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C O L L E C T I O N Les Amplis de L…GENDE M ISSSN 1273 - 1609 - FRANCE M…TROPOLE : 12.50ÄBEL : 14,50Ä - CH : 20 CHF - PORT. — GPC1

C O L L E C T I O N

Les Amplis de

L…GENDE

M ISSSN 1273 - 1609 - FRANCE M…TROPOLE : 12.50ÄBEL : 14,50Ä - CH : 20 CHF - PORT. CONT : 13,50 ÄMAR : 140 MAD - TOM/S : 1700 XPF - CAN : 20,50 $ CAD DÈcembre 2021Janvier ‐ FÈvrier 2022 HIWATTMESA BOOGIE - MUSICMAN - ORANGE - PEASELMER - SILVERTONE - SOLDANO - SUPRO - VOX - WEMAMPEG -- KUSTOMDANELECTRO - LANEY - DUMBLE - MAGNATONE - FENDERVEY - RA - MARSHALL- GIBSONY BUTTS - ROLAND - -MATCHLESS GRETSCH Guitar Part Collection N°1

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Les Amplis de

L…GENDE

DÈcembre 2021Guitar Part Collection N∞1‐ Janvier‐FÈvrier 2022 AMPliS …dito de lÈgende Une guitare Èlectrique sans ampli, cíest une leur sans corolle. Un ballon sans ilet. Un foie gras sans sauternes. Bref, la plus transcendante des vintage ne sera jamais quíune belle endormie sans cet appendice indispensable qui, nous le verrons au il de ces pages, revÍt les formes les plus diverses et englobe les avatars les plus surprenants. AprËs les guitares et les pÈdales díeffets, nous nous attardons donc dans ce numÈro ´ Collection ª sur la deuxiËme plus belle conquÍte du guitariste : líampliicateur. Et nous faisons dÈiler quelques‐uns des amplis de lÈgende qui ont marquÈ líhistoire de la musique depuis prËs díun siËcle. Le choix fut bien s˚r draconien et totalement subjectif ; certaines de vos prÈfÈrences níy ont peut‐Ítre pas droit de citÈ. Mais la plupart des amplis qui ont jouÈ un rÙle majeur dans líhistoire du rock, du jazz et du blues igurent dans ces pages. Notre souhait reste quíils vous poussent ‡ y appareiller votre guitare favorite, et ‡ les faire rÈsonner ; le plus fort possible, comme il se doit ! DIRECTEUR DE PUBLICATION ET G…RANT :SociÈtÈ Èditrice : La Rosace ‐ 9, rue Francisco Ferrer 93100 Montreuil SecrÈtaire de rÈdaction :R…DACTION : RÈdacteur en chef : BenoÓt Fillette Jean‐Jacques Voisin MAQUETTE :RÈdacteur : Christian SÈguret Flavien Giraud Photo de couverture :N∞ commission paritaire : Annabel Peyrard DR ‐ Graphic Unlimited ‐ www.graphic‐unlimited.fr N∞ ISSN :ImprimÈ par : 1273‐ Imprimerie de CompiËgne1609. DÈpÙt lÈgal : 2 en course semestre 2021 Distribution et rÈglage : MLP ‐ Diffusion en Belgique : AMP ‐ Groupe Moreau ‐ ‐www.groupe Rue de la petite ile, 1 B‐morault.com ‐ Les indications de marques et adresses quiTel. (02) 525.14.11 E‐mail : info@ampnet.be 1070 Bruxelles Toute reproduction de textes, photos, vidÈos, logos publiÈs dans ce numÈro est rigoureusement interdite sans líaccord express de líÈditeur. igurent dans les pages rÈdactionnelles sont fournies ‡ titre informatif, sans aucun but publicitaire. Certification des papiers :Origine papier de la revue : PEFC. Indicateurs environnementaux P(tot) : 0,16 kg/t Allemagne ‐ Taux de ibre recyclÈ utilisÈ : 0 % Guitar Part 3 Les amplis de légende ampeg GUITAR PART COLLECTOR - décembre 2021 - février 2022Sommaire 8 6 danelectro dumble fender 10 12 gretch

GIBSON

28 Hiwatt 34 kustom 30 32 36 laney magnatone 38 marshall 4 40 Matchless 48

ORANGE

Mesa Boogie MUSICMAN 50 54 56 peavey ray butts roland 64 68 selmer 66 70

SILVERTONE

72

SOLDANO

74

SUPRO VOX

76 94 78 WEM 86 BOUTIQUE OUTsIDERS Guitar Part 5 AMPEG Jet 12 Ampeg est surtout connu pour avoir produit des amplis pour basse conçus pour les arènes du rock’n’roll naissant et adoptés entre autres par les Rolling Stones au début de leur saga. Un adoubement très ironique quand on sait que le fondateur de la compagnie, Everett Hull, détestait le rock…

ROCKER MALGR… LUI

adoubé par les stones swingue pas. Et il ne swinguera jamais.Everett Hull disait mÍme : ´ Le rock ne les autres. Il fonda sa compagnie ‡ la compagnie proposait des amplis Ce níest pas musical, et nous ne ferons la in des annÈes quarante pour pour guitare et pour accordÈon. rien pour le rockíníroll. ªles adeptes du genre ne líentendaient Visiblement commercialiser un capteur crÈÈspÈcialement pour amplicontrebasse. Ce capteur Ètait placÈier la Universal pas de cette oreille et bien desbassistes de líÈpoque, dans la foulÈe dans la tige rehaussant líinstrument En 1957, Ampeg proposait la sÈrieUniversal, des amplis Èconomiques, des Stones, adoptËrent les grandsAmpeg qui peuplËrent les scËnes de Amplicompagnie, of(peg) et líannexe fut vite baptisÈeied Peg, dío˘ le nom de la avec un contrÙle tonalitÈ, qui 1949 : ´ Ampeg Bassamp Company ª.iciellement dÈposÈ en devinrent vite populaire (au grand leur stature reconnaissable entre mille. dÈsespoir de Hull) auprËs des bassiste de jazz, et plaÁait son genre deHull Ètait lui‐mÍme un pianiste et Les amplis Ampeg pour basse musiciens de blues et de rock car leur prÈdilection bien au‐dessus de tous connurent un succËs immÈdiat et,dËs le milieu des annÈes cinquante, faible puissance leur permettait desaturer rapidement. Ces amplis prÈsentaient un look particulier, avec 6 B. B. King et son ampeg une couverture crËme et une grillerose. Cíest la premiËre apparence que un son plus doux etplus rond, ‡ un prix revÍtit le modËle Jet ‡ sa sortie enjanvier 1958, peu de temps avant que trois fois infÈrieur surle marchÈ vintage ! toute la ligne ne change‚t de look pouradopter la trËs esthÈtiques. Le Jet prÈsentait unRandom Flair) inition bleu sombre et les grilles argentÈes, (Navy reverbLes 6SL7 utilisÈes simple contrÙle volume et tonalitÈ etun circuit de tremolo commandÈ trËs prisÈes des guitaen prÈampliication, par une pÈdale de pied au look ristes, offraient un son‐ improbable, dont on ne pouvait rÈglerque la vitesse (pour agir sur la plus Èpais, plus richeque les classique 12AX7. Photo : DR profondeur, il fallait se tourner vers leReverbrocket, líampli immÈdiatement Líampli Ètait quant ‡ lui ÈquipÈ díunhaut supÈrieur dans la ligne). Le Jet 12 La compagnie Ampeg est connue pour‐parleur de douze pouces Jensen. probablement du premier comboThe Sound, quíil síagissait ´ trËs produisait, sans surprise, des sonspropres et denses qui seyaient ‡ avoir ÈtÈ une des premiËres ‡ Èquiperses amplis díune rÈverb. AprËs avoir proposÈ avec une rÈverb embarquÈe ªLe Jet et le Reverbrocket restËrent tous. merveille aux lignes vÈloces ‡ laBarney Kessel. Mais les musiciens de testÈ une rÈverb díorgue Hammondsur un prototype de Jet en janvier les deux nÈanmoins sur le marchÈ,le Jet Ètant un peu la version ´ sËche ª jazz furent terrorisÈs par ces lampes(des 6V6GT) qui saturaient assez 1961, la compagnie proposa unerÈverb de sÈrie sur le Reverbrocket au de son grand frËre. Le Jet 12 traÓnaitpourtant alors un peu des pieds au niveau des ventes, mais il reste courroux au constructeur quirapidement. Ils irent part de leur NAMM de juillet de la mÍme annÈe. les changer pour des 7591 qui init par Gregg Hopkins et Bill Moore notentdans leur ouvrage, Story Behind Ampeg: The une belle affaireaujourdíhui sur le tenaient la route aux oreilles desjazzmen. Les premiers marchÈ vintage o˘,en termes de prix, il Jet 12 sontjustement est en compÈtitionavec des amplis recherchÈs parles rockers Fiche Tech comme les Valco,Danelectro aujourdíhui pources deux 6V6GT. Préampli : deux 6SL7Sortie : deux 6V6GT, polarisation automatique ou Silvertone,mais avec une Le Jet 12 Èvoqueun peu un Deluxe Redresseuse : 5Y3 construction bienplus ÈlaborÈe. du pauvre, bienquíil ne prÈsente Contrôles : Volume, Tone, Tremolo (vitesse)Haut-parleur : Jensen P12S quíun canal, il offre Le bias, kesako ? Il existe deux types principaux de bias, le bias fixe (en anglaisLeautomatique (bias, c’est la polarisation, dont le réglage permettra de faire fonctionner les lampes à leur maximum.cathode bias). Le premier type indique qu’il y a une tension fixe sur la lampe pour lafixed bias) et le bias à polarisation polariser. On peut régler cette polarisation par un potentiomètre. Le deuxième type,indique que la polarisation est automatique, une cathode dans la lampe assurant cette polarisation.cathode bias, Sur des amplis à polarisation automatique, comme les Vox, il est possible de changer les lampes depuissance sans avoir à ajuster la polarisation. Pour les autres amplis à lampes, avec bias fixe, il existe généralement un potentiomètre qui permet d’ajuster la tension que l’on fera passer au travers des lampesde puissance pour un fonctionnement optimal. Il est recommandé de faire régler cette tension par un dans les amplis pouvant être redoutables…technicien très expérimenté, et surtout de ne pas tenter l’opération par soi-même, les tensions courant Guitar Part 7 Danelectro Twin 12 Cool et désuet Danelectrosurtout connuEest auxindécisespour ses guitares usage de matériaux et formes son alternatifs et colo-rés, avecproduction, bienl’apex en dephase lessa annéeset soixante. Fondéecinquante dansq u a r a n t e les Daniel, années Nathan pa r l e c trocompagnie proposa Da n e - la ce modèle Twin 12avec son tremolo r é vo l u t i o n n a i r e une vieille histoireLa compagnie Danelectro est connue Epiphone en amplis Electar, un des en 1951. comme Ètant une marque un peu premiers combos de sÈrie de líhistoire díinvestir dans líinfrastucture cheap, plus portÈe sur les couleurs de líampliication. CíÈtait un nÈcessaire ‡ une telle production.Il proposa ainsi de nombreux amplis criardes et les looks improbables,mais sa popularitÈ renaissante prouve Èlectronicien chevronnÈ ‡une Èpoque o˘ Leo Fender que son succËs níÈtait pas seulementliÈ ‡ ces traits de caractËre. Son bricolait timidement sespremiËres radios, et o˘ Les histoire díamour avec les amplisne date pas díailleurs pas díhier. Paulsoudures. Nat Daniel a fondÈ ignolait ses premiËres Le fondateur de la compagnie, Nathan la marque Danelectro ‡ RedBank, dans le New Jersey, ‡ amplis dans les annÈes trente et ilfournissait dÈj‡ de faÁon rÈguliËre un´ Nat ª Daniel, construisait dÈj‡ des Il construisit alors des amplisla in des annÈes quarante. Peu de temps aprËs, il concevait,des plus grands magasins new‐yorkais. sous sa propre banniËre maisproposa Ègalement ses rÈalisait et fournissait la compagnie services ‡ la concurrencequi craignait le plus souvent 8 S PUB Danelectro 50 pour Silvertone et díautres marquesavant de vendre tout son outil de (trËs) bon technicien pour les production ‡ MCA vers 1966. remplacer par des lampesmodernes sans dÈvier de laphilosophie initiale du modËle. une construction légèrePourtant, mÍme si leur cÙtÈ dÈsuet, leurs hautlampes díÈpoque les rendent‐parleurs Alnico, leurs ConfigurationLe Twin 12 prÈsente deux canaux avec dÈsormais attractifs, ils níÈtaient enrien comparables ‡ líÈpoque ‡ leurs deux volumes sÈparÈs, un Master Toneet un tremolo gÈrÈ par un switch au homologues de chez Fender. Sur le pied ; aucun ampli Fender ne prÈsentait un tel effet ‡ cette Èpoque, et líon‐ sentons ici, mÍme la construction ducorps níest pas ‡ la hauteur : pas deTwin Twelve de 1955 que nous prÈ‐ peut penser que la prÈsence de líeffetsur cet ampli Danelectro a poussÈ la tenons et mortaises, et un faux cuir detype papier peint en guise de compagnie de Fullerton ‡ crÈer sa Les contrÙles sont montÈs sur un inition. sÈrie. Il y a un contrÙle Bass et unTreble, comparÈ au rÈglage ´ Tone ª ch‚ssis en diagonale. Une prÈsentationpour le moins originale, cette hypotÈ unique de la plupart des amplis de nuse permettant de dÈgager líespace‐ líÈpoque. Líampli est ÈquipÈ de deuxtransformateurs de sortie, un par haut pour recevoir les lampes et les parleur. Il est parÈ díune couverture ‐ transformateurs qui síy agglutinent.Cette prÈsentation et ce pro brune en tolex avec une bande latÈrale radio antique restent les particularitÈsil de poste et un logo en

lettres dorÈes. Ce níestpas líampli le plus puissant du monde, essentielles de cet ampli et la plupartdes lampes utilisÈes, comme les malgrÈ les 40 wattsannoncÈs... Sylvania6FQ7 en coke-bottle 6L6, la inverseur dephase, la 5U4GB Fiche Tech redresseuse, sontdes lampes trËs PrÈampli : une 12AX7, une 6AU6, une 6FQ7 de nos jours, et ildificiles ‡ trouver Sortie : quatre 6L6GC, classe AB, bias fixe Redresseuse : 5U4GB faut dÈnicher des(vraies) NOS ou ContrÙles : deux Volume, Bass, Treble, Tremolo, faire coniance ‡ un Haut-parleurs : deux CTS 12 poucesPuissance : 40 watts RMS GUIDE d’ACHAT Honeytone Mini ampDanelectro le Honeytone serait le mini-ampli le plus vendu au monde ! C’est vrai qu’avec saconception très abordable, son look craquant et son prix minimaliste (33 euros n’y va pas par quatre chemins et annonce d’emblée la couleur : environ), le Mini Amp présente de sérieux atouts. Pour faire court, c’est un amplinomade à transistors de 12 centimètres de haut et équipé d’une petite gamelle deux pouces. Avec son look vintage, ses quatre couleurs très fifties (il est disponible en vert,jaune, également les musiciens résolus à pouvoir se brancher dans les lieux les plus rouge et noir), il séduira les guitaristes jeunes et débutants, mais pour adaptateur 9V. L’ampli fonctionne aussi avec une pile 9V, et il est équipé d’un clipvolume, tonalité et overdrive. Un switch on/off, une entrée casque mini-jack, et une priseinattendus de la maison... La conception est simplissime avec trois réglages : pour être porté à la ceinture. On ne parlera pas du son, à la hauteur du prix, mais c’estun gadget utile, un ampli à disposer un peu partout dans la maison pour pouvoir se brancher à tout moment. Guitar Part 9 Dumble Overdrive Special A l e x a n d e r « Howard » Dumble est un cas à part dans le monde de l ’ a m p l i f i c at i o n . Travaillant seul, et ne produisant que deux à trois machines par an, entretenant une aura de mystère autour de ses créations, Ses amplis sont pro- bablement les plus chers au monde, puisqu’il n’est pas rare de trouver un de ses outils bien au-delà de 80 000 dollars sur le marché de l’occasion.

RARES ET CHERS

show-bizDumble a dÈbutÈ en bricolant les efforts de communication. Ses amplis Fender des annÈes soixante qui cotes hallucinantes gÈnÈrÈes par sescontempteurs afirment ainsi que les díailleurs en Ècoutant Robben Fordjouer ‡ Santa Cruz sur un Bassman líont inspirÈ. Il níavait que vingt anslorsque Mosrite líengagea pour produits sont le seul fait de leur raretÈ BlackfacelíidÈe du modËle, et le guitariste lui piggy-back que Dumble eut construire une ligne spÈciale pour lesVentures. De cette premiËre et du supportappuyÈ de stars trËs expÈrience, Dumble dÈcouvrit letravail de prÈcision et la rigueur, ainsi mÈdiatisÈes.Dumble construisit que líutilitÈ des bons rapports avec leshow son premier rÈussi. Depuis cette date, Dumble síest‐business pour un marketing Overdrive Specialen 1972. Plus quíun spÈcialisÈ dans le trËs haut de gamme, modËle, chaque une clientËle triÈe sur le volet de rockconstruisant au compte‐gouttes pour ampli Ètait diffÈrentet tentait de stars capables de síoffrir ses produits,sans aucune publicitÈ et sans grands síadapter au styledu musicien quile jouait. Cíest 10 ard" dumble alexander "how « Rien ne s’en rapproche. Des gens ontfait des tentatives ici et là, maisresta idËle, dÈclarant rÈcemment : de nouveaux contrÙles gainet niveau, et inalement un Dumble reste le roi. »commentaires a emballÈ de faÁon Ce genre de master volume pour rÈglerle niveau de sortie des deux exponentielle le marchÈ de líoccasionsur lequel Dumble a calquÈ le prix de canaux. Líoverdrive níest doncpas gÈrÈ par un canal lead ses produits neufs, entretenantainsi une spirale inflationniste qui sÈparÈ, comme sur la plupartdes amplis. Cette overdrive est nourrit la lÈgende. gÈrÈe par deux triodes de gainsupplÈmentaires. Une partie époxyUne lÈgende que Dumble du son Dumble rÈside danslíusage de composants mesurÈsindividuellement et appareillÈs entretint savamment, appliquantsouvent des couches díÈpoxy entransformateurs spÈciaux, un point to point, des sombre sur les composants de sesamplis. Pour Èviter la copie, disent travail de soudure impeccable. certains, pour contrer lesvibrations, rÈtorquent díautres. LíOverdrive Special est un ampli ‡ deux La plupart des utilisateursWho’s who canaux, un canal ´ clean ª et un canal´ overdrive ª. On dit que le canal Dumble ne se compare ‡ riencertiient que le son saturÈ de overdrive est alimentÈ en ´ cascade ªpar le canal clean. Ce dernier fait en díautre. ¿ la fois Èpais, sonore,riche et crÈmeux ‡ souhait, Photo : DR effet passer le signal ‡ travers unpremier Ètage de gain, puis un Ètage nÈanmoins distinct et trËsdÈini. Robben Ford fut unutilisateur privilÈgiÈ, passif de contrÙletonalitÈ et mais on compteÈgalement Larry volumecommandÈ par Fiche Tech Carlton, JacksonBrowne, Eric trois boutons derÈglage. En mode Préampli : trois 7025 Johnson, Stevie RayVaughan, Sonny lead, deuxnouveaux Ètages Sortie : quatre 6L6GC, bias fixeRedresseuse : transistors Landreth, CarlosSantana, et bien de gain sontamenÈs aprËs celui Contrôles : Volume, Bass, Middle, Treble, díautres parmi lespropriÈtaires... du mode clean, avec Overdrive, Master, PresencePuissance : 100 watts RMS Point to Point vs PCB circuits imprimés (On oppose souvent la technique de soudure dite dudes constructeurs insistent, à juste titre, sur le fait que les soudures de leursPrinted Circuit Board). Très souvent, les services marketingpoint to point à l’usage de terme deamplis sont réalisées à la main. Mais ils utilisent de façon parfois abusive lelangage dans le sens où les vrais circuitspoint to point pour qualifier leur pratique. C’est un peu un abus de connectant chaque point de la chaîne de signal directement avec le composantpoint to point sont réalisés en travail. Si l’on s’en tient à cette stricte définition, les amplis vintage adulés, telsannexe, sans utiliser le support de circuit en plaque perforée pour effectuer le même si chaque soudure a été réalisée à la main avec amour par desemployés hautement qualifiés...que les Fenders, Marshall, et autres Vox ne sont pas des amplis « point to point » Guitar Part 11 Fender , líhistorique leo fender fut un homme excessive- ment inventif ainsi qu’un travailleur infatigable. Ses inventions en termes de guitares et de basses sont légion, mais il fut également un innovateur constant et toujours créatif en matière d’amplis. Les débuts Nous ne reviendrons pas ici, faute de mÈtallique. Líampli, ÈquipÈ de trois ‡ cette place, sur les annÈes de formation de lampes, dÈlivrait trois modestes watts Èpoque Leo Fender ni sur la crÈation de K&F, de puissance. Au milieu de líannÈe que Leo sa premiËre compagnie avec Doc 1946, Doc Kauffman quitta le navire Fender Kauffman. Il convient juste de savoir et Leo proposa alors les premiers commenÁa quíau milieu des annÈes quarante, vÈritables amplis ´ Fender ª, les ‡ ixer ses les deux hommes produisaient une Model 26, des petits combos au look ch‚ssis en quarantaine de lap steels par semaine caractÈristique en bois vernis, dont haut de et ces instruments Ètaient souvent líappellation variait suivant la taille líampli pour appareillÈs ‡ un petit ampli de couleur de leur gamelle : 8 pouces pour le prÈserver les gris craquelÈ prÈsentant une ouverture Princeton, 10 pouces pour le Deluxe, lampes des circulaire masquÈe díune grille et 15 pouces pour le Professional. Cíest chocs divers. 12 tweed ÈquipÈ díun Tremolo, assurÈ Ce qui caractÈrise les amplis de Fender par une 12AX7 qui faisait des annÈes quarante (le Champ, le ofice díoscillateur. Deluxe et le Pro) aux annÈes soixante, cíest le revÍtement dont ils sont parÈs : brownface le tweed, cette inition claire en toile En 1959, Leo Fender Èpaisse recouverte díune laque modiia ses amplis de protectrice. On distingue trois faÁon radicale. Il avait pÈriodes dans le dÈveloppement des notÈ que bien des amplis tweed de Fender des annÈes musiciens peinaient ‡ cinquante, qui se distinguent par accÈder ‡ leur rÈglage líesthÈtique de faÁade de líampli : les sur scËne et il dÈcida TV front, les wide panel et les narrow alors de faire migrer panel. Le premier ampli ‡ adopter le tous les boutons de look tÈlÈviseur, avec une grille aux contrÙle vers le haut Leo fender coins arrondis, fut le Professional, de la faÁade de líam‐ Photo : DR rebaptisÈ pour líoccasion Pro Amp, pli, au‐dessus de la avec les boutons de contrÙle placÈs grille. Ces amplis brownface dans une dÈcoupe situÈe sur la face prÈsentaient un panneau de faÁade en supÈrieure. Les Champions 800 puis aluminium avec un lettrage blanc sur 600 furent des favoris de líÈpoque TV fond brun et une inition en Tolex Front, tout comme le Bassman, diffusÈ (un vinyle lexible) brun initalement sous cette forme pour Ègalement, dío˘ le accompagner la sortie de la Precision. surnom de brownface leo Fender commenÁa ‡ que lui placer ses ch‚ssis sur attribuËrent le haut des amplis pour ensuite les prÈserver les lampes... collection‐ neurs. Le premier ampli ‡ adopter ce look Le premier ampli ‡ prÈsenter le look fut le Vibrasonic wide panel, la grille en tissu Ètant et, dËs 1961, dÈsormais ‡ angles droits et síÈtendant tous les amplis jusquíaux cÙtÈs de la faÁade fut le Twin retinrent cette suivi du Deluxe, ‡ un seul haut‐parleur, faÁade. Un rÈglage en 1952. Ces amplis se distinguent par de Presence Ètait deux larges panneaux situÈs au‐dessus alors proposÈ sur et en dessous de cette grille. presque tous les Spade cooley band & tv fronts La derniËre version des amplis tweed amplis, qui permettait it son apparition en 1954, cíest ce díobtenir un son plus touchÈ les amplis combos. Les quíon appelle les narrow panel, la grille tranchant en boostant numÈros correspondant au rÈglage du haut‐parleur síÈtendant sur toute la simultanÈment les aigus et les graves. níÈtaient plus inscrits directement sur surface, ne laissant quíune bande En 1960, apparut le Showman qui, le la plaque díaluminium, comme cíÈtait Ètroite de tweed sur tous les cÙtÈs. Ce premier, proposa ampli et enceinte le cas sur les Brownface, mais sur les sont les

moutures díamplis ifties les sÈparÈs en deux unitÈs distinctes, boutons. Un switch Bright remplaÁait plus recherchÈs, la palme baptisÈes piggy-backs. le bouton de Presence. Parmi les tout revenant au Bandmaster et au premiers combos Blackface, on compte Bassman. Des amplis antÈrieurs blackface certains des amplis Fender les plus comme le Champ avaient dÈj‡ adoptÈ La conversion vers les Blackface, avec populaires, comme le Deluxe Reverb, cette coniguration. une faÁade mÈtallique et une le Super Reverb et le Twin Reverb. En 1955, Fender sortit le Tremolux, couverture en Tolex noir, a dÈbutÈ ‡ la le premier ampli de la marque a Ítre in de líannÈe 1963 et a tout díabord Guitar Part 13 Fender bassman

LE BAS

EN HAUT

le célébrissime bassman de Fender était au départ conçu pour servir de partenaire à la precision bass, une autre révolution technologique accouchée du cerveau fertile de leo. Mais c’était faire peu de cas de l’esprit frondeur des guitaristes qui adoptè- rent immédiatement cet engin impressionnant qui savait si bien sublimer les basses de leur instrument fétiche... avatarsLe Bassman fut lancÈ par Leo Fender en 1952. Il Ètait alors destinÈ ‡ ÍtrecouplÈ avec le modËle de basse et 6SL7, ainsi que díune redresseuse5U4G. Quelques annÈes plus tard, Èlectrique Precision mais il est vitedevenu un favori des guitaristes. en 1955, la compagnie passa ‡ unnouveau circuit baptisÈ Jensen de quinze pouces en 1952,Initialement ÈquipÈ díun haut‐parleur 5E6 ; cet avatarregroupait deux il dÈveloppait une puissance de26 watts. Les amplis Fender de lampes 12AY7 dansle circuit de cette Èpoque bÈnie ont ÈtÈ dÈclinÈssous plusieurs avatars. Chaque deux 5U4G pour leprÈampliication et ‐ díun code chiffrÈ interne ‡ Fenderconiguration successive Ètait baptisÈe redressement. Le hautparleur unique initial qui est dÈsormais repris par lescollectionneurs pour leur permettre avait ÈtÈ alors remplacÈpar quatre hautJensen de 10 pouces,‐parleurs de distinguer les moutures entre elles.Le premier circuit proposÈ en 1952 fut parfaitement adaptÈs au ainsi le circuit 5B6. Il regroupait deuxlampes de puissance 5881, ainsi que jeu ‡ la guitare. LíÈtage depuissance fut ensuite revu deux lampes de prÈampliication 6SC7 ‡ la hausse avec le circuit5F6 pour atteindre 14 Paul M CCartney dÈsormais 45 watts. Líampli Ètait alorsÈquipÈ díune lampe redresseuse 83 ‡ volume plus rÈduit. aux vapeurs de mercure et une desdeux lampes 12AY7 de Par la suite, le Bassmanse prÈsentera sous un remplacÈe par une 12AX7.prÈampliication avait alors ÈtÈ formatavec des circuits piggy-back, assez diffÈrents.Le circuit 5F6 circuit 5F6-A reste le sommet du‐A ÈquipÈe de deux lampes de puissanceEn 1958, sortait la version 5F6‐A, son Bassman et ila servi de schÈma

