stéphane son bagage classique au service du folklore, en puisant de Carvalho les couleurs, les attaques et les sonorités des musiques de son enfance. Il les réinventait à sa manière. Les cours de Rober to n’étaient pas dans la Qu’attendait-il d’une guitare ? démonstration, n’avaient Il ne cherchait pas un instrument simplement puis- rien de magistral : tout y sant. Il voulait une guitare modulable, capable de était suggéré. Il entourait nuances infinies. Il aimait les guitares de Daniel Frie- souvent quelques notes- derich pour cela, parce qu’il pouvait « modeler » le clés, pour saisir la logiqued’une œuvre, et donnait les son. Même chose pour les cordes : il préférait le nylon outils pour construire notre au carbone, car il pouvait plus facilement travailler la compréhension et notre matière sonore en termes de dynamique, de couleurs. interprétation de la pièce. © Dario Griffin !"
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La naissance des Cinco Piezas d’Astor Piazzolla 70, début des années 80. Artistes, notamment la troisième. Fidèle à son peintres, musiciens s’y croisaient lors de tempérament, Roberto l’interprète soirées animées où la culture latino- avec une intensité rythmique presque américaine rayonnait au cœur de la tanguera. Piazzolla l’interrompt net. capitale. C’est là que Roberto s’installe « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? » quelque temps, dans un petit pavillon s’étonne-t-il. En découvrant qu’il s’agit au rez-de-chaussée de l’immeuble. Les d’une œuvre du compositeur anglais rencontres s’enchaînent. Mercedes Sosa Walton, il est déstabilisé. Dans cette (chanteuse) passe dîner. Atahualpa musique, il reconnaît quelque chose Yupanqui est de la partie. Un soir, on de son propre langage. Le contexte lui lance par la fenêtre : « Roberto, Astor n’aide pas : la guerre des Malouines Piazzolla vient à la maison, tu viens ? » Il ravive les tensions entre l’Argentine et accepte. La soirée sera décisive. l’Angleterre. Le maître du tango nuevo est visiblement touché. Une audition à l’Île Saint-Louis Astor Piazzolla n’a alors jamais écrit Le déclic Voici l’anecdote (succulente), pour guitare seule. Son univers est Quelques jours plus tard, Roberto lui qu’a partagée Bénédicte Frétaud, celui du quintette. Pourtant, intrigué apporte la partition des Bagatelles. Une autour de la naissance de cette œuvre par l’instrument, il invite Roberto semaine passe. Puis le téléphone sonne. clé du répertoire du XXe siècle pour chez lui, à l’Île Saint-Louis. « Viens Piazzolla est au bout du fil. « Flaco ! », notre instrument. me jouer quelques morceaux », lui son surnom affectueux (en rapport avec propose-t-il. Roberto arrive avec sa sa silhouette longiligne) : « Ça y est, j’ai la À Paris, au 16 rue Descartes, guitare et déroule un large éventail du première. » Voici comment l’écho des Cinq l’appartement de José et Jacqueline répertoire : Bach, musique baroque, Bagatelles de Walton a nourri l’inspiration Pons faisait figure d’ambassade pièces classiques… Puis viennent les de Piazzolla, donnant naissance à ses argentine officieuse à la fin des années Cinq Bagatelles de William Walton, et Cinco Piezas pour guitare. Et le rapport au disque ? Jusqu’à quand a-t-il enseigné ? Il enregistrait peu, et seulement lorsque le projet était Roberto a quitté Cologne en 2020, à 66 ans, mais a continué mûr. Il n’aimait pas fixer une œuvre trop tôt. Il préférait la à donner quelques cours. Il a joué son dernier concert en dé- roder en concert. Il savait qu’un disque est une photogra- cembre 2023, au Portugal. Les premiers signes de la maladie phie à un moment donné — et que dix ans plus tard, on sont apparus à l’été 2023. Le diagnostic de sclérose latérale jouerait sans doute autrement. amyotrophique (SLA) a été posé en 2025. Il a dû arrêter pro- gressivement de jouer. Il l’a accepté avec une grande dignité. Quel regard portait-il sur l’évolution de la guitare ? Je voudrais d’ailleurs rendre hommage à l’équipe extraordi- Il reconnaissait que le niveau technique avait énormé- naire de l’unité de soins palliatifs du CHU de Nantes qui l’a ac- ment progressé. Il le constatait chez ses élèves : certains compagné de manière admirable dans ses derniers instants. pouvaient tout jouer. Mais il estimait que la véritable re- cherche restait celle du son et de la personnalité. Il di- Laisse-t-il des projets inédits ? sait souvent que la quête d’un musicien devait être celle Il avait beaucoup écrit, notamment autour de la péda- de l’identité. Il pensait la musique dans sa globalité. gogie. Il aimait transmettre par l’écriture autant que par D’ailleurs, il écoutait peu de guitare : il préférait écou- l’enseignement. Il faudra du temps pour voir comment ter d’autres instrumentistes, d’autres univers musicaux. faire vivre ces projets. !"
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Roberto dans le texte Voici l’extrait d’un texte écrit par Roberto au sujet de son dernier disque «Tangos y Milongas». Des mots qui illustrent bien sa démarche artistique. « Chemins parcourus, rencontres inattendues, surprises, joies et peines, gratitude et quête sans fin… C’est tout cela qui m’a conduit à graver dans cet enregistrement les émotions que cette musique fait naître en moi... Comme le disait Atahualpa Yupanqui, un voyage est fait d’innombrables arrivées. Chaque œuvre abordée a été pour moi une nouvelle étape, une source d’élan pour continuer à explorer, à chercher, à avancer. Un chemin devenu peu à peu un véritable récit musical. C’est un long sentier que l’on parcourt sans jamais l’épuiser : on y trouve le repos, puis renaît l’envie de repartir, d’atteindre un autre horizon, un autre point d’équilibre, avant de se remettre en marche. Pause et silence. Deux raisons essentielles m’ont guidé : relier les phrases au sein de chaque œuvre, et explorer cette manière si expressive de jouer comme on raconte, de chanter comme on parle. Faire en sorte que l’interprétation devienne narration, que la musique elle-même prenne la parole ». Roberto Aussel TéMOIGNAGE Vladimir Gorbach extraordinaire. J’ai compris plus tard que ce rythme lui convenait peut-être : du temps En repensant à Roberto Aussel, je pour penser, lire, ou méditer. Même après réalise à quel point les souvenirs de l’obtention de mon diplôme et tout au long de mes cours avec lui à la Musikhochschule ma carrière, ce lien est resté intact. Lorsque de Cologne demeurent vivaces au fond j’ai remporté le GFA, Roberto a été la première de moi. Roberto partageait son savoir, personne à qui j’ai écrit. Sa réponse est arrivée son expérience et sa vision de la musique immédiatement, en espagnol, langue dans avec une générosité et une honnêteté laquelle il ne m’avait pourtant jamais parlé : remarquables. Parfois timide, toujours « Felicidades ! Estoy muy contento ! Bravo ! ». aimable et élégant, il possédait un don Roberto m’a tout autant soutenu lorsque je extraordinaire pour provoquer l’inspiration lui ai annoncé mon départ pour l’Australie et écouter la musique d’une oreille nouvelle. et ma prise de poste au Conservatoire Ce qui paraissait d’abord vague ou Supérieur de musique de Sydney. Malgré la insaisissable pouvait, grâce à ses conseils distance, nous sommes restés en contact, subtils, devenir soudainement votre œuvre et je me souviens lui avoir dit en plaisantant emblématique. J’étais fasciné par la manière que le climat de Sydney était très proche dont Roberto conjuguait naturellement une de celui de Buenos Aires. L’émotion qui se vie de concertiste international avec celle dégageait de ses interprétations de Piazzolla, d’un professeur dévoué. Durant l’année Scarlatti, Ginastera ou Yupanqui était très universitaire, il faisait chaque semaine communicative. C’est grâce à Roberto que le trajet en train de Nantes à Cologne, ces compositeurs font désormais partie un temps de voyage qui me semblait intégrante de ma vie de concertiste. © Collection R. Aussel !"
ROBERTO
AUSSEL
TéMOIGNAGE TéMOIGNAGE Agnès Condamin Masao Tanibe En cours, Roberto Aussel parlait peu, mais son Je retiendrais quelques discours était tellement clair qu’en deux mots, on phrases de Roberto : savait comment travailler pendant au moins un mois. « La couleur du son vient du cœur. » De la technique Carlevaro à la méthode Zarate, ses « Mon jeu de guitare se veut à cours étaient une révolution pour la détente et le travail l’exemple du quatuor à cordes, du corps dans son ensemble. Le voir jouer suffisait à où chaque voix possède sa apprendre sans passer par des phrases à rallonges. Il propre couleur sonore. » nous questionnait avec douceur et simplement : « Chaque compositeur possède - « Comment travailles-tu ? » sa propre couleur sonore. J’ai des - « Euh... D’accord, je n’ai pas suffisamment travaillé palettes sonores dédiées pour intelligemment… » chaque compositeur : Tarrega, Et c’était parti pour une concentration extrême et Barrios, Bach, Scarlatti. » un travail profond de chaque note : sa profondeur, sa résonance, l’écoute de l’instrument, son bois, sa spécificité. Roberto était la douceur née, la simplicité et un regard pétillant. Un cours avec lui, et le temps s’arrêtait. On savait pourquoi on avait choisi de partir en Allemagne : pour cet instant unique, arrêté et infini en même temps. J’avais l’impression de saisir enfin le secret de dame Musique. Merci, Roberto... Témoignages d’anciens élèves recueillis par Matthias Collet. !" !!
I N T E RV I E W - - -
Par Olivier Renaud
CASSIE MARTIN
Reflets intérieurs LA JEUNE ARTISTE NOUS FAIT PROFITERDE SA (DÉJÀ) LONGUE EXPÉRIENCE DE LASCÈNE ET DE SA VISION D’ŒUVRES PHARES Il y a dans cet opus une dimension autobiographique DANS SON CD «REFLETS INTÉRIEURS».UN VOYAGE MUSICAL TRÈS ABOUTI, QUICONJUGUE MAESTRIA ET POÉSIE. l’assume, car ce sont ceux qui m’ont marquée, au fil dema vie de musicienne, lors des concerts et des concours.Soit dit en passant, en concert, il est rare que je me can-forte.Le répertoire et les musiques sont très différents, mais je a gestation de ton CD a été plutôt tonne à une seule esthétique. Justement, il y a ici un en- rait-ce que pour reprendre des pièceslongue… chaînement temporel, mais chaque pièce est très mar- déjà jouées, comme le Regondi. Et puis,Ça n’a pas été évident, en effet ! Ne se- quante dans son esthétique. Certaines sont connues(Schubert, chansons françaises), d’autres moins. LJe voulais prendre le temps de choisir le programme,les personnes impliquées, le design (Thomas Jeanneserai-je satisfaite du CD dans dix ans ? Autinguent par leur capacité à installer des ambiances.De manière générale, j’ai essayé de créer une image men- fil des esthétiques, tes interprétations se dis- a fait un travail formidable)… L’enregistrement étaitpresque plus stressant que le concer t, dans la me-sure où c’est destiné à rester et où on n’a pas le droit beaucoup écouté de choses du même registre, et pas seu-lement pour guitare. J’ai essayé de rester fidèle à chaquetale dans chaque pièce, afin qu’elles ne se ressemblentcontrastes, les articulations sont très différentspas. Dans le détail le son, les techniques de jeu, les ; j’ai donc à l’erreur. En outre, nous étions en acoustique na-turelle,des colonnes (et non en studio). Bref, il a fallu une après-midi pour trouver la bonne position et les bons sans réverbération et dans une salle avec esthétique en y mettant un peu de moi tout de même. micros Tomasz Radziszewski-Mar tin a tout noté et a été in-son, connaît bien la guitare. L’un de mes problèmesétait de faire confiance à un directeur ar tistique. Or, ! Heureusement, Pavel Ozga, l’ingénieur du on entend surtout des doubles-tables ou des latticesDe lattice à traditionnelQuel est ton rapport à la lutherie, notamment dansle travail des couleurs ? de face auparavant). Je trouvais ça symbolique d’enre-en concours. Avec ma Friederich de 1994, j’ai découvert ! (rires) Alors qu’aujourd’hui, premier montage – je suis inter venue ensuite. Le butpistes et Tomasz a passé plusieurs jours pour faire untransigeant ! L’ingénieur du son a envoyé toutes les gistrer sur un instrument d’un grand luthier. Et on peut un nouveau son et une nouvelle attaque (je jouais très Pour toutes ces raisons, j’ai fait le CD en autoproduc-tion, sponsorisée par Savarez qui m’a toujours soute-était de faire le moins de montages possibles (parexemple, dans les Tarantelles, il n’y a que 2 points). tant sur la rosace (l’attaque change tout), profiter de laprofondeur du son et du sustain… Cela s’entend parti- faire tellement de choses avec ! Varier les timbres en res- nue. C ’est un peu mon bébé ! tique et exige des changements d’atmosphères.culièrement dans l’introduction de Duplessy ou dans leRondo d’Aguado qui, avec ses répétitions, est très opéra- © Dr LES ARTICULATIONS SONT TRÈS DIFFÉRENTSDE CHOSES DU MÊME REGISTRE, ET PAS SEULEMENT POUR GUITARE. »« POUR CE PROGRAMME, LES TECHNIQUES DE JEU, LES CONTRASTES, ; J’AI DONC ÉCOUTÉ BEAUCOUP !" I N T E RV I E W - - - CA S SIE MARTIN Tu proposes un travail très abouti ! Comment as-tu construit les pièces ? Dynamiques, structure, phrasés ? Grâce au CD, j’ai appris à reprendre des pièces, comme je le disais, et aller le plus loin possible. D’autant qu’on se lasse toujours des pièces qu’on a beaucoup bossées… Comme je n’ai pas pu faire une pause dans mes divers projets, ou garder uniquement le programme du CD pendant plusieurs mois, j’ai fait avec… Ce qui a peut-être été un peu moins stressant… J’ai monté les pièces au fur et à mesure pour vrai- ment en tirer le maximum, en prenant de nombreux conseils (par exemple auprès de Mathias Duplessy : quelle chance de travailler avec le compositeur !) et en faisant de nombreux rodages (avec Jérémy Jouve ou Tania Chagnot notamment). Veux-tu nous parler un peu de ton duo avec Tomasz Radziszewski-Martin, ou de tes autres projets ? Nous nous sommes rencontrés lors du Silesian Guitar Au- tumn en Pologne. C’est un gros concours, avec Aranjuez en finale, et je suis retournée plusieurs fois dans le pays pour des concerts. Puis Tomasz m’a proposé de faire une tournée avec orchestre, pour le Double Portrait Concerto de Marek Pasieczny. Nous avons constaté que ça collait bien musicalement ! Par la suite, Tomasz est venu en France et nous avons désormais notre duo en plus de nos carrières en solo. Nous avons un programme classique, mais aussi un programme de musiques de films, avec des arrangements de Tomasz assez complexes… Mais nous nous amusons bien, nous avons plaisir à développer le duo et nous avons une grosse tournée en avril en Chine, quatuor à cordes pour un hommage à Roland Dyens, en plus de quelques concerts cet été. Par ailleurs, j’ai avec certains de ses arrangements inconnus. Il y avait toujours mon duo avec la violoniste Camille Théveneau. notamment une transcription absolument magnifique de Enfin, pour le concert du 6 mars au Paris Guitar Festival la Rossiniane 1, avec l’intro jouée uniquement au quatuor, (dont le magazine est partenaire, ndlr), j’ai aussi joué avec dans un style très beethovénien !