5881. Beaucoup remplacent de base pour la

qui peuvent tolÈrer des tensions plusaujourdíhui ces lampes par des 6L6‐GC crÈation du JTM45 par Jim fortes et faire ainsi saturer plusaisÈment líampli. Le circuit de Marshall (voirp. 42). Cet Ètait alors constituÈ de deux 12AY7 etprÈampliication liÈ ‡ cette version ampli a ÈtÈutilisÈ deux 12AX7, et la lampe redresseuseÈtait dÈsormais une GZ34. Beaucoup par ElvisPresley, de musiciens aiment díailleurs changerÈgalement les 12AY7, toujours pour BuddyGuy, faire saturer líampli plus rapidement. Jimmie Photo : DR originale sont du fait assez rares sur leLes Bassman en coniguration Vaughanet bien díautres marchÈ et atteignent aujourdíhui des guitaristes. On trouvait quatre entrÈes en faÁade,deux par canal (Bright et Normal),cotes qui lirtent avec les cinq chiffres. et on peut les patcher pour fairetravailler les deux canaux ensemble et obtenir des sons sublimÈs. On trouvaitÈgalement un volume, une EQ trois Fiche Tech (1958-1960)PrÈampli : deux 12AY7 et deux 12AX7 ixe bandes et un rÈglage Presence pour lecanal Bright. Le son de cet ampli est Sortie : deux 5881, bias remarquable, surtout en son clair et les Redresseuse : GZ34 On peut y ajouter un Master Volumebasses sont díune dÈinition clinique. ContrÙles : Volume Normal et Bright, Treble, Bass, Middle, Presence pour pouvoir obtenir des sons saturÈs Haut-parleurs : quatre Jensen 10 pouces Alnico GUIDE d’ACHAT ‘59 Bassman Le Fender Bassman ’59 est destiné à s’offrir une réédition du modèle avecson fameux circuit 5F6-A. Il est équipé de quatre haut-parleurs Jensen de 10 pouces et, comme son aîné, il excelle en son clair. La construction,réalisée avec des composants et une huisserie parfois moyens, n’est pas aussi remarquable que sur les anciens modèles, mais le son est là… Leredressement est désormais assuré par une lampe 5AR4, les premières moutures de l’ampli assuraient ce stade avec des transistors. Les deuxcanaux peuvent être pontés comme sur la version vintage. Il commence à cruncher de façon remarquable quand on pousse le volume, mais lesbasses deviennent alors un peu envahissantes et méritent d’être sérieusement amputées à l’EQ. Un peu lourd, prévoir un diable pour lesdéplacements en terrain plat… fender 1957 CHAMP

CHAMPION

DU

MONDE...

le champion a construit sa réputation et son histoire sur sa conception et son usage simplissimes. Deux trois boutons, autant de lampes, une pureté de son inégalée, il n’en fallait pas plus pour que bien des guitaristes, jusqu’aux plus célèbres (comme eric clapton qui en fit un usage très remarqué en studio avec derek & the dominoes), ne l’adoptent... basiqueLe Champ est le plus basique des qui ne veulent pas se cacher derriËre amplis Fender, et sa qualitÈ rÈside Le circuit Èlectronique est rÈduit ‡ sades faux‐semblants en tous genres. minutes, le rÈglage est assurÈ.Le Champ est Ègalement trËs apprÈciÈ justement dans cette simplicitÈextrÍme : le circuit Èlectronique plus simple expression : une lampe de pour sa capacitÈ ‡ produire une petite comporte tellement peu díÈlÈments ‡ puissance, une lampe redresseuse,prÈampliication, une lampe de saturation ‡ un volume trËs minime,et en ce sens, cíest un ampli idÈal traverser, une dizaine de points desoudure tout au plus, que le signal est un seul contrÙle de volume, quelques pour la maison ou líappartement. pratiquement inaltÈrÈ lorsquíil les crayons. En deuxcondensateurs... Dificile de síemmÍler Eric Clapton, qui lía utilisÈ pour les parvient aux oreilles de líauditeur.Rien de tel pour tester les qualitÈs intrinsËques díuneguitare. Le Champ est un ampli qui rÈagit ‡ la moindre nuancedu jeu du musicien et ces qualitÈs rÈunies font de lui unampli idÈal pour les guitaristes 12AY7, 6V6GT et 573... 16 l’effet dereck & the dominoes enregistrements de Derek and theDominoes en 1970, a prouvÈ que le Champ Ètait parfaitement adaptÈ ‡une situation de studio ‡ volume raisonnable. Mais pour gagner en prÈfËrent changer la lampe 12AY7eficacitÈ, certains guitaristes une 12AX7 qui procurera plus degain, ce qui amËnera líampli ‡de líÈtage de prÈampliication pour cruncher plus rapidement. tout lampeAussi simple quíil soit, le Champ est un ´ vÈritable ª ampli tout lampe. Ontrouve en effet une lampe ‡ chaque Ètage comme nous líavons ÈvoquÈ enpage prÈcÈdente. En effet, líampli, pour fonctionner, a besoin díÍtrenourri en courant continu. Le redressement consiste ‡ transformerle courant domestique alternatif en courant continu. Sur la version deÈquipÈe du circuit 5F1, comme cet ampli de 1957 exposÈ en page 16,líampli ne possËde pas de rÈglage de tonalitÈ, pas de switch Bright. MÍme leswitch on/off est incorporÈ au bouton de volume, qui, amenÈ en bout decourse, coupe les circuits ; il intËgre donc le systËme díallumageet díextinction de líampli, et il níy a Fiche Tech (1957)PrÈampli : une 12AY7 donc logiquement pas de swich prÈvu‡ cet effet. Le haut Sortie : une 6V6GT, polarisation automatique pouces Ètait soit un Jensen P8T soit unOxford 8EV. ‐parleur de huit Redresseuse : 5Y3ContrÙle : Volume Haut-parleur : 8 pouces, Jensen P8T ou Oxford 8EV Puissance : 4 watts RMS GUIDE d’ACHAT 57 Custom ChampIl a fallu attendre longtemps pour que Fender reprenne la production de ce petit ampli miraculeux, qui offre une alternative crédible aux exemplairesvintage et leurs lots de problèmes inhérents (condensateurs séchés, tranfos qui chauffent, mise à la terre douteuse, etc.) Affichant une puissance de8 watts, il est équipé d’un haut-parleur de huit pouces Weber Alnico aux mediums affirmés, ce qui lui permet de se placer très bien dans un mix,particulièrement au slide, auquel l’ampli se prête à merveille. On trouve deux entrées et un réglage volume comme sur le grand frère vintage, mais le switchn’est plus incorporé au bouton de volume. Fabriqué aux États-Unis, l’ampli intègre les condensateurs récemment créés par Fender qui sont des copiesdes Astron originaux, ingrédient indispensable pour tous les fondus vintage. L’ampli est petit mais le prix est conséquent, près de 1 300 euros, constructionaméricaine oblige… fender deluxe

CLASSE

ULTIME

pour beaucoup de guita- ristes amateurs de fender tweed, le Deluxe reste le sommet de cette grande période. La combinaison ultime de taille, de puis- sance, de polyvalence. Plus complet que le Champ, plus facile à gérer que le bass- man, il reste une référence plus de soixante ans après sa mise sur le marché. classe A díamateurs, le Fender Deluxe narrow blues, au classic rock et ‡ la country. líÈpoque des modËles 26 construitsLe nom Deluxe it son apparition ‡ díun haut panel est líampli Aujourdíhui on appellerait Áa un ampli P12R Alnico, avec ses deux lampes de‐parleur de 12 pouces Jensen icateur ultime. …quipÈ par Leo Fender entre 1946 et 1948(voir p. 12), mais la plupart des puissance 6V6 et deux lampes de de Classe A, ce qui, comme les servicesmarketing líont bien compris, pourrait amateurs líassocient dÈsormais ‡ la lorsquíil est poussÈprÈampliication, le son quíil produit laisser penser quíon est au sommetdu luxe annÈes cinquante, puisenversionin, la version TV Front narrow panel sortie au dÈbut des wide panel avec le et dans ses retranchements, ‐ circuit 5E3 qui reste le summum decette version. Ce circuit 5E3 ‡ la fois saturÈ etonctueux, est díailleurs son apparition en mÍme it inÈgalable. Cesamplis sont des paneltemps que la conÈpoque (jusquíau dÈbut des en 1955 et les amplis de cetteiguration narrow petites merveillessonores qui annÈes soixante) sont parmi les plusrecherchÈs. Pour beaucoup conviennentparfaitement au electronique 18 et du trËs haut de gamme... Mais rien‡ voir ! Dans un ampli de classe A, les composants actifs sont toujoursen conduction. Ces ampli agissent sur la totalitÈ du signaldíentrÈe, limitant ainsi les distorsionsicateurs sur le signal de sortie. Leur rendementen p‚tit car ils dissipent une puissance constante quelle que soit l'amplitudedu signal d'entrÈe. Les amplis de classe A ont gÈnÈralement un bias rÈglÈ trËs´ haut ª, ce qui veut dire quíils sont neil young soumis ‡ des tensions assezimportantes. Cela donne des amplis ‡ remplacer la 12AY7de prÈampli12AX7, plus performante, pourication par une la large palette sonore, et beaucoupdíharmoniques, mais au dÈtriment augmenter le rendement de cesprÈamplis (il faut dire que les 12AY7 performances devotre Deluxe... Mais il y Photo : DR du niveau de sortie. ils perdent au passage la chaleur etdeviennent dificiles ‡ trouver), mais perdra en charme, en authenticitÈ eten valeur marchande. En effet, du fait Cathode biasCes amplis de classe A ont donc une líauthenticitÈ de la lampe díorigine. Onpeut Ègalement remplacer le Jensen de ces bricolages incessants, les devenus rares sur le marchÈ et trËsDeluxe en coniguration díorigine sont mÈthode dite depolarisation (biasing) cathode bias assurÈe par une par un Celestion pour un son plus automatique, une cathode dans lasigniie que cette polarisation est , ce qui large, on peut mÍme booster letransformateur de sortie... Tout cela recherchÈs. Líampli a ÈtÈ utilisÈpar Neil Young, John Fogerty, Mike est possible, et amÈliorera les Campbell, bien díautres. lampe assurant cette polarisation. les Vox AC30 ou AC15, qui, commeles autres amplis de classe A, seOn retrouve cette coniguration dans distinguent par un son relativementcrÈmeux et riche en harmoniques, sans le punch et la tension caractÈristique Fiche Tech (1959) Deluxe ont ÈtÈ intensÈment modides amplis ‡ bias ixe. Beaucoup de Preampli : une 12AY7, une 12AX7 PI il Ètait ainsi courant de remplacer laiÈs ; Sortie : deux 6V6GT, polarisation automatique redresseuse 5Y3 par une 5U4 ou une5AR4 qui procurait une attaque plus Redresseuse : une 5Y3ContrÙles : un volume par canal, un tonalitÈ rapide du fait díune tension accrue surla lampe de sortie. Díautres aimaient Haut-parleur : Jensen P12RPuissance : 15 watts RMS GUIDE d’ACHAT ‘57 Custom Deluxe Comme son petit frère, le ‘57 Custom Champ, le Deluxe est un ampli avec des composants de qualité. Trois éléments qui expliquent son prix,conséquent (2 170entièrement réalisé aux USA, entièrement câblé à la main, et construit Custom de douze pouces, et de deux canaux comme l’était son ancêtre,le ‘57 Custom Deluxe est un outil remarquable, qui offre des sons clairs, € environ)... Équipé d’un haut-parleur Eminence amples, parfaitement définis et fidèles au signal, ainsi qu’un crunchcompressé et accrocheur avec une puissance remarquable pour sa taille. Et comme son frère aîné, il propose une alliance de poids et de puissanceidéale, une versatilé et une qualité liée au made in USA qui en font un ampli très complet et particulièrement recherché aujourd’hui. FENDER Princeton

PRINCE DES

CLUBS

Le Fender Princeton, du fait de sa petite taille et de sa puissance aisément contrôlable, demeure un des meilleurs amplis jamais conçus pour être géré à des volumes raisonnables. i d é a l d e c e fa i t p o u r u n usage sur la scène de petits clubs et pour le stu- dio, il fut utilisé largement par de nombreux musiciens de séance comme Clarence White ou Tommy Tedesco, ce dernier l’ayant fait ré- sonner sur bien des titres des Beach Boys. deluxe au rabais ?Les ampli Fender Princeton proche, avec les contrÙles Bass et lampes des amplis de taille plus etsoixante Ètaient une version amÈliorÈe blackface du dÈbut des annÈes brownface Treble placÈs entre les deux Ètages de imposante dans la ligne Fender. Le son gain, ce qui procurait des sons clairs obtenu Ètait diffÈrent, líattaque biendistincte, sans la prÈcision clinique des des Princeton des annÈes cinquante.Ils avaient plus de rendement, avec trËs prÈcis et cinglants et des sons plussaturÈs avec un mordant particulier. amplisgamme, parfois dif blackface au‐dessus dans la deux lampes 6V6 en sortie qui Mais la diffÈrence se situait au niveau icile ‡ gÈrer en assuraient une puissance de 12 watts, Princeton, la lampe 7025 Ètantde líÈtage de prÈampliication du son clair pour leur rÈponse presqueagressive sous le mÈdiator. et nous nous attarderons ici sur cetteversion de líampli. On pourrait Ítre soumise ‡ un voltage moins puissant tentÈ de considÈrer le PrincetonReverb comme une version plus que les backboard minimaliste et moins puissantedu Deluxe Reverb, mais les deux combos proposent en fait despossibilitÈs trËs distinctes. Bien s˚r, le circuit des deux amplis Ètait 20 John Ma yer inverseur de phaseLe Princeton se distingue de la plupart pas trop fort... avec deux lampes de sortie minimum)des amplis blackface de líÈpoque (ceux Toutes ces particularitÈs fontque le Princeton est un ampli du fait de son inverseur de phase,hÈritÈ de la grande Èpoque des unique. Son Ètage depuissance relativement amplis tweed des annÈes cinquante(‡ líexception notable du Bassman et de 10 pouces produisent unmodeste et son haut‐parleur du Twin). Cette inversion de phase sesitue au stade du prÈampli. Une des son ÈquilibrÈ et un sustaintrËs respectable, qui deux lampes 12AX7 splitte le signal,et la moitiÈ est inversÈe et conduite sans avoir ‡ pousserpermettent díassurer desparties lead trËs eficaces vers les 6V6GT de sortie. Au niveau delíÈcoute, ce procÈdÈ fait craquer le son líampli de faÁon gentiment et procure une texture dansles mÈdiums dËs quíon pousse un peu excessive, sans saturerla piËce ou surexposer líampli, une enveloppe sonore trËsorganique qui caractÈrise le le micro chargÈ decapter le son. Si on Princeton. Le Princeton sans rÈverbexiste et cíest un ampli remarquable, ajoute ‡ ces qualitÈsla prÈsence díune Reverb on notera simplement que ses circuits Princeton síavËre Ítre un ampliet díun Tremolo trËs eficaces, le Ètage de puissance en moins. De ce fait,ont ÈtÈ simpliiÈs et quíil prÈsente un particuliËrement adaptÈ aux sÈances síy prÍte.PositionnÈ entre le Photo : DR il doit Ítre poussÈ un peu plus pourobtenir une rÈponse saturÈe et obtenir díenregistrement ‡ volumeraisonnable ou les gigs dans des clubs Champ et le Deluxe, cíest un ampli tout cet effet díenveloppe. Le Princeton a de taille modeste dans lesquels ses aussi singulier et unique. ÈtÈ utilisÈ par quantitÈ díartistes, et unde ses thurifÈraires les plus notables 12 watts feront merveille si le contexte yorkais de la Telecaster, qui lui voueune dÈvotion sans faille. Duane Allmanreste Jim Capilongo, virtuose new‐ Fiche Tech (1962) est Ègalement supposÈ avoir utilisÈ lePrinceton sur ses parties de slide pour PrÈampli : une 7025, une 12AX7Sortie : deux 6V6GT, bias ixe Derek and the Doninoes. Bref, cíestun ampli rÍvÈ pour les sÈances Redresseuse : 5Y3 díenregistrement en tout genre. Haut-parleur : Oxford 10 poucesContrÙles : Volume, Tone, Speed, Intensity Puissance : 12 watts GUIDE d’ACHAT '65 Princeton Reverb Toujours avec 12 watts affichés au compteur, le ‘65 PrincetonReverb est le digne héritier de son ancêtre un canal unique et deux entrées, il est doté comme sonaîné d’une réverb à longs ressorts et d’un Tremolo à lampeblackface. Avec particulièrement efficace et jouissif. Le haut-parleur JensenC10R est d’un diamètre de dix pouces, comme l’Oxford. Le footswitch à deux boutons est inclus. Il est vendu aux alentoursde 1 600 euros. fender TWIN

NAVIRE

AMIRAL

Le Fender twin est un des amplis les plus efficaces et les plus populaires de la lignée Fender. Décliné en une multitude de versions, son avatar équipé d’une réverb reste un des plus grands classiques de la famille du père leo. Nous nous attarderons ici sur cette déclinaison, la plus populaire, apparue en 1963, après avoir évoqué le parcours durable de cette bête de son au poids redou- table et à l’efficacité sans faille... double puissanceLe Twin it ses dÈbuts comme un ampli tracer son parcours vers la (voir p. 13) en 1952, avec une modeste‡ couverture tweed, wide pannel lÈgende. Autant de puissancediffusÈe ‡ travers deux Jensen puissance de moins de 40 watts pourdeux 5881. Il connut des changements P12N de 12 pouces, cíÈtait dujamais vu ‡ líÈpoque, et líampli, avant de síÈtablir dans sa versionnarrow pannel tout autant par sa puissance que comme prÈsentant le circuit 5E8 de 1956‐1957, connue par son poids, allait marquer sonÈpoque (on peut díailleurs Avec líapparition du circuit 5F8 puis‐A. lÈgitimement se poser la deux des lampes de puissance, on a5F8‐A, assorti díune multiplication par question de savoir pourquoi Leoit le choix de ces haut‐parleurs commencÈ ‡ parler chose sÈrieusesen termes de puissance. Avec ses qui, malgrÈ leur robustesse,níÈtaient pas conÁus pour 80 watts, un combo ‡ la taillerelativement rÈduite et deux gamelles accommoder une telle puissance...Probablement quíil concevait que de 12 pouces, le Twin commenÁait ‡ cet ampli devait Ítre utilisÈ ‡mi‐course avec une Twin silverface 22 george benson headroompas au maximum de ses possibilitÈs...) confortable, certainement Mais la puissance níÈtait pas la seuledes nouveautÈs. Líampli voyait Ègalement líaddition díun contrÙleMiddle et díune nouvelle lampe redresseuse (GZ34). Le Twin souscette version (58F ampli Fender avec le Bassman ‡ ÍtreÈquipÈ díune inversion de phase‐A) Ètait le seul  au stade de líinverseur pour produiretailed, ce qui minimisait la distorsion long apparition au dÈbut delíannÈe 1964. Les changements lesirent leur un signal inaltÈrÈ (ou presque !) ‡ plus Èvidents par rapport aux versions changement le Photo : DR líÈtage de puissance, pour permettre ‡ces amplis de se distinguer en son clair de Twin couverts de Tolex clair etsortis entre 1961 et 1963 rÈsident plus Èvident et le plus ‡ trËs haut volume. La musique dans le retour du contrÙle Middle sur drastique concernait bien nÈcessitait un bon niveau sonore sanscountry síÈlectriiait alors, et le genre les deux canaux (qui avait disparu surla version en Tolex clair). Mais on entendu líarrivÈe de la rÈverb ‡ressorts contrÙlÈe par une lampe. les sons distordus avec lesquels les constate Ègalement la disparition du Cette rÈverb allait devenir un ÈlÈment rockers expÈrimentaient... Le Twin rÈglage de Presence, remplacÈ par indissociable du Twin (comme de bien serait líarme idÈale de cesbranchÈs. country boys deux switches ´ Bright ª, un par canal. des amplis Fender) qui, prËs de Une tension supÈrieure Ètait dÈlivrÈeau niveau des lampes du premier Ètage continue son parcours sans faute.soixante‐dix ans aprËs sa crÈation, de gain, ce qui rÈsultait en un son plus reverbAvec líarrivÈe des amplis clair et plus dense. Mais le dans les annÈes soixante, leTwin se dÈclina sous une blackface nouvelle version, dÈsormaisclassique. Outre une Fiche Tech (1958, circuit 5F8-A) puissance accrue, la versionse distinguerait trËs vite par Preampli : une 12AY7, deux 12AX7 ixe líarrivÈe díune rÈverb. LíamplidÈsormais baptisÈ Twin Sortie : quatre 5881, bias Reverb allait devenir unclassique. Bien que des Redresseuse : GZ34ContrÙles : Volume, Bass, Treble, Middle, Presence prototypes soient sortis desateliers dËs 1963, les tout Haut-parleurs : deux Jensen P12N 12 poucesPuissance : 80 watts RMS premiers Twin Reverb connus Tone Master Twin Reverb Cet ampli se propose d’offrir le son des Twin d’époque sanslampes et sans le poids qui y est lié (également grâce à un corps en pin massif, moins lourd que le contreplaqué) ! En effet,un traitement numérique a pour objet de modéliser avec fidélité le circuit et l’étage de puissance de 85 watts d’un Twinoriginal. Pari tenu ? Pas évident pour qui a eu le bonheur de brancher sa Strat dans un modèle d’époque, mais les avantagesde effectivement considérablement réduit et un atténuateur quipermet de réduire la puissance jusqu’à un petit watt ! Pratique la modernité sont réels : peu d’entretien, un poids pour l’appartement... fender showman

ROI DU

SURF

Leo fender avait franchi un pas en proposant le Twin dans sa version 5F8 de 1958. Sa puissance tombait à pic pour satisfaire une scène musicale qui était de plus en plus gourmande en volume. Mais l’escalade se poursuivait et la scène surF se développait en californie du sud, il devenait impératif de proposer un ampli à la puissance digne de satis- faire les tenants de ce style musical. Ce fut le Showman et ses 100 watts. surf musicLe rock et tous ses courants se Ètait un des reprÈsentants les plus Rendezvous Ballroom, o˘ il se dÈveloppant de mois en mois, lesfoules síamassaient en masse dans talentueux de la scËne surfbourgeonnante qui se dÈveloppait allait donc síoccuper de son cas.produisait tous les week‐ends. Leo des salles de plus en plus grandes alors autour de Los Angeles. Dale Ètait twin et vibrasonic qui succombaient aux nouvellespour supporter líaflux díadolescents dÈj‡ un inconditionnel de Fender etbranchait dÈj‡ sa Stratocaster dans des Leo Fender eut líidÈe de coupler deux tendances. Les salles des fÍtes, les amplis ÈlÈments prÈexistant dans ses amplis : gymnases, les dancings, tout Ètait bon puissance de tir du Twin devenait trËs made in Fullerton. Mais la pour accueillir ces foules bruyantes.Les sonos de líÈpoque níÈtaient pas limite pour emplir líespace du aussi sophistiquÈes que celles quenous connaissons aujourdíhui, et les guitaristes en mal de dÈcibels setournaient vers des amplis de plus en plus puissants pour se faire entendre.Parmi eux, un certain Dick Dale, qui Handwired 24 Piggy-backs ! un volume accru, il Ètaitindispensable de compter sur un transformateurde sortie sans faille. Fender, qui avaitabandonnÈ les des Schumacher ‡ cettetransfos Triad pour annÈes cinquante,Èpoque, depuis la in des Twin, qui faisait dÈj‡ des dÈg‚ts auxalentours, et le prÈampli et le tremololíÈtage de puissance de son cas particulier et choisit deit machine arriËre pour ce du Vibrasonic, le premier ampli Fender son ancien fournisseur.faire ‡ nouveau coniance ‡ Dick dale ‡ Ítre parÈ díune couverture en Tolex.Pour ajouter ‡ la nouveautÈ, on dÈcida Ils dÈveloppËrent ensemble un de construire un ampli ‡ la contion rÈvolutionnaire pour Fender : uneigura‐ transformateur díune robustessesans pareil qui permit díobtenir larÈponse grave et percussive quíils date, unmonstre ÈquipÈ de Photo : DR structure en deux unitÈs. On retrouvaitainsi une tÍte díampli pour líÈtage du souhaitaient. Ce transfo est qui serait baptisÈ le Dual Showman.deux haut‐parleurs JBL de 15 pouces, haut, qui renfermait líÈlectronique etun corps fermÈ de tous cÙtÈs, parÈ transformerdÈsormais connu dans les cerclesvintage comme le Fender allait proposer une. En 1963, Dick Dale díune gamelle gigantesque de 15pouces montÈ sur une structure circulaire en mÈtal, leempruntÈ aux banjos !) qui tone ring (terme dÈclinaison du Showmanqui ferait contribuait au son unique delíanimal. TrËs vite, ce type díampli Fiche Tech (1962) fut baptisÈ piggy-back amp. PrÈampli : six 7025 ixe transformateurLíampli nÈcessita une longue pÈriode Sortie : quatre 6L6GC, biasRedresseuse : transistor díexpÈrimentation et de mise au point,‡ laquelle Dick Dale participa ContrÙles : canal normal - Volume, Treble, Bass. Canal Vibrato largement. Il prÈtendit mÍme Ítrevenu ‡ bout díune cinquantaine de - Volume, Treble, Bass, Vitesse, IntensitÈ. Commun - PresenceHaut-parleur : JBL D130F 15 pouces prototypes avant que Leo ne parvienne‡ un rÈsultat satisfaisant... Pour obtenir Puissance : 100 watts RMS Fender & surf amateurs de surf music, qui exigeaient à la fois du volume,du brillant, de belles basses très amples et la possibilitéLes amplis Fender furent les outils de prédilection des de pousser la sauce en son clair sans que le son craque, ouà l’inverse de faire gentiment saturer le son si nécessaire. Les merveilles d’amplis proposé par Leo Fender durant la Les Showman, Dual Showman, Twin, Vibrolux et Super Reverbamps furent donc les choix de prédilection de ces musiciens.grande époque des blackface remplissaient toutes ces cases. La réverb était aussi un outil indispensable et Leo Fender,en proposant cet effet embarqué dès 1963, répondit à cette requête ; auparavant, son unité indépendante, la FenderReverb Unit, apparue en 1961 et fonctionnant à lampe, était l’ingrédient indispensable pour tout amateur de surf music... fender SUper reverb

LE RETOUR

DES

4 X 10

brancher une stratocas- ter dans un super reverb avec ses quatre gamelles et sa réverb dégoulinante est une expérience unique qui génère un sentiment de bonheur et de puissance inégalé. Cet ampli, construit de 1963 à 1968 reste un monument de l’époque blackface de chez fender et remplit un créneau laissé vacant depuis la disparition du bassman. cousin du bassmanLíarrÍt de la production du Bassman machine favorite. Les contrÙles sur le sur ce premier Ètage de puissance avait provoquÈ un manque auprËs dupublic de guitaristes qui apprÈciaient Super Reverb se distinguaient par descircuits indÈpendants sur les deux Ètaient Ègalement trËs diffÈrentes duBassman, ce qui procure un son trËs gamelles de 10 pouces. Le Concertla puissance ronlante des quatre canaux, líabsence díun rÈglage dePresence, compensÈ par líapparition diffÈrent. Le Super Reverb reste un remplit cette fonction pendant un de deux switches Bright, un par canal. ampli qui prÈsente une belle puisance, moment, mais son redressement ‡ Líampli se distinguait Ègalement du un spectre creusÈ dans les mÈdiums, transistor ne satisfaisait pas tout le Bassman par la prÈsence de 7025 en avec des basses et des aigusemphatiques. monde. Il fallut attendre 1963 etlíapparition du Super Tweed pour Ètage de prÈampli, plus crues que les12AX7 ; les tensions appliquÈes satisfaire la demande. Avec le retour dela lampe redresseuse (une GZ34) et líaddition díune toute nouvelle rÈverb, Fiche Tech moudre ‡ tous ceux qui ne síÈtaientlíampli allait enin apporter du grain ‡ PrÈampli : quatre 7025, deux 12AT7 ixe pas remis de la disparition de leur Sortie : deux 6KL6GC, biasRedresseuse : GZ34 ContrÙles : Normal - Volume, Treble, Bass ; Vibrato - Volume, Treble, Middle, Bass, Reverb, Speed, Intensity 26 Haut-parleurs : quatre Oxford 10 poucesPuissance : 40 watts RMS. Maestro / GIBSON GA-45T

APPELEZ-

MOI

MAŒTRE...

Les amplis Gibson des années cinquante ont particulièrement attiré l’oreille des amateurs ces dernières années. Le Maestro GA-45T fait partie de ces amplis privilégiés et sa cote, si elle reste encore loin de celle des amplis Fender de l’époque, a considérablement évolué les années passées. conçu pour la polkaJusquí‡ il y a peu de temps, les seuls label Maestro, allez savoir pourquoi,puisque son appellation síinscrivait immigrÈs allemands, autrichiens, amplis amÈricains dignes díintÈrÍt dans une ligne díamplis Gibson...), hongrois ou hollandais, o˘ la polka pour les collectionneurs Ètaient les le GA‐45T Ètait au dÈpart destinÈ rÈgnait en maÓtre. Les orchestres aux Fender. Mais depuis quelques annÈes, líaccordÈon mais, comme souvent,‡ líampliication de la basse ou de rythmes bavarois Ètaient lÈgion, et ilconvenait de les Èquiper en amplis on note une rÈsurgence díautresmarques, en particulier ceux fabriquÈ les guitaristes líont dÈtournÈ de convenables pour ampliaccordÈons et dominer le bruitier les par Valco pour quantitÈ deconstructeurs, ainsi que des marques son usage initial. En effet, la ville deKalamazoo dans le Michigan, o˘ líusine le GAambiant des danseursÖ Le GA‐45T Ètaient trËs proches (bien‐40T et comme Gretsch ou Rickenbacker donton redÈcouvre la production. Ce retour Gibson Ètait implantÈe, Ètait situÈedans ce quíon appelait la une rÈgion peuplÈe de trËs nombreux Polka Belt, la banniËre Gibson), et prÈsentaient que le GA‐40T f˚t commercialisÈ sous en gr‚ce touche Ègalement bien desamplis Gibson des annÈes cinquante, au dÈpart un look trËs similaire, ‡ comme les GA‐20, GA‐30, GA‐40T qui autour de kalamazoo o˘ líusine gibson Ètait implantÈe, la polka rÈgnait en maÓtre... restent des affaires dormantes sur lemarchÈ vintage. CrÈÈ par Gibson en 1955 (mais commercialisÈ sous le potards en « bec de poule » 28 little walter Jensen DP Alnico 5 Beaucoup ont considÈrÈ leGA ou surtout un Deluxe aurabais. Pourtant, mÍme síil‐45T comme un Bassman partage avec ce dernier lalampe redresseuse 5Y3 et une paire de lampes depuissance 6V6GT, ainsi quíune puissance globale quelques dÈtails prËs. La parure duGA de 15 watts, ces deux deux couleurs et sa plaque de contrÙle‐45T Ètait faite díun Tolex Èpais de amplis Ètaient biendiffÈrents. Les lampes Ètait de couleur gris en deux couleurs passera ‡ unechromÈe sur le GA‐40T. Cette ‐brun, plutÙt que inition de prÈ5879 níont en effet‐ampliication noire dite ´ peau de requin ª dËs 1957. inition rien de commun avecles lampes 12AY7 ou 12AX7 que líon trouve sur les Photo : DR Èlectronique Ètait assez similaire, etles deux amplis utilisaient les mÍmesDe mÍme, la coniguration Fender. Ce sont des lampes quiprocurent un son Èpais et avec untrËs bon gain. On notera que líampli est harmonica et circuits et les mÍmes lampes, mais leGA Ègalement ÈquipÈ díun tremolo de ce níest pas un hasard si basses et díaigus, au lieu díun seul‐45T Ètait ÈquipÈ de rÈglages de belle facture. le grand Little Walter a utilisÈ cet Au dÈpart prÈvues pour líaccordÈon, ampli durant une bonne partie de sa la diffÈrence essentielle concernait lecontrÙle tonalitÈ pour le GA‐40. Mais les quatre gamelles de huit pouces carriËre... hautfait que le GA‐parleurs Jensen alnico de huit‐45T renfermait quatre font Ègalement merveilleavec un prÈsentait quíune gamelle de douzepouces, tandis que le GA‐40T ne avaient bien s˚r pour but de mettrepouces. Ces quatre haut‐parleurs Fiche Tech líaccent sur les basses, une qualitÈque les guitaristes avaient dÈj‡ Preampli : deux 5879 ; 6SQ7 tremolo ; 12AX7 PISortie : deux 6V6GT, polarisation automatique repÈrÈe sur le Bassman de Fender, etque Gibson cherchait ‡ Èmuler iciÖ Redresseuse : 5Y3ContrÙles : un Volume par canal, Bass et Treble partagÈs, Tremolo Depth et Frequency Deluxe au rabais ?Mais la comparaison entre les deux Haut-parleurs : quatre Jensen huit pouces DP-Alnico-5Puissance : 15 watts RMS maisons devrait síarrÍter ici. GUIDE d’ACHAT Gibson GA-40RVT Reissue Ces amplis, équipés d’un haut-parleur de douze pouces, furentconstruits par Gibson au début des années 2000. Ce sont de belles reissue avec un look parfait, équipés d’une réverb et d’un tremolo, connurent des problèmes techniques et furent renvoyés à l’usine.Ceux qui ont survécu et ont été correctement entretenus sont derecevant parfaitement les pédales mais beaucoup d’entre eux belles machines qui méritent d’être guettées sur le marché del’occasion. Guitar Part 29 GRETSch electromatic

LE NOUVEAU WESTERN

Au début des années cinquante, Gretsch décida de créer une série d’amplis susceptibles de compléter leur ligne de guitare. Elle fit appel à la compagnie Valco pour réaliser cette production qui fut baptisée « Electromatic ». Cette série se déclina en plusieurs avatars, le plus célèbre étant le modèle 6169 avec sa finition western... La série electromaticRien níest simple chez Gretsch, et il naturellement ‡ ceux conÁus pour tousces concurrents. Ils Ètaient proposÈs ornementations en bandes síagit díemblÈe de bien comprendreque le terme ´ Electromatic ª ne fait en cinq styles de base diffÈrents, etils Ètaient au dÈpart, en 1953, horizontales de cuir et une grille rougedite ´ burgundy ª. Cette derniËre pas rÈfÈrence ‡ un ampli en particuliermais bien ‡ une ligne díamplis. De la une grille de hautexclusivement en ‐parleur brune. Versinition tweed avec mouture est souvent baptisÈe´ western ª car elle est le compagnon mÍme faÁon, le terme ´ Synchromatic ªregroupait plusieurs modËles de 1954 ou 1955, le tweed fut remplacÈpar une inition gris charbon parÈe de idÈal des modËles 6120 Chet AtkinsHollowbody, avec les mÍmes motifs guitares. Valco, qui prit en charge laconstruction de ces amplis, Ètait une re6160 et 6161, pratiquementlets argentÈs (ce sont les modËles western quíAtkins exÈcrait ; onretrouve ainsi sur la grille la tÍte de compagnie qui fabriquait pourdíautres marques (Supro, National, identiques). ¿ partir de 1955, líamplifut Ègalement proposÈ en bÈtail aux longues cornes que líon Airline et Oahu), et les amplis qui Atkins (modËle 6169), tel quíil est inition avait admirÈe sur la tÍte des 6120.On retrouve Ègalement la bande furent rÈalisÈs par ses soins pourGretsch ressemblaient donc tout prÈsentÈ sur cette page, avec unecouverture tissu crËme, des de cuir repoussÈ et autres coquetteriescountry qui ceintraient les Èclisses delíAtkins solidbody. 30 Chet Atkins wraparoundEn 1955, la sÈrie adoptait le format Twin, ÈquipÈ díune grille qui couvraitdeux faces ( de deux hautsix pouces par onze pouces complÈtÈswraparound‐parleurs elliptiques de), et ÈquipÈe díun tweeter de quatre pouces localisÈen haut et ‡ gauche de la faÁade. Líampli prÈsentÈ ici Ètait díune taillerelativement consÈquente pour líÈpoque, avec ses 53 centimËtres delargeur et ses 40 centimËtres de hauteur, et il dÈveloppait unepuissance de 14 watts. Líampli Ètait assez basique au niveau de laconception, avec un minimum de rÈglages. LíÈlectronique Ètait montÈesur un ch‚ssis vertical. Líampli Photo : DR proposait trois entrÈes (deux Standardet une Treble) qui passaient par Ètage simple, tandis quíavec le Fenderon pouvait contrÙler vitesse et mÈdiums roulants, de gain de deux 6SC5. En sortie, ontrouvait deux lampes de puissance profondeur. Bien diffÈrents nÈanmoinsdes amplis Fender, les Electromatic des basses feutrÈes, une lÈgËrecompression naturelle. 6V6GT. La conversion de puissancese faisait par líintermÈdiaire díune Ètaient un peu le chaÓnon manquantdu rock naissant de líÈpoque : des Let it rock... redresseuse Raytheon 5Y3G. Cette aigus perÁants, des rappeler le modËle Fender 5C3 Deluxedu dÈbut des annÈes cinquante...coniguration de lampes níest pas sans tremoloLe 6169 Ètait ÈquipÈ díun tremolo. Fiche TechPréampli : deux 6SC5 Valco avait fabriquÈ des amplis avecdes tremolos bien avant que Fender ne Puissance : deux 6V6GT, cathode-bias propos‚t son premier ampli avec effetembarquÈ, le Tremolux, durant líÈtÈ Redresseuse : 5Y3Contrôles : Volume, Tremolo, Tonalité 1955. Mais le tremolo proposÈ parGretsch ne prÈsentait quíun rÈglage HP : deux elliptiques 6 x 11 Rola, un tweeter 4 poucesPuissance : 14 watts RMS GUIDE d’ACHAT Gretsch G5222 ElectromaticUn petit ampli de 5 watts tout lampe. En même temps, c’est vite vu, il n’y en a que deux ! Un simple canal, un seul bouton de volume, on ne peut faire plus simple.Parfait pour répéter dans sa piaule. En jouant sur le seul bouton de volume, placé clair à un son rock légèrement saturé. L’ampli, qui joue dans la catégoriedu Fender Champ, présente deux entrées, high et low, cette dernière étantsur le panneau incliné à l’arrière de l’ampli, on passe graduellement d’un son six pouces, sont tout à fait suffisants pour répéter ou pour enregistrer, même s’ilss’avèrent un peu légers en basses. La configuration en lampes est une 12AX7 enlégèrement atténuée. Les cinq watts de puissance, portés par un haut-parleur de préampli et une 6V6 en lampe de puissance. L’ampli présente un look vintage trèscraquant, léger et charmant avec sa couverture en tweed et sa grille brune et dorée. L’ampli, dont la production a été interrompue récemment par Gretsch se trouveaisément sur le marché de l’occasion à des prix amicaux... Guitar Part 31 Hiwatt Custom 50/100

RIGUEUR MILITAIRE

les amplis Hiwatt sont liés à un certain type de son du rock de la fin des années soixante et soixante-dix, une alternative au son Marshall, autre marque britannique avec laquelle On la confond souvent. en cette époque de concerts marathon dans des stades et des arènes gigantesques, Hiwatt restait un bon moyen de remuer de l’air en masse et de toucher les foules. royal navyDave Reeves travaillait chez Arbiterís des spÈciications militaires (les Sound City au milieu des annÈes fameusessouvent la marque), ainsi que des military specs dont se targue MalgrÈ les similaritÈs souvent notÈesavec les panneaux de contrÙle soixante lorsquíil ressentit le besoin deconstruire un nouveau design díampli. transformateurs Partridge, des piËcesimposantes qui jouaient un rÙle Marshall, Reeves emprunta trËs peu ‡la cÈlËbre marque et crÈa des circuits profondeur des amplis Sound CityIl commenÁa par modiier en essentiel entiËrement originaux. Contrairement pour Pete Townshend. Puis il entrepritde crÈer ses premiers prototypes quíil dansle son mit rapidement entre les mains duguitariste des Who, contribuant Hiwatt,comme alors ‡ faire du groupe un des plusbruyants de líÈpoque ! Reeves avait des hautparleurs‐ engagÈ un certain Harry Joyce, unÈlectronicien qui opÈrait ‡ líÈpoque Fane, trËsrobustes, pour la Royal Navy. Ce dernier utilisaitdes composants et des c‚blages avec plutÙtque desCelestion.

PINK FLOYD

32

DAVID GILMOUR

aux Marshall, le circuit du Custom 50amenait le signal intact jusquí‡ líÈtage lampes EL34 de de la sortie, o˘ il Ètait amplile faire tordre. LíÈgalisation estiÈ pour chez Mullard produit 100watts de puissance rÈelle. Ègalement diffÈrente des Fender oudes Marshall, mÍme si les contrÙles Pas forcÈment utile dans lescontextes actuels et vu les Bass, Treble et Middle rappellent ceuxdu Fender Bassman. Díailleurs, comme Èvolutions des techniques desonorisation, mais ‡ líÈpoque les Fender post 1963, les Hiwattutilisent une ECC81, Èquivalent díune des murs díamplis, ce pouvaitÍtre apprÈciable. De la mÍme 12A17 en Europe pour le circuit deprÈ faÁon, un Custom 50 bien rodÈ a moins de gain quíune 12AX7 et qui‐ampliication, une lampe qui peut produire 60 watts tordra donc moins le signal avant de annoncÈs par les campagnesrÈels, pas les watts ictifs passer dans les lampes de sortie.Ce circuit fut bien s˚r adoptÈ par promotionnelles optimistes. Pete Townshend mais il et contribuaÈgalement au son de David Gilmour au l’après reevesDave Reeves Ètait le principal sein de Pink Floyd. responsable chez Hiwatt.Il disparut en 1981 et lí‚ge díor CUSTOM 50 OU 100 de la compagnie disparut avec Photo : DR Deux amplis se partageaient la vedettechez Hiwatt, auxquels nous nous lui. Parmi ses acolytes, le plus notableÈtait bien s˚r Harry Joyce, qui Ètait son philosophie de la compagnie. Joyce pritdonc le relais mais il vendit ses parts intÈressons particuliËrement ici : leCustom 100 DR103 et le Custom 50 partenaire pour la construction desamplis et qui insuftaire dans la la la rigueur mili‐ en 1984. Ce fut lagrande Èpoque. in dÈinitive de la DR504. Ces deux amplis Ètaient trËsproches, construits dans le des amplis construitsPourtant, la qualitÈ mÍme ch‚ssisavec des circuits aujourdíhui resteremarquable (voir identiques, maisle DR504 avait Fiche Tech ci‐dessous). seulement deuxlampes de sortie Préampli : trois ECC83 et une ECC81Sortie : deux EL34 (quatre pour le DR103), bias fixe (des EL34) quandle DR103 en Redresseuse : transistorsContrôles : Volume, Bright, Bass, Treble, Mid, Presence, proposait quatre.Un Custom 100 bien Master VolumeHaut-parleurs : quatre Fane 50 watts par corps ÈquipÈ avec des Puissance : environ 60 watts RMS GUIDE d’ACHAT Hiwatt SuperHi 50 Contrairement à la plupart des amplis, le différentiel estminime entre un Hiwatt vintage et une machine neuve Shopcircuit légendaire du DR504, cet ampli est conçu par Mikesous military specs de Doncaster et fabriquée à la main dans le Custom en Angleterre. Basé sur le Il comporte quatre étages de gain en cascade, boostablesau pied. Avec pareil engin, vous serez prêt à aborder tousFortin pour des très hauts gains avec clarté et constance. les pays, toutes les scènes et toutes les tensions lors devotre tournée mondiale, puisqu’il offre un sélecteur 100, 115, 230 et 240 V. Guitar Part 33 Kustom Kustom 100

100 WATTS

CAPITONN…S

Les amplis à transistors n’ont jamais vraiment eu la cote auprès des amateurs de guitare vintage, mais Kustom (comme quelques autres rares marques) r e s t e l ’ e xc e p t i o n q u i confirme cette règle. si on a vu des inconditionnels des lampes abandonner leur marque préférée au mitan des années soixante ou soixante-dix, c’était le plus souvent au profit d’un ampli Kustom... un look 70S Lorsquíils apparurent au dÈbut des annÈes soixante, les amplis ‡ transistors semblaient Ítre líavenir de líampliication et mÍme Fender tenta ‡ líÈpoque de proposer des amplis de ce rhÈsus. Mais le retour de manivelle fut cinglant, ce qui níest pas surprenant si líon considÈre la mÈdiocritÈ de beaucoup díamplis du genre ‡ líÈpoque. Pourtant certains surnagËrent, voire síimposËrent. Ce fut le cas de Kustom, qui battit sans certaine expÈrience avec le Naugahyde. conteste Leo Fender sur le terrain du Affaire fut conclue, les deux hommes transistor. Aujourdíhui on se souvient collaborËrent et le look (dÈclinÈ en surtout des amplis Kustom du fait des jouait de la basse et níaimait pas les sept couleurs) devint dÈinitivement leur look particulier, leur enveloppe amplis proposÈs ‡ líÈpoque. Il apprit associÈ aux amplis de Ross. Mais, matelassÈe de vinyle (plus que la ville de Chanute offrait des aides on líoublie souvent, ces amplis se prÈcisÈment du Naugahyde, voir pour les jeunes entrepreneurs, il y distinguaient Ègalement par leurs encadrÈ p. 35). En effet, Bud Ross, dÈmÈnagea donc et crÈa son qualitÈs sonores trËs distinctes de qui avait fondÈ la compagnie ‡ Chanute businessÖ Il avait rencontrÈ un certain celles des Marshall ou des Hiwatt, et au Kansas en 1965, níavait aucun Dave Gates qui travaillait dans la par ce tremolo embarquÈ dont le son background en Èlectronique, mais il tapisserie pour voiture et avait une allait secouer la planËte... 34 total look kustom Kustom 100De nombreux fabricants faisaient passer la pilule dutransistor sous une cascade díeffets spÈciaux, mais le Kustom 100 Ètait unampli paticuliËrement simple et se CCRJohn Fogerty, limitait au tremolo, remarquable. LatÍte Ètait ÈquipÈe de contrÙles Volume, leader du groupeCreedence Clearwater Revival fut un Bass et Treble, sur la droite : Reverb,Speed et Intensity, ces deux derniers des plus cÈlËbres utilisateurs díamplisKustom. Il estimait que ces amplis JamesJamerson, et boutons affectant le tremolo, avec unecommande au pied pour les deux avaient un son carillonnant qui serapprochait du son des groupes de beaucoup díartistes defunk et de soul des 70s ont utilisÈ cet effets. Líampli Ètait fourni avec unhaut líinvasion britannique avec leursRickenbacker branchÈes dans des Vox. ampli ‡ líÈpoque, et parmi les corps fermÈ ‡ líarriËre, ce qui‐parleur JBL de 15 pouces dans un revivalistes, on peut compter Sheryl Il utilisa díabord un modËle A4, puis un Crowe ou Mike Campbell du groupe de assurait une bonne projection, mÍmesi les 100 watts annoncÈs se rÈvÈlaient Kustom 100 qui intÈgrait un circuit defuzz embarquÈ, ainsi quíun tremolo Tom Petty. La compagnie a changÈ demains plusieurs fois, leabandonnÈ pour du vinyl noir plus tuck-and-roll un peu optimistes. Vers 1968 líamplivalait 545 dollars, ce qui níÈtait pas au son caractÈristique quíil contribua ‡populariser. Díautres, comme Johnny classique. Une nouvelle donnÈ quand on considËre quíunFender Twin síÈchangeait pour Cash, Leon Russell, The GratefulDead, les Jackson 5, compagnie basÈe ‡Cincinnati racheta le 499 dollars ‡ líÈpoque. AudÈpart, Les tÍtes nom ‡ laannÈes 80 et sortit in des prÈsentaientune bordure une sÈrie díamplis ‡lampes ! Elle cÈlÈbra supÈrieure plus Fiche Tech son 40e Conception : transistors en ressortant la anniversaire Èpaisse, dío˘leur surnom de fameusetuck’n’roll inition Frankenstein,du fait de leur Contrôles : Volume, Bass, Treble, Reverb, Speed,Intensité, Tone, Tremolo Naugahyde. en ressemblance avecle front de Boris Haut-parleur : JBL130F quinze poucesPuissance : 100 watts RMS Karlov. Naugahyde Le fameux style Naugahyde, avec ses boursouflures plastifiées, renvoie à une voitures customisées à outrance, des lits à eau ou des lampes à bulles… Il s’agitd’un cuir artificiel à base de PVC, qui fut élaboré à Naugatuck, petite cité duépoque mythique, l’Amérique des années soixante et soixante-dix, celle des Connecticut, à partir de laquelle son nom fut construit (d’animal » en argot américain). Utilisé aux USA depuis les années trente, lehyde signifiant « peau marketing dans les années soixante sur un animal fictif, le Nauga, dont onsièges en étaient le plus souvent parés. La compagnie basa sa stratégie Naugahyde était particulièrement populaire sur les hot rods de l’époque et leurs prétendait qu’il était capable de changer de peau sans dommage, comme un être vivant ! Ce Nauga est devenu un véritable mythe urbain à l’époque...serpent. La compagnie pouvait ainsi se fournir en simili cuir sans nuire à aucun Guitar Part 35 Laney LA100BL

SO FUZZY...

La réputation des amplis Laney n’est plus à faire, et si certains ont encore des doutes sur leur fiabilité, qu’ils entendent des têtes construites à la fin des années soixante, malmenées sur toutes les scènes pendant six décennies continuer à cracher leur venin metal, c’est édifiant... Tony Iommi de Black Sabbath et plus tard Joe Satriani ont été deux des plus célèbres ambassadeurs de cette marque au son singulier et remarquable, une distorsion simultanément déchirante et feutrée. Plus de cinquante ans après sa création, la compagnie est à la pointe de l’innovation, proposant des amplis pour guitares acoustiques et électriques, basses et systèmes de sonorisation. premier groupe de poidsLa compagnie Laney fut fondÈe en 1967 hard rock aimaient pratiquer. Marshall, En 1968, lesÈvÈnements síaccÈlÈrËrent et par Lyndon Laney et Bob Thomas quivivaient alors ‡ Great Barr au Nord de Orange et Vox síalignaient dÈj‡ ‡ líÈpoquesur le marchÈ britannique pour proposer cíest ainsi quíil fut sollicitÈ pour plusieursmissions qui Ètablirent sa rÈputation Birmingham. Laney Ètait alors bassiste ausein díun groupe baptisÈ Band of Joy qui ne de rÈsoudre ce problËme et parvenir auniveau de puissance et de saturation durablement. Ses anciens camaradesde jeu avaient fondÈ un groupe en comptait pas moins que Robert Plant auchant et John Bonham ‡ la batterie... nÈcessaires au hard rock naissant. Mais ilfallait plus pour dÈcourager le petit síadjoignant les services de Jimmy Page.Cíest ainsi quíil fut sollicitÈ pour construire Lyndon Laney níallait pas connaÓtre lesuccËs de ses premiers comparses en tant constructeur indÈpendant qui ne laissapoint intimider par une telle concurrence. une sonorisation pour la tournÈeamericaine de Led Zeppelin. La mÍme que musicien, mais leurs carriËres, quiallaient rapidement síenvoler aprËs ce annÈe, il mit au point le modËle LA100BL premier combo, boosteraient sÈrieusement Laney commenÁa par bricoler ses amplis Cabane au fond du jardin qui allait devenir un peu son vaisseau la sienne, aprËs quíil se fut converti ‡ la dans líabri de jardin situÈ ‡ líarriËre du amiral. Líappellation Ètait simple ‡ construction díamplis. Car Laney Ètait domicile de ses parents et ses premiËres dÈcrypter : LA pour Laney, bien s˚r, tentatives connurent un Ècho retentissant 100 pour les watts que la bÍte produisait nombreuses annÈes. il síÈtait mis en tÍte depassionnÈ par líÈlectronique depuis de dans le circuit local. sans faiblir, et camarades, un ampli capable de supporterles volumes auxquels ces pionniers duproduire, pour lui‐mÍme et pour ses petits La Jungle 36 BL pour Bass ou Lead, signe de lapolyvalence de la bÍte. Líaspect basse choix sur les Laney. est signi partie pour se faire plaisir et compenserlui‐mÍme et il construisit cet ampli en icatif, car Laney Ètait bassiste Pourquoi cette faveur ?´ Díabord parce quíils le fait quíil ne trouvait pas díampli basse ‡ parce que jíaimais bienÈtaient gratuits, ensuite sa pogne. les triturer jusquí‡obtenir le son que jevoulais ª ´BLª pour basse ou Presence, Volume,des plus basiques : son rÈglage Ètait. Pourtant lead, signe de sa Photo : DR polyvalence dix, roulez jeunesseÖMiddle et Treble ‡ black sabbath boosté Responselampes abordables. En 2012, Laney) des amplis ‡ alors la connaissance de Tony Iommi, unCoup de pouce du destin, Laney it Le succËs du premier album de BlackSabbath boosta les ventes de Laney, prÈsenta le nouvel ampli Signature guitariste et gloire locale de Birminghamqui commenÁait ‡ se faire entendre (rien et la petite sociÈtÈ dut alors ouvrir unenouvelle manufacture pour faire face ‡ la Tony Iommi TI100, rÈalisÈ en Ètroitecollaboration avec le guitariste et qui díÈtonnant si líon considËre le volumeauquel il pratiquait) avec un groupe de accrue pour des amplis ‡ lampes avec unsoixantedemande. Lorsque, ‡ la‐dix, se dÈveloppa une demande in des annÈes marquait plus de quarante annÈes decollaboration, une constance rare et hard du nom de Black Sabbath. LíampliLA100BL, quíil síempressa de mettre entre overdrive plus contrÙlÈ, la popularitÈ des remarquable dans un milieu plutÙtmarquÈ par les associations les mains du guitariste, allait ainsi devenirlíoutil de travail de Black Sabbath, et par Laney commenÁa ‡ faiblir et la productiondes amplis ‡ lampes de la compagnie ÈphÈmËres. extension celui de tous les guitaristes delíÈpoque en quÍte díun son heavy metal. En fut interrompue en 1980. Mais la sociÈtÈsut parfaitement se remettre sur les rails. effet, pour beaucoup de spÈcialistes, BlackSabbath fut le groupe originel du heavy sortit une ligne díamplis baptisÈs AORAu dÈbut des annÈes quatre‐vingt, Laney metal. Leur premier album,sorti en fÈvrier 1970, fut un marqueur de Black Sabbath, (Advanced Overdrive ce style prÈcurseur. Un son puissant,roboratif, industriel, portÈ bien s˚r par Tony Iommi ‡ la guitare et par GeezerButler ‡ la basse. Iommi allait se distinguer Fiche Tech de la foule des guitaristes de líÈpoque enutilisant exclusivement cet ampli LA100BL PrÈampli : trois 12AX7Sortie : quatre EL34 depuis ce premier opus jusquíen 1979, et ilresta par la suite ContrÙles : Gain, Treble, Middle, Basse, Presence ce jour. La majeure partie de ses confrËresutilisait des Marshall ou des Hiwatt ‡ idËle ‡ la marque jusquí‡ Haut-parleurs : quatre CelestionPuissance : 100 watts líÈpoque, mais Iommi ixa nÈanmoins son GUIDE d’ACHAT Laney Supergroup LA30BL Le modèle The LA30BL existait déjà à l’état de prototypeen 1968. Il s’agissait en fait d’une version allégée du LA100BL, avec seulement deux lampes 12AX7 en étage depréamplification et deux EL34 en circuit de puissance. L’ampli était ainsi relativement peu puissant, dégageantun convient très bien à la tendance actuelle de combinerune tête relativement propre à des pédales d’effet, que modeste 30 watts RMS. Mais cette configuration cet ampli accepte remarquablement bien. Guitar Part 37 MAGNATONE Custom 280 contruits en Californie dans la deuxième moitié des années cinquante, les amplis magnatone étaient d’une qualité irréprochable et connurent un succès immédiat du fait de leur vibrato stéréo à l’effet spatial imparable. Plus chers qu’un fender bassman à l’époque, ils entrèrent dans la légende quand buddy holly les utilisa pour enregistrer certains de ses titres les plus connus. ODYSS…E DE LíESPACE Vibrato VastnessIl est rare quíun ampli b‚tisse sa haut‐parleurs de 12 pouces et les deux ciel combiné au vrai vibrato rÈputation sur son tremolo. Ce futpourtant le cas du Magnatone, dont tweeters, crÈant un son spatialparticuliËrement mÈmorable, quali électronique Big “V” de líeffet embarquÈ en question a assurÈ par la compagnie de « Vibrato Vastness »iÈ Magnatone »... le succËs, le plaÁant directementau et siglÈ de deux V apposÈs en bas ‡ tremolo, suivant les appellations)‐dessus de la mÍlÈe. Un vibrato (ou droite de la grille. Le cataloguede 1957 disait vibrato quíon níoublie pas si on líamagniique, vaporeux, planant, un ainsi :summum de « Le utilisÈ une seule fois ! Le Magnatone debase Ètait mono, mais il Ètait surtout moderne,l’ampliication disponible en stÈrÈo,le vibrato pulsant alors entre les deux le Custom 280 offreun son de grands espaces, l’inini du 38