« AVEC MA FRIEDERICH DE 1994, J’AI DÉCOUVERT UN NOUVEAU SON ET UNE
NOUVELLE ATTAQUE (JE JOUAIS TRÈS «DE FACE» AUPARAVANT). ON PEUT FAIRE
TELLEMENT DE CHOSES AVEC ! VARIER LES TIMBRES EN RESTANT SUR LA ROSACE
(L’ATTAQUE CHANGE TOUT), PROFITER DE LA PROFONDEUR DU SON ET DU SUSTAIN… »
Les Paris Guitar Days artistes, pédagogues, étudiants et d’un orchestre de guitares et d’une passionnés autour de concerts, de exposition de luthiers. Nous souhaitons Comment est née l’idée des Paris rencontres et de moments d’échange. mettre en valeur la richesse des Guitar Day ? C’est un festival que nous construisons à possibilités de la guitare classique, à Les Paris Guitar Days sont nés à l’origine deux et dont le développement nous fait travers le répertoire soliste, la musique d’une idée de Tomasz. Nous avons ensuite aussi beaucoup apprendre. de chambre mais aussi la transmission développé le projet ensemble avec l’envie entre générations. Il nous tient également de créer à Paris et à Levallois-Perret Comment s’organisent ces journées et à cœur de faire tomber la barrière entre (92) un moment entièrement dédié à que souhaitez-vous mettre en valeur ? « artistes » et « élèves », afin que chacun la guitare classique. Nous souhaitions Concrètement, les journées s’articulent puisse partager et apprendre dans une imaginer un événement qui rassemble autour de masterclasses, de concerts, atmosphère artistique et conviviale. © Dr !" Thomas Grumler
GUITARES CLASSIQUES
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I N T E RV I E W - - -
Par Marc Rouvé
GAËLLE SOLAL
Énergie carioca AVEC SON NOUVEL ALBUM «RIO», LAGUITARISTE TISSE UN FIL ENTRE TROISSIÈCLES DE MUSIQUE BRÉSILIENNE À Moi non plus, c’est une vraie découver te. TRAVERS LES ŒUVRES DE CHIQUINHAGONZAGA, HEITOR VILLA-LOBOS ETCLARICE ASSAD. UN PROJET NÉ D’UN COUP Complètement,beaucoup de monde. Sauf que, seul petit hic, elle n’apas du tout écrit pour la guitare ! (rires). Je voulais ab- c’est une grande découverte pour DE CŒUR, MÛRI DE LONGUE DATE, ET QUIAPPORTE UN NOUVEL ÉCLAIRAGE SUR LAPLACE DE LA GUITARE FACE À L’ORCHESTRE. bos et il n’y aurait pas Villa-Lobos s’il n’y avait passolument mettre cette compositrice en valeur parcequ’elle a forcément influencé cette grande lignée. Il n’yaurait pas Clarice Assad s’il n’y avait pas eu Villa-Lo- u repars pour Rio, pour une aventureorchestrale cette fois-ci. Raconte-nous si anti-esclavagiste. J’ai donc contacté Paulo Aragão,eu Chiquinha. De plus, c’est un personnage haut encouleur et une grande pionnière féministe, mais aus- un peu comment l’idée est venue. guitariste, compositeur et arrangeur de Rio et je lui T Avec plaisir. J’ai une façon de procéder qui ai commandé un arrangement pour guitare et petit de Clarice Assad sous les doigts de son commanditaire,d’une de mes tournées aux USA, j’ai entendu le concerto va assez lentement : le temps de mûrir etde produire mes rêves (rires). En 2017, lors ensemble avec la même orchestration que le concer-to de Clarice. À partir de quatre œuvres phares deChiquinha, il a créé une suite dans laquelle la guitaren’est pas forcément soliste, mais joue plutôt comme Marc Teicholz. J’ai trouvé cette œuvre incroyable et je mesuis dit : non seulement, je veux la défendre et la jouer,mais je veux aussi la graver ! Donc, tu vois, de 2017 à 2025, c’est la guitare qui accompagne l’orchestre. Pour-quoi ce choix ?un instrument de l’orchestre.Oui, c’est étonnant. Notamment, sur la Saudade, ça fait quelques années de cogitations. Pendant tout ce puis, heureux hasard, le journaliste Camille de Rijck m’atemps-là, je me suis dit : c’est le premier jalon du CD. J’aipris contact avec Clarice et le processus était lancé. Et Cela me tenait à cœur : être un instrument de l’or- invitée à une table d’écoute pour la RTBF (la radio belge),pour comparer des versions du concerto de Villa-Lobos. la partie de guitare est intéressante et créative, maischestre pour une fois, ce qui ne nous arrive presquejamais. Je trouve qu’il a très bien relevé le défi parce Quand tu écoutes une version, puis une autre, tu pensesil y a de très belles versions, alors qu’est-ce que je peuxapporter ? Mais j’ai vu de petites brèches à explorer : aussi parce qu’on l’entend par faitement, car c’est trèsbien orchestré. Et puis, c’est une musique qui amènetout de suite de la bonne humeur: une musique de perles, il y avait Clarice Assad pour le XXIdans l’interprétation de ce concerto. Dans mon collier de fouinant, je suis tombée sur Chiquinha Gonzaga, que jefigure. Je suis retournée aux sources de Villa-Lobos et, enbos pour le XXe, mais il me manquait une autre grande e siècle, Villa-Lo- la joie de vivre ! La toute dernière pièce du disque,c’est Brejeiro d’Ernesto Nazareth. J’ai commandé aussiun arrangement pour guitare et cordes à une amieproche, Élodie Bouny, qui est une très grande guita-riste et compositrice. En outre, elle a assuré la direc- ne connaissais pas. tion artistique de l’enregistrement. Elle a été présenteà chaque étape du projet. Du travail d’or fèvre, maisaussi une régalade ! (rires) !" « IL N’Y AURAIT PAS CLARICE ASSAD S’IL N’Y AVAIT PAS EU VILLA-LOBOS ET IL N’Y
AURAIT PAS VILLA-LOBOS S’IL N’Y AVAIT PAS EU CHIQUINHA GONZAGA. »
Le disque est né de ton coup de cœur pour le concer- Donc le CD était le passage obligé… to de Clarice en 2017. Tu aurais pu simplement le tra- Tout à fait. Par contre, comme je n’avais fait que des CD vailler puis essayer de le monter, non ? solo ou duo, je n’avais aucune notion de l’Everest que Les choses ne sont pas si simples ! Je n’arrêtais pas de représenterait l’enregistrement avec orchestre, d’autant parler de ce concerto autour de moi, mais pour notre plus que c’est moi qui produis ! J’ai découvert le change- instrument, dès qu’on parle de concerto, c’est qua- ment d’échelle : la préparation, les budgets, trouver des si toujours Aranjuez, l’alternative étant la Fantaisie partenaires, des coproducteurs. J’avais trouvé un premier pour un gentilhomme. Ce sont des concertos mer veil- partenaire et l’enregistrement aurait dû se faire il y a deux leux, mais on a tellement de répertoire que je trouve ans, mais il a annulé au dernier moment. Ça a été une ça réducteur. J’ai clairement compris, dans les retours traversée du désert. J’étais à deux doigts d’abandonner le que j’ai eus des orchestres ou des organisateurs, que projet. Un ami proche m’a dit : « non, ton projet est génial : sans CD, il était impossible de programmer un nouveau il faut que tu continues à appeler des orchestres. » Et il m’a concerto (encore) quasi-inconnu, même si c’est un chef mis sur la piste de l’Orchestre Royal de Wallonie. J’ai pris © Fabio Boschid’œuvre. rendez-vous et après un premier café, j’avais le feu vert ! !"
« QUAND ON JOUE BEAUCOUP, QU’ON
MONTE SUR SCÈNE APRÈS DIX HEURES
D’AVION ET QUELQUES HEURES DE
REPOS, ON EST BIEN CONTENT D’AVOIR
UNE GUITARE FACILE À JOUER. »
va. He oui, c’est une grande machine ! (rires) J’ai découvert tout ça en une fois et je pense que ça a eu l’effet d’un vac- cin. Autant dire que la pression était élevée : pas beau- coup de temps, un jeu de guitare nickel tout le temps. Tu ne peux pas faire de bricolage du style : là, c’est super, le solo de hautbois est génial, mais la guitare, ça ne va pas. Ta partie doit être prête pour utiliser le temps au mieux. Tu as également placé la barre haute avec ce pro- gramme… Effectivement, j’avais sous-estimé que le CD dure une heure et que je joue sur toutes les pistes. Ça veut dire qu’au concert, je suis rentrée, j’ai fait un concerto, je suis sortie, j’ai salué, je suis re-rentrée, j’ai fait le deuxième, Un projet d’envergure donc, que finalement rebelote, le troisième et je suis venue faire le bis. Bref, je ne connaissent peu de guitaristes. Est-ce que tu peux me suis jamais arrêtée ! partager ton expérience avec les lecteurs ? On sort de l’économie du disque de guitare qui peut être Comment vas-tu faire vivre ce disque en live ? réalisé aujourd’hui avec un budget limité. On découvre En fait, la diffusion va se faire en deux temps. Toute la des frais sur les droits d’auteur, les locations de parti- première partie des concerts de sortie sera dans une dé- tions d’orchestre ! Après, il faut un ingénieur du son avec clinaison solo ou avec quatuor à cordes (avec le Qua- une grande expérience et expertise. Et, bien sûr, il faut tuor Ardeo). En solo, outre des pièces de Villa-Lobos, il y imaginer une forêt de micros pour 25 musiciens. Plus le a les cadences des concertos du CD. Celle du Concerto montage… Le montage avec orchestre, tu peux y passer de Villa-Lobos est incroyable : une pièce en soi. Pour la des semaines ! déclinaison avec quatuor, j’ai commandé à Elodie Bouny une prolongation du bis avec une sélection de 7 pièces Parlons de l’enregistrement. Comment ça se passe d’Ernesto Nazareth que nous créerons le 13 avril à la Salle quand on enregistre avec orchestre ? Cortot. Avec la sortie du CD, le travail de diffusion avec On a fait deux jours de répétitions puis on a donné un orchestre se met en place et donnera ses fruits d’ici une concert qui a été enregistré, parce que, notamment, ça saison ou deux. Il faut penser en temps long. faisait partie du partenariat. Ensuite, il y avait deux jours d’enregistrement. En fait, la prise de son du concert est la Parlons un peu guitare. Déjà l’amplification, étant don- base du disque, donc ce jour-là, tu as le stress de l’enre- né le contexte orchestral, est-ce obligatoire ou non gistrement plus celui du concert. Ensuite, tu fais les rus- pour toi ? tines le lendemain et le surlendemain, avec des services Je pense que ça n’est plus un sujet. D’ailleurs, pour le d’orchestre. Ça veut dire qu’assez tôt, tout le monde s’en concerto de Clarice, elle écrit « pour guitare amplifiée » L’association Guitar’elles je fais des petites actions à mon niveau. une autre femme dans son pays pour se Cette année, je voudrais quand même enfin soutenir. Ce n’est pas du tout de l’ordre du C’est une association que j’ai montée lancer mon programme de «mentoring». coaching, ce n’est pas un cours, ce n’est pas il y a quelques années. J’aimerais L’idée, c’est qu’il y ait des binômes qui un conseil de carrière, c’est juste : je suis là qu’elle soit beaucoup plus active, mais se créent, que chaque femme, quel que et, de temps en temps, je peux te donner un comme je n’ai pas beaucoup de temps, soit son âge, puisse faire un binôme avec petit coup de fil et un coup de main ! © Dr !" I N T E RV I E W - - - G A Ë L L E S O L A L clairement dans la partition ! Cela veut dire qu’elle ne pose Pour finir, peux-tu partager ta vision de la vie de musi- même pas l’option de faire un concert sans amplification. cienne, toi qui as un parcours original ? Sur ce sujet, j’ai une petite anecdote. Lors de la première J’ai suivi le parcours académique classique, mais c’est vrai représentation de son concerto, Villa-Lobos a eu des que je me suis ensuite écartée du chemin tout tracé. J’ai fait sueurs froides, car on n’entendait pas la guitare. Il a été de l’enseignement de mes 23 à mes 30 ans. Puis, j’ai arrêté contraint de reprendre la partition et de changer toutes pour reprendre des études : jazz, musique du monde, clown, les dynamiques des vents et de l’orchestre en général pour impro théâtrale. Je suis redevenue étudiante dans tout ce passer tout en piano, pianissimo. On a travaillé justement qui m’intéressait. Tout en donnant des concerts, donc je vi- avec Élodie Bouny, qui tenait cette information de Fábio vais dans une certaine précarité. D’une certaine manière, Zanon, pour faire certains aménagements dans la partie elle est liée à la vie de musicien. Et puis, ce qui est important, d’orchestre, dans les dynamiques, car certains passages c’est ta façon d’évoluer. Ça, c’est Sergio Assad qui me l’a dit il étaient trop lourds, et souvent, la guitare était noyée. Bien y a très longtemps. Je lui ai demandé s’il pouvait me donner sûr, nous avons demandé l’autorisation à l’éditeur, qui a un conseil et il m’a répondu : « Tu sais, la carrière d’un musi- validé. Ça ne s’entend pas sauf si tu connais bien l’œuvre. cien, c’est de longue haleine. C’est vraiment une arche comme Il y a des endroits où tu te dis : ah oui, j’entends la guitare ça », en faisant un grand geste. Et il ajoute : « Il faut tenir sur pour la première fois ! Parce qu’elle n’est pas couverte, par la longueur. » Et donc souvent, quand je vois des jeunes, je les exemple, par la ligne de clarinette. mets vraiment dans cette perspective du… « C’est du long ». Il faut construire des projets, développer une identité forte. Revenons à ta guitare. Peux-tu nous en parler ? Et puis, il faut diversifier ses programmes. Bien sûr, personne Oui, je l’aime ! (rires). C’est un instrument fabriqué à n’est irremplaçable, mais le musicien qui développe quelque quatre mains par Walter Verreydt, luthier belge très ré- chose de fort peut occuper une place à part dans l’esprit du puté et l’une de ses élèves, Martina Gozzini. C’est un ins- public et des organisateurs de concerts. trument en épicéa/érable, alors qu’avant, je ne jouais que sur des guitares en cèdre. Je suis tombée sur cette guitare par hasard, en allant faire un blind test sur les essences de Les luthiers Walter Verreydt et Martina Gozzinia en pleine bois au CMB, école de lutherie à Puurs, en Belgique. Après séance de « bichonnage » de la guitare «Rondine» (hirondelle en le test, je l’ai essayée puis je suis repartie. Les quinze jours italien). Une guitare qui aura donné des ailes à la concertiste. qui ont suivi, j’ai parlé à tous mes amis de cette guitare ! Finalement, j’ai appelé Walter et c’est devenu ma guitare fétiche. Ils lui ont donné le nom de Rondine, hirondelle en italien. On peut dire qu’elle m’aura donné des ailes ! Qu’est-ce que tu apprécies dans cette guitare ? Le son, bien sûr, avec une belle projection. Et puis aussi un grand confort de main gauche. Et quand on joue beau- coup, qu’on monte sur scène après dix heures d’avion et quelques heures de repos, on est bien content d’avoir une guitare facile à jouer. La rencontre avec une guitare, c’est quelque chose d’inexplicable. Quand tu trouves une gui- tare qui te convient, ça fait des étincelles parce que tu es à l’aise tout de suite. Elle m’amène dans des endroits où je n’allais pas. Il y a quelque chose en plus sur cette guitare : c’est que Walter et Martina habitent en Belgique comme moi. Ils sont là à beaucoup de mes concerts. Je l’ai ame- née une fois ou deux pour qu’il fasse une petite révision. Et alors, voir ces deux-là nettoyer ma guitare, c’est d’une beauté et d’une tendresse. !"