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Líeffet est de fait impressionnant, mais 395 dollars en 1958, ‡ comparer aux peut virer ‡ líÈcúurement síil est 339 dollars quíil fallait dÈbourser abusÈ, ce qui expliqe peut‐Ítr e pour acÈquir un Bassman narrow pourquoi le Magnatone nía pas eu plus panel... Les Magnatone ont ÈtÈ utilisÈ de succËs. Au niveau Èlectronique, par diffÈrents artistes : Lonnie Mack, le prÈampli passe dans le circuit Bo Diddley, qui a utilisÈ quantitÈ vibrato qui nourrit deux sorties díautres amplis, mais qui a souvent indÈpendantes, avec deux paires de enregistrÈ avec un Magnatone dans la 6973 accouplÈs ‡ deux transfos de in des annÈes cinquante et dÈbut sortie. Ces lampes de belle qualitÈ se soixante, et bien s˚r Buddy Holly, qui trouvaient essentiellement sur les abandonna les amplis Fender qui amplis construits par Valco, le Supro avaient fait sa gloire pour jeter son Model 24 et le Gretsch 6156 Playboy. dÈvolu sur un Magnatone de 1958 Mais sur le Magnatone elles sont Custom 280 quíil acheta chez Manny ‡ couplÈes avec deux transfos plutÙt New York en septembre 1958, six mois petits, ce que beaucoup considËrent avant sa mort. Il ne devait pas utiliser comme Ètant la faiblesse du cet ampli sur la route, mais il lía fait Magnatone. Les deux Jensen P12P ne sur plusieurs dÈmos sorties aprËs son sont pas les plus eficaces de la gamme dÈcËs. Líampli fut rachetÈ ‡ sa veuve Jensen, et mÍme un P12N enverrait par Emmylou Harris qui líoffrit ‡ son plus de bois. Les Magnatone manquent mari, le songwriter Paul un peu de puissance pour leur taille, Kennerley. mais ce sont des amplis excellents nÈanmoins. Leur construction est superbe, et la compagnie ne faisait pas Fiche Tech díÈconomie sur les matÈriaux. PrÈampli : trois 12AX7, trois 6CG7, une 12AH7 Ils Ètaient Sortie : quatre 6973, bias fixe construit par Redresseuse : 5U4GB Magna ContrÙles : Loudness, Bass et Treble pour chacun des deux canaux ; Vibrato Electronics Inc. Speed et Intensity plus des switches pour Stereo/Normal et Remote ‡ Inglewood en Californie. (Instrument/Footswitch) Le Magnatone Haut-parleurs : deux Jensen P12P plus deux tweeters de 5 pouces Custom 280 co˚tait Puissance : environ 25 watts RMS par canal GUIDE d’ACHAT Varsity Reverb Cette édition spéciale est une version améliorée (également au niveau du tarif puisqu’il vous faudra débourser près de 10 000 euros pour la bête) de l’ampli populaire de la marque, le Double V. L’ampli ne compte pas moins de 17 lampes, deux étages d’amplification avec deux paires de 6L6 et deux re- dresseuses GZ34. Il est équipé d’un vibrato stéreo du plus bel effet. Il y a deux préamplis avec une égalisation complète et une entrée stéréo, similaire au Magnatone de Buddy Holly. Seulement quatre-vingt exemplaires de cet ampli ont été construits, chacun étant numéroté. Le prix est à la hauteur de la rareté, à plus de 10 000 euros, on comprendra que ce n’est pas l’ampli de tout le monde. Guitar Part 39 marshall, líhistorique Photo : DR Rien ne prédisposait Jim Marshall à la carrière que l’on sait... Rejeton chétif de la classe moyenne, héritier d’un Fish and Chips graisseux de la banlieue londonienne, il echappa à son destin en se consacrant à la batterie. Fan de gene krupa, il ouvrit une boutique pour assurer ses cours, la suite de l’histoire se déroula comme un rêve... Marshall, la boutique britannique, et qui restËrent les dÈnicher ‡ líÈpoque, et le succËs fut Au plus fort de sa carriËre de prof de modestes tenanciers díun fish and immÈdiat. Rapidement, les jeunes batterie ‡ líapex des annÈes cinquante, chips sans gloire... Les batteries musiciens afluËrent pour faire rÈgler Jim Marshall transmettait sa science síÈcoulant comme des petits pains, guitares et amplis. des baguettes ‡ prËs de soixante‐ pourquoi ne pas monter une boutique quinze ÈlËves par semaine... Un pour en assurer la promotion et la Amp tech business trËs juteux quíil arrondissait vente ? AussitÙt fait, le lieu devint un En 1962, Marshall dÈcida díembaucher en vendant ‡ ses protÈgÈs des batteries des rendez‐vous favoris de la jeune un technicien pour assurer la Premier dont il Ètait le reprÈsentant. garde musicale londonienne. Cíest maintenance des amplis proposÈs De ses annÈes díenfance maladive (il ainsi que Pete Townshend dÈbarqua dans sa boutique, ainsi que ceux que souffrait de tuberculose osseuse), il un jour de 1960. Il suggÈra au maÓtre sa clientËle pouvait dÈposer pour avait hÈritÈ díun caractËre mÈticuleux des lieux de síouvrir aux guitares et rÈvision. Le jeune homme, un certain et combatif, mais nul ne sait dío˘ il aux amplis dont la jeunesse britan‐ Ken Bran, Ètait un musicien de rock tenait ce sens aigu du business. Proba‐ nique Ètait alors si frustrÈe. Marshall lassÈ des voyages incessants et dotÈ blement pas de ses parents, qui lui retint líidÈe et importa rapidement des díune solide formation en avaient donnÈ vie en juillet 1923 dans instruments et des amplis des grandes Èlectronique. La collaboration se une banlieue moisie de la capitale marques amÈricaines, si dificiles ‡ dÈroula ‡ merveille ; rapidement, Bran 40 it prendre conscience ‡ Marshall de rythme díun par líabsurditÈ qui consistait ‡ importer semaine. Pas assez pour des amplis amÈricains quand satisfaire la demande, eux‐mÍmes pouvaient proposer des toujours plus soutenue et produits rÈalisÈs sur place ‡ moindre alimentÈe par un bouche‐ co˚t... La boutique devenait un lieu de ‡‐oreille dithyrambique et rendez‐vous incontournable, et les incessant... musiciens qui síy pressaient Ètaient tous prÍts ‡ soutenir líinitiative, marshall amps chacun amenant des requÍtes pour un Le succËs fut tel que Jim son et une prÈsentation diffÈrente des Marshall níeut díautre amplis Fender qui Ètaient alors la choix que díagrandir sa panacÈe mais qui ne satisfaisaient pas capacitÈ de totalement les enfants de la future production. Il fonda la british wave. Marshall avait de sociÈtÈ Marshall Am‐ Jim MARSHALL, batteur sÈrieuses notions díÈlectronique, ayant pliication en 1964, travaillÈ pour Cramic Engineering crÈa une usine de durant la seconde guerre mondiale. 6000 m2 Ken Bran suggÈra de síassurer les ‡ Hayes, ‡ une services díun de ses camarades, un vingtaine de nommÈ Dudley Craven, qui prÈsentait kilomËtres ‡ un trËs sÈrieux curriculum, avec une líouest de formation díingÈnieur en Èlectronique. Londres. Il embaucha quinze personnes trËs les noms dÈsormais qualiiÈes, et produisit alors plus de cÈlËbres síalignaient sur vingt amplis par semaine. La lÈgende Ètait en marche. le carnet de commandes En 1965, Jim Marshall signa un contrat de distribution Prototype exclusif avec la Les trois hommes se mirent au travail sociÈtÈ Rose‐ díarrache‐pied, Ken Bren et Dudley Morris, une Craven entreprirent dËs lors la collaboration qui rÈalisation díun circuit Èlectronique durera jusquíen original, tout en síinspirant 1981 et qui assura grandement de celui du Fender Bass‐ ‡ Marshall une mise man (voir p. 40), tandis que Marshall en place globale et un síattelait ‡ la construction du ch‚ssis. succËs jamais Le premier prototype vit le jour en dÈmenti. Ses amplis, septembre 1962. Marshall it trÙner dÈsormais dÈclinÈs líengin au cúur de sa boutique, et le en plusieurs modËles NOTICE JTM45 ban et líarriËre‐ban de la scËne rock [voir pages suivantes], londonienne dÈila dËs lors pour tester furent adoptÈs par les la merveille... Les noms dÈsormais plus grands noms du rock illustres síalignaient sur le carnet de de líÈpoque, et se rÈvÈlËrent commandes de la petite entreprise. parfaitement adaptÈs Marshall et ses afidÈs se mirent aux situations sonores sÈrieusement au travail et produisirent dÈlirantes que devaient les premiers modËles du dÈsormais affronter les groupes de cÈlËbre JTM45. Il poussa les murs de líÈpoque, des stades aux arËnes sa boutique, construisit une annexe, au gigantisme et produisit alors des amplis au ingÈrable. Guitar Part 41 marshall JTM 45

FENDER

D…TOURN…

Marshall et Fender étaient les antagonistes absolus dans les années soixante. L’un évoquait la culture rock américaine, l’autre la British Wave. Deux looks, deux sons très différents. Pourtant, paradoxalement, le Marshall du début fut très inspiré des amplis Fender et en particulier du célébrissime Bassman. Bassman disséquéEn ce dÈbut des annÈes soixante, ‡ líÈpoque o˘ il Ètait encore batteurde jazz, Jim Marshall recherchait activement des amplis Fender pourfournir son magasin de musique díHanwell, ‡ líouest de Londres.Il les vendait díailleurs avant mÍme de les avoir rentrÈs, en cette Èpoque o˘líAngleterre se remettait ‡ peine de la mesure bannissant les importationsamÈricaines entre 1951 et 1959, mesure radicale qui avaient rendu Jim Marshall entreprit donc de díen dÈchiffrer les secrets et dedissÈquer le Fender Bassman 5F6‐A, panneaux de contrÙles identiques,ainsi que líusage des redresseuses Jim Marshall entreprit produire une rÈplique abordable en GZ34 qui donnaient au son ‡ haut donc de dissÈquer le ajoutant une petite touche volume le mÍme niveau de Fender Bassman 5F6-A... britannique ‡ líensemble. Ken Bran et compression. Aujourdíhui, les Marshall Dudley Craven se mirent au travail etles premiers prototypes furent sont rÈputÈs pour le son crunchy deleurs lampes de sortie EL34, mais les construits en 1962, la production modËles initiaux utilisaient des 5881similaires aux Bassman, remplacÈes rarissimes les instrumentsFender sur les terres de sa MajestÈ, dÈmarrant ‡ la touteLes premiers JTM 45 prÈsentaient in de líannÈe. par des KT66 en janvier 1964, au son crÈant une soif sans pareille auprËs des circuits Èlectroniques qui‐ plus ´ Marshall ª, qui contribuËrent ‡asseoir la personnalitÈ sonore de la des guitaristes britanniques. ressemblaient ‡ síy mÈprendre ‡ ceuxdes Bassman 5F6‐A. On retrouvait des marque. La plus grande diffÈrenceentre les Marshall et les Bassman ‡ 42 Clapton et son bluesbreaker líÈpoque rÈsidait nÈanmoins danslíusage des ECC83, líÈquivalent Bluesbreaker europÈen des 12AX7 utilisÈes sur leBassman pour le premier Ètage de Le JTM45 connut ensuite sonheure de gloire sous la forme puissance. Ce gain initial supÈrieurprocurait un son prÈampli díun combo avec deux hautparleurs de 12 pouces (des‐ disposÈ ‡ la saturation. Les JTM45prÈsentaient un ch‚ssis et une faÁadeiÈ plus Celestion G12M avec desaimants cÈramiques), le aluminium de 1962 ‡ 1965. Lorsque la modËle 1962... sorti en1965 ! Cet ampli fut líampli fut rebaptisÈ JTM50.faÁade ´ plexi ª it son apparition, connu commeBluesbreaker aprËs que corps à la hauteurLes responsables de Marshall Eric Clapton líeutadoptÈ au sein comprirent trËs vite quíil fallaitdÈvelopper un baf du groupe de JohnMayall. Pete Photo : DR pour supporter les 45 wattsde puissance. Ils le aussi eficace Townshend líutilisait defaÁon occasionnelle, ne líÈpargnant pas entreprirent de crÈer lecabinet 1960A avec sa plus taille redoutable, son dosfermÈ, et ses haut que ses guitares.Plus tard, des musiciens parleurs Celestion G12prÈvus pour 15 watts (20‐ ces amplis.comme Angus Young ouBilly Gibbons irent revivre par la suite), ce quipoussa Marshall ‡ les grouper par quatre.Le dos fermÈ crÈait une forme de compression delíair qui limitait les dÈformations des cÙnes. Le rÈsultatÈtait un corps trËs directionnel avec Fiche Tech des basses impressionnantes, desmediums agressifs et des aigus PrÈampli : trois ECC83Sortie : deux 5881, puis KT66, bias fixe sonores, un son globalement plus douxet plus rond qui le dÈmarquaient trËs Redresseuse : GZ34ContrÙles : Volume Normal, Volume Bright, Treble, Bass, nettement du Bassman. Middle, Presence Haut-parleur : Celestion G12 GUIDE d’ACHAT 1962 Bluesbreaker Le 1962 Bluesbreaker est une réédition convaincante et dense (30 wattsde puissance pour 30 kg sur la balance) de son aîné vintage qui fut popularisé par Eric Clapton et qui tire son nom du groupe de John Mayallauquel Slowhand participa alors... Equipé de deux entrées (Top Boost et Normal) avec des volumes séparés, le 1962 Bluesbreaker est bien sûréquipé du trémolo qui a fait le succès de son grand frère, avec réglage d’intensitéLes Presence. On trouve deux haut-parleurs Celestion de douze pouces réglages et comportentde vitesse uneet activableEQ trois parbandes une etpédale un contrôle au pied. de derrière la grille. Guitar Part 43 marshall JMP 50

LE SON MARSHALL

Les amplis construits entre 1966 et 1969, sous les appellations JTM50 puis JMP50, sont le summum des amplis Marshall de l’époque. Les premiers sortis, avec le panneau fron- tal en plexiglas – d’où leur surnom de "Plexi" – font désormais briller la pupille de tout amateur d’amplis vintage – mais les modèles suivants, à panneau métal, sont également typiques de ce que l’on pourrait qualifier de "Marshall sound". lampes en bouteilleNous avons vu que Jim Marshall avait que les musiciens recherchaient ‡líÈpoque. Ces lampes EL34 avaient tension et cela crÈait une rÈponseretardÈe ‡ haut volume. La prÈsence basÈ la construction de son JTM45sur les modËles Bassman grati Ègalement tendance ‡ compresser plusrapidement que les lampes de type du redressement ‡ transistors aproduits des amplis plus caractÈriels, circuit 5F6A, de 1958 ‡ 1960. LesJTM50 sont bien diffÈrents des JTM45iÈs du 6L6 et le son tordu produit alors,plus mordant que ceux quíon avait au son plus dense. Ces transitions sesont opÈrÈes progressivement, tout au niveau du look, mais le circuitutilisÈ pour sa construction est connus jusquerock de líÈpoque, et fut copiÈ par bien‐l‡, fut ‡ la base du hard comme líappellation qui resta au toujours largement inspirÈ de celui des constructeurs depuis cette date. and Terry Marshallî), avant que le nom dÈpart avec le prÈixe JTM (pour ìJim du Bassman (rÈglage dePresence, inverseur de phase, Ètage de níÈvolue en îJim Marshall Productsî, leprÈixe JMP faisant puissance de classe AB en biasMais le changement le plus notable fut ixe). transistorsUn autre point important le passage des lampes de sortie duJTM45 (et du Bassman), des fut Ègalement que lacompagnie avait alors 5881/6L6/KT66, ‡ des lampes EL34de construction europÈenne. Ces abandonnÈ les lampesjusque fameuses lampes en forme de redressement (des GZ34, ‐l‡ utilisÈes pour le bouteille, qui allaient dÈson Marshall, procuraient un crunch ‡inir le fameux prÈsentes sur le Bassmancomme sur le JTM45) en nul autre pareil. Ces lampes pouvaientsupporter une trËs haute tension qui faveur díun redressement‡ transistors. La lampe permettait díobtenir le son puissant redresseuse avait en effetdu mal ‡ gÈrer toute cette Le cœur du Jmp50 44 le rouge, rare et cher alors son apparition, en 1968, enmÍme temps le ch‚ssis en aluminium Gros son Ètait remplacÈ par un ch‚ssis en Le gros son rock Ètait alors les condensateurs virent leur capacitÈacier. Pour densiier les basses, prÍt ‡ naÓtre ; couplÈ ‡ uneLes Paul, cet ampli allait dÈ doublÈe. Au niveau du prÈamp, chaque le rock de la in des annÈesinir canal pouvait Ítre rÈglÈ sÈparÈment.Les deux canaux pouvait Ítre pontÈs soixante. Pas un hasard doncsi la plupart des guitaristes de par un c‚ble de patch, ce quipermettait díaugmenter la puissance. líÈpoque, en particulier ceux dela Le gain avait Ègalement ÈtÈ augmentÈ Clapton, Jimmy Page et Paul British wave (comme Eric ‡ ce stade en utilisant uneECC83/12AX7 plutÙt que la 12AY7 Kossof), utilisËrent cettecombinaison. Au milieu de que líon trouve sur le Bassman.Un changement díimportance intervint líannÈe 1969, la marqueabandonna la faÁade plexi en avec la possibilitÈ díatteindre les‡ la in de líannÈe 1968, dÈbut 1969, faveur de la faÁade mÈtal. Lescollectionneurs considËrent 50 watts qui permettent díobtenir unevraie distorsion en poussant líampli. que cette date est critique,mais les changements, comme Tout ceci pouvait Ítre diffusÈ dans un(ou plusieurs) corps ‡ dos fermÈ toujours, se sont faits de faÁontrËs progressive. ÈquipÈ de Celestion Greenbacks semblaient avoir la faveur de JimiHendrix.G12M (ou encore de G12H‐30 qui Fiche Tech Preampli : trois ECC83 (12AX7) Puissance : deux EL34 ; bias fixe Redresseuse : transistors ContrÙles : Volume Normal, Volume Bright, Treble, Bass, Middle, Presence Haut-parleurs : quatre Celestion G12M Greenback Puissance : 50 ‡ 60 watts RMS GUIDE d’ACHAT

DSL20HR

Le DSL20HR est équipé de deux canaux pour une puissanceglobale de 20 watts commutable en 10 watts. Chaque canal estLa série d'amplificateurs DSL est issue d'une grande lignée. muni d’un gain et d’un volume indépendants qui permettent decréer une belle palette de sons polyvalents. Grâce aux lampes EL34, le son produit est riche et naturel. Le DSL20HR estégalement équipé d’un contrôle de la résonance indépendant s'adapter à l'acoustique de la pièce ainsi qu'une réverbintégrée. L'ampli est équipé de réglages de puissance High / Low qui permettent d’optimiser le son des lampes suivant leniveau de sortie. On trouve également une sortie directe avec un émulateur de baffle Marshall qui permet de se brancherdirect en console pour un son très crédible. Guitar Part 45 marshall super lead

SENSATIONS FORTES

à la fin des années soixante, le rock suscitait un conflit de décibels. la taille des lieux de spectacles augmentant en permanence, jusqu’aux stades et aux arènes, l’usage d’une puissance accrue au niveau des amplis de scène, épaulés par des systèmes de sonorisation pas aussi sophistiqués que ceux que nous connaissons aujourd’hui, s’avérait indispensable. Marshall répondit à cette course à l’armement en proposant le Super Lead, qui fut adopté d’emblée par les plus vindicatifs. richter de la douleurLe JMP50 faisait 50 watts, comme son procurer une sensation qui est nom líindiquait sans dÈtours. Le Super inalement bien bigger than lie ! dans le mix. On notera donc lapÈrennitÈ des ECC83 (ou 12AX7) prÈsentes depuis le dÈbut de líhistoire 100 watts, puisque la tendance delíÈpoque Ètait aux sensations fortes.Lead, sorti en 1969, aficherait donc conceptionAu niveau de la conception, le Super de Marshall au stade de prÈampli, etbien entendu hÈritÈe des antÈcÈdents Tous les guitaristes qui se sont postÈsdevant un stack Marshall de líun ou Lead, sorti en 1970, níestpas si diffÈrent díun JMP50 de inalement Marshall et du Bassman (bien que cedernier ait ÈtÈ dotÈ de 12AY7, plus líautre rhÈsus savent que, aula diffÈrence de puissance, si rÈelle inal, quelques mois son aÓnÈ. Mais le SuperLead proposait plus de graves et des douces). Toutefois, líabsence díunelampe redresseuse, remplacÈe ici par soitlíoreille. PassÈ un certain stade, les‐elle, níest pas si sensible que Áa ‡ aigus plus perÁants, uneau signal pour se placer idÈlitÈ accrue sensations extrÍmes se mÍlent et seconfondent, et líÈcartËlement ou le pal de Richter de la douleur ! Cíest plutÙtinissent bien par se valoir sur líÈchelle le rÈel mode de fonctionnement delíampli, la combinaison de toutes les singularitÈs qui est ici en cause,la faÁon dont les lampes, les transformateurs, leces ÈlÈments interagissent pour headroom, tous montés à la main 46 HENDRIX et son marshall SUPER LEAD Photo : DR des transistors, permettait díavoir plusde voltage au stade des lampes de Èvidence fait puissance, ce qui produisait un sonplus puissant et plus serrÈ. On notera preuve dequalitÈs que durant cette pÈriode, Marshall ad˚ hÈriter díun lot de Tolex rouge vif, indÈniables ensupport des puisquíun nombre díamplis sortirentdes ateliers avec cette parure Ècarlate plus grandsmoments (voir p. 45). Un atout que síarrachentles collectionneurs aujourdíhui, ce qui musicauxdu dÈbut fait que les Marshall de ce rhÈsus sontplus chers que les autres, ‡ desannÈes performance Ègale (voire infÈrieurepour ceux en mauvais Ètat !) bien s˚rÖ gÈnÈrÈ plus de chefset en ce sens ont peutsoixante‐dix, leurs confrËres et aÓnÈs. La cote‐díúuvre que ‐Ítre collectionniteDe la mÍme faÁon, bien des exacerbÈe des Plexi sur le marchÈ collectionneurs vantent les mÈrites vintage poussera donc les amateurs ‡ mais les amplis parÈs des panneauxdes ìPlexiî des annÈes 1967‐1969, se tourner vers ces versionspostÈrieures injustement dÈdaignÈes aluminiums en remplacement despanneaux plexiglas prÈsentent des pendant longtemps, et qui nedevraient pas le rester si líon caractÈristiques quasiment identiques‡ ces derniers, et ils ont de toute considËre leur qualitÈs et leurproximitÈ avec leurs aÓnÈs siconvoitÈs. Fiche Tech Preampli : trois ECC83 (12AX7) Sortie : quatre EL34, bias fixe EL34, le secret... Redresseuse : transistors ContrÙles : Volume 1, Volume 2, Treble, Bass, Middle, Presence, Haut-parleurs : Celestion G12M Puissance : 100 watts GUIDE d’ACHAT JCM 800 2203 Leréédition vintage de la compagnie anglaise qui propose JCM 800 2203 est une des rares versions de un Master Volume. Bien pratique pour gérer et sculpter également une boucle d’effet qui permet d’insérer uneffet entre le préampli et l’étage de puissace pour unele son dans toutes les situations. Ce modèle propose clarté accrue. Outre ces nouveautés, on retrouve laconfiguration classique du 800 : toujours un canal, deux entrées, et les contrôles classiques Presence, Bass,Middle, L’ampli est équipé de trois ECC83 en préampli et dequatre EL34 à l’étage de sortie. C’est du Marshall Treble, Master volume, Preamp volume. classique, sans surprise, et l’excellence est au rendez-vous... Guitar Part 47 Matchless DC30

COUP DE MAŒTRE

Matchless a probablement été la première compagnie indépendante proposant des « boutique amps » à connaître un large succès et à écouler une quantité très honorable d’amplis réalisés à l’ancienne, en vrai point to point. Une production limitée et de qualité mais qui a su imposer son image de marque et ses Produits de qualité... point to pointMatchless a ÈtÈ fondÈ en 1989 par charge de la rÈalisation, travaillait en Mark Sampson et Rick Perrotta. p. 11).vÈritable point to point (voir encadrÈ permettaient díÈlargirconsidÈrablement sa palette sonore. Perrotta avait pour projet deconstruire un difen panne ªÖ Les AC30 vintage Ètaient ´ AC30 qui ne tombe pas fut le premierLe DC‐30, qui fait de leur conception interneiciles ‡ maintenir en bon Ètat, du design de lamaison, a complexe. Líampli DC30 de Matchless,síil síÈloignait de son modËle largementcontribuÈ ‡ britannique, partageait nÈanmoinsquelques caractÈristiques essentielles asseoir larÈputation de de son mentor, comme les quatrelampes EL84 en section de puissance, Matchless, gr‚ce‡ son identitÈ ou la GZ34 en redresseuse. Mais ilsíÈloignait de líAC30 dans les dÈtails de trËs forte et ‡ses rÈglages construction. Sampson, qui Ètait en nombreux etsouples qui Deux celestion 48 y robert cra Deux canaux indÈpendants. Le premier canalLe DC‐30 est un ampli ‡ deux canaux ampli, un autre switch dedemi procure un son dans le style de Vox, sont toutes montÈes sur des‐puissance, et les lampes avec une 12AX7 pour le premier Ètagede gain et une autre 12AX7 qui supports antichocs. Díautrestouches montrent ‡ quel point dÈbouche sur les contrÙles basses etaigus. Le deuxiËme canal est basÈ sur Matchless dÈsirait construiredes amplis de qualitÈ. celui des AC15 et des premiers AC30. Les rÈsistances sont des comportant une EF86 couplÈe ‡ unIl est toutefois modiiÈ, le prÈampli demi 1‐watt carbone au lieu des bouton de tonalitÈ style Varitone ‡ six autres‐watts de la plupart des moderne, et est utilisÈ par deDC‐30 est un classique boutique amps. Le positions qui fait passer le signal autravers de diffÈrents condensateurs pour sculpter le son. Les deux canauxse partagent un Cut Control qui rÈduit nombreux pros. En 1997,Matchless connut des difaprËs une croissance tropicultÈs les aigus au stade de sortie, et unMaster Volume qui permet de rÈduire rapide, la rÈcession au japon le volume sans trop altÈrer le son. Unelampe de prÈ acheva le processus. Jamison fut son Èpais et riche, est ‡ líorigine du son‐ampliication EF86, au un des premiers licenciÈs et lacompagnie portes en 1998. Jamison travailla init par fermer ses Photo : DR singulier du deuxiËme canal, trËsdiffÈrent du typique ´ Top Boost ª que momentanÈment sur la scËne des líon considËre comme le son Voxclassique. ao˚t 2000.amplis boutique de LA, maisMatchless rÈouvrit inalement en celestion dépareillésLe reste de la conception du Matchless est tout aussisÈduisants. Líampli est Fiche Tech ÈquipÈ de deux Celestion dedouze pouces dissemblables, PrÈampli : une EF86, trois 12AX7 (une pour PI)Sortie : quatre EL84, polarisation automatique un GM Greenback et un Redresseuse : GZ34 large et complexe. On trouve unG12H‐30 modiiÈ pour un son ContrÙles : Canal 1 ñ Volume, Bass, Treble. Canal 2 ñ Volume, Tone ; PartagÈs : Cut, Master switch inverseur de phase pourcoupler le DC‐30 avec un autre Haut-parleurs : un Celestion G12M Greenback, un G12H-30 (modifiÈ) Puissance : 30 watts RMS GUIDE d’ACHAT

DC30

Malgré l’héritage Vox évident, cet ampli couvre une infinité dedomaines sonores. Le canal un évolue d’un son clair à bas volume à un crunch puis à une saturation au grain magnifique quand on pousseles chevaux. Le canal deux est le plus puissant et il procure un son aux mediums dominants. L’ampli a conservé bien des atouts de laversion vintage : la double puissance 15/30 watts, bien utile, un master volume efficace et bypassable, un switch d’inversion de phasedes HP, des Celestion customisés. Le son est très précis en clair, naturel avec des doubles, chargé d’harmoniques avec des réglagesrelativement simples. À plus de 5 000 euros, ce n’est pas l’arme derespectueux du signal envoyé, et remarquable en son saturé, tout le monde, mais il est au-dessus du lot. Seul point faible : il esttrès lourd. MeSA bOOGIE maRK 1 Les "Mark Series" de Mesa Boogie sont des amplis construits par la société Mesa E n g i n e e r i n g , p l u s communément appe- lée Mesa Boogie. Initialement juste qualifiés de "Boogies" ces amplis prirent l e n o m d e M a r k Series lorsque la production de nou- veaux modèles fut lancée et qu’il de- v i n t nécessaire de les différencier. La Mark série définit Boogie jusqu’à ce que la série Recti- fier entre en lice.

UN PETIT QUI TAPE FORT

princeton trafiquéRandall Smith dÈbuta sa sociÈtÈ exemplaires de Princeton díoccasion o˘ il habitait, Smith dÈcida de Mesa/Boogie comme une blague, en1967 : il avait utilisÈ le Fender sur lesquels il pouvait mettre la mainmais, comme ceux‐ci devenaient plus construire un ampli en partant derien, ´ Princeton quíun ami lui avait laissÈ rares dans la rÈgion de San Francisco disent l‡ from scratch‐bas... ª comme ils pour une simple rÈvision pour revoirles circuits de A ‡ Z, installer des transformateurs plus performants, unegamelle de 12 pouces au lieu de celle de 10 pouces díorigine et enremplaÁant líÈlectronique existante par celle díun Bassman. Líessai futvisiblement convaincant pour líami en question (Barry Melton de Country Joeand the Fish), et Smith entreprit de Princeton. Smith dÈnichait tous lesmodiier de la sorte prËs de 200 6L6 50 Keith richards overdriveComme tant díautres, Mesa Boogie a b‚ti sa rÈputation sur un overdrive degrande qualitÈ, gÈnÈrÈ par le premier ¿ líÈpoque o˘ le premier Mesa BoogieÈtage díampliication de ses amplis. les amplis sur le marchÈ capables degÈnÈrer un overdrive de qualitÈ Ètaientest sorti (in des annÈes soixante), des amplis díau moins 50 watts quíilfallait pousser au maximum pour obtenir des sons saturÈs acceptables.Et puis est arrivÈ le Mesa Boogie Mark I, un petit combo tout juste capable decontenir sa gamelle de 12 pouces. peau de serpentCe petit bout díampli Ètait capable de rugir comme une pile de Marshall et ilconnut un succËs immÈdiat. Il fut baptisÈ Mark I vers 1980 pour ledistinguer de son petit frËre, le Mark II. Les tout premiers exemplaires furent de serpent (rendue cÈlËbre parlivrÈs avec une inition en fausse peau Photo : DR Santana), mais trËs vite ils furent parÈsdíun Tolex noir ou crËme ou de diffÈrentescirÈ. Rapidement le Mark I devint initions bois massif un ampli ‡ la mode, tout le mondeen voulait un. Les plus grandes Fiche Tech stars síÈquipaient, et les cataloguesvantaient ces adoubements en PrÈampli : trois 12AX7Sortie : deux 6L6 sÈrie : Santana, donc, les Kinks,Frank Zappa, Joe Walsh, Ted Nugent, Redresseuse : diodes siliciumContrÙles : deux Volumes, Master, Treble, Bass, Middle, Presence Pete Townshend, Steve Cropper,Keith Richards, Ron Wood, Jerry Haut-parleurs : un JBL D-12OE Garcia, Bruce Springsteen... Puissance : 60 watts RMS Fillmore 50Baptisé du nom de cette salle célébrissime qui accueillit tant d’artistes, le Fillmore 50 reprend un des premiers circuits créés par Randall Smith.Les deux canaux proposés sont en effet complètement identiques et disposent chacun de trois modes opératoires : Clean, Drive, tandis qu’avecle mode HI ont peut retrouver les saturations magnifiques qui ont fait la gloire de la maison. Vos réglages permettent de différencier ces deux canaux et ilssont activables par un footswitch. On trouve également une égalisation trois bandes par canal, avec des contrôles Gain, Presence et Master. À l’arrièredu combo, une boucle d’effet jouxte des sorties pour HP externes. On profitera également d’une réverb avec réglage pour chaque canal ainsiqu’une entrée footswitch pour la déclencher (on notera néanmoins que ce deuxième footswitch n’est pas fourni...) Guitar Part 51 MeSA bOOGIE rectifier Une tête comme les métalleux les aiment bien, taillée pour les grosses saturations. Bien des clients sérieux lui ont fait confiance – Kirk Hammett, Vernon Reid et bien d’autres. Allan Holdsworth a simplement déclaré qu’il s’agissait de la « meilleure disto jamais produite par un ampli à lampes ».

UNE T TE AU-DESSUS

pre 500En 1987, sortait la SLO100 de Soldano (´ presont particuliËrement recherchÈs par‐500 ª), en gros jusquíen 1993, (Super Lead Overdrive), qui allaitposer les bases du son ‡ haut gain que les collectionneurs aujourdíhui. On les toute la profession allait chercher ‡Èmuler. Randall Smith ne fut pas en reconnaÓt ‡ leur ch‚ssis chromÈ etleurs boutons de contrÙle en mÈtal, reste et, dËs 1989, il se mit ‡ travaillersur les prototypes de sa tÍte Dual de travail le Boogie Mark IV et le modiRectiia pour se rapprocher duier Solo Head. Il prit comme base‐ Soldano en le graticanaux, Clean et High Gain quiiant de deux pouvaient commuter parlíintermÈdiaire díun switch. Ces tout premiers RectinumÈro de sÈrie infÈrieur ‡ 500ier, marquÈs díun châssis 52 JAmes Hetfield de metallica proches des potards díune vieilleTelecaster. Pour rester dans la abandonne les lampesde puissance 6L6 mystique vintage, sachez que chaquechaque variation dans ces Recti STR420 au proSTR440. Puis, en 2010,it de 6L6 une ´ Revision ª, suivie díune lettre dedíorigine Ètait classiiÈe comme Ètant iers 100W Head, censÈe faireapparaÓt la Dual Rectiier líalphabet : Revision A, Revision, B, etc.Le plus gÈnÈralement díailleurs renaitre la Rev F de lagrande Èpoque, sur la abbrÈgÈ en Rev A, Rev C, Rev D, quelle la lampe redresseuse, une 5U4G, devient‐‐ pour entretenir et Ètoffer le mystËreÖLes Rev C et D semblent virer en pÙle une 5U4GB. position, mais on comprendra que líonerre l‡ dans líirrationnel vintage, un peu comme pour les Fender Serie L, lesHumbuckers PAF ou autres gracieusetÈ leur succËs assurÈ lorsqueMetallicaLes amplis Rectiier virent sans queue ni tÍte. Mais les amateursde Boogie sont catÈgoriques : parmi les les guitaristes du groupe premordants, plus aigus, plus tranchantsÖ‐500, les Rev C ‡ F sont plus pour enregistrer leurMetallica (Kirk Hammett etJames Hetield) líutilisËrent Album. La tÍte devint un Black REV GProduite entre 1993 et 2000, la Rev G a incontournable pour lesgroupes hard des annÈes contribuÈ ‡ asseoir la rÈputation du quatreLinkin Park, Incubus et‐vingt dix comme potards de faÁade sont dÈsormais enRectiier. On la reconnaÓt au fait que les Photo : DR quantitÈ díautres. plastique chromÈ. Le logo Mesa est connaÓtre líannÈe de fabricationgrilles díaÈration. Difagrandi et suit le proicile deil des de ces modËles, Mesa níayant pasdíarchives crÈdibles, mais la date Fiche Tech est parfois notÈe ‡ líintÈrieur duch‚ssis par un technicien. En 2000, PrÈampli : six 12AX7Sortie : quatre 6L6 STR420, bias fixe nouveau changement aveclíapparition de la Dual Recti Head ‡ trois canaux. Plus ier Solo Redresseuse : 5U4G ContrÙles : Master, Presence, Bass, Mid, Treble, Gain polyvalente, mais nettement moinstypÈe. En 2006, la compagnie Puissance : 100 watts Mini Rectifier 25 Le terme lunchbox prend tout son sens ici, l’encombrement étant vraiment réduit maisl’ampli n’est certainement pas un jouet et sa robustesse est sans faille. Avec ses deuxcanaux et 4 voicings, le canal 1 est dédié au son clair, et peut être poussé jusqu’à uncrunch pédales.distorsion très Levintage brillant,canal quideuxune prend pluspropose moderne.bien uneles Avec boucle d’effet et deux sorties baffles,on est paré pour le HellFest...et Guitar Part 53

MUSIC MAN 212 HD 130

LEO, LA RENAISSANCE

lorsque leo fender vendit sa société « Fender Musical Instruments » à CBS en 1965, il fut contraint de signer un contrat au travers duquel il s’engageait à ne pas entreprendre d’activité directement en rapport avec celles de la compagnie dont il se séparait. Mais leo ne pouvait rester longtemps inactif... la guitare qui le démange avait imposÈ une mise ‡ líÈcart de dix Fender síÈtait pris ‡ rÍver díuneDËs la in des annÈes soixante, Leo ans mais, dËs 1975, il fut nommÈprÈsident de la compagnie fraÓchement guitares et des basses. Il est toutefoisdificile díimaginer que le constructeur, deuxiËme jeunesse. Riche ‡ millions etencore dynamique, il rÈ rebaptisÈe Music Man. La sociÈtÈ avait fort de son expÈrience, níait pas mis lignes díun nouveau projet. DËs 1971,lÈchissait aux dÈj‡ entamÈ sa production díamplisdËs 1974, et cette activitÈ allait se son grain de sel dans la conception desamplis de la ligne. il crÈa avec Tom Walker et lesForrest White et George Fullerton une idËles poursuivre aprËs le dÈpart de Leo en1979. Bien des spÈcialistes doutent ambivalence compagnie nommÈe Trilui‐mÍme dans líombre pendant‐Sonic... Il resta díailleurs de líapport rÈel de Leo surla ligne díamplis, puisquíil semblait La production dÈmarra avec une tÍtebaptisÈe Sixty‐Five, qui annonÁait la quelque temps, puisque son contrat lui plus concernÈ par la production des couleur des amplis ‡ venir. BasÈe surun principe ambivalent et hybride, 54 Eric clapton cette tÍte, comme les amplis quiallaient suivre, prÈsentait en effet une électronique combinaison díun Ètage de Jusquíen 1980, Music Man section de puissance ÈquipÈe deprÈampliication ‡ transistor et díune utilisa des lampes 6CA7(remplaÁables par des EL34, lampes (le contraire de certains amplismodernes, destinÈs ‡ la disto, qui plus facile ‡ trouver). AprËscette date, ces lampes furent utilisent une section de prÈampli ‡lampes et une puissance ‡ transistor !) remplacÈes par des 6L6,du fait de problËmes liÈs ‡ Ce choix indique díailleurs que MusicMan, comme le Fender de la grande líapprovisionnement. Laredresseuse Ètait au dÈpart une Èpoque, visait particuliËrement ‡construire des amplis aptes ‡ produire remplacÈe assez rapidementlampe 12AX7, mais celle‐ci fut un son clair. Les sons distordus que cesamplis Ètaient capables de gÈnÈrer ‡ par des transistors ; beaucoupde musiciens estiment que les fort volume furent le fruitdíexpÈrimentations des musiciens, amplis Music Man perdirent alorsune partie de leur chaleur... plutÙt quíune volontÈ afcompagnie. Cette con prÈsentait Ègalement líavantage deiguration ichÈe de la Le 212, comme tous les premiersamplis de la compagnie, ÈtaientÈquipÈs de deux canaux nÈcessiter moins díÈnergie etcontournait ainsi les problËmes de indÈpendants ‡ deux entrÈes, larÈverb (plus tendue que chez chauffe. Comme les combos Blackfacedes annÈes soixante chers ‡ Leo, les Fender) et le trÈmolo ÈtantaffectÈs au deuxiËme canal Music Man prÈsentaient Ègalementune plaque de contrÙle noire, une exclusivement. La dÈnomination212 HD 130 síexplique ainsi : grille argentÈe et une protection deTolex noire. En prÈsence de deux´ 212 ª pour la revanche, Leoabandonna hautdouze pouces.‐parleurs de líarmatureback au dos tilt Fiche Tech ´ HD ª pourdutypour 130 watts, la. Et ´ 130 ª heavy díampli quipermettait de PrÈampli : transistorsSortie : quatre 6CA7, puis 6L6 puissance de cette basculer líenginen position sur Redresseuse : diodesInverseur de phase : une 12AX7, puis transistor (1977) bÍte de scËne.Tout un scËne. Haut-parleurs : deux Eminence Alnico 12 pouces programme... (cÈramique aprËs 1980) Une histoire de logos... Les premiers amplis, jusqu’en 1980, présentaient un logo noir sur fondargenté, ce schéma fut inversé à partir de 1980, un bon moyen de répérer les amplis les plus anciens... Il faut noter que les amplis et les guitaresétaient construits dans deux sites différents. Les guitares présentaient ainsi un logo sur le lequel la typo utilisée était une « Neil Bold ». Tandisque les amplis construits sous la direction de Forrest White étaient, eux, parés d’une typo « Futura Bold ». Le logo présenté ici est probablementcelui du prototype de la Stingray, vraisemblablement créé par le partenaire historique de Leo Fender, George Fullerton... Guitar Part 55 Orange OR 120

FLOWER POWER & CO

orange était au départ bien plus qu’une marque d’amplis. C’était le projet ambitieux et irréaliste d’un entrepreneur du swinging london des années soixante qui rêvait d’un lieu regroupant toutes les activités liées à la musique. Un doux rêve baba-cool et mégalo à la fois qui s’est vite dilué dans la réalité mais a accouché d’une des plus grandes marques d’amplis britanniques... royal businessOrange a dÈbutÈ dans le Londres des Orange portait bien son nom puisque annÈes soixante. Cliff Cooper, musicien tout dans cet ampli Ètait de cette Cooper síassocia alors avec un fabricant díamplis, Mat Mathias, crÈateur‐ et entrepreneur (trop) ambitieux, avaitdÈcidÈ de monter un business couleur : le vinyl de couverture, bienentendu, des amplis MatAmp, une marque regroupant une maison díÈdition,un label de disque, une agence de la grilledes com‐ booking et un studio díenregistrement.Le travail ne se prÈcisant pas, et les bos, le toutrehaussÈ fournisseurs hÈsitant ‡ lui faire díune typo son matÈriel díoccasion etconiance, il dÈcida de mettre en vente trËs tabac. Comme Jim Marshall avant lui, it alors un psychÈdÈlique, et ‐ il se dit que si la demande Ètait siimportante, il serait bien inspirÈ de la mÍme lemÈtalportant Les amplis Orange virent ainsi le jour.produire lui‐mÍme la marchandise. líÈlectronique. ‐ boutique orange 56

CLIFF COOPER

dont Peter Green Ètait un desambassadeurs. Mathias commenÁaconidentielle mais excellente, gauche. Sur le cÙtÈ droit dupanneau, soulignÈ par un ‡ concevoir de nouveaux ampliset le plus cÈlËbre díentre eux est poing lourd de sens, ontrouvait un large bouton probablement líORutilisÈ par de nombreux musiciens de‐120, qui sera baptisÈ HF, pourFrequency, qui est en fait une High líÈpoque, en particulier Jimmy Page. faÁon de booster le boutonde Presence. Sous un logo graphic series¿ líÈpoque, Cooper a initiÈ une mode pour entrÈe et sortie Ècho.reprÈsentant une montagne,on trouvait enin deux jacks qui consistait ‡ donner les indicationsau tableau de contrÙle par des simplesdessins, sans un seul texte jusquíen‐dessus des potentiomËtres du classiqueLe reste níest que trËs 1974. Cette sÈrie sera logiquementbaptisÈe Graphic Series. Les tout classique, avec un contrÙle debasses et díaigues et un sÈrie. Le tableau de contrÙle sepremiers OR‐120 font partie de cette contrÙle de volume. Tous lesamplis Orange díorigine ont un distinguait ainsi par une premierbouton mystÈrieux, soulignÈ par une son unique, avec une grandepropension ‡ líoverdrive. ¿ onde sonore dÈcroissante etbaptisÈe FAC (F partir de 1974, les graphiques furent pourvu de Master Volume et faut donc Control). Il síagissait en fait díun switchrequency Analyzing agrÈmentÈs de lÈgendes de textescomme líOR jouer ‡ un volume consÈquent pour le Jusquíen 1978, líOR‐120 prÈsentÈ en page 56. faire saturer. AprËs six positions pour faire varier lerÈglage de tonalitÈ, un peu comme níest pas ‐120 cette date apparurentles Overdrive Series. Gibson, maisle Vari‐Tone de chez Les premiers amplisOrange furent placÈ avant lepremier Ètage de construits parMatamp ‡ gain. Ce boutonFAC ajoute Fiche TechPrÈampli : deux ECC83 (12AX7) HuddersNord de líAngleterreield dans le progressivementde la saletÈ et du Sortie : quatre EL34 bias fixe puis la productionse dÈlocalisa dans foggain, et le fameux Redresseur : Transistors la banlieue de lorsquíon le cale ‡ Orange ContrÙles : FAC, Bass, Treble, HF Drive, Gain Bexleyheath en 1970.Londres, ‡ Puissance : environ 100 watts RMS GUIDE d’ACHAT

CR 120H

Le CR120H fait partie de la Série Crush Pro qui marquel’entrée de la marque dans les amplis à transistors de haute puissance. Pour un coup d’essai, c’est un coupde maître, et cet ampli de classe A/B d’une puissance redoutable (120 watts sous 8 ohms et 85 watts sous16 Ohms) robuste, avec des composants corrects, une fabricationchinoise mais un prix assez sympathique en récompense est d’une construction particuièrement (moins de 50 euros). Le canal Dirty procure une disto très Bien vu.jouissive et un crunch respectable malgré les transistors. Orange oTR LíAPR»S GIBSON L’amateur d’amplis l’ignore souvent, mais la maison Orange fut un temps contrôlée par gibson, entre 1993 et 1997. Cette license s’avéra ête un échec, et cliff cooper reprit la mian de son entreprise pour produire, sur les conseils et les remarques de noel gallagher, un de ses amplis les plus efficaces et les plus emblématiques, l’otr, que nous évoquons ici. gibsonEn 1979, la production des amplis fabrication britannique, la compagnieamÈricaine se tourna vers la et dont le site avait abritÈ la Orange dut Ítre interrompue sur lesite de production de Bexleyheath. compagnie MatAmp, situÈe pas trËs production des tout premiers amplisOrange (voir p. 57). Deux distributeurs díimportance aux Orange avait menÈ une joint ventureloin de l‡, ‡ Huddersield, ave laquelle Etatsporte coup sur coup et la compagnie se‐Unis avaient mis la clÈ sous la quelques annÈes plus trouvait en grave difCliff Hooper continua nÈanmoins ‡icultÈ inanciËre. vendre de faÁon sporadique des amplisOrange en petites quantitÈs au annÈes 80. Puis, en 1993, la compagnieGibson racheta la licence de la marque. il des Mais comme le site de production de et que Gibson souhaitait conserver uneBexleyheath Ètait dÈinitivement fermÈ tÙtOTR INside 58

B.B KING

un dj aux manettesDans les annÈes soixante, la compagnie Overdrive ou unOR120M qui aurait MatAmp Ètait dirigÈe par Mat Mathias,un ami de Cliff Cooper que nous avons subi quelques ÈvoquÈ dans les pages prÈcÈdentes. Il existait deuxmodiications. Mais Mathias Ètant dÈcÈdÈ en 1989,ses deux dÈclinaisons de commandes avant de cÈder la ils avaient pris les líengin, líOTR 120,ÈquipÈ de quatre compagnie ‡ un certain Jeff Lewis,un DJ local, qui fut donc ‡ la tÍte de la lampes EL34,et líOTR 80 avec production durant cette Èpisode de lavie díOrange chapeautÈe par Gibson. seulement deuxEL34. Noel La compagnie amÈricaine entrepritainsi de sortir quelques Reissues Gallagher, fondudíamplis Orange, (Graphic 120 et Overdrive 120), maisOrange ne dÈcolla jamais vraiment Ètait en particulierun grand fan du sous la direction de Gibson et, díuncommun accord, la licence ne fut pas modËle Overdrive. Ilestimait nÈanmoins Photo : DR renouvelÈe. Cilff Cooper reprit lescommandes en fÈvrier 1997. Quelques que ce derniermodËle manquait un peu de mordant semaines plus tard il entamait la et ilamÈliorer cet ampli et lui donner un it quelques suggestions pour Ce travail aboutit ‡ un prototype etla compagnie dÈcida de crÈer un ampli production des amplis OTR. Les toutpremiers exemplaires de ce nouvel peu plus díÈclat. Orange prit en compte entiËrement nouveau, ce qui amena ‡la naissance de líOTR ( ampli portaient encore le label Transition Return). Oscillatory modiet apporta pas moins de dix ces requÍtes (voir encadrÈ ci ications ‡ líOverdrive de‐huit ‐dessous), MatAmp et faisaient apparaÓtre le logoOTR sur le panneau frontal en lettres Èpaisses, qui se rÈduisËrent par la Gallagher. suite. overdrive modifiéLes OTR sont des amplis trËs rares, Fiche Tech et MatAmp a utilisÈ pour leurconstruction quelques piËces qui PrÈampli : deux 12AX7Sortie : quatre EL34 (deux pour líOTR 80) traÓnaient chez lui et qui dataient delíÈpoque de líassociation avec Orange Redresseuse : 1N4007ContrÙles : FAC, Bass, Treble, Presence, Gain, Master dans les annÈes soixante (voir p. 56).Ce nouvel ampli OTR Ètait en gros un Puissance : 120 ou 80 watts Noel Gallagher et Orange Noel Gallaher a utilisé des amplis Orange entre les années 90 et ledébut des années 2000. Son réglage était des plus simples, puisqu’il bloquait tous les potards à 10 ! Il fut très actif lorsqueil fallut apporterdes modifications amplis et amena des suggestions concernant la tête OR120 ainsi que l’Overdrive. Durant la tournée d’Oasis de 1997 avecU2, le directeur technique d’Orange, Ade Emsley, demanda à Gallagher quelques modifications qu’il aimerait apporter au amplis qu’il utilisait.Cet état des lieux et les mois de recherche qui s’ensuivirent autour du préampli et de l’inverseur de phase aboutirent à la conception del’OTR. Gallagher continua à utiliser des amplis Orange jusqu’au début des années 2000 et la compagnie lui construisit un Custom Shop Combo140 avec trois haut-parleurs Celestion de douze pouces. Photo : DR Orange ROCKER

SON VINTAGE

Aucune compagnie ne symbolise mieux qu’Orangel’angleterre des sixties, le swinging London cher au jeunes français de l’époque. sa création, son évolution, son logo, sa couleur, ses déclinaisons, tout rappelle l’Angleterre psychédélique de l’époque. on a tendance à penser que le Rocker 30 date de cette époque bénie tellement son look et ses fonction rappellent les grandes heures de la production maison. Et pourtant... class AQue nenni. Le Rocker 30 est sorti disparaissent, comme la rÈverb,líÈgalisation sur le canal clair ou les EL34. Le gain de ce canal est donc seulement en 2004. Orange venait deproposer le Rockerverb deux ans plus encore la boucle díeffet. Le canal clair(Natural) est gÈrÈ par un seul potard trËs limitÈ, et la saturationobtenue quand on le pousse est la tÙt, et avait pour souci de mettre sur lemarchÈ un ampli plus basique et moins de volume et un saturation de líinverseuse de phase et cher, quoique toujours construit surles terres de sa MajestÈ. Il síagit díun au signal proposÈ.seul Ètage de gain,et reste trËs idËle IKE TUrnER ampli tout lampe de 30 watts declasse A (ce qui envoie quand mÍme Ce canal utilise du bois trËs sÈrieusement, líampliníest pas recommandÈ pour un usage une triode de lalampe d'entrÈe, en appartement !) ÈquipÈ de deuxcanaux et díun haut‐parleur de 12 puis se dirigevers la lampe pouces, mais certaines fonctionnalitÈs díinversion dephase et enin sur 60 Photo : DR l’équipe orange des EL34 ; cette saturation síobtientdËs la mi amÈricains. Cette et sonne trËs vintage.‐course du bouton de volume, dynamiqueparticuliËre etlíemphase portÈe sur les frÈquencesmediums permet ‡ cet ampli de se placer ‡merveille dans un mix et de recevoir de faÁon effective les pÈdales, enparticulier les effets de type wah ou pratique pour travailler chez soi,líampli. Cíest une coniguration phasing. mais pas trËs commode ni trËs adaptÈepour brancher une boucle díeffet ou un comboLíampli Rocker existe en version pÈdalier. Le combo Rocker est un amplitrËs spartiate et remarquablement combo (qui existait en fait avant lasortie de la tÍte puisquíil a ÈtÈ produit et sans aucun effet embarquÈ. Le son,et eficace, ‡ polarisation automatique, prËs de six mois auparavant). Il est rien que le son. Le Rocker 30 ne dura que nous venons de dÈcrire, complÈtÈtrËs proche de la coniguration de tÍte que jusquíen 2010 lorsquíil seraremplacÈ par le TH30. díun corps díune construction dehaute qualitÈ, ÈquipÈ díun haut‐parleur Celestion Vintage 30 touch sensitiveLe canal saturÈ (Dirty) est quant ‡ de douze pouces. Le panneau decontrÙle est situÈ sur le dessus de lui conÁu autour díune con‡ trois Ètages de gain (il y en avaitiguration quatre sur le Rockerverb), et il estgÈrÈ par un contrÙle de gain et une Ègalisation trois bandes. Il propose unson Èpais, avec des mediums perÁants, Fiche TechPrÈampli : quatre EL34, polarisation automatique typique du son Orange des annÈes Sortie : trois 12AX7 A permet díobtenir un son trËs large etsoixante‐dix. La construction en Classe ContrÙles : Canal Clair - Volume ; canal saturÈ - Bass, Medium, Treble sensible au toucher du guitariste,touch sensitive, comme disent nos amis Haut-parleur : Celestion 12 pouces (sur les combos)Puissance : 30 watts GUIDE d’ACHAT ROCKER 15 TERRORLe Rocker 15 Terror est une tête d'ampli dont on peut varier la puissance entre 15, 7, 1 et 0,5 watts, ce qui le rend très lampes, le Rocker 15 Terror est équipé de deux EL84 enétage de puissance, d’une ECC81 et de trois ECC83 enpratique en studio ou dans sa chambre… Entièrement à préampli. Il propose deux canaux : comme sur le Rocker 30,le volume. Le canal Dirty dispose lui d’un réglage du gain etd’une EQ 3-bandes. Enfin, la tête dispose d'une boucle canal Natural ne dispose que d'un réglage de d'effets à lampes. On notera q’une version spéciale a étéconçue pour Brent Hinds, le guitariste de Mastodon (Bret étage de gain pour le canal Dirty.Hinds Terror), avec plus de grave sur le canal Natural et trois Orange AD series