I N T E RV I E W - - -
Par Olivier Renaud
THIBAUT GARCIA ET
ANTOINE MORINIÈRE
12 cordes pour les Goldberg !" OÙ NOUS AVONS MIS LES DOIGTS DESSUS. ET JUSTEMENT NOUS AVONS OPÉRÉ DENOMBREUX CHANGEMENTS POUR QUE ÇA SONNE« IL Y A EU DEUX PHASES POUR L’ARRANGEMENTINSTRUMENT ILLOGIQUE SUR CERTAINS PLANS… » : CELLE THÉORIQUE ET CELLE: LA GUITARE EST PARFOIS UN LA SORTIE DE CE DISQUE A ÉTÉ UNÉVÈNEMENT MAJEUR DE LA FIN D’ANNÉE 2025.THIBAUT GARCIA ET ANTOINE MORINIÈRE doxepublic est étonné par le résultattruments, notamment celle pour clavecin : la version pour deux guitares semble exotique, mais ! Il y a une forme de para- ; par exemple, le D’ACHÈVEMENT, TANT DANS LE TRAVAIL DEDUO QUE DANS L’ENGAGEMENT MUSICALET LA PERCEPTION DE L’ŒUVRE. AVANT DEONT ENREGISTRÉ LEUR VERSION DESVARIATIONS GOLDBERG DE BACH : UNE FORME il y a quelque chose de très vrai à l’écoute, par rapport à ceque Bach a pu imaginer. MONTER SUR SCÈNE À FRIBOURG (SUISSE),ILS ONT RÉPONDU À NOS QUESTIONS. Force est de souligner le défi dans le travail de duoApar des moyens inattendus. Par exemple, on se passe par-fois les voix de façon éclair (jusqu’à une note chacun sur – Nous voulions coller le plus possible au texte, y compris ! quoiprendre beaucoup de temps ?Antoineremière question, fatalement ce projet ambitieux, qui : pour- des doubles-croches). Il y a une façon simple de concevoir riations tous les deux à l’adolescence,dans la version de Glenn Gould. Lorsque – Nous avons découvert les Va- a dû plus complexela chose, en répartissant comme une main droite et une P et nous jouons avec l’auditeur, qui s’y perd. main gauche ! C’est parfois le cas, mais en réalité, c’est rique et celle où nous avons mis les doigts dessus. Etjustement nous avons opéré de nombreux changementsT – Il y a eu deux phases pour l’arrangement : il y aussi des moments où cela se mélange : celle théo- dessusnousnous attirait… mais nous nous sommes cassé les dentsment du confinement, alors que nous étions mieux ar-més face à la musique de Bach et à celle pour clavier. sommes ! À 17 ou 18 ans… Nous avons réessayé au mo- rentrés au CSNM ensemble, le projet travail sur la partition, jusqu’à avoir un aspect «illogique sur certains plans… Nous avons fait un grospour que ça sonne : la guitare est parfois un instrument Et c’est vraiment fait pour nos doigts.sur les parties séparées… Mais cela fonctionne en duo puzzle »! pour nous obliger à nous dépasser. Lors du confine-nous avons toujours aimé jouer des œuvres trop dures, Thibautl’époque – Effectivement, c’était un exercice inachevé à: 6 ou 7 variations transcrites seulement… Or, ment,avions le tempsalors on a prévu des temps différés. Finalement, on a nous avons ! Et puis nous n’avions pas de été jusqu’au-boutistes, cardeadline nous Il est inévitable également d’insister sur la virtuosité…Atant dans les suraigus. D’ailleurs, j’ai fait une encoche sur accompli quelque chose, même si on continue à le faire, la XV – J’ai réappris à jouer de la guitare évoluer, dans l’interprétation spontanée comme dansl’agencement des variations. mais elles ont évolué. Par exemple, il faut repenser le vibra-to : après la XIII e case ! (rirese case avec le doigt 4, c’est un vibrato de) Nos guitares sont jumelles ( ! On joue rarement au-cf encadré) doigt (avec la phalange) et non de bras (avec le poignet).Soit dit en passant, nous profitons de la touche surélevée. port à BachAsique baroque pour clavier, en termes de duo. NousAutre question incontournable Tconfort de chacun, comme par exemple pour les trillescontinus de la variation XXVIII. L’œuvre est difficile à – On s’est un peu réparti le travail en fonction du avons joué du Rameau, du Haendel… et du Bach – Nous nous retrouvons énormément dans la mu- ? : quel est votre rap- Suite française, la 3et fugues du Clavier bien tempéré. Nous avons com-mencé par les Inventions et nous avons été de plus ene Suite anglaise, quelques préludes : la 2e manchés, contrepoint avec tenue de voix… jouer bien sûr, mais pas partout. Mais il y a plein de Atechniques différentesnous pousse dans nos retranchements…T – En réalité, il y a 30 enjeux pour les 30 pièces, ce qui : suraigus, gammes, trilles, dé- © Simon FowlerTplus ambitieux. Si ça continue, nous allons jouer l’inté-grale de BWV 600 à 800 – La musique de Bach est adaptable à tous les ins- ! (rires) de prendre partifaut prendre une direction pour assumer, on est obligéstylistique – Et puis n’oublions pas qu’il y a aussi une virtuosité : canons, gigues, passepieds, polonaises… Il ! !"
« LE TRAVAIL MUSICOLOGIQUE CONSISTE À RECHERCHER LE PLUS D’INFORMATIONS
POSSIBLES, MAIS L’ANALYSE EST RAREMENT VÉRITÉ. PIERRE HANTAÏ NE NOUS A PAS
PARLÉ DE TRAITÉS, IL EST RESTÉ LIBRE DANS SON APPROCHE. »
Visiblement, vous avez fait un travail spécifique sur le échangé avec Pierre Hantaï et Justin Taylor, deux son, notamment sur les couleurs et les dynamiques. clavecinistes. Par exemple, la variation 1 pourrait être A – Nous nous rejoignons sur la conception du son et de la pensée comme une polonaise. résonance, entre autres, car nous sommes issus de l’école A – Le travail musicologique consiste à rechercher le de l’attaque à droite. Néanmoins, nous avons des dispa- plus d’informations possibles, mais l’analyse est rare- rités et nos guitares respectives nous ont aussi façonnés. ment vérité. Pierre Hantaï ne nous a pas parlé de trai- T – Nous avons joué sur l’agogique, mais aussi sur les tés, il est resté libre dans son approche. Il peut y avoir dynamiques ou les couleurs (à la différence du clave- une forme de jusqu’au-boutisme musicologique qui cin). Notons que la vision du travail à deux sur cet as- voudrait réduire les Goldberg à une analyse simple ; pect peut être extrêmement différente selon les duos. c’est lié aussi à une quête de symboliques, voire de Nous, nous avons choisi l’homogénéité. Dans la varia- calculs, comme toujours chez Bach. Mais il peut être tion XI par exemple, nous changeons de jeu, comme sur judicieux aussi de s’intéresser au sensible dans sa mu- un orgue (ici, il s’agit donc juste du timbre). Ce choix de sique. l’équilibre nous a demandé du temps, essentiellement T – On se sent obligé d’entrer dans les détails…. Pour pour nous écouter – c’est important, car cela permet information, les Goldberg sont probablement un hom- de comprendre la proposition intérieure de l’autre. En- mage à Dietrich Buxtehude, qui avait déjà composé fin, nous avons évité de tomber dans les clichés, par une Aria avec 32 variations, La Capricciosa. exemple en forçant les vibratos. A – Et puis 4/8/16/32 c’est une proportion pure en mu- sique, et donc un sectionnement habituel. Les phrases Qu’avez-vous à nous dire sur l’interprétation des sont souvent en 4 mesures. En l’occurrence, chacune Goldberg à proprement parler ? des 32 variations fait 16 ou 32 mesures. T – Nous apprécions grandement la liberté des musi- T – La variation VII est une gigue, évidemment. Mais ciens baroques, malgré les codes écrits. Nous avons est-ce une gigue de tempête ou une de cour ? De © Adrien Lahy !" I N T E RV I E W - - - T H I B AU T G A R C I A E T A N TO I N E M O R I N I È R E même, dans la variation XXVI, Pierre Hantaï nous a Ce projet très par ticulier a eu forcément une récep- proposé d’imaginer deux voix indépendantes : une sa- tion du public très par ticulière… rabande autonome et un mouvement perpétuel. T – En effet, la réaction des gens à la fin des concerts est tout à fait unique, et même inhabituelle, de la Et concernant l’interprétation en duo ? part de connaisseurs, guitaristes, néophytes… Tout le T – Souvent, en solo on veut entendre deux instruments, monde participe au voyage ! Comme il n’y a pas d’ap- alors qu’en duo, on veut en entendre un seul… On s’est plaudissements, on perd un peu la notion du temps. autorisé à jouer à deux de façon autonome ! Nous-mêmes, nous sommes dans notre bulle, avec un A – C’est vrai que, dans tous état de concentration qui les cours de musique de nous met un peu en flotte- chambre, on apprend com- « EN RÉALITÉ, IL Y A 30 ENJEUX POUR ment, en suspension ; cela ment dire une chose à deux. LES 30 PIÈCES, CE QUI NOUS POUSSE met d’ailleurs un peu de De notre côté, parfois, nous DANS NOS RETRANCHEMENTS… » temps à redescendre. nous permettons de dire A – Avec le retour de l’Aria, deux choses à deux… Entre c’est un éternel recommen- nous, la variation XXI s’intitule officieusement « Deux soli- cement. C’est pourquoi nous ne jouons pas de bis, tudes heureuses »… On s’éloigne pour mieux se retrouver. comme un nouveau cycle qui s’éteint. T – On s’est aussi demandé comment imiter à deux la T – La gestion de la tension sur scène a beaucoup évo- façon d’arpéger des clavecinistes. On a tenté cela dans lué : quand on se réaccordait par exemple, le public l’Aria, ce qui nous donne un outil expressif supplémentaire. se détendait aussi. Nous avons donc arrêté, car nous A – Cela peut paraître contre-intuitif pour donner l’im- voulons garder cette tension, même physiquement. pression qu’il y a une seule personne, mais par exemple, A – Ça passe aussi par le geste et la corporalité scé- j’anticipe un peu si je sens que Thibaut sera sur le temps. nique, même dans les silences… Des guitares jumelles T – Ce projet a nécessité une préparation de 5 ans, et le choix des guitares a débloqué un nœud par rapport à notre idéal sonore. En effet, nous avons pris le parti de la fusion des sons, et nos deux guitares ne fonctionnaient pas tellement ensemble. Nous avons essayé beaucoup d’instruments dans les festivals ; nous avons même acquis deux Andreas Kirschner, pour travailler sur deux guitares similaires. Et Antoine a pensé à Hugo Cuvilliez (voir notre banc d’essai dans le n°109), qui de surcroît avait en stock un magnifique palissandre du Brésil centenaire, issu du même arbre. A – La signature d’Hugo, c’est un peu la clarté et la durée des sons, notamment dans les aigus et les suraigus. Chose importante, cela permet de rester le plus fidèle possible aux hauteurs originales, et donc de garder cet atout © Simon Fowlerexpressif en évitant « d’écraser » les voix. !!