SON PARTICULIER

La Serie AD contribue à recréer le son des amplis guitare équipés d’EL84. La serie comporte également des amplis basse de 200 watts extrêmement efficaces, les AD200 MK3. royal navyLa conception de líAD30 reprend les peu plus de headroom, en jouant avec Ces transfos, ÈlaborÈs avec soin, jouent critËres de classe A. Avec quatre EL24,une lampe redresseuse GZ34 et deux le gain, on passe par Ètape díun soncrunchy idÈal pour la rythmique ‡ une Ègalement un rÙle crucial. LíampliprÈsente Ègalement quatre 12AX7 en canaux totalement indÈpendants,chacun ‡ deux Ètages de puissance. distorsion pleine. Le Canal 2 a plus degain, et il a ÈtÈ conÁu pour une vraie prÈampli, quatre EL84 en Ètage depuissance. La sÈrie AD se dÈcline Ces deux canaux sont sufproches pour Ítre utilisÈs enisamment distorsion sans rien perdre de saclartÈ. La lampe redresseuse GZ34 estpour une bonne partie responsable du Ègalement en combo avec líAD5, díuneconception trËs simple : une EL84 les deux canaux pouvant varier díundiffÈrents pour justi combinaison, mais sufier leur disparitÈ,isamment son particulier de l ëAD30. Ce son secaractÈrise par une compression pour líÈtage de puissance et une12AX7 en prÈamp, cinq watts au total.Líampli est ÈquipÈ díun haut‐parleur son clair vif et tranchant ‡ unesaturation bien crade. Le canal 1 naturelle et une prÈsence Ètonnante.Comme tous les amplis maison, líAD30 Celestion de 10 pouces. Deux petitsrÈglages, Tone et Volume, et le tour est prÈsente un peu moins de gain et un comporte des transformateursfabriquÈs spÈcialement pour Orange. jouÈ, on retrouve vite le son grastypique des Orange de tout crin. 62 Peavey 5150

LE PEAVEY ¿ EDDIE

La tête d’ampli 5150 de Peavey est un classique du metal depuis près de trente ans. Officiellement sortie en décembre 1991, la tête 5150 fit son apparition au NAMM de 1992 et elle fit instantanément un carton en particulier auprès des groupes de metal. Indéfectiblement associée au guitariste Eddie van Halen qui participa à sa réalisation et contribua plus que tout autre à son succès, elle reste, plus de trente ans après sa création, un élément incontournable du son metal. Dans sa caLa compagnie fut crÈÈe par Hartley Peaveyve deux ‡ bases de transistors, et ‡ la fois utilisaient des 6L6 de puissance, plus en 1965. Originaire de la petite ville deMeridian dans le Mississippi, il a toujours Peavey proposa le Bandit, un de sessimples, solides et eficaces. En 1980, sombres que les EL34 du constructeur tenu ‡ maintenir son entreprise dans sa modËles les plus populaires, qui retenait anglais, puis líUltra Plus et le Triple XXX.La compagnie avait su síassurer les aux manque de ressources de lí…tat.ville natale, malgrÈ les dificultÈs liÈes conducteurs mais tentait de se rapprocher toujours une technologie ‡ base de semi‐ services díEddie Van Halen, dont le premier Aujourdíhui son usine, ses ateliers et du son des amplis ‡ lampes. Le metal album Èponyme cartonnait alors et, aprËsdeux annÈes de mise au point, proposa le dÈpÙts constituent une vÈritable petiteville dans la ville... Les dÈbuts ne furent connaissait alors un succËs sans prÈcÈdentet les guitaristes du genre avaient besoin premier ampli crÈÈ par le guitariste en pourtant pas roses. PassionnÈ de díamplis ‡ lampe ‡ haute puissance. collaboration avec le designer maison musique mais mÈdiocre guitariste, Marshall dominait alors le marchÈ, Peavey James Brown. Hartley Peavey commenÁa par bricoler desamplis pour la clientËle locale dans le se lanÁa nÈanmoins dans líaventure enproposant le Butcher et le magasin de son pËre, Peavey Melody Music.AprËs des Ètudes en management, il fonda VTM qui sa compagnie et commenÁa par produiredes amplis, puis des systËmes de sonorisation, un domaine moins touchÈ parla concurrence. Ses deux premiers amplis furent le Musician et le Dyna Bass, tous 64 Van Halen Tête 5150 la 5150Oficiellement sortie en dÈcembre 1991, sÈparÈs, Rhythm et Lead avec une particulier auprËs des groupes de metal1992 et it son apparition au NAMM de sÈlection possible au pied ; avec it instantanÈment un carton en un sÈlecteur pre / post et unbouton de poussoir bright / (pour líanecdote, 5150 est le code utilisÈdans les textes lÈgaux californiens pour crunch disponibles pour lecanal Rhythm. Avec deux dÈsigner une personne mentalementirresponsable !) Avec deux canaux : un entrÈes High Gain et Low Gain,il propose une Ègalisation ‡ canal Rhythm pouvant Ítre rÈglÈ clean oucrunchy, et le canal Lead qui a fait la gloire trois bandes partagÈe par lesdeux canaux. . Comme sur de la bÍte, son Ètage de puissance activÈpar des 6L6 et une EQ commune aux deux tout matÈriel, des Èvolutionsont eu lieu, en particulier canaux, le 5150 Ètait une tÍte tout terrain,adaptÈe au rock comme au metal. Les sur le circuit líÈtage depuissance. Líorigine des lettersHalen : EVH, en typo carrÈe. Une secondepremiËres versions de la tÍte, dites, sont parÈes des initiales de Van block lampes a ÈgalementÈvoluÈ, sans quíil soit vraiment possible díy version ultÈrieure comporte un logoreprenant la signature en ´ script ª de Van faire coÔncider unchangement de Halen. Sur le marchÈ vintage, une rumeursíest rÈpandue prÈtendant que la version qualitÈ. Au dÈpart, ceslampes Ètaient des Sylvana et par supÈrieure, et les cotes des amplisinitiale (block letter) Ètait díune qualitÈ la suite ce furent des Sovtek puis desRubyís. Par la suite, le 5150 fut dotÈ díune díoccasion correspondants síenvolaient dece fait. Il ne semble pas nÈanmoins que lampe de prÈque de boutons de contrÙle díÈgalisation‐ampliication en plus, ainsi cette diffÈrence de prix soit validÈe par unchangement de conception ou de individuels par canal, et face ‡ tous ceschangements, líampli prit le nom de construction quels quíil soient et les deuxversions partageaient les mÍmes circuits. 5150 II. La tÍte Èvolua par la suite vers la 5150 IIqui prÈsentait une Ègalisation indÈpendante pour chaque canal.En 2004, la collaboration fut interrompue Fiche Tech avec Van Halen et líampli fut rebaptisÈ. Sélecteur pre/post gain sur le canal Lead Combo 5150Le 5150 existe Ègalement sous la forme Sortie : 6L6Contrôle de présence et de résonance díune version combo ÈquipÈ de deux puissance de 60 watts, sortie en 1998.haut‐parleurs de douze pouces, díune Boucle d’effet post-EQ sélectionnable au pied 1 sortie preamplication Líampli prÈsente deux canaux Puissance : 120 watts GUIDE d’ACHAT Peavey 6505 Créé pour célébrer les quarante ans de la compagnie, le 6505 est une tête conçue pour le metal et le rockhardcore du fait de sa fiabilité et de ce son rugueux qui fait sa marque. Doté de cinq lampes 12AX7 en préampliet de quatre 6L6GC en étage de puissance, avec des réglages Presence et Resonance, l’ampli permet desculpter le son de façon optimale. Les 120 watts de puissance devraient permettre de faire face à toutes les au pied si nécessaire, un canal Lead et un Rhythm, avecpre et post gain, qui partagent une EQ trois bandes.situations. L’ampli est doté de deux canaux switchables Ray Butts Echosonic

UN …CHO

DURABLE

L’Echosonic fut le premier ampli portable avec un écho incorporé. il a m a rq u é l e s a n n é e s c i n q u a n t e d u fa i t d e s o n u sag e pa r u n grand nombre d’artistes country et rockabilly. (Scotty Moore, Chet At k i n s , Roy O r b i s o n , Carl Perkins)... Pas si mal p o u r u n e r a r e t é construite à soixante-dix exemplaires. Aujourd’hui plutôt destiné aux musées, il est encore utilisé par quelques irréductibles... Dans l’annuaire du nom de Bill Gwaltney. Butt partit jouer le jour mÍme ; ce dernier lui Ray Butts possÈdait un magasin de alors ‡ Nashville pour tenter de faire acheta immÈdiatement son ampli pour musique ‡ Cairo dans líIllinois au entendre sa deuxiËme crÈature ‡ Chet 395 dollars et un ampli Fender en dÈbut des annÈes cinquante. ¿ Atkins, alors le guitariste le plus Èchange, soit prËs de trois fois le prix líÈpoque, líÈcho Ètait utilisÈ en studio populaire du pays. LíÈpoque Ètait díun bon combo de líÈpoque. par des guitaristes comme Les Paul ou facile : il effectua la route entre Atkins mit immÈdiatement líampli en des artistes de rockabilly, et il Ètait un líIllinois et le Tennessee, et trouva usage, en particulier sur ÈlÈment incontournable de la musique simplement le numÈro díAtkins dans entendue sur les ondes. Mais il líannuaire tÈlÈphonique local. nÈcessitait un Èquipement imposant et Chet Atkins son usage Ètait limitÈ au studio, ce fut lui‐mÍme díailleurs un des atouts gagnants de rÈpondit Sam Phillips dans son studio Sun de immÈdiatement. Memphis. ¿ partir díun ampli Gibson, Rendez‐vous fut Butts eut líidÈe de construire un pris au show radio premier combo avec un Ècho incorporÈ du Grand Ole Opry quíil cÈda en 1953 ‡ un guitariste local o˘ Atkins devait 66

CHET ATKINS

son enregistrement historique de ´ MrSandman ª. LíÈcho portable Ètait lancÈ. bien avant que Marshall et díautres ne dÈveloppent le concept des HumbuckerLíEchosonic prÈsentait ses contrÙles corps dÈmesurÈs pour faire face ‡la course aux dÈcibels gÈnÈrÈs parla British Wave, Butts eut líidÈe de sur sa face supÈrieure, comme laplupart des amplis díalors, et offrait rajouter des annexes au combo debase pour gagner en puissance. une gamelle de 12 pouces construitepar University. La version achetÈe par Carl Perkins acheta ‡ son tour unEchosonic et líeffet devint universel. Atkins Ètait ÈquipÈe de deux lampes depuissance 6V6 et produisait 15 watts. Des fabricants commencËrent alors‡ construire des amplis comme le La section de prÈconstituÈe de quatre 12AU7, deux AY7,‐ampliication Ètait effets annexes comme líEchoplexRickenbacker Ek‐O‐Sound, ou des une 12AD7 (remplacÈe par la suite parune 12AX7) et une 6C4. Líampli avait que les musiciens pouvaientraccorder ‡ leurs amplis. deux contrÙles basses et aigus, deuxvolume, un pour un micro et líautre Historique Photo : DR pour un instrument, et trois rÈglagespour le circuit díÈcho, mais le temps de Quelques fans de matÈriel vintage aujourdíhui au rockabilly, en dÈlai níÈtait pas ajustable. Lacollaboration entre les deux hommes síarrachent aujourdíhui les raresexemplaires survivants, mais líintÈrÍt particulier lorsque líampli est encoreen chauffe ! Mais le son que produit ne síarrÍta pas l‡ et, pressÈ par Atkinspour rÈsoudre les problËmes de bruit de líEchosonic est surtout historique.Son entretien est dÈlicat. Ses lampes líEchosonic est inimitable. de fond qui polluaient ses micros deguitare, Butts mit au point un sont promptes ‡ chauffer, et le systËmedíÈcho doit Ítre entretenu, lubridÈmagnÈtisÈ iÈ et humbucker pour Gretsch, le FilterTron,qui apparut en 1957, la mÍme annÈe rÈguliËrement.‐ que le humbucker de chez Gibson. LarÈponse Fiche Tech Course à la puissanceButts avait alors remplacÈ les 6V6 par de líÈchoníest pas PrÈampli : quatre 12AU7, deux 12AY7, une 12AX7,une 6C4 des 6L6 et líampli dÈgageait un peuplus de puissance, 25 watts environ. rÈglable,et elle est Sortie : deux 6V6 (puis deux 6L6) pour faire face ‡ la marÈe de fansMais ce níÈtait toujours pas sufisant beaucoupplus longue Redresseuse : 5V4GAContrÙles : Level Micro / Instru /Echo, Decay et Input hystÈriques qui se pressaient auxconcerts díElvis et díautres. que le´ slapback ª EchoHaut-parleur : University UC-121 douze pouces LíEchosonic Ètait un petit ampli et, associÈ Puissance : 25 watts RMS Scotty Moore et Ray ButtsScotty Moore acheta un des premiers Echosonic, le numéro huit selon Dave Hunter. Il avait entendu Atkins utiliser son ampli pour la première fois à lafin de l’année 1954. Il prit immédiatement contact avec Butts et n’eut pas de mal à le convaincre de construire un combo similaire, puisqu’il était alorsun des guitaristes les plus en vue de l’époque aux côtés d’Elvis Presley. suivante. Juste à temps pour entrer en studio quelques semaines plus tardet graver des plages mythiques avec Elvis Presley, dont le fameux « MysteryIl prit commande en janvier 1955 et reçut son ampli en mai de l’année jusqu’au fameux Comeback Special de 1968 sur NBC. Butts dut construireTrain ». Moore allait utiliser l’ampli avec le King durant toute sa carrière,pour Moore deux annexes satellites pour amplifier le son pour couvrir les fans d’Elvis qui hurlaient. La combinaison du son de la Super 400 de Mooreet de l’Echosonic reste un classique du rock’n’roll... Roland JC-120 le jazz chorus de roland fait partie des grands classiques. Adoubé par certains, rejeté par d’autres, il ne laisse jamais indifférent. Sa conception à base de transistors, son chorus stéreo omniprésent font qu’on l’aime ou qu’on le déteste. Parcours d’un mal-aimé.

COLL… AU TRANSISTOR

vraie stéréoLe Roland JC depuis cette Èpoque, il est devenu unmiieu des annÈes soixante‐120 existe depuis le‐dix, et mains de Robert Smith de Cure, AndySummers de Police (cíest en Ècoutant assumer toutes les situations deconcert en tout volume de salle. En fait, vÈritable standard dans sa catÈgorie.Il síagit en effet díun ampli ‡ Andy Summers que Jeff Buckley futenclin ‡ utiliser le Jazz Chorus), Steve sa puissance est telle, particuliËrement transistors, et ce fut un des premiers Hackett, mais Ègalement des sur les modËles vintage, quíil estprudent de commencer par essayer la ‡ síimposer comme tel, et cíestprobablement aujourdíhui líampli de guitaristes expÈrimentaux commeRobert Fripp ou Adrian Belew et mÍme bÍte chez soi ‡ trËs bas volume. Lechorus stÈrÈo et la rÈverb (‡ ressort) ce type le plus recherchÈ de laplanËte... Construit au Japon par la des mÈtalleux qui se tournent vers leRoland quand ils se hasardent en son sont díune belle qualitÈ, trËs spatiaux,et ont probablement largement Roland Corporation, líampli est vitedevenu un favori de la scËne new wave clair ! VÈritable ampli stÈrÈo, il ne faitpas 120 watts mais bien deux fois contribuÈ ‡ son succËs. Le chorus Ètaitun effet embarquÈ peu commun sur les et post‐punk, et on le retrouve dans les 60 watts, ce qui reprÈsente unepuissance tout ‡ fait respectable pour amplis de líÈpoque. Líampli Ètait conÁupour produire un son clair, et dans ce 68 Andy summers domaine, il Ètait irrÈprochable.Certains prefËrent ce type de sonoritÈ, déclinaisons limpide et Ètincellante, ‡ celle díunampli ‡ lampes, plus organique. La Le Jazz Chorus aÈtÈ dÈclinÈ en distorsion, en revanche, nía jamais ÈtÈun argument de vente du Jazz Chorus, quantitÈ deversions plus ou et pour cause, sa conception ‡transistors níÈtait clairement pas moins puissantesdepuis sa sortie en choisie pour privilÈgier ce type de son.Mais líampli acceptait trËs bien les 1975. On trouveainsi un JC pÈdales, sans gÈnÈrer de bruit de fond sorti en 1978, un‐200 et en sublimant les harmoniques. ampliÈquipÈ de deux piggy-back deux canaux gamelles de douze indÈpendants avec chacun une entrÈeLe JC‐120 prÈsente deux canaux pouces et crachant200 watts. Au bas haute et basse impÈdance. Le premierest un canal normal avec un rÈglage de la gamme, ontrouve le JCen 1992 qui propose‐22, sorti volume et une EQ ‡ trois bandes. LedeuxiËme canal, baptisÈ canal ´ Effect 20 modestes watts ª est ÈquipÈ de la rÈverb et du chorus /vibrato ainsi que de la distorsion. Il y a portÈs par deuxhautcinq pouces. Et bien‐parleurs de sur líampli deux entrÈes Line In, une ‡gauche et une ‡ droite, qui permettent entendu le fameux de neutraliser le prÈampli, et quiautorisent ainsi le branchement díun Cube Roland, toujours prisÈ decertains jazzmen et de musiciens comme clavier en stÈrÈo, par exemple. Líampliest Ègalement ÈquipÈ díun switch Robert Smith deCure qui níhÈsite ´ Bright ª, et díunbouton de volume pas ‡ en alignerquatre sur scËne ! pour chaque canal.Parmi ses points Fiche Tech nÈgatifs, il faut noterque le JC particuliËrement lourd‐120 est Entréés : deux canaux Normal et Effect EQ : EQ trois bandes et bright on/off et encombrant, mais lapuissance a un prix ! Effets : Chorus, Vibrato, Distortion, réverb àressort Haut-parleur : deux 12 pouces Silver Cone GUIDE d’ACHAT

CUBE 10GX

pratique et au prix très sympathique (moins de 130 euros). Avecune puissnace de 10 watts développée par une petite gamelle de huitLe Cube 10GX de Roland est un petit ampli à modélisation au format pouces, l’ampli propose trois type de presets : Clean, Crunch et Lead.Une application gratuite (Cube Kit) permet de construire d’autres modélisations plus personnalisées. Trois effets sont embarqués, unchorus, un délai et une réverb, cette dernière pouvant se décliner en réverb à ressort ou réverb plate. Les contrôles présents sont réduits maisefficaces : Bass, Middle et Treble. Une sortie directe permet de brancher un casque ou d’enregistrer en ligne.petit outil sympahtique pour le guitariste débutant ou désargenté, et Le Cube 10GX est un un complément d’appoint très utile pour la chambre, la répétition oules cours. Guitar Part 69 Selmer ZODIACZODIAC LíAŒN… BRITISH Quand on pense amplis britanniques, on mentionne en premier lieu Vox ou Marshall, qui surent alors placer leurs productions dans les mains des meilleurs guitaristes de l’époque. on oublie généralement que c’est Selmer qui mena longtemps le bal, jusqu’au début des années soixante, en particulier avec son modèle Zodiac Twin 30 ou Twin 50. L’ainé contre les jeunesPourtant cíest ‡ líÈpoque o˘ ces deux amplis de la vente. amplis de ses jeunes rivaux, mais bien de compagnie allaient Èmerger que líaÓnÈproduisit ses modËles les plus Les Zodiac prÈsentaient deux entrÈes hauteimpÈdance. Le Zodiac 30 Ètait un combo de diffÈrencient considÈrablement de ceuxgarder une spÈciicitÈ, et leurs circuits se spectaculaires, entre 1963 et 1965, unesÈrie de combos recouverts díun Tolex noir Sur le Twin 50, la tension appliquÈe sur lesclasse A construit autour díune pairedíEL‐34 ‡ polarisation automatique. proposÈs par Fender, et ensuite par Vox etpar Marshall. Les sections prÈampli et alternÈ de bandes grises imitationcrocodile, le plus connu du lot Ètant le lampes estde faÁon sensible la puissance, le reste de ixe (grid biased), ce qui accroÓt ampli sont montÈes dans des ch‚ssis Zodiac. Ce modËle Ètait proposÈ en deux de líampli, la seconde ‡ la base. La diffÈrents. La premiËre est ixÈe au sommet versions, le Zodiac Twin 30 et le ZodiacTwin 50, probablement pour contrer le la conception Èlectronique des deux amplisÈtant assez similaire. Ce qui explique que ventilation est ainsi bien meilleure que surun Vox AC30 et cette disposition prÈserve succËs des rivaux Marshall Bluesbreaker et les prix restËrent Ègalement assez proches,le Twin 30 co˚tant 90 GuinÈes ‡ líÈpoque, largement les lampes de ces amplis. Líampli modËles, leur conception trËs originale etAC‐30. MalgrÈ la qualitÈ Èvidente de ces et le Twin 50 100 GuinÈes. prÈsente deux canaux. Chaque canal offre leur look dÈlicieusement dÈsuet (en tout (12AX7) au son plus serrÈ, plus lÈger. Mais une lampe de prÈampliication ECC83 cas vu de notre fenÍtre vintage) la lutteavec les deux jeunes concurrents tourna au Spécificité selmerLes amplis Selmer sont uniques en leur la suite du signal est bien diffÈrente sur dÈsavantage de Selmer, avec aprËs genre, en ce sens que la compagnie, chaque canal. Le canal un Ètait initialement quelques annÈes, la compagnie retira ses installÈe depuis des lustres, níavait pas prÈvu pour un micro ou un deuxiËme pour ambition de faire des copies des instrument. Le signal passe alors par uncontrÙle de tonalitÈ, puis un contrÙle 70 volume et un deuxiËme Ètage de gain qui Cote comprend une lampe de prÈampliication Les cotes des Twin 30 et 50 ont pentode EF86 avant díÍtre dirigÈ vers sÈrieusement grimpÈ ces líÈtage de sortie. Le deuxiËme canal est derniËres annÈes sur le celui qui distingue cet ampli : aprËs le marchÈ vintage, au point de premier Ètage de gain, le signal passe par concurrencer celles des Vox. une section de tonalitÈ ‡ boutons‐ Bien des artistes ont utilisÈ poussoirs (High Treble, Treble, Medium, cet ampli. Hilton Valentine, Bass et ContraBass) puis le signal est dirigÈ guitaristes des Animals, vers un Ètage díÈgalisation contrÙlÈ par un lía immortalisÈ avec son riff bouton rotatif , un systËme baptisÈ cÈlÈbrissime de ´ House of ´ Truvoice ª par Selmer... Ce circuit Èvoque the Rising Sun ª. Plus celui de certains amplis Gibson de grande rÈcemment, Jack White lía taille, ou encore le bouton de contrÙle utilisÈ avec les White rotatif sur le canal lead du Matchless DC3 Stripes en particulier bien des annÈes plus tard. Puis le signal est pour líalbum Elephant. dirigÈ vers une autre pentode EF86 suivi Alex Turner des Artic díun circuit tremolo de superbe qualitÈ Monkeys possËde avec des contrÙles Speed et Depth et Ègalement un Zodiac JIMmY PAGE activable par un bouton‐poussoir au pied. Twin 30 quíil utilise Le signal Ètant enin renvoyÈ vers le ch‚ssis couramment. Un du bas par líintermÈdiaire díune prise ampli avec une belle octale. Il attaque alors líÈtage puissance et une díampliication : un inverseur de phase large palette de Photo : DR ECC83, puis une paire díEL34. possibilitÈs sonores.

2 X 12

Le cabinet de chacun de ces deux combos renferme deux gamelles de douze pouces. Au dÈpart, les Twin 30 Ètaient ÈquipÈs de Les cotes des Twin ont sÈrieusement grimpÈ ces derniËres annÈes. haut‐parleurs Celestion Alnico, tandis que les Twin 50 Ètaient ÈquipÈs de Goodmans cÈramiques, plus robustes. Sur les modËles ultÈrieurs, la lampe redresseuse disparut et fut remplacÈe par des transistors, tandis que les EF86 situÈes ‡ líÈtage de prÈampliication furent remplacÈes par des ECC83 plus classiques. Ces ampis Zodiacs se distinguent par leur look particulier, avec leur couverture en vinyl noir ou croco, et ce voyant lumineux qui pulsait au rythme du tremolo et que Selmer, dans sa littÈrature promotionnelle, baptisait Fiche Tech ´ Exclusive Blinking Eye (Patent Applied For)ª. Le tout Ètait complÈtÈ par le logo Préampli : deux EF86, trois ECC83 Selmer gÈant dorÈ afichÈ en bas de panneau frontal, ÈtalÈ sur toute la largeur Puissance : deux EL34 du corps, pour bien se distinguer de la Redresseuse : GZ34 concurrence. Contrôles : Volume et tonalité, selecteur à six boutons, tremolo Depth et Speed Haut-parleur : Goodman Puissance : 50 watts RMS Guitar Part 71

SILVERTONE 1484

UN

AMPLI

POUR TOUS

S i lv e r to n e é ta i t u n e marque utilisée par la compagnie de distribution Sears & roebuck pour tous leurs produits musicaux, qui incluaient aussi bien les guitares, les phono- graphes, les radios, mais également les amplis. Par le biais de son catalogue de vente, connu comme la « bible des consommateurs », la compagnie distribua bien des amplis de ce type dans les coins les plus reculés de l’amérique profonde. SILVERTONELes amplis Silvertone Ètaient quíelle renommait et labellisait aux recherchÈs aujourdíhui sur le marchÈ construits par la compagnie couleurs de sa marque. Les modËles de líoccasion. pour un bon nombre de grandsDanelectro, qui sous‐traitait alors principaux Ètaient les 1481, 1482,1483, 1484 et 1485. Les modËles 1484 constructeurs. DotÈs díune conception et 1485, en particulier, Ètaient ÈquipÈs entréeLe 1481 est un ampli ÈquipÈ díun seul grand public dans les annÈesrobuste et sans ioritures, ces amplis de lampes 6L6GC fabriquÈes par RCA,vendues aujourdíhui prËs de 400 euros hautJensen, et ÈquipÈ díune lampe de‐parleur de 8 pouces, souvent un cinquante et soixante sont devenusrelativement recherchÈs pour leur son la paire,et cette prÈampliication 12AX7 et díune lampe vintage, leur qualitÈ lampe, et leur look simple un corps en agglomÈrÈ, et ÈquipÈs díuntrËs ifties. Ils Ètaient construits avec prÈsenceexplique ch‚ssis díaluminium mis en forme.LíÈlectronique Ètait en revanche de pourquoices amplis trËs haut de gamme, et Silvertoneachetait souvent des lampes ‡ RCA sontmalgrÈtout trËs Châssis et lampes 72 jimi hendrix de puissance 6V6. Sa petite taille le La tÍte díampli rapproche du Fender Champ, un ampli síintËgrait dans le idÈal pour líappartement ! Quant au corps pour simpliier 1482, on le reconnaÓt aisÈment du fait le transport. Líampli son format et son ch‚ssis de rÈglages est ÈquipÈ de deux vertical, qui fait penser ‡ un tÈlÈviseur. haut‐parleurs Jensen Il est ÈquipÈ de deux lampes de C12Q de 12 pouces pour puissance 6V6 et díun haut‐parleur une puissance díenviron Fisher de 12 pouces. Le circuit de 60 watts. Il prÈsente prÈampliication est gÈrÈ par deux deux canaux avec des 12AX7 et il est dotÈ díun circuit de rÈglages indÈpendants tremolo trËs eficace et crÈÈ par de volume, aigus et Danelectro. Le 1483 est le plus rare du basses. Le Silvertone 1484 est apprÈciÈe des utilisateurs (elle est lot, les exemplaires en bon Ètat sont Ègalement ÈquipÈ díune rÈverb et díun mÍme franchement dÈcriÈe) et pour tremolo, qui obtenir une belle rÈverb de style Fen‐ peuvent se der, il est recommandÈ díutiliser une commander par rÈverb sÈparÈe, malgrÈ le slogan trËs líintermÈdiaire satisfait publiÈ par Silvertone ‡ díun switch aux líÈpoque : ´ Professional tremolo effects pieds. Le plus pulsating reverberation ª ! Cíest un tremolo est ampli qui est utilisÈ de nos jours trËs eficace, par des musiciens comme Beck ou en revanche Jack White. la rÈverb níest pas forcÈment rares. AnnoncÈ comme un ampli basse, cíÈtait un piggy-back de petite taille, avec un haut‐parleur Jensen de 15 Fiche Tech pouces, de deux lampes de prÈampli marquÈe Silvertone 12AX7 et deux Préampli : trois 6FQ7 lampes de puissance 6L6. Il Sortie : deux 6L6 dÈveloppait une puissance díenviron Redresseuse : - 23 watts. Contrôles : Volume, Bass, Treble, pour chaque canal, tremolo Speed et Intensity bassman du pauvre Haut-parleurs : deux Jensen C120 Líampli 1484 de Silvertone Ètait un Puissance : environ 60 watts RMS ampli piggy-back de 60 watts vendu par Sears de 1963 ‡ 1967. …quipÈ díune paire de lampes de puissance 6L6 et de trois lampes de prÈampliication 6FQ7, il Ètait un peu líÈquivalent du Fender Bassman blackface, mais malgrÈ son prix attractif, il prÈsentait des atouts que níavait pas son grand frËre, en particulier le tremolo. Líampli avait une facultÈ ‡ virer en douceur vers un crunch poussÈ qui permettait díobtenir le son souhaitÈ avec prÈcision en faisant courir doucement la course du bouton de rÈglage. Guitar Part 73 soldano Super Lead Overdrive-100

CHOUCHOU

DES SOLISTES

Connue pour ses amplis à lampes à haut gain, en particulier son ampli référence, le SLO-100, la compagnie Soldano a su séduire de nombreux solistes rock de haut vol parmi lesquels Eric Clapton, Mark Knopfler, Gary Moore, Lou Reed, steve lukather, john fogerty ou eddie van halen. Avec des ambassadeurs pareils, difficile de ne pas faire carrière. Fondée en 1986 à los angeles, localisée désormais à seattle, soldano a su s’imposer en une trentaine de petites années comme une compagnie qui a marqué son époque. bassman et boogie cotes sur le marchÈ vintage (jusquí‡ 50 000 travaillant dans une boutique de SanMichael Soldano it ses dÈbuts en vite connaÓtre et apprÈcier pour sa capacitÈ californiens les plus en vue. Líampli se it Francisco, Stars Guitars, en rÈparant et ‡ gÈnÈrer un son idÈal pour le jeu des euros pour une tÍte en excellent Ètat).Par la suite, des musiciens comme George modiIl commenÁa par construire une rÈpliqueiant des amplis quíon lui apportait. solistes rock : ‡ la fois perÁant et trËs richeen harmoniques, nÈanmoins suave et doux Lynch, Warren DiMartini ou JoeSatriani vont ‡ leur tour de Bassman, puis de Boogie, et construisitde nombreuses versions de ces amplis avec furent parmi les premiers ‡ faire con‡ líoreille. Eric Clapton et Mark Knopleriance cÈder au charme son acolyte Bill Sundt avant díarriver ‡ lapremiËre dÈclinaison de ce qui reste ‡ ce au constructeur et ‡ chanter ses louanges ;aujourdíhui les SoldanopremiËre Èpoque, construits immÈdiat de ce premier opus dÈboucha surLead Overdrive (SLOjour son ampli le plus signi‐100). Le succËsicatif, le Super entre 1987 et 1988,sont devenus la crÈation de la compagnie en 1987 et ‡ses premiers succËs auprËs des musiciens des piËces trËsrecherchÈes quiatteignent des belles 74

GARY MOORE

de líampli et ces recours successifs vontassurer dÈinitivement son succËs. les Soldano sont construits avec descircuits imprimÈs (PCB ou PCB) et assemblÈs ‡ la main. Ce níestPrinted Circuit Board pointdonc pas ‡ proprement parler dusur une base trËs Èpaisse. Contrairement ‡, mais ces PCB sont de belle qualitÈ, point to beaucoup díamplis similaires qui utilisentdes lampes EL34 pour leur Ètage de puissance, le Soldano propose quatre6L6GC assurant de beaux graves qui ont fait la rÈputation de la machine. Le canalNormal, que líon peut balancer entre passe par deux lampes 12AX7 de´ Clean ª et ´ Crunch ª par un mini‐switch, pÈdale Overdrive au pied, on fait dÈtournerle signal aprËs la premiËre triode vers deuxprÈampliication. Si líon presse la Ètages de distortion ‡ lampe. Les deuxcanaux partagent un rÈglage de tonalitÈ avec trois boutons Bass, Middle, Treble,plus un de Presence. Chaque canal est Photo : DR affectÈ díun Master Volume indÈpendantplacÈ juste avant la paire díinverseurs de phase. Le SLO produit unepuissance impressionnante. Son transformateur de sortieest aussi grand que le transformateur de tension delíautre cÙtÈ du ch‚ssis, et Fiche Tech les lampes sont montÈesdirectement sur le ch‚ssis PrÈampli : quatre 12AX7Sortie : quatre 6L6GC (ou 5881) bias fixe plutÙt que sur le circuitprincipal. Ce níest pas ‡ Redresseuse : transistors proprement parler un ampli demetal, mais plutÙt un outil ‡ ContrÙles : Normal (volume), Overdrive (volume), Bass,Middle, Treble, Normal (master), Overdrive (master) Presence líusage plus úcumÈnique,pouvant faire le bonheur díun Puissance : environ 100 watts RMS soliste de rock moderne ou díunshredder. GUIDE d’ACHAT Soldano SLO-30 Custom Le Soldano Super Lead Overdrive (SLO-30) et ses trente similaire à celle de son célèbre grand frère, le SLO-100.L’amateur coutumier de ce dernier retrouva la configurationwatts annoncés, s’il n’a pas la même ampleur, offre une voix familère avec les mêmes canaux Normal et Overdrive avecdes réglages Gain et Master volume indépendants, ce qui est désormais une norme communément associée à lamarque. commandée par une lampe. Côté design, on retrouve lafinition On notera la présence d’une boucle d’effet autour de 2 900 euros.snakeskin coutumière en peau de serpent. Prix SUPRO Model 24

LE VINTAGE ¿ BAS PRIX

Construits à la même époque que les Fender tweed et blackface, ces petites machines produites par l’usine valco à Chicago ont tendance à se hausser du col et de titiller le maître sur le plan des cotes vintage. car ces amplis supro vintage ont des qualités auxquelles même jimmy page a été sensible... La faute à JimmyLes amplis Supro níavaient pas ÈtÈ conÁus pour durer. Encore moins pour milieu des annÈes soixante, les cotes annÈes cinquante etsoixante acquÈrir le statut enviable quíilsconnaissent aujoudíhui sur le marchÈ de la petite machine, comme cellede ses collËgues affublÈes du vintage, presquí‡ líÈgal des combos lesplus mythiques (díaccord on síemballe mÍme logo, ont connudËs lors une ascension un peu, l‡...) Mais voil‡, Jimmy Page estpassÈ par l‡. Parce quíil a dÈclarÈ ‡ spectaculaire.IndÈpendamment de ce plusieurs reprises possÈder et jouerrÈguliËrement un Supro Model 24 du support de poids, lespetits amplis Suproconstruits dans les la jungle 76 joe Perry par la compagnie Valco(comme le furent Ègalement certains combos pourOahu, Gretsch et bien díautres), mÈritent quíonsíattarde sur leur sort. valco madeQuíest rapproche vraimentles petites machines‐ce qui produites dans les usinesValco des merveilles crÈÈes par Fender et la diffÈrence de qualitÈ estobjectivement telle que líon peut se‡ líÈpoque ? Pas grand‐chose en fait, distinguent deleurs confrËres. poser des questions sur la tendanceactuelle qui pousse les cotes de ces petits combos aux charme dÈsuet.Les composants (rÈsistances, valco madePourtant lorsquíon risque un úil dans condensateurs, transformateurs) le ch‚ssis díun Model 24, la vision mise en place et níavaient certainement pas une qualitÈ offerte níest pas nÈcessairement un travail trËs bien effectuÈ comparable ‡ ceux proposÈs par rassurante. Cíest une vÈritable jungle ‡ fait original. qui produit au inal un son tout líusine de Leo Fender. La strucutre enbois du combo Ètait Ègalement plus regard. Mais ce dÈsordre apparentde ils enchevÍtrÈs qui síoffre au que ceux produits ‡ Fullerton.ine, plus fragile et moins sophistiquÈe cache une logique de Mais Supro (et Valco) savaientcompenser ces dÈfauts liÈs ‡ un cahier des charges plus serrÈ sur leplan Èconomique, par une dÈbauche Fiche TechPreampli : trois GE 12AX7 de crÈativitÈ et díimagination, etles circuits de ces amplis Ètaient Sortie : deux GE 6973, polarisation automatiqueRedresseuse : 5Y3 particuliËrement originaux, les sonsproduits logiquement distinctifs, ContrÙles : Volume et Tone pour chacun des deux canaux,Tremolo Speed et Intensity et leur attrait sur le marchÈdíaujourdíhui est essentiellement liÈ Speaker : Jensen Special Design C12Q ‡ ces trouvailles Èlectroniques qui les Puissance : 18 watts RMS GUIDE d’ACHAT Delta King 12 Le Delta King 12 est une réédition des petits combos produits par la com-pagnie puissance (15 watts), équipés d’une gamelle de douze pouces DK12. Avecsa prise directe pour l’enregistrement, c’est un ampli idéal pour la maison dans les années cinquante.Ce sont des amplis de petite ou le home studio. Cet ampli de Classe A a un son qui se rapproche decelui de ses ancêtres, avec son étage de sortie drivé par une 6L6 et ses 15 watts de puissance. La section de préampification est gérée par unelampe 12AX7. Ajouter à cela une égalisation à trois bandes, un bouton de Master Volume, et une réverb à ressort et on a, à moins de 650 euros,un petit combo à lampe très respectable. VOX, líhistorique Née de la rencontre rêvée entre deux hommes, Dick Denney et Tom Jennings, l’un créateur et l’autre gestionnaire, la compagnie vox s’est installée dès le début des années soixante comme une alternative crédible aux géants américains. Portée par les stars de la british wave, la ligne d’amplis s’est vite imposée dans le monde du rock et a su depuis conserver sa qualité et sa singularité. Luftwaffe Dick Denney avait deux passions : the shadows le jazz et líÈlectronique radio. Durant la guerre, il avait commencÈ par bricoler des radios chez ses parents mais, les activitÈs de radio amateurs Ètant alors interdites, il se rabattit sur les amplis. RÈformÈ pour un tympan dÈicient, il travaillait dans une usine de munitions particuliËrement visÈe par la Luftwaffe. Il rencontra un certain Tom Jennings au sein de groupes qui jouaient dans les abris pour passer le temps. LíidÈe díun ampli commercialisÈ se dÈveloppa dËs cette Èpoque, Jennings ayant une ‚me díentrepreneur, mais líidÈe ne se 78 Dick Denney & Da ve clark concrÈtisa pas. Les deux hommes se perdirent de vue aprËs la guerre et Tom Jennings fonda en 1951 un magasin de musique et une compagnie consacrÈe ‡ la construction díorgues. Il put constaster que la guitare prenait au il des annÈes une place grandissante dans le monde musical de líÈpoque ; il tenta díadapter ses amplis pour orgues ‡ la guitare mais ce fut un Èchec. Pendant ce temps, Denney menait une carriËre de guitariste de bal et continuait ‡ bricoler... Il avait mis au point en 1955 un ampli de 15 watts ÈquipÈ díun haut‐parleur de 12 pouces quíil agrÈmenta díun vibrato dËs líannÈe suivante. Il reprit contact avec Dick Denney & Tom jennings Tom Jennings qui ne laissa pas passer la chance une deuxiËme fois. Les premiers JMI AC30 furent En 1957, Jennings crÈa la Jennings livrÈs aux Musical Industries (JMI) et Shadows ‡ la in embaucha Denney pour líÈpauler. de líannÈe 1959. Líampli crÈÈ par Dick Denney avait Líampli de Marvin besoin díun bon ripolinage au niveau Ètait modiiÈ et du design, et cíest en janvier 1958 quíil serait commercialisÈ vit inalement le jour sous le nom de plus tard comme AC1/15, bientÙt raccourci en AC15, líAC30 Top Boost (voir et que le nom de Vox fut proposÈ pour p. 84). Par la suite, la orner sa faÁade. Le succËs fut compagnie se diversiia immÈdiat, et des groupes comme les dans diverses crÈations Shadows líadoptËrent. Mais la comme des pÈdales díeffet demande pour un ampli plus puissant en gardant cette combinaison remarquables comme le se faisait sentir. Les Shadows avaient de lampes EL84, polarisation Tone Bender utilisÈ par les bien entre‐temps essayÈ un Fender automatique typique du son Vox, il Beatles (Dick Denney Ètait un fan des Twin de 60 watts, mais Marvin dÈcla‐ entreprit de construire ce qui Beatles, Lennon le baptisait ìNanny rait alors : ´ Je prÈfÈrais le son de la deviendrait le futur AC30. Goatî), et des instruments plus Strat avec le Vox, il y avait plus de surrÈalistes comme la fameuse guitar tripes. Le Fender Ètait trop doux. ª Avec pot au roses organ qui conserve aujourdíhui un le soutien de Dick Denney, Marvin sug‐ Jennings dÈcouvrit le pot aux roses. attrait pour les collectionneurs mais gÈra la crÈation díun Twin AC15, Furieux, il convoqua Denney. Une que líon croise trËs rarement sur les ÈquipÈ de deux haut‐parleurs, mais discussion houleuse síensuivit qui scËnes contemporaines ! Tom Jennings Jennings refusa : ´ Trop lourd, trop fort, se solda par une autorisation quitta la compagnie en 1967, vite suivi trop gros ª. Bizarrement, et contre le concÈdÈe in extremis par Jennings par Dick Denney. Mais Vox Ètait sur les cours de líhistoire, Jennings opta pour pour la construction de dix rails et son histoire allait se poursuivre des amplis plus petits en 1958 : líAC4 exemplaires au maximum de ce nouvel jusquí‡ nos jours. et líAC10. Mais Denney passa outre, et ampli. On connaÓt la suite. Guitar Part 79

VOX AC4

BABY VOX

Le Vox AC4 était un petit ampli qui fit son apparition en 1962. Il était directement dérivé de l’AC2 qui avait lui vu le jour en 1962. AC2En 1958, Vox Ètendit sa gamme et et on dÈcida vite produisit en particulier un petit amplibaptisÈ AC2. Il síagissait díun ampli díaugmenter la taillede ce haut‐parleur ‡ TV Frontune dÈcoupe rectangulaire aux coins, ‡ savoir que sa grille suivait huit pouces. Quelquesmois plus tard, toujours arrondis qui Èvoquait le protÈlÈviseurs de líÈpoque. Au dÈpart,il des pour booster des ventesanÈmiÈes, Jennings líampli Ètait ÈquipÈ díun petithaut dÈcida de changer le nom furent initialement trËs dÈcevantes‐parleur de 6,5 pouces. Les ventes pour AC6, bien que cetteÈvolution, qui aurait pu Made in germany 80 pub fifties laisser penser que le petit combo avaitgagnÈ quelques watts au passage, ne se soit pas accompagnÈe díuneaugmentation de puissance, si minime singuliËrement f˚tlíAC15 et líAC30, prÈsents au catalogue,‐elle (car ‡ la mÍme Èpoque líAC10, son produit. En 1962, lelook de líampli changea radicalement, offraient des puissances rÈvÈlÈes par sa taille fut accrue, et il fut recouvert proleur appelations). EnVox dÈsormais considÈrÈ commeil de líAC6 Èvolua vers le designin, en 1961, le díun matÈriau ‡ effet panier de paille,une grille ‡ losanges brune, une líutiliser en slide, poignÈe ‡ charniËres. Líampli sevendait alors pour 19 livres. En 1965, et les exemplaires vintagene restent pas longtemps sur les ´ classique ª, avec une grille marquÈede losanges et une couverture de vinyl la grille devint noire. LíAC4 connut un ÈtagËres des dealers qui ont la chance beige. Líampli changea ‡ nouveau de joli succËs commercial malgrÈ sa taille, de les proposer. nom pour retrouver son appellationdíorigine AC2, et rendre les choses et prËs de 3 000 unitÈs furent ÈcoulÈesdurant les quatre premiËres annÈes de bien incomprÈhensibles ! Il Ètait munide quatre lampes : une ECC81 et une production. Líampli Ètait parfait pourobtenir un son de lampes, chaleureux EF86 en stade de prÈampli, une EL84en sortie, et une EZ80 en redresseuse. et Èvocateur, ‡ la maison, mais il Ètait Il avait deux entrÈes et trois boutons un contexte sonore un peu appuyÈ, unun peu luet pour tenir sa place dans de contrÙle : Volume, Tremolo speed,et un bouton de rÈglage TonalitÈ qui club ou un local de rÈpÈtition parexemple, en particulier au sein díun líensemble. Líampli Ètait ÈquipÈ díunfaisait ofice de bouton díallumage de combo rock avec un batteur. LíAC4 esttoujours trËs en vogue, en particulier hautpouces.‐parleur allemand Elac de huit auprËs des musiciens de classic rockou encore de blues qui aiment AC4En 1962, nouveau changement de nom : líAC2 devint líAC4, toujourssans quíaucun changement notoire Fiche Tech ne semble affecter sa puissance ni sa PrÈampli : ECC83, EF86, apportÈes Mais le nom se rapprochaitmodi coniguration. Seules quelques petitesications mineures avaient ÈtÈ Sortie : EL84Redresseuse : EZ80 de la rÈelle puissance du combo,puisquíavec 3,5 watts RMS, et avec le Haut-parleur : Elac huit poucesControles : Volume, Tone, Tremolo titre AC2 la compagnie dÈvalorisait Puissance : 3,5 watts RMS GUIDE d’ACHAT Vox AC4 C1 Avec ses quatre watts RMS, l’AC4 C1 est le parfait outil pour obtenir le sonVox bien connu et apprécié de tous à bas volume. Avec son haut-parleur Celestion VX12 Custom de douze pouces, l’ampli dégage une puissancesuffisante pour un usage à la maison, en cours ou en studio, et il peut être appareillé à un haut-parleur externe pour une utilisation dans un contextesonore plus dense. L’ampli est équipé de deux lampes 12AX7 en préampli et d’une simple EL84 pour l’étage de gain. Les contrôles sont au nombrede quatre : Volume, Gain, Bass, Treble.

VOX AC15

PREMIER DE LA LIGN…E

l’ampli vox AC15 fut le premier opus de la paire Dick denney et tom jennings. Sorti à une époque où les amplis américains de type fender étaient particuliè- rement difficiles à dénicher dans une angleterre encore sous le choc du deuxième conflit mondial, il connut un succès fulgurant... james bondNous líavons vu, líAC15 fut le premier puissances respectives). Líampli ampli proposÈ par Jennings MusicalIndustries en 1958. BaptisÈ ‡ líorigine connut un succËsimmÈdiat, adoptÈ dËs sa de líannÈe 1959, lorsque JMI agranditAC 1, il fut requaliiÈ díAC15 au dÈbut sortie par nombre deguitaristes britanniques, sa ligne díamplis. Il fut alors dÈcidÈdíinclure la puissance RMS de líampli comme le musicien destudio Vic Flick qui líutilisa dans sa terminologie (15 watts pourlíAC15, en mÍme temps que sortaient pour son enregistrementcÈlÈbrissime du thËme de líAC6, líAC10 et líAC30, avec des James Bond. le moteur 82 AC15 de 1958 vibravoxLe ch‚ssis Ètait constituÈ díune plaque si bien que la poignÈedÈsÈquilibre lagrant díacier peinte en bleu gris sur laquelleÈtaient montÈs les transformateurs, Ètait excentrÈe sur laface supÈrieure de les lampes et trois blocs fermÈshermÈtiquement qui contenaient líampli pour palliercette conception líÈlectronique du circuit vibrato.La compagnie Ètait trËs particuliËre (voirphoto ci‐ systËme de vibrato et comptait bien le iËre de son contre). ÈtÈ fait pour que ces unitÈs closessoient particuliËrement difcamouler ‡ la concurrence. Tout avait Vibravox ouvrir, et sur la notice technique deiciles ‡ Les premiers AC15prÈsentaient deux 1958 accompagnant líunitÈ, il Ètait canaux : un canal díimportance : les unitÈsindiquÈ sentencieusement : ´ Note Normal et un canalVibrato (ou Vibravox). hermÈtiquement fermÈes N∞ 1, 2 et 3ne doivent en aucun cas Ítre exposÈes ‡ Deux 12AX7 et une 12AU7Ètaient utilisÈes pour le circuit Vibra moitiÈs de la premiËre 12AX7 Ètaientvox et la prÈampliication. Les deux ‐ servait de modulateur ‡ ce circuit. líair libre. En cas de faiblesse supposÈe,le container doit Ítre rapportÈ ‡ líusine La premiËre version de líAC15 ne et remplacÈ ª destinÈes au circuit de proposait quíun seul rÈglage TonalitÈ les plus audacieux... Ce systËme,. Voil‡ de quoi dÈcourager seconde 12AX7 Ètait utilisÈe commeprÈampliication. Une moitiÈ de la pour des deux canaux, situÈ en stadede sortie, entre líinverseur de phase et baptisÈ Vibravox, Ètait conÁu ‡´ líinverse du design de vibrato sur un oscillateur du vibrato, la seconde les lampes de puissance. orgue Wurlitzer ªdires de Dick Denney, et quel que soit, si líon en croit les jouait le rÙle díinverseur de phase ducircuit vibrato. Quant ‡ la le sens de cette phraseÈnigmatique... Le Vibravox allait 12AU7, elle par la suite Ítre Ègalement proposÈsur líAC30, mais il pouvait aussi Ítre Fiche Tech commercialisÈ comme une unitÈsÈparÈe que bien des musiciens Preampli : trois GE 12AX7, une 12AU7 (vibrato)Sortie : deux GE 6973, polarisation automatique allaient utiliser alors avec díautresamplis. Les transformateurs Ètaient Redresseuse : 5Y3ContrÙles : Volume et Tone pour chacun des deux canaux, montÈs cÙte ‡ cÙte pour limiter lesinterfÈrences, de sorte que líensemble Tremolo Speed et IntensityHaut-parleur : Jensen Special Design C12Q du ch‚ssis Ètait dÈsÈquilibrÈ.Ce positionnement causait un Puissance : 18 watts RMS GUIDE d’ACHAT

AC15 C1

Le Vox AC15 C1 présente deux canaux, un premier canal « Normal »et un deuxième «Top Boost » qui délivrent une palette de sons allant du son clair au crunch poussé, voire à la distortion. Il est équipé d’unhaut-parleur Celestion G12H25 de douze pouces et de deux ECC83 et deux EL84 au niveau des lampes. Un connecteur IEC est placé àl’arrière de l’ampli pour pouvoir être rattaché à tout type de prise, ainsi qu’un sélecteur d’impédance (8 et 16 ohms) dans le but de pour la réverb, Bass, Treble et Volume pour le canal Top Boost, et unvolume général, un Tone Cut, Depth et Speed pour le Tremolo et Levelconnecter un baffle additionnel. Les contrôles comptent un volume pour le canal Normal. Un peu moins de 600 euros prixconseillé.

VOX AC30

UNE ARME

DíAPACHE Pour pouvoir supporter la puissance accrue, dick Denney décida d’augmenter les dimensions de son ampli et d’ajouter un haut-parleur. Il baptisa la nouvelle créature AC30/4 Twin. Avec ses deux Celestion de 12 pouces et sa puissance de 30 watts, ses quatre entrées, ses deux canaux , l’Ampli connut un succès immédiat sur la scène londonienne. shadowsLes premiers AC30 furent livrÈs aux díun booster díaigus Ètaient ÈquipÈs de deux HP de douzeShadows ‡ la in de líannÈe 1959. Ils pour obtenir un sontrËs clair ‡ haut pouces et des lampes de puissanceEL84. Líampli avait ÈtÈ baptisÈ AC30/4 volume ; ce modËlefut plus tard pour mettre líaccent sur ses quatreentrÈes disponibles : deux pour le commercialisÈ sous lenom díAC30 Top canal Normal et deux pour le canal Boost. Cette mouturefut revue et corrigÈe ‡ Hank Marvin Ètait modiVib‐Trem (tremolo). Líexemplaire deiÈ et ÈquipÈ son tour quelque temps clean british 84