H O M M AG E - - -
Le 7 juillet 2022, lors du KongsbergJazzfestival (Norvège). Marc Rouvé
RALPH TOWNER (1940-2026)
An American in Roma INSTALLÉ À ROME (ITALIE)DEPUIS DE LONGUES ANNÉES, Élevé dans un univers musical (sa L’AMÉRICAIN RALPH TOWNER mère était pianiste), Ralph Towner Alors qu’il terminait ses études de NOUS A QUITTÉS IL Y A s’est dirigé vers la guitare sur le compositionà jouer comme sideman dans les et qu’il commençait QUELQUES SEMAINES. IL A JOUÉUN RÔLE IMPORTANT DANS tard,no puis bifurqué vers des études après avoir étudié le pia- clubs de jazz en tant que pianiste, L’OUVERTURE DE LA GUITARE dedant un étudiant joué une pièce composition. C’est en enten- il décide d’approfondir l’apprentis- CLASSIQUE VERS D’AUTRES autour de moi : «sage de la guitare : « Où puis-je trouver J’ai demandé RÉPERTOIRES, NOTAMMENT LAMUSIQUE IMPROVISÉE. (de Bach dans son souvenir) qu’iltombenorité sousde la le guitarecharme classique.de la so- un bon professeur de guitarequelqu’un m’a réponduScheit, à Vienne, est un : « Oh, Karl excellent ? » Et © Tore Sætre / Wikimedia 3434
« BACH EST POUR MOI UNE SOURCE CONSTANTE D’INSPIRATION. MÊME QUAND
JE N’EN JOUE PAS, SA MANIÈRE DE PENSER LA MUSIQUE RESTE TOUJOURS PRÉSENTE. »
professeur. » J’ai failli lui demander : de jazz ou de musique improvisée Letter »). Outre ses disques (dont « Mais où se trouve Vienne ? » (rires). Il jouent de la guitare à cordes nylon ceux avec le groupe Oregon dont étudiera alors intensivement la gui- (plutôt que de la guitare classique) il fut l’un des piliers), on pourra se tare classique dans la capitale au- mais bien souvent sans recherche référer à ses ouvrages : « Impro- trichienne. poussée sur le timbre ou de tra- visation and Per formances Tech- vail spécifique sur les attaques de niques » (chez 21st Century Mu- Jazz et musiques main droite. D’une certaine ma- sic Productions), si vous avez la improvisées nière sans « esthétique sonore ». chance de le trouver d’occasion ; Pour autant, Ralph Towner ne s’est Sur ce point, Ralph Towner se dis- et les deux volumes des « Solo Gui- jamais revendiqué comme un gui- tinguait et utilisait réellement les tar Works » chez GSP. tariste classique à proprement ressources caractéristiques de parler. Ce qui l’intéressait, c’était la guitare classique. Son apport les possibilités polyphoniques, ou est également important sur l’ap- au moins de jeu solo lignes mélo- proche des standards de jazz (il diques-accords avec des mouve- revendiquait la grande influence ments de basse ou des « grooves », du pianiste Bill Evans à ce sujet), et dans un contexte jazz et de mu- bien sûr, pour tout ce qui concerne siques « ouvertes ». Néanmoins, il ses propres œuvres. On écoutera, avait une réelle connaissance de par exemple, ses compositions The la guitare classique, qu’il conti- Sigh, Wishful Thinking, ou encore sa nuait de travailler quotidienne- lecture du standard Waltz for Deb- ment, même à un âge avancé. Ceci by sur l’album « Open Letter » (ECM, Outre son abondante production lui permettait d’en utiliser toutes 1992). Il utilisait également avec discographique (label ECM), les qualités expressives (notam- brio la guitare acoustique (cordes Ralph Towner laisse des ouvrages ment de timbre et de nuances). Il acier) à 12-cordes (dialogue déton- qui permettent de découvrir et y a ici une distinction (de taille) à nant avec la batterie sur Infection, comprendre son approche musicale opérer : de nombreux guitaristes toujours tiré de l’album « Open et guitaristique. Katzuhito Yamashita Un (autre) monstre sacré nous Goya de Tedesco… en un seul concert ; (1961 - 2026) quitte… 3 prestigieux concours ou d’interpréter trois sonates de (dont celui de Radio France) remportés, Bach… en un seul concert toujours, plus de 83 CD enregistrés, des sur trois guitares différentes ! Chacun intégrales de Sor ou des suites de se souvient de ses transcriptions et Bach… Une fidélité inconditionnelle interprétations majeures, qui ont à la Ramirez 1A Tradicional… Des révolutionné la technique de la guitare collaborations avec James Gaway, et son interprétation, en ouvrant des Larry Coryell (les 4 Saisons !) et bien horizons insoupçonnés : Schéhérazade d’autres… Mais surtout nous avons de Rimsky-Korsakov, les Tableaux tous un souvenir dans notre vie de d’une exposition de Moussorgsky, la 9e guitariste, lié à ce grand interprète Symphonie de Dvorak… qui abolissait les barrières sans même Adieu donc à un artiste à la prendre le temps de les refuser ! personnalité forte et sans concession, Il est difficile de faire un hommage qui nous a emmenés sur des océans de exhaustif, mais c’était une bête de scène poésie et de liberté. capable de jouer les 24 Caprichos de Olivier Renaud 35
N O U S Y É T I O N S - - -
Trio in Uno. Par Olivier Renaud
GUITARES À DIJON
Une belle réussite
DIJON S’EST TRANSFORMÉE EN CAPITALE DE LASIX-CORDES LE TEMPS D’UN WEEK-END D’HIVER,
AVEC DES CONCERTS AFFICHANT COMPLET ET UNEPROGRAMMATION RICHE EN DÉCOUVERTES. ENTRE
VIRTUOSITÉ INSPIRÉE, ET CLINS D’ŒIL AUX RÉPERTOIRESSUD-AMÉRICAINS, LES ARTISTES ONT OFFERT DES
Thomas Viloteau. MOMENTS INTENSES. servé quelques belles surprises aux spectateursour sa 12e édition (du 16 au 18 janvier), le festival a encore ré- ! Les deux P nus en haleine avec un programme aussi virtuose qu’original,concerts ont fait salle comble… Thomas Viloteau nous a te- pièces de Dyens (comme lareflet de ses goûts et de sa personnalité de musicien. Il a joué plusieurscompositions – A Night in Bastille Libra Sonatine lement interprété Ophelia, a haunted Sonata plein de groove par exemple ), des arrangements ou ses de Houghton, presque hyp- ! Il a éga- ambiance chaleureuseabouti. Et surtout, il y a avait quelque chose de jubilatoire à les écouternotisante ! Le Trio in Uno, quant à lui, a installé immédiatement une ; leur travail de chambriste était de surcroît très jouer la (leur) musique brésilienne, entre Gismonti et Gnatali évidem- Master-Class avec José Ferreira. La pédagogieLes masterclass étaient passionnantes également. Thomas Viloteau ament, mais aussi un peu argentine (Piazzolla notamment !). été très complet, très exhaustif, avec une approche technique et appli-quée, mais sans laisser de côté la dimension stylistique. Tout cela s’est parfaitement résumé lors d’un cours sur guitare romantique. Jose Fer-reira, quant à lui, a fait montre d’une écoute très fine et d’un souci du détail constant. Il a insisté à plusieurs reprises sur le contrôle digital etl’intensité accordée à chaque note, et s’est montré sensible au travail des phrasés. En outre, Giulia Tamanini et Pablo Schinke proposaientun atelier ouvert à tous, au terme duquel ils ont réussi à monter une pièce – belle expérience collective pour un format difficile à gérer ! Les luthiers Ensemble de l’école supérieure de musique (Dijon). Enfin, le salon des luthiers a été une réussite cette année, avec unedizaine d’artisans présents. Chacun d’eux est dans une recherche,une évolution permanentes. De la double-table à la lattice enpassant par la traditionnelle, toutes les formes d’expression de la lutherie étaient représentées, avec une nette prédominance cetteannée pour l’épicéa… Les guitares ont été offertes en « tionl’École Supérieure de Musique de Dijon. Le festival semble donc » au public lors d’un mini concert animé par les étudiants de dégusta- aller sur son erre, mais chaque année, il réserve des surprises etdes moments intenses en se renouvelant sans cesse ! © Guillaume Rabant 36 Un écrin pour les luthiers. Thibaut Garcia. Par Marc Rouvé PARIS GUITAR Cassie Martin et le quatuor Moëbius.
FESTIVAL 2026
Sous le signe de l’excellence
RENDEZ-VOUS DÉSORMAIS INCONTOURNABLE DESPASSIONNÉS, LE PARIS GUITAR FESTIVAL S’EST TENU COMME
CHAQUE ANNÉE AU DÉBUT DU MOIS DE MARS AU BEFFROIDE MONTROUGE. CETTE ÉDITION A UNE NOUVELLE FOIS CONFIRMÉ LA VITALITÉ DE LA SCÈNE GUITARISTIQUE, TANTDU CÔTÉ DES INTERPRÈTES QUE DE LA LUTHERIE. e concours Roland Dyens / Révélation GuitareClassique land Dyens in the skaï) a réuni trois finalistes de (co-organisé par l’association Ro- agréables mais avec un « timing » limité, ne permettentqu’un premier contact avec l’instrument. Toutefois, nous L avons eu le temps de prendre en mains le modèle deconcert de Nicolas Lamoureux qui nous a laissé une im- premier prix a été attribué à Qianzheng Wang dont lemaîtrise technique et d’un univers musical personnel. Le très haut niveau, tous dotés d’une très grande pression marquante, avec une noblesse de timbre et un programme éclectique a su convaincre le jury (Benjamin raffinement qui s’inscrivent pleinement dans la grande do Rojas, Marc Rouvé). Sa lecture de la fugue en mi mineurValette, Président, Edith Pageaud, Laurent Boutros, Orlan- aurons l’occasion de proposer des essais détaillés de plu- tradition française. Dans nos prochains numéros, nous de Johann Sebastian Bach a impressionné par la clartéde la conduite des voix, tandis que son interprétation de sieurs guitares des luthiers présents à cette édition. deux mouvements de Arcadi Moreira proposait un programme plutôt roman-ment embrasé la salle par son énergie communicative. Triaela de Roland Dyens a littérale- Un concert de galaLa soirée classique, organisée pour la première fois dans cordes, a ouvert la soirée avec un programme autour desdu festival. Cassie Martin, accompagnée d’un quatuor à la grande salle Moëbius, a constitué l’un des temps forts tique (dans l’atmosphère globale), articulé autour de ses finesse. Mark Zemlianskyi, quant à lui, a su séduire par unemann. Un travail d’orfèvre et une prestation d’une grandepropres arrangements des Kinderszenen de Robert Schu- arrangements de Dyens sur les œuvres de Sor (délicieusesétudes) et Giuliani. Cassie a distillé un jeu virtuose avec forte présence, servie par une technique solide dans desœuvres de Rodrigo, Tedesco et Dyens. beaucoup de naturel. Juste avant l’entracte, Benjamin Va-lette a remis son prix à Qianzheng Wang qui a interpré-té un mouvement de L’exposition beauté avec Thibaut Garcia qui a captivé le public dans Triaela. La soirée s’est terminée en Côté lutherie, la grande salle d’exposition offrait un pa-norama riche, bien que les guitares classiques occupent arrangée par ses soins) et des pages d’Isaac Albéniz, mê-un récital d’une grande tenue, porté par une lecture lumi-neuse de Johann Sebastian Bach (6e Suite pour violoncelle, étaient présents, parmi lesquels Philippe Donnat, Rémydésormais un espace plus restreint. Une dizaine de luthiers à l’amouret inspirante, qui confirme la place centrale de ce festivallant poésie et puissance, ou encore un émouvant (arrangement Roland Dyens). Une édition dense Hymne © Marc Rouvé Larson, Gaëlle Roffler, François Monnier ou encore Tho-mas Grummler. Les conditions d’essai, dans des salles dans le paysage européen. Arcadi Moreira. Qianzheng Wang. 37 Mark Zemlianskyi.
LU T H E R I E - - -
Par Marc Rouvé
FACTURE FRANÇAISE
DE GUITARE
Un long et riche héritage DEUX OUVRAGES RÉCENTSMETTENT À L’HONNEUR L’ART un DE L’ÉCOLE FRANÇAISE DES les textes ne sont jamais arides ou dictionnaire comme un roman, FACTEURS DE GUITARE. QUAND pesants, tout en étant parfaitementinformatifs. Et justement, on se prend DES FACTEURS DE GUITARESL’UN, LE « DICTIONNAIRE à découvrir au fil des pages des des-tins plus ou moins ordinaires. Comme LA PÉRIODE 1625-1875, L’AUTRE,«FRANÇAIS », SE PENCHE SUR celui de Louis Joseph Huel (1805-1880)qui eut une période d’activité assez LUTHIERDANS L’INTIMITÉ DE L’UN DES ROBERT BOUCHET, PEINTRE ET », PERMET DE RENTRER courte (1824-1844 d’après les docu-ments) et qui proposait « une luthe- PLUS GRANDS LUTHIERS GUITAREDU XXe SIÈCLE. PASSIONNANT. rieproches de ceux de Lacote, mais aus-si de ceux de Coffe » (P. 77). Évidem- de qualité supérieure, modèles Chronologie oblige, commençons par ment, on retrouve les noms entrés Robert Bouchet, Peintre et Luthier, Ed. Camino Verde(www.caminoverde.com) le Dictionnaire des facteurs de gui-tares français, un ouvrage qui en im- dans la légende : Voboam, Lacote,Pons… sans importuner les voisins. Un ami lui pose avec son gabarit de sumo (plus préjugés défavorables dont on a af- Et pour mieux comprendre les prête une guitare, puis il acquiert une de 2 kg pour 385 pages !) et une fa-brication haut de gamme (reliure au fublé notre chère guitare pendant desi longues années, je ne peux m’em- guitare flamenca, dénichée aux Pucesde St-Ouen. Il tombe sous le charme fil, papier intérieur de très fort gram-mage). Pour autant, il ne s’agit pas pêcher de vous partager ces quelqueslignesjournaliste de l’époque y écrit : « relevées à l’entrée Carulli. de l’instrument : « jau départ, pour sa forme. En tant que’ai aimé la guitare, d’un beau livre au sens traditionneldu terme. Vous n’y trouverez pas de dirons-nous de la guitare, de cet instru- Que Le peintre, j’ai été attiré par son côté es- photos de guitares d’époque puisqu’il ment disgrâcieux, monotone, froid, sec thétiquegrande aventure qui le conduira à ». Ce sera le début d’une s’agit avant tout d’un dictionnaire. Sile texte domine largement (avec les et borné ?d’artistes courageux et privilégiés sont (…) À peine un petit nombre fabriquer des guitares pour les plus entrées par ordre alphabétique), on parvenus à le rendre supportable, à force grands interprètes du siècle dernier : profite tout de même, dans le cahier de travail et de persévérance, et puis, il est le duo Presti Lagoya, Julian Bream, central, d’un florilège de reproduc- retombé dans sa nullité primitive, jusqu’à KonradOn connaît la qualité des ouvrages Ragossnig, Oscar Ghiglia… tions d’étiquettes, marques au fer etsignatures des luthiers cités. Il faut ici ce qu’il descende quelque jour au rang dela guimbarde. saluer le travail remarquable effectué édition du 28 septembre 1827). » (in Journal du Commerce, des éditions Orfeo, tant du point devue rédactionnelle que sur le planiconographique, par photos d’Alberto Martinez et de nom- avec les superbes therine Marlat et ErikPierre les auteurs (Ca- Robert Bouchet,luthier de génie breux documents d’époque. Encore tant dans le domainede Hofmann), au- ra l’image de la guitare radicalementFort heureusement, le XX e siècle ver- une fois, cet ouvrage est un vrai plai-sir à parcourir, tant par la richesse de l’écriture. En effet, la recherche que évoluer. Parmi les géants de la lutherie des informations partagées que par même si on ne lit pas du siècle dernier, Robert Bouchet tient le côté très plaisant des textes. Même une place à part. Artiste-peintre, il si certains aspects techniques sontabordés avec une grande précision Dictionnaire des facteursde guitares français, Ed. s’intéresse un peu par hasard à la gui-tare, alors qu’il emménage, en 1935, scientifique, chaque chapitre se dé-vore tique-and-classical-guitars.comwww.fine-an- référence pour tous les amoureux de littéralement. Un ouvrage de des Robins ( ) dans un atelier d’artiste «nore » pour qu’il puisse jouer du piano trop so- l’instrument. !"
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Par Marc Rouvé de type Torres. Une guitare tradition- CORDES BOSSET nelle donc, avec un corps de relative-ment « petite » taille et un poids plume (autour des 1500 gr.). ROSE GOLD Une Parfum suave culière couleur parti- Il SUR LE MARCHÉ TRÈS de caractériser précisément la diffé- faut reconnaître qu’il est difficile CONCURRENTIEL DES CORDESPOUR GUITARE CLASSIQUE, de très haute qualité est fabriqué parun fournisseur travaillant également rence entre ce jeu Rose Gold et un jeu« traditionnel ». Pourtant, on distingue SE DÉMARQUER RELÈVE DUCHALLENGE. AVEC SON JEU pour l’industrie aérospatiale, ce quiimplique un niveau d’exigence tech- quelque chose : une sensation légè-rement plus soyeuse, une couleur dif- ROSE GOLD, PHILIPPE BOSSETMISE D’ABORD SUR L’ŒIL… nique très élevé.Dès les premières notes, les sensations férente qui interpelle (agréablement)l’oreille. Et comme les sensations sous MAIS PAS SEULEMENT. sont positives. Le nylon des aigüesoffre une sonorité chaleureuse, une les doigts sont plaisantes, on n’a pasenvie de reposer la guitare, ce qui est Le jeu Rose Gold s’inscrit dans la fa-mille des cordes nylon modernes, avec bellepermet de travailler le phrasé avec vibration sous les doigts, et bon signe !A noter que la gamme se décline en une recette qui cherche à conjuguerchaleur et précision. Pour le jeu testé finesse. On peut aisément chercher lelyrisme, modeler la ligne, sans dureté version tension forte ou normale et,surtout, en nylon clair et en nylon ti- ici, les aigus sont en nylon clair, tandisque les basses reposent sur un multi-fi- excessive. Le toucher est très agréablesous la pulpe et l’ongle. Les basses, tane, pour les guitaristes qui cher-cheraient un rendu sonore plus « mo- lament en nylon recouvert de phos-phore bronze (matériau utilisé sur les de leur côté, se distinguent par uneréponse claire et bien définie, tout en Gold se situe ni parmi les plus écono-derne ». Proposé à 17,90 €, ce jeu Rose guitares acoustiques cordes acier) ;ce fil de phosphore bronze étant pro- étant chaleureuse. L’équilibre généraldu jeu est convaincant : aucune corde miques ni parmi les plus onéreux dumarché, dans un « tégé par un vernis anti-sulfureux desti- ne semble dominer l’autre, et la co- rait-on dire. Au regard des sensations juste milieu » pour- né, outre l’aspect esthétique, à limiterl’oxydation et à stabiliser la réponse hérence d’ensemble participe à uneimpression de confort immédiat. Pré- offertes et de la qualité globale, voiciune alternative apte à séduire les gui- dans le temps. Précisions que ce fil cisons que le jeu a été monté sur uneguitare du luthier anglais Kevin Aram taristes en quête de nouveautés so-nores et esthétiques. © Marc Rouvé !"
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Par Marc Rouvé
JÉRÉMIE GEFFROY
Modernité expressive INSTALLÉ EN BRETAGNE, JÉRÉMIEGEFFROY FABRIQUE DES GUITARES DE le bal, joue de la musique traditionnelle HAUTE FACTURE. D’UNE CONCEPTIONPLUTÔT MODERNE, SON MODÈLE d’Amérique du Sud sur le modèle cèdreet nous profitons de la belle expressivi-
CONCERTMODÈLE CONCERT CONSERVE NÉANMOINS
té de l’instrument, autant à l’aise dans UNE FORME DE FILIATION AVECLA TRADITION, CE QUI DONNE UN un jeu intimiste que dans des climatsplus affirmés. La longueur de son retient INSTRUMENT OUVERT ET GÉNÉREUXQUI, INCONTESTABLEMENT, SUSCITE particulièrement l’attention, comme lesouligne Laurent, qui en explore les res- L’ENVIE DE JOUER. sources dans un arrangement personneld’une chanson de Charles Aznavour. En Cette guitare séduit de prime abord parson élégance discrète et la qualité de ses effet, la tenue de note permet de mode-ler les phrases avec naturel et de travail- finitions. L’esthétique mêle sobriété et per- ler les nuances à loisir. Si le modèle en 1 Manche sur-élevé pour un sonnalité : la rosace apporte une touche cèdre distille puissance et médiums cha- la 12accès facilité au-delà dee singulière leureux, le modèle en épicéa n’est pas case. tandis que le lancet qui orne la tête rend avec son inspiration celtique, en reste. Réputé plus long à mûrir, l’épi- 2 Chevalet en un discret hommage à Daniel Friederich. Le céa montre ici de grandes promesses Gilbertpalissandre design » « John dos de la tête, joliment plaqué, complète (les un quelques jours avant cet essai !). Pro- deux guitares ont été terminées (12 trous). d’une réelle attention portée aux détails. ensemble très soigné, qui témoigne jection supérieure, basses bien définies 3 Rosace en entrelacs de Sur le plan de la construction, l’instrument et aigües lumineux, l’instrument impres- bois.différentes essences de adopte un barrage radial, une solution au- sionnecertaine. Les registres sont bien équili- déjà par une maturité sonore jourd’hui prisée par certains luthiers pourfavoriser à la fois la puissance et l’équi- brés et la guitare répond avec précision, libre des registres. Les éclisses doublées offrant une matière sonore que l’on peutvéritablement sculpter selon l’intention Fiche Technique renforcent la structure et participent à mrestla projection générale. L’ajout d’un « ar- musicale, comme par exemple dans lePrélude n°1 de Villa-Lobos. Cèdre ou épi- Table : épicéa (ou cèdre)Eclisses et fond : Wengé et pratique (pour le confort du bras) : il » n’est pas seulement esthétique céa, le choix est difficile, compte tenudes qualités de haut niveau affichées (ou palissandre indien)Manche : cédro (finition huilé) permet d’affiner la partie supérieure de par les deux modèles. Touche : ébène (surélevée), 20frettes la table et d’optimiser les vibrations, avecà la clé des basses plus généreuses et une In fine Rosace : entrelacsArmrest (Repose bras) réponse très vivante. Le confort de jeu constitue enfin un atout échauffé/padouk/filets (noyer Sous les doigts majeur.gauche sont très agréables et les dépla- Les sensations sous la main érable) ou (ziricote/padouk/ Pour cette prise en mains, ce sont trois cements sur le manche se font avec flui- Chevalet : palissandre 12 trousfilets érable) guitaristes qui ont participé à ce délicatexercice (lors du salon de Montrouge) ! dité. Au final, voici donc un instrumentmoderne, pensé pour la projection et la Barrage : radial (en étoile en Laurent Boutros, Orlando Rojas et votre richesse des timbres, mais qui reste pro- Largeur : 52mm au sillet, 62.5mm à la 12e casepartant du chevalet) serviteur. Dès les premières notes, l’ins-trument se distingue par une belle pa- fondément musical. Une guitare expres-sive et équilibrée, qui donne immédiate- Prix : 7 000€ (avec étui) lette de couleurs sonores et une projec-tion convaincante. Orlando, qui a ouvert ment envie d’explorer toute l’étendue desa palette sonore. © Dr !" 2 1 2 3 !"
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DUO IN UNO DUO PALISSANDRE DUO YONN’DÉ
Nosso Canto Ourkouzounov : Los Caminos LA SAUCE À SON Complete guitar duets AUTOPRODUCTION
DOBERMAN MUSIQUE
Luxe, calme et volupté… La guitare est Voici un opus savoureux et coloré ! un parfait contrepoint au saxophone Ce CD nous conduit à reconsidérer Valéry Scolastique et Frédéric Limoge et les deux instruments sont délicate- notre perception du compositeur, « fêtent » 20 ans d’amitié avec ce pro- ment entremêlés – qu’on en juge dans qu’on juge souvent moins prolixe et li- gramme personnel et original, reflet l’intimité de Beatriz ou dans la virtuo- mité au cliché des mesures impaires. de leur itinéraire (itinérance ?) à deux. sité de Karaté. Musicalement, c’est la Ici, la simple perspective chronolo- Côté technique, le son est rond, as- même respiration de bout en bout… gique permet d’insister sur le processus sis sur les graves et les mediums ; il y Il se dégage aussi de l’ensemble une de composition et son évolution au fil a un travail remarquable et vivant sur forme de sérénité (Violão valdo ou du temps. Le programme est finale- le rythme, entre culture européenne et Um Choro pro Waldir), quelque chose ment foisonnant. La Fantasia Bulgarica africaine, ou musique sud-américaine, d’extrêmement fluide et évident. Et par exemple, bien qu’ambitieuse, ou les cubaine et colombienne notamment, quelle richesse dans le langage, dans Bulgaresques, sont caractéristiques de qui s’entend dès la Bomba del corazon l’improvisation ! Dès l’ouverture, avec la « manière » d’A. Ourkouzounov, ain- en ouverture. Justement, les deux ar- Loro, tout est là, entre groove brési- si que Mish Mash, assez jazzy. D’autres tistes mettent en valeur plusieurs com- lien et complexité harmonique. Et sont plus inattendues, comme les Re- positeurs, comme Jaime Romero (Em- pour clore, la Melodia Sentimental de flets, notamment le II et sa technique brujo de la luna par ex) et Rey Guerra Villa-Lobos est emblématique de tout originale. On notera que Figures de style – véritable découverte, avec Compay cela, mais aussi du chemin parcouru : et Kaléidoscores sont dédiées à nos ou Calle sol. Le livret, assez riche et ins- une pièce classique adaptée et qui deux artistes. Quant au travail de duo, tructif, complète idéalement notre per- sonne très brésilien, qui concentre il est irréprochable : on a l’impression ception de la musique, qui reste univer- tout le travail du duo et révèle son d’entendre un seul instrument, les dy- selle. Le Fugason final est complexe et chant… Giulia Tamanini et José Ferrei- namiques et les nuances sont impres- mené de mains de maîtres. On retien- ra nous gâtent donc avec cette belle sionnantes. Plus largement le travail dra la personnalité très forte du duo, proposition ! par rapport à la partition est chirur- leur lyrisme doux et chantant, qui nous Frédéric Duroy gical et constitue un magnifique écrin fait voyager avec sensibilité. qui nous invite à nous concentrer sur Frédéric Duroy la musique. Un opus réussi à tous les points de vue ! Frédéric Duroy JUDICAËL PERROY matique quand il faut, sans tomber dans lacaricature ; une forme de jubilation sereine Perroy plays Bach (Live in Koblenz) sur certains morceaux. « L’attirail » stylistique SYLPHIDE RECORDS (ornements, articulations, basses piquées) est présent, mais on n’est pas dans la démonstra- On se souvient avec émotion du CD Naxos de tion (cf par exemple la Suite 995). L’interprète a Judicaël Perroy, consacré déjà à Bach. Ici, toujours cette aptitude incroyable à faire vivre quelques années ont passé, et c’est en live… La prise de la polyphonie. Les phrasés sont souples… On retiendra son est d’ailleurs excellente, proche, mais avec un peu surtout que l’interprétation est suprêmement libre et de spatialité. Évidemment, la technique est irrépro- éloquente, signe de la maturité et de la sensibilité de chable, avec toujours cette fluidité et ce contrôle du son l’artiste, mais aussi de sa longue intimité avec les œuvres. démoniaque ! Les morceaux de bravoure ne manquent Assurément l’un des CD de guitare consacrés à la mu- pas : la gigue et double 997, les allegros 972 et 998… Il y sique de Bach parmi les plus bouleversants… a de l’intensité sur chaque note ; de la tension dra- Olivier Renaud !" THIBAUT GARCIA CASSIE MARTINReflets intérieurs
ET ANTOINE AUTOPRODUCTION
MORINIÈRE C