BRIAN MA

Y plus tard. En effet, au dÈpart, les AC30Ètaient munis díune pentode EF86 ‡ Le transfo de sortie líÈtage de prÈampliderniËre Ètait un peu dÈlicate pour lesication, mais cette atteignait ainsi unepuissance de 30 volumes trËs poussÈs. Líampli fut doncrÈvisÈ avec líaddition díune ECC83, watts. díun canal supplÈmentaire et donc desix entrÈes. Sortie en 1960, cette apacheLes Shadows version fut appelÈe líAC30/6. Ètaient alors legroupe de rock twinConÁu au dÈpart comme un AC15 instrumental leplus en vue, et ´ Twin ª, líAC30 retenait effectivementquelques caractÈristiques de son le fait quíilsadoptent les cadet : líEF86 que nous venonsdíÈvoquer, bien s˚r, en Vox commeleurs amplis de prÈdilection contribua ‡‐ lampes EF84 en Ètage de puissancequi, bien que doublÈes en nombre,prÈampliication, mais Ègalement des installer la marque au sommet et elle yresta sur la durÈe. Le titre ´ Apache ª,enregistrÈ en 1960, qui rÈsonnait alors síarrachaient donc Photo : DR retenaient la mÍme polarisationautomatique si primordiale dans le son sur tous les transistors de la planËte,fut enregistrÈ sur des amplis Vox les amplis rÍvÈs, quand ilspouvaient mettre la main dessus, Vox, et pas de feedback nÈgatif pourconserver ces harmoniques si riches (les experts se dÈchirent encoreaujourdíhui pour dÈterminer síil et le destin de JMI Ètait dÈsormais touttracÈ... que líon recherche en prioritÈ avec cetype díampli. Au dÈpart, le modËle síagissait de Vox AC15 ou díAC30 !) AC30 fut ÈquipÈ díune seule gamelleGoodman Audiom 60 de douze Les jeunes musiciens enherbe pouces, puis díune Celestion G12,mais cette con díÈquiper les amplis de la sÈrie avectrËs vite insuf isante et il fut dÈcidÈiguration se rÈvÈla Fiche Tech PrÈampli : quatre ECC83, une ECC82 alnico (plus tard on vit apparaÓtre desdeux haut‐parleurs Celestion G12 Sortie : quatre EL84, polarisation automatique Redresseuse : GZ34 Celestion T530 en remplacement). Lestransformateurs connurent Ègalement ContrÙles : Normal Vol, Top Boost Vol (Brilliant), Trebel et Bass(Brilliant) - Vib-Trem : Speed, Volume, switch une Èvolution par rapport ‡ ceuxutilisÈs sur líAC15. Haut-parleurs : deux Celestion G12 alnico Puissance : 35 watts RMS environ GUIDE d’ACHAT AC30HW2X HandWiredLe Vox AC30 Hand-Wired retient la fabrication minutieuse à la main notera que la maison ne se targue pas d’une constructionsur les plaques, avec une main d’œuvre hautement qualifiée. On ainsi conduit de l’entrée aux haut-parleurs avec un minimum depoint pour des raisons évoquées ailleurs (voir p. 11). Le signal est point to perte, les lampes, transformateurs, haut-parleurs, châssis et autrespièces liées en chaîne, et le résultat est à la hauteur.L’ampli est ou des Celestion Alnico Blue. Avec ses six entrées, ses trois ECC83en préampli, ses quatre EL84 en étage de puissance et sa GZ34 endisponible avec deux Celestion de douze pouces G12M Greenback redresseuse, c’est un ampli à la hauteur de sa réputation et de sonprix (2 200 euros environ). WEM Dominator Mk III Fier et Dominateur Selmer, il connut un succès notoire bien avant Vox ou Marshall. Sa série d’amplisDominator, sortie en 1972, constitue aujourd’hui de belles occasions sur le marchéCharlie Watkins fut un des pionniers de l’amplification à lampes anglaise et, comme vintage du fait de sa cote relativement modeste et de ses qualités indéniables. jokerCharlie Watkins fut un des pionniers de entre 1960 et 1963 le Joker, un ampli rouge líampliimportant des guitares allemandes ‡ partirication anglaise. Il avait dÈbutÈ en et gris de 30 watts. Seulement 400 unitÈs Dominator de cet ampli, qui reste un des meilleurs de Watkins sortit la sÈrie Dominator.Au dÈbut des annÈes soixante‐dix, de 1954, ‡ une Èpoque o˘ les guitaresamÈricaines Ètaient introuvables sur le la compagnie, sortirent des lignes deproduction. Líampli Ètait ÈquipÈ díun Il síagissait de trois amplis diffÈrents : territoire britannique. Il se lanÁa dans trÈmolo, qui vibrait au rythme díun petit le Dominator Mark I Bass (souvent líaventure des amplis en 1955 en voyant clignotant, díune rÈverb et mÍme dÈtournÈ par les guitaristes, comme le‐parleur Rola proposant son premier modËle, le díun Ècho ‡ bandes ! Les tout premiers Bassman) qui, avec un haut Westminster. Au tout dÈbut des annÈes exemplaires prÈsentaient Ègalement un Celestion de quinze pouces, envoyait du soixante, il raccourcit sa raison sociale, pied de micro inclus rÈtractable. La son ; le Mark II Power Musette, destinÈ ‡líaccordÈon, et le Dominator Mark III, Watkins Electric Instruments, en unacronyme, ´ WEM ª, bien plus percutant construction Ètait sophistiquÈe, avec pasmoins de douze lampes Mullard, une avec un Rola Celestion de douze pouces. sur une devanture díampli ! Il proposa redresseuse EZ81, quatre EL84, quatre Au premier abord, ces amplis níont rien de ECC83, une EM87 et une 6BR8. modernitÈ chatoyante des sixties, avec sontrËs sÈduisant. Líaspect est le relet de la 86 design ronlant qui a si mal vieilli. Puissance Un coup díúil ‡ líÈlectronique níest pas Avec une puissance afichÈe de plus rassurant : des circuits imprimÈs 15 watts, le MKIII níÈtait pas un basiques, des composants honnÍtes, ampli sufisamment puissant des transformateurs pas lamboyants, pour trouver sa place au sein et pour couronner le tout, un assemblage díun groupe de rock qui laisse parfois ‡ dÈsirer. Pourtant, pratiquant ‡ trËs fort volume, deux arguments de force peuvent achever mais il restait trËs utile pour de convaincre líamateur : le prix Ètait trËs des concerts dans des clubs abordable ‡ líÈpoque, et le reste encore ou pour un usage en studio. aujourdíhui, puisquíon peut trouver ces La coniguration de modËles en bon Ètat en dessous de mille lampes Ètait la mÍme pour euros sur le marchÈ vintage, ce qui en fait les trois amplis : trois une trËs bonne affaire, díautant plus que 12AX7 au stade de ces amplis ont la rÈputation díÍtre prÈampliication et deux indestructibles (‡ sa sortie, en juillet 1972, EL84 en Ètage de le WEM Dominator Bass afichait un prix puissance, une de 64 livres sterling, soit 600 livres disposition idÈale pour actuelles, tandis que le MK III co˚tait un obtenir une bonne plus modeste 52 livres) ; quant au son, saturation ‡ bas Noel Gallagher malgrÈ une nette tendance ‡ la ronle volume, ce qui aisÈment gÈrable par un bon technicien, il conirme son statut est excellent, et se compare sans ciller ‡ de bon ampli de celui des Vox de líÈpoque. Le MKIII reste studio. Alvin Lee Photo : DR en effet bien dÈini mÍme ‡ bas volume et utilisait un WEM 15 devient riche en harmoniques quand on le Dominator. Noel Gallagher un WEM fait saturer. On retrouve un peu de la magie Dominator MKIII quíil a utilisÈ sur de líAC15 dans ces amplis sans gloire... Definitely Maybe (‡ la fois líalbum et la tournÈe), et quíil couplait avec un Conception Marshall. Les rÈglages de tonalitÈ sont disposÈs entre deux Ètages de gain, ce qui permettait de garder un signal relativement clair. Les trois amplis (Bass, Super Musette ou Dominator Mark III) prÈsentaient en gros la mÍme coniguration, la diffÈrence entre les trois se situant principalement dans la nature des haut‐parleurs. DíaprËs les publicitÈs de líÈpoque, le Mark III, avec son haut‐parleur de douze pouces, Ètait « capable de supporter n’importe quel instrument ou micro ». Le Power Musette, quant ‡ lui, recevait un « haut-parleur special à double cone », toujours selon la prose maison, et pouvait servir aussi bien les accordÈonistes que les claviÈristes. Le Mark I Bass et son haut‐parleur stÈroÔdÈ de quinze pouces, un Celestion G15M Ègalement utilisÈ par Marshall) ne tarda pas ‡ sÈduire les guitaristes qui virent l‡ un moyen de sublimer leurs basses et de pousser le volume en son clair sans saturer la gamelle. Les trois Fiche Tech amplis partageaient un corps identique PrÈampli : trois 12AX7 au format bien particulier, un carrÈ de cinquante centimËtres de cÙtÈ sur huit Sortie : deux EL34 centimËtres de profondeur. Redresseuse : EZ81 ContrÙles : Volume,

Treble, Bass pour chaque canal Haut-Parleur : Rola Celestion G12M douze pouces Puissance : 15 watts RMS Guitar Part 87 BoutiqueAMPS Qu’est-ce qui caractérise les "boutique amps" ? Ce sont desamplis réalisés dans de petites structures, parfois dans des façonparfois en "point to point", et ont subi un "voicing" qui lesgarages ou des arrières salles de magasins, produits de limitée. Ils sont généralement montés à la main, met au sommet de leur possibilité. Matchless fut probable-ment une des premières compagnies à établir ces critères de qualité, professionnalisme et souci du détail qui caractéri-sent les amplis boutique. Le prix reflète cette qualité. Ce sont souvent des copies ou des dérivés de modèles ico-niques, avec des améliorations mineures dans les circuits électroniques.révolutionnaires. Parfois ce sont des designs totalement 88 go˚ts et ses requÍtes. Ce contact se fait Le Shiva est un des combos les plus par tÈlÈphone le plus souvent, et un populaires de la marque Bogner. seul et mÍme technicien suit le Reinhold Bogner a commencÈ sa parcours de rÈalisation de líampli carriËre en travaillant avec Van Halen du dÈbut ‡ la in, ce qui simpliie et il est aujourdíhui un des considÈrablement la communication. constructeurs díamplis les plus Une de ses tÍtes les plus remarquables, rÈputÈs de la planËte. Avec deux la Hi‐Plain Drifter, laissera un souvenir canaux sÈparÈs, un Ètage de puissance mÈmorable ‡ tous ceux qui qui peut Ítre drivÈ par des EL34, síaventureront ‡ y brancher un jack des 6L6 ou des KT88 (pour le modËle et une guitare, avec ses 150 watts de Anniversary), le Shiva est un des Bad Cat a b‚ti sa rÈputation sur puissance et un prix en rapport (prËs amplis les plus versatiles du marchÈ. líusage quíont fait de ses amplis des de 7 000 euros !) artistes du renom : Bonnie Raitt, Muse Le Singleman est líampli phare de la ou Slipknot. C‚blÈs ‡ la main comme il marque Brunetti de Marco Brunetti. se doit, avec un haut niveau díexigence. Disponible dans toute une dÈclinaison Les combos Cub III 15R ont un son de tÍtes ou de combos de puissance singulier, du fait de la lampe EF86 diffÈrentes, cíest un ampli qui se place utilisÈ ‡ líÈtage de prÈampliication, et ‡ merveille dans un mix. Ses versions gr‚ce ‡ un Master Volume unique qui les moins puissantes, comme le sÈpare le gain du prÈampli du drive de Singleman 35 Combo sont des piËces líampli de puissance. Les amplis sont rÍvÈes pour travailler en studio, avec Ègalement disponibles au format tÍtes, ses 35 watts de sortie et ses lampes et un footswitch permet de changer la 6L6 qui dÈlivrent un son prÈcis avec la lampe de prÈampliication en passant vitalitÈ nÈcessaire, sans excËs. Un rÍve ainsi díune EF86 ‡ une 12AX7. Les pour tout ingÈnieur du son. lampes de puissance restant des EL84. Bludotone est une petite compagnie basÈe ‡ Littleton dans le Colorado, qui a su conserver líesprit pionnier et participatif de ses dÈbuts. Les gÈrants de la petite manufacture mettent un point díhonneur ‡ communiquer avec le client en amont de la construction pour correspondre au plus prËs ‡ ses Guitar Part 89 Boutique AMPS Steve Carr deamplis parfaitement montÈs et ‡ Carr Amps produit des líesthÈtique soignÈe et irrÈsistible. Sonchef de qui ne cache pas son ambition derecrÈer, voire díamÈliorer le son des ile Ètant The Bloke, un ampli Marshall Plexi. Son slogan pourraitÍtre : shall... »go˚ts au niveau du son, mais dif « Le son Marshall, mieux que Mar- ! Chacun jugera selon ses de nier que le constructeur parvient ‡icile attitudedesign trËs inspirÈ du monde de lasíimposer au niveau de la, puisque líampli est parÈ díun badass moto. Des amplis conÁus pour du sonrock bien classique ; rien díÈtonnant, Steve Carr a grandi ‡ Fullerton, CA,forcÈment, Áa crÈe des envies. Fred Taccone, fondateur deby 13, par les gÍnes fenderriens. Un job díÈtÈ fut peut‐Ítre Ègalement irradiÈ Divided un exchez Risson Amplison destin. Sa formation fut conclue‐ingÈnieur de chez Fender) scellaiers (de Bob Rissi, par un diplÙme en Èlectronique, puisdes stages chez Fender et Music Man, o˘ il croisa Leo Fender, Doc Kauffmanet bien díautres. Il commenÁa ‡ rÈparer des amplis pour des boutiques de lacÙte ouest et se mit doucement ‡ construire ses propres amplis.Aujourdíhui il a une liste de clients qui showsíafWood, Mark Knopiche comme un Whoís Who du‐business (Joe Walsh, Ronnie Steven Tyler, Dave Stewart, Rickie LeeJones, The Edge, Tom Petty, Billyler, Dave Grohl, Gibbons et des dizaines díautres). 90 Toujours díinspiration Marshall, les amplis de Benjamin Fargen sont construits avec soin depuis 1998, ce qui en fait un des plus anciens acteurs du milieu des boutique amps, et qui se targue de faire « mieux que le vintage »... Fargen propose entre autres merveilles le Olde 800 Head, une tÍte díampli dans la lignÈe de son inspirateur principal (Marshall) qui propose une innovation remarquable, le decade switch, qui permet de changer de gÈnÈration en switchant díun son des annÈes soixante (JTM45) ‡ une ambiance plus seventies (1959) ou encore une plongÈe en apnÈe dans Betty. Díautres sont des modËles BasÈs au Texas, les amplis Jackson les annÈes quatre‐vingt (JCM800). Signature dÈdiÈes ‡ leurs inspirateurs Ampworks, en particulier le modËle Toujours remarquablement construits, cÈlËbres qui ont gÈnÈralement Fullerton, sont des hommages aux comme la plupart des amplis boutique participÈ ‡ leur conception : Jerry crÈations de Leo Fender. AssemblÈs ‡ sÈlectionnÈs dans ces pages, avec une Cantrell, Steve Stevens, Bill Kelliher la main, ils sont crÈÈs de maniËre ‡ prÈcision et un souci du dÈtail ou encore Phil X. rÈduire les dimensions au minimum bluffants. tout en conservant le son. Cíest un ampli qui a sÈduit bien des professionnels, comme Robbie McIntosh des Pretenders. La petite Èquipe de Jackson Ampworks, menÈe par Brad Jackson (pilote díavion dans le civil !), propose dÈsormais des corps díamplis ‡ monter soi‐mÍme, ce qui permet díÈconomiser considÈrablement sur les frais et accessoirement díapporter ‡ son ampli la inition la plus personnalisÈe. Dave Friedman, fondateur des amplis Hamstead est une petite Friedman, a travaillÈ pour des manufacture situÈe en Angleterre lÈgendes comme Eddie Van Halen, prËs de Cambridge. La compagnie se Steve Stevens et Jerry Cantrell depuis distingue par une fabrication díune plus de vingt‐cinq ans. Il a acquis une inesse exemplaire, chirurgicale. rÈputation díexcellence et díadaptation Sa sÈrie Artist reste son fond en faisant en sorte que chaque ampli de commerce principal et cíest líArtist soit inalisÈ en fonction des go˚ts et du 20 qui a permis ‡ la compagnie de jeu du musicien ou du client pour dÈbuter. B‚ti autour des lampes EL34, lequel il travaille, quel que soit son cíest un combo ou tÍte ‡ un seul canal. statut, star comme amateur. Chaque LíArtist 60 a portÈ le tout vers un ampli est construit en utilisant des niveau inÈdit, avec le prÈamp composants choisis, montÈ et inspectÈ Hamstead Artist qui amËne plus de par Dave Friedman lui‐mÍme avant volume et de headroom. Líampli peut díÍtre expÈdiÈ. Ses tÍtes díinspiration opÈrer ‡ 60 watts, comme ‡ 20 ou 7 Marshall portent souvent des watts, en conservant ses qualitÈs. surnoms de danseuses de saloon, du Excellent circuit tremolo et rÈverb, style Dirty Shirley ou encore Buxom avec contrÙle Depth et Tone sÈparÈs. Guitar Part 91 Boutique AMPS Todd Sharp AmpsTodd Sharp a cconnu une vie de musicien bien remplie avant de seconsacrer ‡ la conception et ‡ la construction díamplis. Guitariste derenom, il a travaillÈ avec Hall & Oates, Rod Stewart, Delbert McClinton,Bonnie Raitt et quantitÈ díautres, jusquí‡ notre Eddy Mitchell national...Ce background lía conduit ‡ se passionner pour le son et pour lesamplis en gÈnÈral. Connu pour son perfectionnisme en la matiËre (il alongtemps tournÈ avec deux Dumble !), son propre business de‡ Nashville... Son vaisseau amiral estil a inalement franchi le pas et Ètabli boutique amps baptisÈ le Joat, adoptÈ par denombreux artistes,

comme derniËrement Keith Urban, etdisponible en versions 20, 30 et 45 watts. La premiËre avec deux EL84en Ètage de sortie, le deuxiËme avec deux 6V6 et deux EL84, et enversion 45 watts avec deux EL34.in la Lorsque Mark Bartel a crÈÈ lacompagnie pour exemple les grands amplisbritanniques, et en particulier Tone King, il avait Marshall. Ces amplis sont fabriquÈs composant sÈlectionnÈs et inspirÈsaussi bien au niveau du look que de laaux …tats‐Unis en utilisant lampes et construction par les amplis vintage.Son attÈnuateur de frÈquence Ironman permet díobtenir un son díexceptionquel que soit le volume. On peut en effet rÈduire considÈrablement lapuissance et passer díune grande salle ‡ un petit studio sans rien perdre en inimitable, en particulier líImperialMKII, sont capable de reproduire laeficacitÈ. Ses amplis au look plupart des grains des amplis ‡ lampesamÈricains des annÈes cinquant. Avec ses 20 watts et sa gamelle de douzepouces, le Falcon Grande est un des modËles phare. Un switch troispositions permet de varier le son de clair (Rhythm) ‡ compressÈ (Tweed)puis une overdrive chantante (Lead). 92 Cette liste níest bien entendu pas exhaustive, mais un magazine entier ne sufirait pas pour faire justice au talent et ‡ la passion de tous ces constructeurs indÈpendants qui sont souvent ‡ la pointe de la recherche et de líinnovation dans le domaine de líampliication. Mais on ne peut conclure cet article sans Èvoquer díautres acteurs de la scËne des Boutique Amps, comme Suhr dirigÈ par Jon Suhr (les fameuses guitares Pensa Suhr, cíest lui) et dont le succËs est dÈsormais tel quíil pourrait quitter la rubrique des boutique amps pour rejoindre celle des majors, Zvex et ses Two-Rock fait partie de ces Angleterre et au del‡... Un des point tÍtes nanohead, Victoria, qui a repris compagnies dirigÈes par des jeunes notable de la construction de ces líúuvre de Leo Fender au point o˘ ce constructeurs aux idÈes fraÓches et amplis reste quíils mÍlent les plaques dernier líavait laissÈe, VTH et sa aux compÈtences acÈrÈes qui perforÈes recevant les piËces montÈes remarquable tÍte díampli D‐Fifty, produisent des amplis remarquables. ‡ la main, et les circuits imprimÈs Vintagetone, qui porte le mythe BasÈs en Californie, ils ont su gagner « lorsque leur usage a du sens » . Bref la musical de Muscle Shoals trËs loin avec la coniance díartistes comme John compagnie ne sombre pas dans une ses amplis et ses kits díinspiration Mayer ou Matt Schoi. nostalgie vintage qui voudrait Fender, mais aussi Revv, Blankenship, Parmi leur ligne de production, on forcÈment que ce f˚t ´ mieux avant ª. BRBS, tant díautres qui travaillent avec retiendra en particulier le Sensor, Autre point de distinction : Victory ne une passion et acharnement pour que un combo de 35 watts propulsÈ par fait intervenir aucun intermÈdiaire cet assemblage de lampes, de des 6L6 aussi impressionnant en son entre les clients et le constructeur. transformateurs, de rÈsistances et de clair que saturÈ, mais qui mÈrite díÍtre Le contact est maintenu directement et condensateurs, toujours renouvelÈ, utilisÈ ‡ un volume consÈquent en permanence avec le musicien qui continue ‡ nous procurer un bonheur (entendez : trËs fort !) pour dÈvelopper commande un ampli, et celui‐ci est sans faille au moment de rentrer le toutes ses possibilitÈs. On notera rÈalisÈ suivant ses instructions et jack dans líampli... encore la tÍte Silver Sterling Signature, expÈdiÈ directement ‡ líacheteur, sans qui existe en version 100 et 150 watts. líintervention díun distributeur, díun Construits pour durer, ils sont dealer ou díune boutique quelconque... particuliËrement costauds et leur construction est extrÍmement soignÈe. Ce modËle iconique a dÈsormais plus de dix ans, et two‐Rock a rÈcemment revu sa copie le concernant. La version ‡ 100 watts est switchable ‡ 50 et la version 150 watts (modËle 6550) est switchable ‡ 75 watts. Le transformateur maison, qui assure un rendement sans perte, les six lampes 12AX7 et une rÈverb eficace donnent ‡ cet ampli un lustre et une eficacitÈ redoutable. Les amplis Victory sont conÁus est rÈalisÈs en Angleterre par Martin Kidd, un nom bien connu et trËs respectÈ dans les milieux liÈs ‡ la guitare en Guitar Part 93 Outsiders AMPS ce hors-série est malheureusement trop court pour mettre Voici quelques outsiders qui n’auraient pas dépareillé parmila sélection proposée au fil de ces pages, auquel chacunen valeur tous les modèles qui auraient mérité d’y figurer. ajoutera ses modèles préférés, puisque liste est infinie ! 94 THR crÈation et la personnalisation du son ACE Yamaha annonce díemblÈe la couleur, et une lexibilitÈ ‡ la maison, en studio Ace est un label franÁais basÈ en GrËce et propose avec le THR100 HD un ou sur scËne dont líutilisateur un peu qui produit des amplis díinspiration prÈampli ‡ modÈlisation avec une expÈrimentÈ pourra proiter au mieux. britannique ! Voil‡ pour les interface entiËrement analogique, Les prÈamplis ont pour ambition de prÈsentations rapides... Pour Ítre plus qui permet de recrÈer les sons de rÈpondre comme de vrais amplis ‡ prÈcis, Ace est une marque de FX vrais amplis ‡ lampes, des rÈverbs lampes, les rÈverbs sont sÈduisantes Amps, connu pour ses productions bluffantes, des simulations de et des boosters VCM modÈlisÈs et des trËs haut de gamme, qui propose haut‐parleurs variÈes et assez simulations de haut‐parleurs sont dÈsormais des amplis plus abordables. crÈdibles, avec une lexibilitÈ et une tÈlÈchargeables, le tout avec une La compagnie met ainsi ‡ son palette de travail remarquable. interface complËtement analogique. catalogue des amplis au design Líampli se propose díÈmuler le rendu Au niveau de la puissance, líampli particuliËrement attirant et une sÈrie de divers types de lampes utilisÈes sur propose une utilisation en ampli de machines eficaces. Le modËle Colt les amplis de marques et de simple sous 100 watts de puissance, en particulier, une tÍte díampli peu provenance variÈes et líutilisateur ou Dual Amp en deux fois 50 watts. encombrante (environ 7 kgs) de 20 peut faire son choix entre des EL34, Le THR100HD est une rÈussite et watts avec deux canaux et un Ètage 6L6GC, KT88, EL84 ou 6V6, ce qui offre Yamaha se place avec cet outil parmi díampliication menÈe par des EL34, un choix trËs large sur le plan de la les ´ modÈlisateurs ª crÈdibles ! est sÈduisant. Líensemble de líampli est activÈ par des lampes, y compris la boucle díeffets. Líampli est ÈquipÈ de deux sorties haut‐parleurs de 8 et 16 ohms, et une pÈdale peut activer le changement de canal. Le canal clean ne comporte pas díÈgalisation. Le canal saturÈ est typÈ, et dËs quíon rentre dans le lourd, il offre un grain dynamique et percutant, et pas mal de headroom. ¿ moins de 700 euros, cette tÍte a tout pour sÈduire. Guitar Part 95 OutsidersAMPS líÈlectronique et la magie des lampestrËs tÙt et il commenÁa dËs Trainwreck líadolescence ‡ bricoler des amplis etdes sonos. Il commenÁa ‡ construire Les amplis de Trainwreck Circuit, unesociÈtÈ crÈÈe par Ken Fisher (19452006) sont si rares quíils titillent ‐ des amplis ‡ lampes dans la rÈgion deCleveland, en Ohio, tout en gagnant sa aujourdíhui les fameux amplis Dumble vie dans líÈlectronique mÈdicale.Au milieu des annÈes 80, il construisit au niveau des prix sur le marchÈ delíoccasion. ¿ peine une centaine un premier ampli pour les orguesHammond, puis proposa un ampli de díamplis furent en effet produits parFisher durant sa courte carriËre, 18 watts, les Carmen Ghia, avec justeun contrÙle volume et un contrÙle et les cotes ‡ prËs de 40 000 euros nesont pas rares pour les rares unitÈs tonalitÈ, deux lampes 12AX7 et 5751en prÈampli et deux EL84 en sortie. qui síaventurent chez les dealers.Fisher a collaborÈ avec Mark Knopler pour Joe Walsh puis en 1994, leEn 1990, il construisit un ampli SRZ‐65 et Eddie Van Halen ‡ ses dÈbuts,et ses crÈations, toutes logÈes dans des guitariste des Eagles lui demanda deconstruire plusieurs amplis pour la coffrets de bois

joliment marquetÈs,sont tous baptisÈs díun prÈnom de RickenbackerLes amplis Rickenbacker sont souvent tournÈe mondiale du groupe. Il quittaalors son job pour se concentrer sur la femme en lieu et place du numÈro desÈrie. Ken Fischer disparut en 2006 les oubliÈs des revues díeffectifs entout genre. La compagnie a pourtant fabrication díamplis. Puis il collaboraavec Ken Fisher de Trainwreck Circuits mais John Mark, qui fut líassociÈ etlíami de Ken Fisher durant toute sa proposÈ de trËs beaux amplis depuis ledÈbut des annÈes trente, exusez du pour construire des amplis pour BradPaisley qui les utilise depuis 2006 et carriËre, a continuÈ ‡ construire lesamplis Trainwreck, avec la permission peu ! Soit prËs de vingt ans avnt queLeo Fender ne propose ses premiËres les deux hommes crÈËrent le Z WreckModel pour Paisley (beaucoup des de sa famille, en utilisant le mÍmeatelier, les mÍmes mÈthodes et les productions. Dans le courant desannÈes cinquante, la compagnie a amplis de ce dernier ayant ÈtÈ dÈtruits mÍmes matÈriaux. ensuite produit de trËs beaux amplisproches des Fender et qui suivaient lors des inondations de Nashville en2010) les Èvolutions de ces derniers. Nousavons dÈtaillÈ cette production avec le collectionneur Ron OíKeefe audeux articles dans le magazine Vintage (numÈros 22 et 23). Mais  Guitare il de Rickenbacker a Ègalement ÈtÈ uninnovateur en produisant líampli Transonic, une bÍte ‡ transistor de100 w pour le combo et 200 watts pour la version tÍte et corps qui fututilisÈe par Led Zeppelin, Jeff Beck, Steppenwolf et bien díautres. Líampliest restÈ un secret bien gardÈ, probablement en grande partie du faitde son prix, trois fois celui díun Twin Reverb (!) qui a probablement limitÈles achats compulsifs auprËs des guitaristes lambda ! Dr ZLa compagnie fut fondÈe en 1988 par Mike Zaite, plus connu sous lesobriquet de Dr Z. Fils díun rÈparateur de tÈlÈviseurs, il dÈcouvrit 96 des …tats o˘ les populations díorigine allemande, hollandaise ou autrichienne Ètaient lÈgion. Sonola it ainsi sous‐traiter la fabrication díamplis par une usine de Hoboken, dans le New Jersey, qui rÈalisait Ègalement des amplis pour Guild (on trouve díailleurs la rÈfÈrence díampli 98‐RT ‡ la fois dans le catalogue Guild et dans le Sonola). Le modËle 98‐RT ressemblait Ègalement ‡ síy mÈprendre ‡ líampli Reverbrocket fabriquÈ par Ampeg que nous avons ÈvoquÈ dans ces pages. Trois entrÈes

AIRLINE

Comme Silvertone construisait des simplement de facture plus modeste amplis pour le distributeur Sears, (rÈverb) et des gamelles Jensen Danelectro puis Valco construisirent cÈramique, ces amplis díapparence des amplis grand public pour modeste prÈsentent en fait des Montgomery Ward, sorte de caractÈristiques assez similaires aux Redoute amÈricaine, un distributeur bÍtes de concours que nous avons par catalogue qui inondait les dÈtaillÈes au il de ces pages... campagnes amÈricaines de produits divers, comme ces amplis de belle SONOLA facture que líon retrouve encore, La compagnie Sonola Ètait plus ‡ des prix trËs amicaux, dans les rÈputÈe pour ses accordÈons que pour brocantes des Etats ruraux et chez ses amplis. BasÈe ‡ Chicago, la Sonola certains dealers vintage au parfum. Accordion Company avait besoin de Avec des prÈamplis pilotÈs par des proposer des amplis pour que ses lampes 12AX7, des Ètages musiciens puissent se faire entendre díampliication ‡ polarisation au sein des orchestres de polka automatique conduits par des 6L6, populaires dans les annÈes cinquante des effets embarquÈs de belle facture dans la fameuse polka belt qui síÈtait (le vibrato, par exemple), ou dÈveloppÈe autour de Chicago, dans Ètaient proposÈes sur ces amplis : Guitar, Bright et Accordion (ou ´ Acc ª). Comme on síen doute, ces trois canaux et tous les amplis initialement destinÈs ‡ líaccordÈon furent rapidement kidnappÈs par les guitaristes dont la population síÈtendait de faÁon exponentielle au dÈbut des annÈes soixante. La mode de la polka et de líaccordÈon ayant cÈdÈ le pas au rockíníroll au il de la dÈcennie, la plupart de ces amplis ont ÈtÈ en effet dÈtournÈs par les guitaristes et se sont rÈvÈlÈ Ítre des outils remarquables. Aujourdíhui, ces amplis Sonola sont des affaires ´ dormantes ª sur le marchÈ, mais plus pour longtemps... Guitar Part 97

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