et opus a une dimension au- des tobiographique J. S. Bach - Variations Goldberg cours, à la vie musicale de l’inter- pièces associées assumée au par- : WARNER CLASSICS/ ERATO prète. Néanmoins, il y a une uni-té dans le programme pourtant out y est… Le travail est énorme, face à un tel monument de musique,mais surtout, le résultat est infiniment touchant et poétique. Tout y est, varié, fruit d’un travail abouti. Defait, tout est mûrement réfléchidans l’interprétation, mais aus- Tde fluiditéà commencer par la virtuosité – ce qui pourtant n’était pas chose évi-dente tition des voix, parfois inattendue, conduit à une vraie fusion. Le jeu entre articu- ; les var. XIV, XIX et XXIX par exemple soulignent à quel point la répar- ! Les var.V, XX ou XXVIII sont magistrales de maîtrise technique et si très ressenti. Le travail tech-nique est incroyablement préciset virtuose, mais cette précision lation, dynamiques et agogique est brillant, souligné par la recherche sur le son.La liberté entre les deux artistes est parfaite aussi, entre dialogue et complicité. s’étend aux phrasés et aux dy-namiques,dans la Rêverie comme Chaque «Cela s’entend dès l’Aria, délicate et fraîche, qui expose déjà tout ce qui suivra. ailleurs admirera de Regondi. On par exemple gigue de la var. VII, l’ouverture de la var. XVI… Et que dire du Quodlibet de la var. morceau de bravoure » est rendu dans sa splendeur et sa saveur : la sur la structure et l’organisation par le travail XXX, avec ses deux thèmes populaires…Au-delà des aspects techniques, la compréhension et la perception du texte sont deque le texte est mis en valeur sys- chaque morceau, d’autant impressionnantes et feront même pro-bablement date, à commencer par la tématiquement.cela est mis au service de la mu- Bien plus, tout capacité à faire vivre la structure del’œuvre, sans tomber dans le cliché ni sique, sans démonstration exces-sive. Il y a toujours beaucoup de la monotonie. Il y a en outre une in-finie variation des affects, d’une allé- relief, c’est très éloquent, avec ungoût gresse tout apollinienne (XI, XII, XVI, phères, comme dans les infaillible pour les etc.) à une contemplation méditative telles atmos- ou même un peu mystérieuse (XIII, XV,XXI, XXVI). Le texte est plus vivant que l’do, avec un magnifique toucher,Introduction de Murcia. Pour finir, citons et Rondo 2 d’Agua-Taren- jamais, éclatant dans sa complexitéet ouou encore une bien La Bohême Sonate d’Aznavour, sensiblepour la musique de Bach… bouleversant – la quadrature dans sa dimensiondu cercle magique, qui vous fera redécou- de Tedesco vrir l’œuvre. Un CD à se procurer © Elsa Piraud Olivier Renaud irrésistiblementOlivier Renaud ! !" D I S Q U E S E T PA RT I T I O N S - - -
SARA CHENAL
ET OLIVIER PELMOINE GAËLLE SOLAL
Paganini Sarasate Rio
SKARBO FUGA LIBERA
Il s’agit de relever ici un petit défi : faire vivre un répertoire qui Projet d’envergure que celui porté par la solaire Gaëlle So- pourrait passer pour un peu cliché. Remarquons d’emblée lal avec ce nouvel opus sobrement baptisé « Rio ». C’est que Sara Chenal et Olivier Pelmoine se sont donné les moyens tout son amour pour le Brésil, et sa culture, qui est célébré de le relever, à commencer par le choix des instruments : une dans un programme aussi enivrant qu’ambitieux. Le cœur copie du Stradivarius (faite par Eva Schulz et prêté par le mu- du programme est sans doute le Concerto de Villa-Lobos, sée de la Musique) qui a appartenu à Paganini ET Sarasate, ou plus exactement, c’est l’œuvre qui parle le plus immé- ainsi qu’une guitare anonyme de l’école germanique de la diatement aux guitaristes. La soliste en livre une version seconde moitié du XIXe. La prise de son d’Antoine Boyer a longuement mûrie, pour un résultat enthousiasmant. Cet beaucoup de relief et de vie sans que ça ne soit artificiel. astre lumineux ne doit pas pour autant éclipser d’autres Tout est fait pour laisser s’exprimer la musique. À ce propos, œuvres d’envergure, comme le Concerto O Saci-Pererê de le travail de duo et la mise en place sont impeccables, ce qui Clarice Assad, à la modernité flamboyante, ici restitué autorise beaucoup de liberté dans les phrasés, mais aussi des en première mondiale. Moins intimidantes sur le plan moments de communion, comme dans l’Introduzione de la So- formel, les pièces de Chiquinha Gonzaga (arrangements nate en la mineur. Les Airs bohémiens sont rendus dans toute en Suite Orchestrale par Paulo Aragão) et d’Ernesto Na- leur dimension dramatique. Le duo sait être gracieux (Can- zareth (Brejeiro, arrangement orchestral d’Élodie Bouny) tabile), ou joueur quand il le faut. Il aime à théâtraliser ses procurent une vraie jubilation auditive, par leur inventivité interprétations (Allegro de la Sonate Concertante), mais il sait et leur fraîcheur. Parée de mille couleurs et d’une énergie aussi se montrer grave et intense (Adagio de la même pièce). communicative, la guitare de Gaëlle Solal nous embarque Le travail percussif à la guitare est judicieux (Zortzico Miramar dans un bien joli voyage. ou Rondocino) ; le violon est précis, incisif ou soyeux. Bref, c’est André Fronos une vraie réussite, souvent assez jubilatoire ! Olivier Renaud NELLY DECAMP sionnels se produisent sous un arbre gigantesque.Jardim botânico, le jardin botanique, riche d’espèces Brasilia Songs endémiques, de senteurs, de couleurs… et où des PRODUCTIONS D’OZ panneaux signalent : Attention pumas ! Après le tourisme, venons-en à la musique. L’écriture de Nelly On suit avec intérêt l’activité de guitariste et de Decamp est très séduisante. Parfaitement écrites compositrice de Nelly Decamp. Chantre d’une pour la guitare (et donc déchiffrables sans « maux certaine liberté, elle n’hésite pas à tenter les de tête »), ces trois pièces assez courtes (5 pages aventures musicales, hors des sentiers pure- en tout) jouent habilement avec les éléments de ment classiques. Comme pour de nombreux la musique brésilienne (sur les plans rythmiques et guitaristes, le Brésil tient une place particulière dans son harmoniques) mais sans jamais tomber dans la caricature. cœur. Les trois pièces qui constituent ce recueil (qui pourrait Il y a de nombreuses trouvailles « guitaristiques » (utilisation s’apparenter à une petite Suite) ont été inspirées par trois lieux des cordes à vide - comme ce Mi7M qui conclut la visite au qui l’ont émue lorsque elle vivait à Brasilia, entre architecture Jardin Botanique -, des glissés…) qui permettent de s’amuser futuriste et nature exubérante : Concha acústica, un oratoire en donnant beaucoup de relief à la musique. Trois pièces qui acoustique qu’elle a découvert lors d’une séance photos. pourraient trouver leur place dans un programme de concert, Casarão, restaurant en plein air de spécialités brésiliennes et comme autant de succulentes friandises sonores. véritable scène musicale où les musiciens amateurs et profes- André Fronos !! les apprentissages et développer la sensi- MARGOT AILLAUD bilité des élèves dès la première année. Les Je(ux) commence la guitare ! morceaux sont variés (compositions origi- EDITIONS L’EMPREINTE MÉLODIQUE nales, transcriptions, musiques du monde…) POUR JEUNES GUITARISTES DÉBUTANTS et évocateurs du monde de l’enfance, avec des accompagnements écrits pour l’ensei- Cette méthode envisage une approche lu- gnant afin de créer des moments privilégiés dique de l’apprentissage de la guitare. professeur-élève. La progression technique L’élève a accès à des outils très variés : es- et expressive est riche et cohérente, et l’es- pace agenda et fiches pratiques claires pace « devoirs de vacances » ainsi qu’un ac- et illustrées, récapitulatifs des acquis techniques et cès à des outils pédagogiques en ligne parachèvent musicaux, jeux-exercices à réaliser en autonomie en la grande richesse de cette méthode centrée sur une lien avec les morceaux travaillés, fiches d’auto éva- approche globale et vraiment dirigée vers l’autono- luation, jeux de percussions corporelles… Une grande mie (on remarque la note aux parents pour les aider à importance est donnée à la créativité, l’expressivi- accompagner leurs enfants). Cet ouvrage fera le bon- té et l’invention, par de nombreuses propositions de heur des enfants et leurs enseignants ! jeux d’improvisation et de composition, afin d’ancrer Lucille Glaviano
JÉRÉMY PÉRET
Dans la cour des grands
BESPOKE MUSIC PUBLISHING
Enfin une transcription satisfai- sante de la Kleine Nachtmusik ! Voici résumé l’intérêt de ce re- cueil. De prime abord, il s’agit de jouer à la guitare solo des pages célèbres de la musique classique, mais le recueil est très organisé à tous points de vue. La difficulté est progressive, le public concerné bien ciblé (2e ou 3e cycles, mais aussi ama- teurs)… Mais surtout, chaque pièce permet d’aborder un point technique et/ou musical spécifique (croise- ments de voix dans la Gymnopédie, suivi des voix dans l’Air de la Suite 3 de Bach, etc.), ce qui d’ailleurs est particulièrement pratique dans une optique pédago- gique ! De fait, les transcriptions sont faites en sui- vant toujours ce souci à la fois technique et musical ; elles tombent sous les doigts (Berceuse de Brahms, ou Lettre à Elise de Beethoven) et les choix d’arrange- ments sont discrets. On a là quelques vraies petites pièces de concert, comme la Valse de Brahms ou le Lac des Cygnes, d’autant que plusieurs positions sont exploitées sur le manche. C’est donc finalement un ensemble assez personnel, mais très pertinent, qui séduira les guitaristes enthousiastes comme les pro- fesseurs ou plus largement les mélomanes ! Frédéric Duroy !"!"
PA R T I T I O N S - - -
VARIATIONS qui signale un travail personnel et abouti sur la polyphonie en général, appuyé par GOLDBERG l’échange entre les guitares 1 et 2 (var. XIX (transcription Thibaut Garcia et alii) ; cela nous fait entendre autrement et Antoine Morinière) ces pages célèbres et c’est savoureux ! Les EDITIONS ANTOINE FOUGERAY suraigus sont très bien aménagés (var. III, XIII ou XXIII) et tiennent compte de la po- Évidemment, le projet et son résultat sont sition du bras gauche. Plus largement, les hors-normes… Le texte est très riche et doigtés sont faits pour les deux concer- conduit à se construire un chemin de dé- tistes (var. IX) tout en restant pertinents et chiffrage – certaines variations sont bien confortables face aux exigences de la mu- sûr, très difficiles (var. XX par ex !) mais l’œuvre est sique. Chaque variation témoigne d’une grande maî- fascinante et mérite d’être fréquentée assidument... trise des outils guitaristiques mis au ser vice de l’in- Justement, les partis-pris sont assumés, mais on no- telligibilité du texte. Bref, ce travail laisse s’exprimer REDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDREDÉFINISSONS LES STANDARDGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLONGUITARE NYLON tera d’abord que l’ensemble est concertant et extrê- à la fois l’interprète et la musique de la façon la plus mement proche de l’original. Par ailleurs, il y a eu une noble qui soit… énorme réflexion sur la tenue des voix (var. X ou XIV), Olivier Renaud GRANDSUITEGRANDSUITE
RAMON DE HERRERA GABRIEL FAURÉ
Commencer la guitare, Suite Dolly op. 56 - Transcription vol.1 Duo Palissandre
BESPOKE MUSIC PUBLISHING EDITIONS ANTOINE FOUGERAY
L’auteur nous fait profiter avec cet ouvrage de sa longue Voici une belle somme ! Le duo ne s’est pas contenté de expérience (professeur au CRR de Paris, jury, directeur la célèbre Berceuse, mais a transcrit toute la suite. Le de conservatoire…). D’emblée, la présentation semble travail éditorial est très sérieux, comme toujours pour réussie, avec des couleurs attrayantes, des dessins ac- ces éditions, avec une mise en contexte et des consi- crocheurs et une reliure en spirale pratique. La méthode dérations sur les choix de transcription. Justement, fourmille de petites attentions qui en font un ouvrage c’est un travail qui a passé l’épreuve de la scène. Le finalement assez personnel. Par exemple, les doigtés tout est quand même vraiment ardu (avec une difficul- de main gauche sont indiqués une seule fois, condui- té croissante d’ailleurs), mais cela n’est pas impossible sant ainsi à les mémoriser. Dès les premières pages, et reste globalement assez guitaristique. Les tonalités l’élève est sensibilisé au travail du son, de façon habile originales ont été conservées et sont moins usuelles à et pédagogique. La dimension rythmique est envisagée la guitare, ce qui ajoute le plaisir d’utiliser l’instrument également, toujours de façon abordable. À noter : des autrement. Il y aura un vrai travail d’appropriation pour flashcodes permettent à l’élève de travailler avec une rendre cela savoureux et vivant, mais c’est la musique piste sonore, ou au professeur de l’accompagner ! On a qui le réclame plus que la transcription elle-même. Ci- remarqué aussi un petit jeu autour du nom de composi- tons pêle-mêle Mi-a-ou, très raffiné et très français ; teurs pour guitare. C’est donc une proposition vraiment Kitty Valse, avec sa 2e voix dont la tessiture donne de intéressante, qui permettra en tout cas aux professeurs l’ampleur ; Tendresse avec un subtil entremêlement des de faire leur miel ! deux voix… Une partition à (re)découvrir ! Frédéric Duroy Olivier Renaud !"
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ETUDE N°Fernando Sor # OP. $% 01 RENARD BLESSÉ 05 Une étude au caractère enjoué qui se Takashi Iwagami
CAMINITO DE BOCA(MILONGA) 08
cantonne à la première position. Veillez àbien respecter la conduite des deux voix, en Une musique originale toute endouceur et simplicité. Pas de Florent AillaudFlorent nous propose un voyage en gardant une pulsation légère. Les cordes àvide concourent à l’impression de legato. difficultés techniques majeures, ce quin’empêchera pas de soigner le travaild’interprétation, notamment dans la Argentine avec cette jolie Milonga etsa découpe rythmique caractéristique fluidité des petits déplacements, en (3+3+2). Voilà de quoi travailler sansforcer les mouvements de basses et le WOODYCOCKAnonyme (Angleterre) 02 veillant à bien garder les longueursde notes. Travaillez les nuances et la jeu du pouce, doigt qui joue ici un rôleessentiel dans la pulsation. Un petit barré en cinquième positionavec des déplacements et des liés. qualité de son en finesse. Cette pièce demandera donc un peu de DIE LORELEY 09 travail. Au début, concentrez-vous surles fondations (tenue des notes, sûreté Friedrich Silcher(arrangement Marc Rouvé) des déplacements), avant d’ajouter lesornements. Veillez à conserver un tempo Un thème célèbre, bucolique dans lapremière partie en La Majeur (on pourrait dansant, sans presser. MOYEN le «caractéristique du romantisme allemand,penser au « Sturm und Drang Gai Laboureur » (tempête et passion) ») qui vire vers SE LO M’ACCORGOAnonyme (Italie) 03 ETUDE EN LA 06 dans la seconde partie en La mineur.Veillez à la précision des déplacements sur Une pièce de la Renaissance qui permetd’aborder un contrepoint « Arvo MercuUn peu de gymnastique pour se mettre les cordes intérieures (mesure 13) ou aux partir de la mesure 10 (deuxième partie). simple », à (gentiment) en doigts. Les déplacements démanchés (mesure 17). Le respect des valeurs rythmiques seraessentiel pour profiter des mouvements le long de la touche (jusqu’à la case 10) de voix. Attention au déplacement reste sur la troisième corde tout au long sont facilités par le « doigt guide » qui à la dixième case (corde de si) sur lamesure 18. La signature rythmique à 2/2 de l’étude, ici le majeur (doigt 2), saufsur les phrases de conclusion, bien sûr. et les valeurs longues peuvent inciter àdémarrer sur un tempo élevé. Veillez à Attention à la main droite qui impose unerépétition de doigts (index) ainsi qu’un DIFFICILE anticiper les croches de fin de phrases. saut de cordes. Commencez lentement etaugmentez le tempo à loisir. ANDANTE DU RONDO 10 MAZURKAFrancisco Rocamora 04 VALSE 07 N° Une jolie mazurka en Mi mineur, empreinte Pascual Roch Dionisio Aguado# d’une certaine nostalgie, même si un rayon Une valse légère et entrainante qui Même si elle est moins redoutable que le de soleil vient égayer la seconde partie permet de travailler la conduite des Rondo qui suit, cette pièce demande un en Sol majeur, avec son rythme croche deux voix. Les cordes à vide dans les travail technique approfondi pour en tirer le pointée-double caractéristique. Veillez à basses facilitent l’exécution, attention maximum. Les valeurs longues des premières bien faire ressortir ce balancement, tel toutefois à couper les résonances, mesures permettent d’installer le climat celui d’une barque glissant doucement notamment quand vous passez du immédiatement. C’est un peu le calme avant sur des eaux calmes. La au Mi, afin d’éviter un brouillard la tempête. Il faut donc qu’on sente déjà une harmonique dans le registre grave. tension sourdre avant que le flot du Rondone se lève et n’emporte tout sur son passage. !" a v r i l - m a i - j u i n - - - N ° 1 1 0
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11 SARABANDE DE pointées / une noire, à la basse) J. S. BACH fonde le « groove » du morceau. Partita n°1 pour violon BWV On fera donc bien ressortir CASSIE 1002 (transcription : Florent l’accent sur la croche en l’air (à la MARTIN Aillaud) basse). Si l’écriture semble simple, Concertiste et Une transcription très proche du attention aux doigtés et à la mise enseignante (CRRde Rueil-Malmaison, texte original pour violon. Comme en place, avec de nombreuses Conservatoire de toujours chez le Cantor, il faudra syncopes à partir de la mesure 19. Levallois-Perret), Cassie veiller à la parfaite lisibilité du dis- Remerciements à Alexandre a remporté de nombreux cours musical. L’extension (mesure Bernoud pour la qualité de son concours internationaux
10) demande de la souplesse, un interprétation. et a été Révélation
petit échauffement pouvant même Publiée avec l’aimable autorisation Guitare Classique 2018. s’imposer pour éviter toute blessure. des Productions d’OZ 14
FLORENT
LA MAURICIENNE AILLAUD
OP. !# Concertiste et enseignant DUO Hommage à Maurice Ravel (CRR d’Aix-en-Provence, Insti- Jean Perdreau tut d’Enseignement Supérieur 12 Cette belle pièce est assez de la Musique Europe et Mé- DANSE ROUMAINE exigeante sur le plan technique. Le diterranée), Florent manifeste N°# compositeur a réussi à transposer un intérêt particulier pour la Béla Bartók - Arr. Duo MFA à la guitare des éléments de composition, la transcriptionet la commande d’œuvres (Margot et Florent Aillaud) l’écriture de Maurice Ravel, avec contemporaines. Une musique entraînante qui des accords enrichis, un aspect permet à chaque membre du duo modal, des (petits) intervalles de d’exprimer tour à tour ses talents seconde, des arpèges « liquides » de soliste et d’accompagnateur. avec mouvements de voix… Il s’en MICHEL DALLE AVE Attention à certaines positions dégage une impression à la fois Originaire du Sud-ouest, Michel est un guitariste auto- didacte qui a commencé par le folk, avant de s’ouvrir à d’accords qui demandent de la de mystère et de clarté. de nombreux styles. Sa passion de la guitare classique souplesse dans les extensions. La précision rythmique s’impose. 15 s’exprime à travers sa fameuse page Facebook : gui- tare classique l’actu. Compositeur prolifique, il aborde GIGUE EN LA un large éventail de styles, avec toujours le souci d’une MINEUR écriture claire qui facilite le déchiffrage et la mise en Marc Rouvé (Tirée de la petite place du morceau. Il est édité aux Éditions d’Oz. uite pour Joseph) INVITÉS Cette gigue se joue à un tempo plutôt enlevé. Pour éviter, les JEAN PERDREAU 13 chevauchements de basses à vide Fondateur de la classe du Conservatoire Jean-Philippe DÉCEMBRE (La et Ré), sur la première partie, il Rameau (Dijon) qu’il a animée jusqu’en septembre Michel Dalle Ave est conseillé de les piquer, au moins 2009, Jean est à la fois guitariste, compositeur et Michel Dalle Ave aime les jolies sur le deuxième temps. Les doigtés luthier ! Dans ses compositions, tant pédagogiques chansons et cette pièce, nimbée de main droite sont donnés à titre des styles dont il s’inspire, sans pour autant se priverque pour la scène, il a à cœur de respecter l’esprit d’une douce nostalgie, l’illustre indicatif, l’essentiel étant de garder d’idées personnelles. « La Mauricienne », pièce conçue bien. Le rythme caractéristique du une belle fluidité dans cette pièce spécialement pour la « dégustation des guitares » 2022 motif principal (deux croches qui va « à sauts et cabrioles ». de « Guitares à Dijon » , porte le numéro d’opus 41. !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0 01
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Fernando Sor (1778-1839) Leçons pédagogiquesen ligne Fernando Sor (1778-1839) 1 2 3 4 0 1 3 0 1 3 0 3 2 0 2 3 02 0 0 3 23 0 5 6 7 8 3 1 0 0 3 30 12 02 23 3 00 13 9 10 11 12 13 14 0 3 1 0 0 1 3 3 2 0 0 0 0 3 0 1 0 4 3 3 2 0 0 3 0 2 2 15 16 17 18 19 20 0 3 0 01 31 2 0 2 3 0 0 01 00 1 0 3 0 3 3 12 0 2 3 02 0 3 21 22 23 24 25 23 0 0 3 1 0 3 0 1 3 3 0 3 3 2 2 3 2 00 1 3 !"!" 02
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LE CHARDONNERET
ÉLÉGANT
Etude en La (Arvo Mercu) Leçons pédagogiquesen ligne 1 2 3 P 5 0 0 0 9 0 0 0 4 0 0 0 7 0 0 0 5 0 0 0 9 0 0 0 6 9 4 7 6 9 0 0 0 4 5 6 4 0 0 0 7 0 0 0 5 0 0 0 9 0 0 0 7 0 0 0 10 0 0 0 4 7 6 9 07 11 0 0 7 8 9 4 0 0 0 7 0 0 0 5 0 0 7 2 4 0 0 0 7 0 0 4 2 4 7 0 0 0 !" 10 11 12 5 0 0 0 9 0 0 0 4 0 0 0 7 0 0 0 5 0 0 0 9 0 0 0 6 9 4 7 6 9 0 0 0 13 14 15 16 7 0 0 0 10 0 0 0 4 0 0 0 7 0 0 0 5 5 7 11 4 7 6 2 0 7 2 0 4 0 0 17 18 19 20 5 0 0 0 9 0 0 0 4 0 0 0 7 0 0 0 5 0 0 0 9 0 0 0 4 0 0 0 7 0 0 0 6 9 4 7 6 9 4 7 0 0 0 0 fine 21 22 23 24 5 0 0 0 9 0 0 0 7 0 0 0 10 0 0 0 4 0 0 0 7 0 0 0 5 0 2 6 9 7 11 4 7 2 0 0 0 0 !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0 07
VALSE
Pascual Roch (1864-1921) Leçons pédagogiquesen ligne
1/2B II
1 2 3 4 5 5 (5) 2 5 22 4 (4) 22 22 4 2 2 43 43 3 0 0 0 0 0 5 6 7 8 4 (2) 43 3 2 (0) 4 2 3 2 2 20 2 0 0 0 0 0
1/2B II
9 10 11 12 5 22 5 4 2 5 22 (5) 22 22 43 3 4 (4) 4 3 0 0 0 0 0
1/2B II1.
13 14 15 16 4 0 2 3 2 0 2 2 0 22 5 0 0 0 0 !" 2. 17 18 19 20 5 2 2 (2) 7 5 5 2 3 3 8 2 2 2 2 6 6 0 0 7 7 0 0 21 22 23 24 (8) 3 2 2 0 0 (0) 2 0 0 0 0 2 2 4 4 0 0 5 0 25 26 27 28 2 2 (2) 3 3 3 3 1 0 0 0 (2) 2 2 2 2 0 0 0 0 1 2 29 30 31 32 (3) 0 2 1 2 5 3 0 3 2 3 0 4 0 0 0 3 Da Capo
1. 2.
33 34 (3) 3 2 0 0 !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0 08
CAMINITO DE BOCA
(MILONGA)
Florent Aillaud Leçons pédagogiquesen ligne p m i p m i p m # & 44 2œœ 0.œ 0œ œœ .œ œ œ 2 œœ .œ œ 3 œœ .œ œ œ 2 œœ 1# œœ
0. œ 3œ œœ .œ œ œ
2 # œœ . œ œ œœ .œ œ œ 1œœ œœ œœ p 0
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0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 2 0 1 11 2 0 0 0 22 33 22 11 2 11 2 0
B 22 22 22 22 22
5 p m i p p i p i sans ralentir & # 2œœ .0 œ 0œ œœ . œ œ œ œ œ œ œ Œ 1œœ 2 œœ . œ œ œ œ . œ œ œ œ œ 3 œ 2œ # œ .0 œ 1 2 œœ F J 0 œœ 3œœ f 2 œœ 3 œœ 0œœ 5 0 2 0 0 0 0 2 22 0 22 22 0 0 0 0 0 0 33 22 11 0 0 0 0 22 00 33 22 33 00 9 3œœm i p m i p m i & # .0 œ-1 œ œœ . œ œ œœ œ -3œœ .0œ #œ œœ . œ œ œœ œ -3 œœ . œ . 0 œ œ œ œœ œ -3 œœ . œ œœ . œ œœ -1 -1œ œ 0 -1œ œ œ F f 9 33 0 2 33 0 2 33 0 22 0 1 22 0 1 22 0 55 0 4 55 0 4 55 0 33 0 2 33 0 2 33 0 !" ˙˙ ˙ ˙˙ ˙ poco rit. ˙˙m i m p i 13 # 0 œœ . œ œœ . œ œœ . & 1 2œ œ œ 0 œœ œœ . œœ 3 œœ . œœ . œœ 0 ˙˙ 0 œ 0œ œ œ œ 0 œ 2œ œ œ œ 0 œ œ ˙ 2œ ˙˙ P 13 00 00 00 00 00 00 22 22 22 ˙˙ 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2 0 0 2 2 2 17 # œ œ œ œ œ œ & œœ œ œ œ œ œ œ œ œ œ œ œ œ œ œ . œœ . œœ œœ . œœ . œœ # œœ . œœ . œœ # œœ . œœ . œœ p 17 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2 2 2 22 22 22 11 11 11 11 22 33 22 22 22 sans ralentir 21 # œ œ œ œ œ œ ˙ & œ œ œ œ œ œ œ œ œ œ Œ gggggggg ˙ œœ ˙ Ó . œœ . œœ œœ . œœ . œœ # œœ . œœ 3˙ œœ œœ œ ˙ J œœ œ œœ 2˙ F f ˙ ˙˙ 21 ˙˙ 0 0 0 0 0 0 ˙0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 gggg 0 22 22 22 11 ggggg ˙ 0 22 33 22 22 00 ˙˙2 33 22 33 00 ˙2 ˙0 ˙ !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0 09
DIE LORELEY
Friedrich Silcher (1789-1860) (Arrangement Marc Rouvé) Leçons pédagogiquesen ligne = 42
1 2 31/2B II
0 02 2 0 5 2 7 45 23 02 3 34 22 0 0 4 22 0 2 0 0 0 0 4 2 0
1/2B II4 5 6
22 5 5 7 5 57 45 23 022 34 3 02 6 0 0 07 7 6 4 0 0 0 4 4
1/2B II7 8 9 10
2 3 22 2 5 0 2 2 0 2 2 1 2 01 0 01 01 4 01 01 2 22 2 0 0 4 0 0 0 0 0 !" 11 12 13 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 4 0 2 3 2 5 5 7 5 10 9 7 1 1 4 6 11 9 7 0 2 2 0 0
= 108 1/2B V
14 15 16 17 9 7 7 5 5 5 4 4 5 0 0 5 7 1 6 5 6 9 7 6 6 2 5 0 0 0 0 0 0 0 0
1/2B V
18 19 20 8 7 5 0 3 1 0 3 1 0 5 3 3 3 3 5 2 2 0 0 0 21 22 23 0 1 0 0 0 3 0 3 1 0 1 1 1 1 2 2 2 2 0 0 0 !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0
1/2B V
24 25 26 0 5 0 7 0 0 8 7 5 0 1 6 5 5 5 2 5 5 0 0 0 27 28 29 3 1 0 3 1 0 0 1 0 3 3 3 3 0 3 2 2 1 0 0 0 30 31 32 3 1 0 2 3 4 2 4 2 1 2 1 2 4 5 3 2 4 1 0 (0) = 42 33 34 35 36 9 7 7 5 5 5 4 4 5 5 7 5 10 9 7 5 7 6 11 9 7 6 9 7 6 6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 !" N i v e a u - - - N ° 1 1 0 10
ANDANTE DU RONDO N°#
Dionisio Aguado (1784-1849) Leçons pédagogiquesen ligne Dionisio Aguado
1/2B V 1/2B V
1 2 3 3 3 5 5 0 8 8 5 12 12 13 12 12 10 8 8 7 57 5 10 10 0 70 100
B VII
4 5 6 10 10 9 7 10 9 0 10 0 4 4 0 7 79 2 12 0 0
3 3 1/2B V 1/2B V
7 8 9 75 4 10 109 7 13 130 13 12 10 10 8 7 85 7 1213 5 07 5 07 6 7 5 0 0 110 0 0 10 11 12 12 21 21 12 21 21 21 12 21 21 21 12 12 21 21 21 21 1 1 1 1 1 0 2 2 2 2 2 1 0 0 3 3 2 2 02 21 3 2 0 !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0 13 14 15 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 0 0 0 0 0 0 0 0 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 1 1 1 1 1 1 1 1 0 2 0 2 3 2 0 4 0 4 4 16 17 18 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 3 2 0 0 3 3 0 3 2 0 0 19 20 1 1 1 0 1 1 0 0 1 3 5 3 3 3 0 1 3 1 3 3 0 2 0 2 4 5 0 2 0 2 4 4 0 4 0 2 2 3 3 3 21 22 1 0 1 0 1 0 1 0 3 3 3 2 3 2 3 2 3 1 3 1 0 2 3 6 0 4 2 0 2 0 0 3 2 3 2 2 5 3 1
3 3 B III
23 24 0 1 3 4 5 0 1 3 2 3 3 3 1 1 5 3 2 4 5 3 2 3 0 3 3 !! 25 26 0 0 0 0 1 0 0 0 3 0 0 0 0 1 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2 2 3 3 2
1/2B V
27 28 29 0 5 5 4 4 5 7 7 5 5 8 7 3 1 0 1 3 1 3 3 3 3 5 5 2 2 2 5 4 4 4 4 5 5 5 2 2 2 0 0 0
1/2B I
30 31 7 5 5 7 8 7 7 5 7 5 4 5 7 1 1 5 5 2 2 7 7 2 1 2 8 7 8
B IV 1/2B V
32 33 34 8 8 8 8 7 5 4 4 5 5 6 5 6 5 5 6 5 6 5 5 6 5 6 5 5 5 5 5 5 5 4 7 5 7 7 7 7 7 7 6 6 6 7 0 0 0 0 0 0 0
1/2B IV
35 36 37 4 0 0 4 1 2 1 1 2 3 2 0 2 3 2 2 3 2 2 3 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0 11
SARABANDE DE J. S. BACH
(#!"$%#&{{SEO_ARTICLE_HTML}}#039;) Partita n°1 pour violon BWV 1002 (Transcription : Florent Aillaud) Leçons pédagogiquesen ligne
1/2 B II
& ## 43 42œœœ 3 œœœ œœœ 4œ 2 œœœ ‰ œ4j œ 1[ œ œ œ œ0 œ4 œ3 -3œ œ4 œ 23#œœ.. 4 œ œ œ 2 2œ œ 3 œ 1#œ œ œ
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2 2
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334 222 5 32
B 2 0 0 0
5 3 2 0 5 3 2 3 0 3 3 0 1 42 5 4 2
5 1 B II 2 B II
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5/6 B II
20 œ j # 4 -4œ 1 -1 j # 2 œ 2œ -2œœ œ œ & œ 2 œ 3 œ -3 œœœ... -3 œ 4 œ 0 2 œ 2 œ 1[ œ. œ œ œ 2 1[ œ # œ 2 0 1[ œ 1œ œ 0œ 3 œ œ œ œ 1œ œ 1œ 3œ. œ ˙ 1 1œ ˙ 3œ ˙ œ 2˙ œ 20 7 3 2 0 2 3 3 2 0 0 2 2 0 0 2 3 2 3 5 2 0 3 2 3 2 0 3 2 0 2 3 0 90 2 0 2 4 4 0 4 2 0 3 3 0
5/6 B II
25 # # 4œ #œ 4 -2 0 -2 1 # & 2#œ 0 2 œ 1 0 2 œ œ œ œ œ œ œœ 3 2 4 # œ œ œ œ 3 œ .. 4œ œ œ œ œ 0 œ œ œ 3 1 œ œ # œ œ 2# œ 0 œ 2œ 0 J œ œ œ 4 3 œ 1 œ œ 1œ 3 . ˙. 1˙. 4 25 4 0 0 0 6 0 0 2 3 3 0 3 3 2 0 2 3 2 3 0 0 2 3 3 4 1 3 4 5 4 2 4 2 0 5 4 2 4 2 0 2
B II
30 œ Ÿ # 4 -4œ 2œ # œ œ 2 œ œ ‰ j 3 1 0 œ j œ & 1[ 0œ . œ œ 1# œ 2 1[ œ œ . 0 œ ˙. . 1 0œ 3œ 3˙ 3˙ . 1œ œ ˙ 1˙. 30 Ÿ 7 5 3 3 2 0 2 0 3 2 2 0 0 7 3 . 4 2 0 4 4 4 2 2 . 0 2 !" P É DAG O - - - DUO - - - N ° 1 1 0 12
DANSE ROUMAINE N°#
Béla Bartók (1881-1945) (Arr. Duo MFA - Margot et Florent Aillaud) Leçons pédagogiquesen ligne 2 1 4 1 2 4 1 # œ œ œ 4 n œ3 œ œ 1 4œ œ œ Guitare 1 & 44 2 œ œ œ J œ œ œ
∑ Ó Œ ‰ J J
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1/2 B V
Guitare 2 & 44 34œ œœœ œ œœœ œ œœœ œ œœœ œ œœœ 43 œœœ1 œ œ2 2/3 B II 1 4 œ œ0 œœ œ j‰ œ œ œ œ œ œ œ 3 œ œ GuitareTAB 1 AT 7 7 8 10 8 10 12 12 14 14 15 15 13 12 12 10 13 13 B GuitareTAB 2 AT 5 5 5 535 0 53 0 50 2 B 7 5 0 5 7 5 0 5 7 5 5 0 5 5 70 5 5 70 55 0 3 02 5 1 œ 2 œ œ4 œ 1œ œ4 œ2 ..4 œ1 œ G. 1 2œ 4 ˙ œ œ œ œ œ œ œ #œ Harm. XII J œ # œ œ œ n œ œ œ œ
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0 2 00 212 234 022 02 o 0 2 320 01 0 2 02 3 35 30 0 2 0 1 12 0 3 0 !" ˙ 9 4j j œ œ œ œ œ œ œ2 œ4 2œ œ1 2 œ ˙4 # œ G. 1 #œœ œ & Œ 3 4 2 œœ 1 œœ 31œœ œ1œ 2 2 #œ 4 œœ 2 2 œ 3œ ≈ œ S ‚ œ œ S Harm. XII m.d. 1 œ 2 4œ 4 œ œ 4 œ . 2 œ œ œ œ . œ 1 œ3 œ 1 2œ . œ œ ≈ œ J G. 2 & Œ œ œ œ #œ 2 œ œ œ œ œ Œ ‰. R œœ œœ œ 2 3 2 2 1 œ F 9 o 7 8 10 10 7 10 8 8 7 0 2 0
G. 1 10 8 10 2 32 10 34 14 12 0
4 2 2 12 0 0 0 8 7 8 10 10 7 8 7 8 17 19
G. 2 00 12 34 22 8 10 10 17
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G. 1 2 34 05 12 42 2 12
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G. 2 12 8 10 10 8
!" P É DAG O - - - DUO - - - N ° 1 1 0
2/3 B II 1/2 B I
17 # œ 1 G. 1 1œ 3 1 œ 4 œ œ œ œ œ & Œ 4œ #œ œœ 1œœ œ œ œ 3# œ 2œ 1#œ œ Œ œ 2 œ Œ 1[4 œ œ œ4 3 3 œ œ œœ bœœ 4 œ 2 œ œ œ œ œ œ œ ‚ 1 œ 2 3 pizz. Harm. XIIm.d. œ œ œ œ 3œ œ œ œ ≈ œ œ œ 1œ œ œ œ ord. œ œ ˙ œ .œ œ œ . œ œ œ œ œ œ œ œ œ ≈ œ œ ≈ œ J G. 2 & # 1 2œ œ .. R
2 J 3
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G. 2 10 10 10 10 10 8 10 10 17
6 7 22 1[œ G. 1 œ 1 œœ # œ œ œ œ ˙ # œ & œ œ œ œ œ œ ˙ 2 œ 1œ 31 œ 4œ œ #œœ 1b œœ 3# œ 2 œ n1#œ 2 œ 4 œ 2œ 1œ 3œ 2#œ 1 nœ œ œ ‚ Harm. XII j œ œ œ œ œ œ .œ œ œ œ œ œ . œ œ œ . œ œ œ œ œ œ œ œ œ . œ œ œ œ œ m.d. œ œ œ œ œ ˙ J G. 2 & ‰ # œ ˙
3 3 J
22 o 1 0 0 2 0
G. 1 10 10 42 42 2 10 1 12 31 32 2
1 4 2 2 5 0 12 3 2 1 0 10 8 8 7 108 7 8 8 7 8 10 10 7 10 8 8 10 8 1012 8 12 12 12 12
G. 2 8 10 10 8 10 10 10 10 10
6 7 !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0 13
DÉCEMBRE
Michel Dalle Ave (À Étienne André) Leçons pédagogiquesen ligne fi=102 # & # 44 ‰œ œ1 j œ2 0 2 4 œ œ3 œ j œ ‰ . œ j . œ œ œj œ j 1 . œ œ œj ‰ œ j œ 0 1 œ œj œ œ œj 0 œ . œ. . 0 0 0 AT 4 3
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0 0 2 4 0 4 2 3 2 slide Publiée avec l’aimable autorisation des Productions d’OZ (© 2022 LES PRODUCTIONS D'OZ)© 2022 LES PRODUCTIONS D'OZ !" P É DAG O - - - N i v e a u - - - N ° 1 1 0 13 # & # ‰ 2œ 4 3 4 œ œ œ œ .... ‰ j œ1 2 œ j œ. ‰ 0 j 2 . 4 œ w œ . œ œ j œ3 . œ œ . œ œ œ œ 1 . 1
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LA MAURICIENNE OP. #$
Jean Perdreau - Hommage à Maurice Ravel (À Olivier Renaud) Leçons pédagogiquesen ligne = 50 1 3 2 F 0 0 3 8 12 12 15 15 14 55 33 55 57 9 55 7 4 5 9 5 0 7 0 2 4 2 11 14 46 2 7 4 5
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GIGUE EN LA MINEUR
Marc Rouvé (Tirée de la petite Suite pour Joseph) Leçons pédagogiquesen ligne Gigue 1 2 3 1 0 2 1 0 1 0 3 1 0 1 0 3 2 1 0 0 2 3 0 0 0 0 0 4 5 6 1 2 0 0 1 0 2 1 0 1 0 3 2 1 0 1 0 3 0 0 0 0 0 0 7 8 9 0 1 2 1 3 0 3 1 0 0 1 1 0 0 0 1 0 0 2 0 2 0 0 0 0 finefine 10 11 12 1 2 0 0 1 0 2 1 0 40 2 4 55 0 0 0 0 !" 13 14 15 3 3 3 1 1 1 3 3 3 1 1 1 2 2 2 0 0 0 0 0 3 16 17 18 0 0 0 1 1 1 3 3 3 3 3 3 0 0 0 0 0 0 0 2 3 19 20 21 1 0 0 0 0 0 3 1 0 0 3 1 0 2 1 4 2 1 0 1 0 0 0 0 22 23 24 0 0 0 0 0 0 0 3 1 0 0 3 1 4 2 1 1 4 0 0 0 0 0 0 D.C. al Fine Cédez 25 26 0 0 0 1 0 0 2 1 1 0 0 0 !" L E M OT D E L A F I N - - - a v r i l - m a i - j u i n - - - N ° 1 1 0
THE PRIVATE ROOMTHE PRIVATE ROOM
LIBERTÉ.NOM FÉMININ
SYNONYME : autonomie, latitude, aisance, disponibilitéLA SCENE COMMENCECOMMENCE Valérie Duchâteau
AVEC TOUTES LES HEURES DEPRATIQUES QUE NÉCESSITAIT
LE CNSM, JE N’AI PAS PUM’INTÉGRER DANS UN AUTRE
MONDE QUE CELUI DUCLASSIQUE.
ANNÉES POUR BIFURQUER SURLE PLAN MORAL ET POUR ÊTRE IL M’A FALLU DES
MOI!MÊME, POUR ÊTRE LIBRE.
Sébastien Llinares Roland Dyens Laura Rouy Antoine Guerrero Olivier Pelmoine
QUAND ON ÉTUDIELA MUSIQUE DE LUYS DU PLUS LOIN QUE
MILAN À PARTIR D’UNE JE ME SOUVIENNE,
J’AIME LES ŒUVRESDE COMPOSITEURS JE SUIS ÉGALEMENT PAR LE PASSÉ, J’AI
NOTATION CLASSIQUE, LA COMPOSITION ET DU XXe SIÈCLE –
TRÈS INFLUENCÉ EU LA CHANCE
ON SE SENT COMME L’INSTRUMENT ONT LEO BROUWER,
PAR LA CULTURE D’ÉCHANGER AVEC
ENFERMÉ DANS LE EU UNE IMPORTANCE ALBERTO
DE LA GUITARE ÉRIC PÉNICAUD
TEXTE, LÀ OÙ ON ÉGALE. ET LORSQUE JE GINASTERA,
POPULAIRE, ET OU JOSÉ-LUIS
TROUVE COMME DES JOUE DU RÉPERTOIRE, ALEXANDRE
J’AIME CONSERVER NARVÁEZ, ET
ESPACES DE LIBERTÉ RODRIGO PAR TANSMAN ET
CETTE APPROCHE QUELQUES
DANS LA TABLATURE, EXEMPLE, JE ROLAND DYENS.
QUAND JE JOUE AUTRES
PUISQU’ELLE M’AUTORISE CE SONT DES
DE LA GUITARECLASSIQUE. ELLE COMPOSITEURS.
TRADUIT UN GESTE CERTAINES LIBERTÉS MUSIQUES QUE APPORTE UNE
C’EST UN
PLUS QUE DES CAR JE SUIS J’ADORE, ET SPONTANÉITÉ,
PRIVILÈGE
NOTES. ÇA LIBÈRE COMPOSITEUR. QUI M’OFFRENT UNE LIBERTÉ, UNE
DE POUVOIR
DES ESPACES ET L’ORTHODOXIE DE BEAUCOUP DE PROXIMITÉ AVEC
ÉQUILIBRER
ÇA DONNE ENVIE L’INTERPRÉTATION LIBERTÉ SUR L’INSTRUMENT
LA LIBERTÉ DE
D’IMPROVISER. PAS MON TRUC.« NEUTRE », CE N’EST LE PLAN DE QUI ME SEMBLENT
L’INTERPRÈTE EN
L’INTERPRÉTATION. ESSENTIELLES. AYANT L’AVIS DUCOMPOSITEUR.
Pascal Valois CARRÉMENT LA CHANGER. ON PEUT, PAR EXEMPLE, JOUER PLUSIEURS FOIS LA MÊME NOTE AU LIEU D’UNEPENSE. LA MÉLODIE EST ÉCRITE, MAIS ON SAIT QUE LES INTERPRÈTES DE CETTE ÉPOQUEDANS LA MUSIQUE ROMANTIQUE, UNE CHOSE EST SÛRE # ON DISPOSE DE PLUS DE LIBERTÉ QU’ON NE LE!LÀ POUVAIENT SEULE QUI DURE UNE MESURE. ON PEUT TOURNER AUTOUR D’UNE NOTE AVEC DES ORNEMENTS… © Dr
BRIDESUITE-CE & EXOTICSUITECE
!" www.ortegaguitars.com Guitare, Guitares Plongez dans l’univers des cordes pincées Chaque dimanche de 13h30 à 14h30 À écouter et podcaster sur le site de France Musiquepar Sébastien Llinares et sur l’appli Radio France 38ème Stage d’été Arnaud DUMOND Guitare CLASSIQUE & Guitare FLAMENCO Étude des palos, accompagnement du chant et de la danse, coaching chant et danse. LIMOGES - dimanche 23 au samedi 29 Août 2026 Le stage de tous âges et niveaux (sauf débutant) : convivialité, compétences & beauté du site. Grand succès du stage avec la présence exceptionnelle du guitariste de Cadix et Paris Dani BARBA qui poursuit une carrière de soliste / accompagnateur des plus grands danseurs & chanteurs-euses du Flamenco. Arnaud DUMOND : concerts et masterclasses dans 70 pays, 10 prix internationaux, 20 disques et 200 compositions à ce jour : soli, duos, ensembles, concerti pour guitare, musique de chambre, Messe, Requiem… « Parmi les plus passionnantes personnalités de la scène Française » (guitarmag) « Everyone was delighted by Arnaud’s contributions to every facet of the week » John Duarte Arnaud DUMOND Dani BARBA Elenita ROMÀN Guitare classique, techniques & styles,création musiques d’ensembles, *XLWDUHÀDPHQFDDFFRPSDJQHPHQWFKDQW Guitare flamenca, initiation au coach concours & composition, coursquotidien particulier & collectif. & danse, coaching voix et danse. Coursparticulier & collectif. flamenco, suivi des mineur(e)s.Instructions et suivi entre les cours. TARIFS :12 repas + petit déj : 180€ Prix pour 6 nuits par personne :&KDPEUHjSOXVLHXUV¿OOHVJDUoRQV¼ Cours individuel chaque jour + cours collectif + ensembles : 290 €ChambreVHXOH¼ChambreFRXSOH[¼
RENSEIGNEMENTS & INSCRIPTIONS :
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